Un conte à dormir debout

le 1er juin est le jour du pois dans le calendrier républicain.

La Princesse au petit pois, de HC Andersen.

  

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Il était une fois un prince qui voulait épouser une princesse, mais une vraie princesse. Il fit le tour de la terre pour en trouver une mais il y avait toujours quelque chose qui clochait ; des princesses, il n’en manquait pas, mais étaient-elles de vraies princesses ? C’était difficile à apprécier, toujours une chose ou l’autre ne lui semblait pas parfaite. Il rentra chez lui tout triste, il aurait tant voulu avoir une véritable princesse.

Un soir, par un temps affreux, éclairs et tonnerre, cascade de pluie que c’en était effrayant, on frappa à la porte de la ville et le vieux roi lui-même alla ouvrir.
C’était une princesse qui était là dehors. Mais grands dieux ! de quoi avait-elle l’air dans cette pluie, par ce temps ! L’eau coulait de ses cheveux et de ses vêtements, entrait par la pointe de ses chaussures et ressortait par le talon … et elle prétendait être une véritable princesse !
– Nous allons bien voir ça, pensait la vieille reine, mais elle ne dit rien. elle alla dans la chambre à coucher, retira la literie et mit un petit pois au fond du lit ; elle prit ensuite vingt matelas qu’elle empila sur le petit pois et, par-dessus, elle mit encore vingt édredons en plumes d’eider. C’est là-dessus que la princesse devrait coucher cette nuit-là.
Au matin, on lui demanda comment elle avait dormi.
– Affreusement mal, répondit-elle, je ‘n’ai presque pas fermé l’oeil de la nuit. Dieu sait ce qu’il y avait dans ce lit. J’étais couchée sur quelque chose de si dur que j’en ai des bleus et des noirs sur tout le corps ! C’est terrible !
Alors, ils reconnurent que c’était une vraie princesse puisque, à travers les vingt matelas et les vingt édredons en plume d’eider, elle avait senti le petit pois. Une peau aussi sensible ne pouvait être que celle d’une authentique princesse.
Le prince la prit donc pour femme, sûr maintenant d’avoir une vraie princesse et le petit pois fut exposé dans le cabinet des trésors d’art, où on peut encore le voir si personne ne l’a emporté.
Et ceci est une vraie histoire.

Mieux vaut y aller…

…que les sucrer !

Le 30 mai est le jour de la Fraise, dans le calendrier républicain. 

 Du genre Fragaria , même étymologie que fragrance, la Fraise comporte plus de 600 variétés.

Ce n’ est pas à proprement parler un fruit mais un gros réceptacle à pétales charnu qui porte les akènes, ces petits grains jaunes indéhiscents, c’ est à dire qui ne s’ ouvrent pas et qui sont les fruits.

35 kcal pour 100g, sensiblement plus riche en vitamine C que l’ orange, contenant des antioxydants, la fraise est un excellent aliment

Elle se consomme sucrée mais aussi salée.

Les plus grands producteurs au monde sont les USA, la France en produit plus de 50 000 t par an très loin derrière l’ Espagne.

Samer, petite ville du Pas-de-Calais en France, est célèbre pour sa culture de la fraise pleine terre. 

  

Il rampe

Et son nom vient du grec  » herpein » qui signifie ramper.

Il s’ agit du Serpolet ou Thym sauvage, plante du jour.

  
Floraison de juin à octobre, le Serpolet est connu depuis l’ Antiquité pour ses qualités médicinales et succulentes.

Il pousse en tapissant le sol, sur des terrains secs rocaille et  aussi montagneux.

Une collection de turbans

le 27 mai est le jour du Lis martagon dans le calendrier républicain.

Il s’ agit d’ une plante bulbeuse dont la tige peut atteindre le mètre et plus et qui porte des fleurs par dizaines.

  
Ces fleurs à maturité , juin-juillet, se retournent , tépales récurvés, et ressemblent à autant de petits turbans, le plus souvent dans les tons de rouge piquetés de points plus sombres.

Du reste le mot « martagon » vient du turc et signifie « turban ».

Cette plante pousse volontiers dans les bois et prairies des sites montagneux.

 Elle est protégée dans nombre de départements de France et dans toute la Suisse.

On peut la cultiver néanmoins en jardin, dans le sol ou bien en pot.

Le 7 prairial 

Le 26 mai, soit le 7 prairial, est le jour du Fromental ou Avoine élevée, dans le calendrier républicain.

  
Et de fait, c’ est une plante graminée que l’ on trouve dans nos prairies ; dans les jardins, elle est considérée comme mauvaise herbe.

C’ est une plante fourragère aux racines profondes, qui ne demande donc pas beaucoup d’ eau et qui pousse rapidement.

 

D (uck) Day

Le 24 mai est le jour du Canard dans le calendrier républicain.

Voici une fable de Jean de La Fontaine

LA TORTUE ET LES DEUX CANARDS

  
Une Tortue était, à la tête légère,

Qui, lasse de son trou, voulut voir le pays,

Volontiers on fait cas d’une terre étrangère :

Volontiers gens boiteux haïssent le logis.

