Week end

Deux mots : Armoise et Carthame

A vous de jouer.

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158 réflexions sur “Week end

  1. bonjour tous ..

    j’ai l’allure ce matin sous mon chapeau de toile a plume rouge d’un dieu ou demi-dieu a l’esprit divin , j’ai l’âme d’un centurion le bidou tenus par mon cinturon accrocher par sa boucle blason , je suis arriver a cheval avec ma légion pour le pillage de l’olympe et priver les dieux zeus , apollon , aphrodite, héstia, poséidon , arès, héra, héphaistos, athéna, artémis,hérmés de leurs bidons d’ambroisie , car priver un dieu de ce nectar et son plus grand châtiment, c’est pas la peine que les diux partent se plaindre a l’hôpital dans le service d’ambroise paré ce praticiens de la chirurgie moderne de la renaissance il n’est pas paré a recevoir des dieux du matin et j’ai encombrer les couloirs par des lompes cyclopteres , les poules de mer blanche comme le lait tiennent gardes a l’entrée , pour lutter contre ce caprice des dieux , ils vont pas me faire un fromage pour un manque d’ambroisie , ils n’ont qu’a se faire des tartines a l’huile de carthame avec une tranche de thon car le thon c’est bon , de quoi rétroque les dieux du safran bâtard pour des divinités , pourquoi pas sucés un morceau de charbon du moyen-orient a la place d’une glace , que voulez-vous les dieux c’est la daech…………….

      • Bonjour Monique pour une cuillère d’huile de morue par perfusion intraveineuse, un cathéter sur le bras qui fait son canadair qui fait son largage progressive de liquide dans mon corps, du matin avoir la tête sur le billot et finir comme le cabillaud non d’une morue ……..

      • Bonjour Mareria et tout le monde, un peu trop de vapeurs,senteurs absinthe, Ambroise, armoise, cette nuit une douce confusion dans ma tête pas pensante mais voilà l’ erreur corrigée ; nous somme bien le jour
        de l’ Armoise. On peut jouer !
        Bises.

  2. Bonjour matinal sous la pluie et on chante !

    L’armoise, une seule adresse chez Anna de Noailles :

    Parfumés de trèfle et d’armoise,
    Serrant leurs vifs ruisseaux étroits,
    Les pays de l’ Aisne et de l’ Oise
    Ont encor les pavés du roi.

    La route aux horizons de seigle,
    De betterave et de blé noir,
    A l’air du dix-septième siècle
    Avec les puits et l’abreuvoir.

    Un pied de roses et de vigne
    Fournit de feuilles les maisons,
    Où le soir la lumière cligne
    Aux fenêtres en floraison.

    Dans les parcs, les miroirs du sable
    Reflètent l’ombre du sapin ;
    La pelouse est comme une fable
    Avec sa pie et ses lapins.

    On y voit à l’aube incertaine
    Des lièvres rouler dans le thym,
    Comme chez Jean de La Fontaine
    Quand son livre sent le matin.

    – Quand La Fontaine avait sa charge
    De maître des eaux et forêts,
    Le pré pliait en pente large,
    Le bois avait ses bruits secrets ;

    Les rivières avaient leurs tanches,
    La plaine humide le héron,
    Comme aujourd’hui où le jour penche
    Son soleil sur les arbres ronds.

    Ce soir, cette basse colline
    Bleuit au crépuscule long,
    Comme quand le petit Racine
    Jouait à la Ferté-Milon.

    – Ô beaux pays d’ordre et de joie,
    Vous ne déchiriez pas le cœur
    Comme à présent où l’homme ploie
    Sous votre ardeur et votre odeur.

    – Quand Fénelon au temps champêtre
    Marchait dans le soir parfumé,
    Portant déjà la langueur d’être
    Un jour malgré soi-même aimé ;

    La lune, le hêtre immobile,
    L’eau grave, l’if silencieux,
    Entraient dans son rêve tranquille
    Et formaient la face de Dieu.

    Et quand, après des pleurs de rage,
    Les amants entraient au couvent,
    Les étangs et les beaux ombrages
    Les consolaient des yeux vivants.

    Car dans ce temps, haute et paisible,
    La Nature, ses bois, ses eaux,
    N’avaient pas cette âme sensible
    Qui plus tard fit pleurer Rousseau…

    L’ombre des jours (1902)
    Les amis, je fonce au marché……………..à plus pour le jeu.

