Bêcheur !

Aujourd’ hui, la bêche est à l’ honneur dans le calendrier républicain.

Outil de base qui explique certainement que l’ expression française  » il faut appeler un chat, un chat » soit en anglais « let’ s call a spade, a spade » (il faut appeler une bêche, une bêche).

Le maniement de la bêche peut être pénible physiquement et est de ce fait en littérature et poésie souvent associée à la dure condition paysanne, par exemple « L’ homme à la bêche, Histoire du Paysan » par Henri Pourrat Pourrat-Henri-L-homme-A-La-Beche-Histoire-Du-Paysan
ou bien « La bêche » d’ Emile Verhaeven et encore du même, « Dans un champ d’ orge ».

Jean Garnier L' homme à la bêche (bronze)

Jean Garnier L’ homme à la bêche (bronze)

Voici le texte de « Pauvre Martin » chanson écrite en 1953 par Georges Brassens

Avec une bêche à l’épaule,
Avec, à la lèvre, un doux chant,
Avec, à la lèvre, un doux chant,
Avec, à l’âme, un grand courage,
Il s’en allait trimer aux champs!
Pauvre Martin, pauvre misère,
Creuse la terre, creuse le temps!
Pour gagner le pain de sa vie,
De l’aurore jusqu’au couchant,
De l’aurore jusqu’au couchant,
Il s’en allait bêcher la terre
En tous les lieux, par tous les temps!
Pauvre Martin, pauvre misère,
Creuse la terre, creuse le temps!
Sans laisser voir, sur son visage,
Ni l’air jaloux ni l’air méchant,
Ni l’air jaloux ni l’air méchant,
Il retournait le champ des autres,
Toujours bêchant, toujours bêchant!

Jean Garnier

Jean Garnier


Pauvre Martin, pauvre misère,
Creuse la terre, creuse le temps!
Et quand la mort lui a fait signe
De labourer son dernier champ,
De labourer son dernier champ,
Il creusa lui-même sa tombe
En faisant vite, en se cachant…
Pauvre Martin, pauvre misère,
Creuse la terre, creuse le temps!
Il creusa lui-même sa tombe
En faisant vite, en se cachant,
En faisant vite, en se cachant,
Et s’y étendit sans rien dire
Pour ne pas déranger les gens…
Pauvre Martin, pauvre misère,
Dors sous la terre, dors sous le temps!

(copyright)

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Monique ♥

Aujourd’ hui 27 février, c’ est l’ anniversaire de l’ amie Monique.

JOYEUX ANNIVERSAIRE !

Veuillez accepter avec nos meilleurs voeux, un joli champ de coquelicots…et des bisouxxxxxxxxxxxx

Robert Vonnoh

Robert Vonnoh

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Bonne fête Violette, des pensées…

Viola est un genre de vivace de la famille des violaceae dont l’ espèce, la violette et la pensée, se distingue par la disposition des pétales.

violettes bouquet copyrightpensées copyright

les violettes : deux pétales vers le haut et trois vers le bas.
les pensées : quatre pétales vers le haut (les deux pétales latéraux étant rapprochés des deux supérieurs) et un vers le bas.

Le 5 octobre est la fête de tous les saints à prénom de fleur, le calendrier républicain célèbre la violette le 26 février.

eliza doolittle

Une pensée pour la délicieuse interprète d’ Eliza Doolittle, marchande de bouquets de violettes, Audrey Hepburn.
(My Fair Lady)

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Nerprun (niger prunus)

nerprun
Bonjour, le calendrier républicain nous dit de parler aujourd’ hui de l’ alaterne.
Le nom latin du nerprun (ou noirprun) est Rhamnus alaternus

Nom vernaculaire : Alaterne, Nerprun alaterne, Alader, Fielanha

« Arbrisseau caractéristique des garrigues méditerranéennes qui se reconnait facilement à ses baies d’abord rouges, puis noires à maturité, consommées par les oiseaux. Les migrateurs les disséminent ainsi plus au Nord.
C’est une plante toxique.
Le bois blanc a une odeur désagréable mais est parfois utilisé en ébénisterie.
Les feuilles, persistantes, sont luisantes, ovales et non dentées.
Les fleurs sont jaune-vert. »

Astringent
Propriétés purgatives (Rhamnus frangula ou bourdaine)
Autrefois utilisé pour obtenir une teinture jaune
Bois autrefois utilisé en ébénisterie

Cabaret

C’ est le jour de l’ asaret, petite plante vivace qui pousse au ras du sol.

asaretSon nom scientifique provient du grec « asê » signifiant « dégoût », « nausée » (allusion à son odeur)

