Goethe, Schubert et Tournier

C’ est le jour républicain de l’Aulne.
On l’ appelle aussi vergne, verne, selon les régions.

C’ est un arbre qui aime les sols humides, on le trouve volontiers près des marais,
des cours d’ eau.

A cet arbre est attachée une sombre légende allemande ( le roi des aulnes, Erlköning) qui a inspiré les artistes.

vittelParc de Vittel

Dans le merveilleux parc de Vittel, non loin du Palmarium, il y a un bel aulne auprès duquel je vais boire le verre d’ eau naturellement fraîche de la source, que je viens de recueillir, dans la profonde chaleur de l’ été continental.

(copyright)

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12 réflexions sur “Goethe, Schubert et Tournier

  1. Rebonjour! J’avais appris par coeur en classe Der Erlkönig de Goethe, qui me faisait un peu peur: Wer reitet so spät durch Nacht und Wind ?
    Es ist der Vater mit seinem Kind ;
    Er hat den Knaben wohl in dem Arm,
    Er faßt ihn sicher, er hält ihn warm. (..)
    La photo de ces aulnes en majesté donne une impression de paix.
    Je vais aller fêter l’anniversaire d’une petite-fille et celui de sa maman,…Je dois ne rien oublier . Tschüß!

    • Bonjour l’ amie Mareria, nous fêtons
      d’ heureux anniversaires les mêmes jours…
      Je n’ aime pas du tout cette légende
      et c’ est pourquoi je ne l’ ai pas développée sur la page de l’ Aulne. ^^
      Bonne journée !

  2. Hello les amis, vent, pluie, je file mais pas sans le roi des aulnes c’est si beau :

    Roi des Aulnes

    Quel est ce cavalier qui file si tard dans la nuit et le vent ?
    C’est le père avec son enfant ;
    Il serre le jeune garçon dans son bras,
    Il le serre bien, il lui tient chaud.

    Mon fils, pourquoi caches-tu avec tant d’effroi ton visage ?
    Père, ne vois-tu pas le Roi des Aulnes ?
    Le Roi des Aulnes avec sa traîne et sa couronne ?
    Mon fils, c’est un banc de brouillard.

    « Cher enfant, viens donc avec moi !
    Je jouerai à de très beaux jeux avec toi,
    Il y a de nombreuses fleurs de toutes les couleurs sur le rivage,
    Et ma mère possède de nombreux habits d’or. »

    Mon père, mon père, et n’entends-tu pas,
    Ce que le Roi des Aulnes me promet à voix basse ?
    Sois calme, reste calme, mon enfant !
    C’est le vent qui murmure dans les feuilles mortes.

    « Veux-tu, gentil garçon, venir avec moi ?
    Mes filles s’occuperont bien de toi
    Mes filles mèneront la ronde toute la nuit,
    Elles te berceront de leurs chants et de leurs danses. »

    Mon père, mon père, ne vois-tu pas là-bas
    Les filles du Roi des Aulnes dans ce lieu sombre ?
    Mon fils, mon fils, je vois bien :
    Ce sont les vieux saules qui paraissent si gris.

    « Je t’aime, ton joli visage me charme,
    Et si tu ne veux pas, j’utiliserai la force. »
    Mon père, mon père, maintenant il m’empoigne !
    Le Roi des Aulnes m’a fait mal !

    Le père frissonne d’horreur, il galope à vive allure,
    Il tient dans ses bras l’enfant gémissant,
    Il arrive à grand peine à son port ;
    Dans ses bras l’enfant était mort.

    « Der Erlkönig

    Wer reitet so spät durch Nacht und Wind ?
    Es ist der Vater mit seinem Kind ;
    Er hat den Knaben wohl in dem Arm,
    Er faßt ihn sicher, er hält ihn warm.