    • Bonjour tous:cela se corse today! Pour le carthame, le nom Carthamus correspond à une racine sémitique signifiant « teindre ». Le terme est lié aux vertus tinctoriales des fleurs de Carthamus tinctorius, aux particularités assez semblables à celles du safran..
      L’armoise est du genre artemisia,« herbe d’Artémis »,herbe que, dans certaines représentations plastiques, Artémis tient à la main en tant que déesse de la végétation, et plus généralement. de la fécondité, bien qu’elle soit un parangon de chasteté.
      L’absinthe, l’estragon sont des armoises.
      Un petit clin d’oeil à Klaus avec René Char: ÉLOQUENCE D’ORION
      « Tu te ronges d’appartenir à un peuple mangeur de chevaux, esprit et estomac mitoyens. Son bruit se perd dans les avoines rouges de l’événement dépouillé de son grain de pointe. Il te fut prêté de dire une fois à la belle, à la sourcilleuse distance les chants matinaux de la rébellion. Métal rallumé sans cesse de ton chagrin, ils me parvenaient humides d’inclémence et d’amour.
      Et à présent, si tu avais pouvoir de dire l’aromate de ton monde profond, tu rappellerais l’armoise. Appel au signe vaut défi. Tu t’établirais dans ta page, sur les bords d’un ruisseau, comme l’ambre gris sur le varech échoué ; puis, la nuit montée, tu t’éloignerais des habitants insatisfaits, pour un oubli servant d’étoile. Tu n’entendrais plus geindre tes souliers entrouverts. »
      René Char, poèmes extraits de Aromates chasseurs, Gallimard, 1975
      Noter que cet appel à Orion est paradoxal puisque Orion a été victime de la vengeance d’Artémis…
      J’aime beaucoup ce poème de R Char sur Orion: ÉVADÉ D’ARCHIPEL
      « Orion,
      pigmenté d’infini et de soif terrestre,
      n’épointant plus sa flèche à la faucille ancienne,
      les traits noircis par le fer calciné,
      le pied toujours prompt à éviter la faille,
      se plut avec nous
      et resta.
      Chuchotement parmi les étoiles. »

      • Nous sommes dans la tempête, vent et pluie battante.
        On peut jouer à pigeon vole, tout est gagnant y compris les pots de fleurs et les armoises, pardon,
        les ardoises.-:)))

  3. Recette de la jarretière des voyageurs, par Albert le Grand,, né vers 1193, dominicain à qui la diversité des talents et des connaissances en sciences naturelles valut le nom de  » docteur universel « :  » Vous cueillerez de l’herbe appelée armoise quand le soleil entre dans le premier signe du Capricorne; vous la laisserez sécher à l’ombre , et vous en ferez des jarretières avec la peau d’un jeune lièvre, c’est-à-dire qu’ayant coupé la peau d’un jeune lièvre en courroies de la largeur de deux pouces vous en ferez un double dans lequel vous coudrez ladite herbe, et les porterez aux jambes. Il n’y a pas de cheval qui puisse suivre longtemps un homme de pied qui est muni de ces jarretières . » Bonne route!

    • Hello Mareria, j’ai un peu la même chose sur l’armoise des steppes de la Mongolie :

      « L’armoise est une grande herbe magique. Son nom lui vient d’Artémise, protectrice des vierges et des femmes malades : c’est la plante de la lune, ce que révèle d’ailleurs l’envers argenté de son feuillage………………Elle soigne les maux des femmes et particulièrement ceux liés au cycle lunaire.
      En Gaule, les druides offraient l’armoise à leurs dieux.
      On portait, pour sauter les feux de la Saint-Jean d’été, des ceintures ou des couronnes d’armoise contre les maux de reins et les fièvres si bien que « ceinture » ou « couronne de la Saint-Jean » désignent encore la plante.
      En Charente Maritime, cueillir la plante au matin de ce jour est encore considéré comme moyen de préserver sa santé. L’Église essaya sans grand succès de supprimer ces rites païens.
      Des jarretières d’armoise devaient permettre de parcourir des lieux, en une seule traite, sans fatigue ».