« Ses noms vernaculaires sont asaret, cabaret, oreille-d’homme. De manière secondaire et régionale, il est nommé oreillette, rondelle, roussin, herbe de Cabaert ou encore nard sauvage. Le terme « cabaret » évoquerait l’usage qu’en faisaient autrefois les ivrognes après leurs excès pour se dégager l’estomac, dissiper leur ivresse. La plante a en effet des propriétés vomitives. »

Doctissimo nous dit :

« asaret est l’une des plantes médicinales les plus employées dans la médecine traditionnelle notamment contre la douleur ou les bronchites. Particulièrement répandue en Europe, on la retrouve aussi au Canada.

asaretNom scientifique : Asarum europaeum

Noms communs : asaret, asaret d’Europe, oreillette, oreille-d’homme, roussin, rondelle, nard sauvage, cabaret

Classification botanique : famille des aristolochiacées ( Aristolochiaceae )

Formes et préparations : Infusions, gélules

Propriétés médicinales de l’asaret

UTILISATION INTERNE

Effets analgésiques de l’extrait de racine : diverses douleurs. Effets expectorants et décongestionnants : bronchites, catarrhes, asthme. Effets anti-inflammatoires : troubles du système respiratoire. Effets diurétiques : oedèmes et congestion des tissus. Effets cicatrisants : ulcères d’estomac et du duodénum. Effets vomitifs.

UTILISATION EXTERNE

L’asaret est utilisé pour traiter les dermatoses et les mycoses. En application froide, il apaise les maux de tête.

INDICATIONS THÉRAPEUTIQUES USUELLES

Cette plante calme les douleurs, est conseillée en cas de bronchites et de sinus congestionnés et soigne les mycoses et les dermatoses.

AUTRES INDICATIONS THÉRAPEUTIQUES DÉMONTRÉES

L’asaret offre des propriétés insectifuges et réduit les réactions dermiques liées aux piqûres d’insectes. Purgative et vomitive, elle est également utilisée en cure
de désintoxication ( alcoolisme). »

Monsieur Chèvre

Fort à propos, le calendrier républicain désigne ce jour comme  celui du Bouc alors que commence l’ année de la Chèvre.

D’ un bouquin relié de peau de bouc, voici un texte de Jules Renard qui portait le bouc :Jules Renard

LE BOUC

« Son odeur le précède. On ne le voit pas encore qu’elle est arrivée.
Il s’avance en tête du troupeau et les brebis le suivent, pêle-mêle, dans un nuage de poussière.
Il a des poils longs et secs qu’une raie partage sur le dos.
Il est moins fier de sa barbe que de sa taille, parce que la chèvre aussi porte une barbe sous le menton.
Quand il passe, les uns se bouchent le nez, les autres aiment ce goût-là.
Il ne regarde ni à droite ni à gauche : il marche raide, les oreilles pointues et la queue courte. Si les hommes l’ont chargé de leurs péchés, il n’en sait rien, et il laisse, sérieux, tomber un chapelet de crottes.
Alexandre est son nom, connu même des chiens.
La journée finie, le soleil disparu, il rentre au village, avec les moissonneurs, et ses cornes, fléchissant de vieillesse, prennent peu à peu la courbe des faucilles. »

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Où il est encore question de bouc et de renard, voici une fable de Jean de La Fontaine :

le renard et le bouc

LE RENARD ET LE BOUC

Capitaine Renard allait de compagnie
Avec son ami Bouc des plus haut encornés .
Celui-ci ne voyait pas plus loin que son nez ;
L’autre était passé maître en fait de tromperie.
La soif les obligea de descendre en un puits.
Là chacun d’eux se désaltère.
Après qu’abondamment tous deux en eurent pris,
Le Renard dit au Bouc : Que ferons-nous, Compère !
Ce n’est pas tout de boire ; il faut sortir d’ici.
Lève tes pieds en haut, et tes cornes aussi :
Mets-les contre le mur. Le long de ton échine
Je grimperai premièrement ;
Puis sur tes cornes m’élevant,
A l’aide de cette machine,
De ce lieu-ci je sortirai,
Après quoi je t’en tirerai.
Par ma barbe, dit l’autre, il est bon ; et je loue
Les gens bien sensés comme toi.
Je n’aurais jamais, quant à moi,
Trouvé ce secret, je l’avoue.
Le Renard sort du puits, laisse son Compagnon,
Et vous lui fait un beau sermon
Pour l’exhorter à patience.
Si le Ciel t’eût, dit-il, donné par excellence
Autant de jugement que de barbe au menton,
Tu n’aurais pas à la légère
Descendu dans ce puits. Or adieu, j’en suis hors ;
Tâche de t’en tirer, et fais tous tes efforts ;
Car, pour moi, j’ai certaine affaire
Qui ne me permet pas d’arrêter en chemin.
En toute chose il faut considérer la fin.

(copyright)