    Mein Sohn, was birgst du so bang dein Gesicht ?-
    Siehst Vater, du den Erlkönig nicht ?
    Den Erlenkönig mit Kron und Schweif ?-
    Mein Sohn, es ist ein Nebelstreif. –

    « Du liebes Kind, komm, geh mit mir !
    Gar schöne Spiele spiel ich mit dir ;
    Manch bunte Blumen sind an dem Strand,
    Meine Mutter hat manch gülden Gewand. »

    Mein Vater, mein Vater, und hörest du nicht,
    Was Erlenkönig mir leise verspricht ?-
    Sei ruhig, bleibe ruhig, mein Kind !
    In dürren Blättern säuselt der Wind.-

    « Willst, feiner Knabe, du mit mir gehn ?
    Meine Töchter sollen dich warten schön ;
    Meine Töchter führen den nächtlichen Reihn
    Und wiegen und tanzen und singen dich ein. »

    Mein Vater, mein Vater, und siehst du nicht dort
    Erlkönigs Töchter am düstern Ort ?-
    Mein Sohn, mein Sohn, ich seh es genau :
    Es scheinen die alten Weiden so grau.-

    « Ich liebe dich, mich reizt deine schöne Gestalt ;
    Und bist du nicht willig, so brauch ich Gewalt. »
    Mein Vater, mein Vater, jetzt faßt er mich an !
    Erlkönig hat mir ein Leids getan !

    Dem Vater grauset’s, er reitet geschwind,
    Er hält in den Armen das ächzende Kind,
    Erreicht den Hof mit Mühe und Not ;
    In seinen Armen das Kind war tot. »…….

    • Bonjour , tout le monde . C´est triste , Monique , mais si bien écrit ( traduit , car une traduction est aussi importante que l´original ) . Michel Tournier est dans le top-ten de mes écrivains préférés . Je suis en train de regretter d´avoir mis tant de mauvaise volonté à apprendre
      la langue de Goethe et de Klaus …
      Les légendes tristes , Dominique , cela me rappelle l´histoire de Mio , min Mio d´Astrid Lindgren.
      Je rechignais à donner le livre aux enfants . Mais la pièce de théâtre était tellement soignée , que j´avais changé d´avis . On ne se moque pas du public en Suède , quel que soit son âge .
      Je regarde Figeac sur Midi en France , quelle belle ville et quelle belle région …
      Et je crois que le terme  » produits du terroir  » y a vraiment une signification : )

  3. Bonjour Dominique Mareria, Klaus et les autres, comment expliquer que j’aime le Roi des Aulnes ? Dominique, si ce poème vous gêne, pas de problème et HOP supprimé, je n’y vois aucun inconvénient ! bises… je file !

    • Bonjour chère Monique, il est vrai que ce poème me dérange, mais c’ est personnel et je n’ exerce aucune sélection dans les commentaires et certainement pas en fonction de mes propres goûts.
      Merci de votre délicatesse.

      • Chère Dominique, j’aime Goethe en particulier, et suis sensible à cette époque particulière qui a donné de grands poètes, écrivains, musiciens….j’ai lu aussi « Le Roi des Aulnes » de Michel Tournier…. j’assimile ce poème de Goethe « le père-l’enfant-la mort » à des centaines de poèmes (beaucoup ont été perdus), écrits par des juifs dans les camps de la mort, portant leur enfant dans les bras, les consolant les rassurant sur le chemin des chambres à gaz….On connait la vie de Goethe, et j’aime ce qui est donné comme étant son chant du cygne « L’Elégie de Marienbad ».. juste un extrait, il est complet sur internet :

        « Et si l’homme devient muet dans son martyre, un dieu m’a donné de dire ce que je souffre.

        Que dois-je maintenant espérer du revoir,
        De la fleur close encore de ce jour ?
        Le paradis et l’enfer te sont ouverts ;
        Que d’émotions changeantes dans ton âme ! —
        Plus de doute ! Elle s’avance aux portes du ciel,
        Et t’attire dans ses bras.