Deux Canards à qui la commère

Communiqua ce beau dessein,

Lui dirent qu’ils avaient de quoi la satisfaire :

Voyez-vous ce large chemin ?

Nous vous voiturerons, par l’air, en Amérique,

Vous verrez mainte République,

Maint Royaume, maint peuple, et vous profiterez

Des différentes moeurs que vous remarquerez.

Ulysse en fit autant. On ne s’attendait guère

De voir Ulysse en cette affaire.

La Tortue écouta la proposition.

Marché fait, les oiseaux forgent une machine

Pour transporter la pèlerine.

Dans la gueule en travers on lui passe un bâton.

Serrez bien, dirent-ils ; gardez de lâcher prise.

Puis chaque Canard prend ce bâton par un bout.

La Tortue enlevée on s’étonne partout

De voir aller en cette guise

L’animal lent et sa maison,

Justement au milieu de l’un et l’autre Oison.

Miracle, criait-on. Venez voir dans les nues

Passer la Reine des Tortues.

– La Reine. Vraiment oui. Je la suis en effet ;

Ne vous en moquez point. Elle eût beaucoup mieux fait

De passer son chemin sans dire aucune chose ;

Car lâchant le bâton en desserrant les dents,

Elle tombe, elle crève aux pieds des regardants.

Son indiscrétion de sa perte fut cause.

Imprudence, babil, et sotte vanité,

Et vaine curiosité,

Ont ensemble étroit parentage.

Ce sont enfants tous d’un lignage.

Angie…

…Angie, chantent les Rolling  Stones. Celà sonne bien c’ est le jour de l’ Angélique.

Marquise des Anges mais surtout grande plante à larges feuilles, qui  aime l’ humidité. On en fait de la compote, de la Chartreuse et  les tiges creuses confites servent en pâtisserie.

  

  
Le peintre Ingres fit une remarquable représentation d’ une autre Angélique, l’ œuvre est exposée à la Piscine de Roubaix et voici ce qu’ en dit ce musée.
> Angélique

Jean Auguste Dominique INGRES (Atelier de) (Montauban 1780 – Paris 1867)

1819 

  « Une jeune femme nue debout, la jambe gauche cachant presque la droite, est attachée par les poignets joints à un rocher qui occupe toute la partie droite de la composition verticale. Sa longue chevelure, ornée d’un collier de perles, retombe sur son dos et reparaît de chaque côté du corps. La tête est fortement renversée en arrière dans une attitude de supplication, d’angoisse et d’épuisement mêlés. Aux pieds du personnage, des vagues achèvent une perspective marine qui occupe la partie gauche du tableau.
Cette version est une étude ou un détail d’une œuvre de 1819 dont le premier état, commandé par Louis XVIII, est au Louvre. Il en existe plusieurs répliques avec variantes dans différentes collections publiques et privées. Le sujet est tiré du chant X du Roland Furieux, poème épique de 1532, de l’Arioste. L’histoire conte la folie de Roland, égaré par son amour pour Angélique, reine de Cathay (la Chine) éprise du soldat Médor. Enlevée pour être donnée en pâture sur l’île des Plaintes à un monstre marin, et alors que Roland est à sa recherche, Angélique est sauvée par Roger, roi des Maures, qui surgit sur un hippogriffe (animal imaginaire, mi-cheval, mi-aigle) et terrasse le dragon.
Ici, seule apparaît Angélique. L’anecdote de l’arrivée de Roger sur sa fantastique monture est absente. Mais l’attitude du personnage est en tous points identique à celle arborée dans la version complète et suit littéralement les strophes du poème de l’Arioste : rivage hostile, terreur de la reine, mains attachées au rocher, regard baigné de larmes…
Conçu en plein romantisme, dans le culte que voue Ingres au Moyen-Age et à la première renaissance, ce tableau étonnant fut reçu avec beaucoup de perplexité par la critique de l’époque. Etrange, il crée un nouvel idéal féminin dans lequel cette académie improbable affirme un canon qu’Ingres répétera toute sa vie et qui réinvente les proportions idéales. Le cou du personnage, opulent jusqu’à sembler un goitre, apparaissait au peintre Henry de Waroquier, au début du XXème siècle, comme un troisième sein ! Cette liberté fit beaucoup pour la postérité d’une œuvre qui atteint au statut d’icône. »

Alexandre, Argine et Lancelot…

…les noms des trois figures Trèfle du jeu de cartes français, roi, dame, valet.

C’ est le jour du Trèfle dans le calendrier républicain, le 22 mai.

Petite plante herbacée fourragère et mellifère, elle appartient au genre trifolium, soit trois feuilles.

 
A quatre feuilles, on dit que le trèfle porte chance et dans la magie blanche il libère du sort qu’ il peut même renvoyer à l’ expéditeur.

En argot, il signifie l’ argent.

L’ Irlande en a fait son symbole avec saint-Patrick qui a fait l’ analogie avec la Trinité.