  4. Et, spécial catharme, de Pierre-Jean Toulet: « Carthame chatoyant, cinabre  »
    Carthame chatoyant, cinabre,
    Colcothar, orpiment,
    Vous dont j’ai goûté l’ornement
    Sur la rive cantabre :

    Orpiment, dont l’éclat soyeux
    Le soleil qui reflète ;
    Cocothar, tendre violette
    Eclose dans ses yeux ;

    Fleur de cinabre, étroite et rare,
    Secret d’un beau jardin ;
    Carthame et toi, rose soudain,
    Dont sa pudeur se pare… »

  5. Bonjour , bravo pour tous ces poèmes magnifiques . Je retiens l´excellente recette de la jarretière à l´armoise : )) C´est à imposer au Légionnaire Klaus , toujours par monts et par vaux , dans les baux de Provence , bâton de pèlerin en main .
    Je retiens aussi quelques mots inusités pour les parties de scrabble ( très drôle Dominique : ))
    quand je retourne en France . Ma mère et moi disputons 2-3 parties chaque soir . Nous ne nous préoccupons pas des points , ce n´est pas le but . J´ai noté cinabre , magnifique rouge , tirant sur l´orange , et colcotar , cela peut servir …
    Quand on tape – cinabre pompei fresques – , on voit des exemples de peintures au cinabre .
    Pourvu que tout cela soit bien préservé , pour l´éternité … J´attends la pluie ( prévue ) , mais nous ne prions pas pour qu´elle tombe . Ben mon , puisqu´elle est prévue : ))

  6. Bonjour Dominique! on va remettre le carthame dans l’armoire pour demain ( ce mot me plaît bien, comme le poème de Toulet), et ressortir l’armoise..car  » Si tu connaissais les vertus de l’artémise, tu la porterais dedans ta chemise.  » ..
    Si je vous dis:
    « nam shim
    ni hi i ssta vi ho mi vi
    i ma o vi no ss si i di ni
    voo ho do go
    bi i ni min ni
    ni vi hist ta zi » Vous me répondez:
    « grand-père
    mon coeur se tourne vers toi
    armoise rouge du crépuscule
    étoile du soir
    l’engoulevent chante
    ton nom »
    C’est de Lance Henson , poète cheyenne né en 1944 en Oklahoma aux États-Unis. » Il est membre des « Dog Soldiers » (« soldats-chiens »), société honorifique qui aide à conserver les traditions culturelles amérindiennes. »

  7. sur une route de provence installer dans une caterham britannique il faut bien boulcler sa boucle de l’harnais catarame duraflaix pour pas faire de l’huile de carthame sur le siège au ras des pâquerettes , pour guérir de cette peur tragique automobile une verveine d’armoise a la citronnelle sortit de l’armoire , un jus de ponema gaulois pour ces cent goûts coliques a cent à l’heure pour un bienfait thérapeutique contre la diarrhée chronique..en clair et en plus rapide la chasse contre la chiasse hi!hi!..je sais c’est un peu merdeux mais je fais ce que je peux pour ne pas devenir un coq gaulois les pieds dans …le poulailler a courtiser les poules du voisin de Darie , hi! les poules cocottes en suèdois me voila dans le caca …cocorico !

    • Bonjour Klaus , tout le poullailier vocalise gaiement dès l´aube . Les deux coqs se partagent le harem de 10 cocottes , et cela se passe bien . Un jour , le voisin va décréter  » la poule-au-pot  » .
      C´est inévitable , et ce sera le concert des pleureuses . Rire .

  8. Hello, les melons étaient en fête sur le marché, les pêches, les nectarines aussi, les salades et toutes les tomates… mais, je m’égare, vite le mot du jour « armoise » avec Marie Dauguet (1860-1942) poétesse toute en finesse et sensibilité, amoureuse des parfums, des blés et des moissons, des essences (mais non, pas la sans plomb quoi !) en osmose avec mère Nature !

    Quel tympanon résonne aux doigts qui l’ont frôlé,
    Musique bleue autant qu’un reflet de turquoise,
    Du flot, tendre ramier gonflant son cou d’ardoise,
    Quel soupir ambigu s’élève roucoulé?
    Les roseaux dans la nuit ont des chansons sournoises,
    Qu’accompagne le vent d’un chalumeau frêlé,
    Et le fadet dansant sous la menthe et l’armoise
    Y mêle sourdement son rire ensorcelé.
    De la brume s’accroche aux fruits des clématites;
    L’idéal décevant parmi l’ombre s’agite
    Et dresse évocateur un fantasque décor.
    Las mé! qu’ils sont lointains les palais que j’habite
    Les tours que construisent les chants et les accords
    Vacillent comme au fond des bois le son du cor…. »

    Presque tous ses poèmes sont sur le site (avec photos)

    http://www.poetesses.fr/dauguet-marie-par-l-amour-1904-2

    Un autre pour le bonheur :

    « Aurore

    Dans les jardins frais à l’aurore,
    Rêver près des volubilis,
    Coupés de lapis-lazulis
    Qu’un humide rayon décoré.