        Ainsi tu fus reçu au paradis
        Comme si tu t’étais rendu digne de la vie éternellement belle ;
        Nul vœu ne te restait à former, nulle espérance, nul souhait,
        Là était le but de tes intimes tendances,
        Et dans la contemplation de cette unique beauté,
        Se tarit presque la source de tes ardentes larmes.

        Comme le jour agitait ses ailes rapides,
        On eût dit qu’il poussait les minutes devant lui !
        Le baiser du soir, un gage fidèle :
        Il en sera de même au soleil prochain.
        Les heures dans leur tendre cours se ressemblaient
        Comme des sœurs, mais nulle n’était semblable à l’autre.

        Le baiser, le dernier, affreusement suave, déchirant
        Un splendide tissu de voluptés entrelacées —
        Maintenant le pied se hâte, il trébuche, évitant le seuil
        Comme si le chassait de l’intérieur un chérubin flamboyant.
        L’œil découragé se fixe sur le sentier obscur,
        Il se retourne : la porte s’est fermée.

        Et désormais il se referme en lui-même comme s’il ne s’était,
        Ce cœur, jamais ouvert, comme s’il n’avait jamais goûté
        Auprès d’elle des heures bienheureuses splendides,
        À faire envie à toutes les étoiles du ciel ;
        Et le chagrin, le repentir, le souci l’oppressent
        Désormais dans une atmosphère étouffante………………….. »

        Nous avons aussi des contes très cruels chez les frères Grimm et nous mêmes avons quand même laissé le loup du Petit Chaperon rouge manger la grand-mère, Barbe bleue etc….!
        Qui a lu « Le Roi des Aulnes » de Michel Tournier…? des bises.

      • Oui Monique, j’ ai lu « Le roi des Aulnes » de Michel Tournier.
        Vous m’ amusez, le petit chaperon rouge, Barbe bleue …ne me laissent pas ce sentiment anxiogène.
        Je ne dois pas percevoir le même message dérangeant dans ces contes pourtant horrifiques.
        Ah, les mystères de l’ inconscient, du subconscient et tout ça… -:)))

  4. snowdrop , je reconnais bien Mummi , et Lilla Gumman ( la petite dame au chignon ) : ))
    Je n’ai pas suivi de pres ses aventures . Les enfants regardaient plutot Franklin et la famille Simpsons . Ils/elles ont beaucoup appris l’anglais ainsi , car ce sont toujours en VO , et sous-titres . ( mes accents aigus , graves et circonflexes ne fonctionnent plus … : ((
    ( sauf si le correcteur automatique fonctionne )
    On entend bien le bonzelus , cela doit résonner dans la vallée .
    Est-ce que le raku yaki ( céramique japonaise ) est toujours fabrique au Japon ? J’ai vu cela
    plusieurs fois la TV . C est très beau .

  5. En cherchant le poème de Jacques Charpenreau ,  » Un seul chant  » , qui évoque Schubert ,
    ( il est long et je pensais le copier plutôt que le recopier ) , je suis tombée sur un petit poème très actuel . Vous votez en France , n´est-ce pas ? Alors voici de quoi vous amusez après le passage au bureau de vote , avec une tasse de thé …
    -LES TASSES-
    ‑ Je suis de gauche, moi ! disait la Tasse à thé
    Avec fierté
    Dans la main de la duchesse douairière,
    Gauchère,
    Aux Tasses roturières
    Qui portaient leur anse droitière.
    Mais quand on les mit dans l’évier,
    On les lava sans les trier.

    Quand les politiciens sont au pouvoir,
    Tout gonflés de leur importance,
    Bien malin qui pourrait prévoir
    De quel côté tourne leur anse.
    de Jacques Charpentreau .
    – La rose des fables –

      • Oui Dominique , et attention à la vaisselle ! J´ai ma tasse personnelle à café ( vert pomme ) ,
        et ma tasse à thé personnelle ( vert pomme ) Vous l´avez compris , j´aime le vert pomme : ))
        Je vais recopier mot à mot le poème dont je parlais , mais mon ordinateur a ses humeurs …

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