    Sous un vieux poirier qui s’éplore,
    Et que l’aube d’un clair surplis
    Habille, au soleil qui les dore
    Respirer l’haleine des lys.

    Voir sur les roses balsamines,
    S’empétrant à leurs étamines,
    Errer un bourdon diligent.

    Cueillir dans la pâle lumière
    Qui nimbe sa sveltesse altière,
    Un œillet blanc glacé d’argent ».

      • Bonjour Dominique, j’aime Marie Dauguet depuis très longtemps, elle « déclame » sur ytbe, comme c’est souvent la généralité, le poète n’est pas bon pour réciter sa propre poésie… il vaut mieux s’en tenir à d’autres voix qui en saisiront toute la plénitude, pour ne pas les avoir écrits mais juste éprouvés.
        Ici vent et averses, c’est enfin le Nord !

      • Monique, vous me faites connaître les dames poètesses et cela me ravit.
        PS ; mon autoproclamé correcteur avait tenté « dames patronnesses » récupéré au vol.
        C’ est le Pierre Repp de l’ iPhone.

      • Oui, Monique, et j’ai même reçu en héritage un chapelet en lapis-lazzuli; mais je le trouve un peu terni: c’est qu’il avait sans doute trop servi….

  9. A lire le superbe poème de Virgile, « Géorgiques » Livre IV, il est dans « Trésor de la poésie universelle », ici un tout petit extrait car il est très long…. (Les abeilles):

    « Je veux près des essaims une source d’eau claire,
    Des étangs couronnés d’une mousse légère ;
    Je veux un doux ruisseau fuyant sous le gazon,
    Et qu’un palmier épais protège leur maison.
    Ainsi, lorsqu’au printemps, développant ses ailes,
    Le nouveau roi conduit ses peuplades nouvelles,
    Cette onde les invite à respirer le frais,
    Cet arbre les reçoit sous son feuillage épais.
    Là, soit que l’eau serpente, ou soit qu’elle repose,
    Des cailloux de ses bords, des arbres qu’elle arrose,
    Tu formeras des ponts, où les essaims nouveaux,
    Dispersés par les vents ou plongés dans les eaux,
    Rassemblent au soleil leurs bataillons timides,
    Et raniment l’émail de leurs ailes humides.
    Près de là que le thym, leur aliment chéri,
    Le muguet parfumé, le serpolet fleuri,
    S’élèvent en bouquets, s’étendent en bordure,
    Et que la violette y boive une onde pure.
    Leurs toits, formés d’écorce ou tissus d’arbrisseaux,
    Pour garantir de l’air le fruit de leurs travaux,
    N’auront dans leur contour qu’une étroite ouverture.
    Ainsi que la chaleur, le miel craint la froidure ;
    Il se fond dans l’été, se durcit dans l’hiver :
    Aussi, dès qu’une fente ouvre un passage à l’air,
    À réparer la brèche un peuple entier conspire ;
    Il la remplit de fleurs, il la garnit de cire,
    Et conserve en dépôt, pour ces sages emplois,
    Un suc plus onctueux que la gomme des bois.
    Souvent même on les voit s’établir sous la terre,
    Habiter de vieux troncs, se loger dans la pierre.
    Joins ton art à leurs soins ; que leurs toits entr’ouverts
    Soient cimentés d’argile, et de feuilles couverts.
    De tout ce qui leur nuit garantis leur hospice :
    Loin de là sur le feu fais rougir l’écrevisse ;
    Défends à l’if impur d’ombrager leur maison ;
    Crains les profondes eaux, crains l’odeur du limon,
    Et la roche sonore, où l’écho qui sommeille
    Répond, en l’imitant, à la voix qui l’éveille.
    Mais le printemps renaît ; de l’empire de l’air
    Le soleil triomphant précipite l’hiver,
    Et le voile est levé qui couvrait la nature :
    Aussitôt, s’échappant de sa demeure obscure,
    L’abeille prend l’essor, parcourt les arbrisseaux ;
    Elle suce les fleurs, rase, en volant, les eaux.
    C’est de ces doux tributs de la terre et de l’onde
    Qu’elle revient nourrir sa famille féconde,
    Qu’elle forme une cire aussi pure que l’or,
    Et pétrit de son miel le liquide trésor.
    Bientôt abandonnant les ruches maternelles,
    Ce peuple, au gré des vents qui secondent ses ailes,
    Fend les vagues de l’air, et sous un ciel d’azur
    S’avance lentement, tel qu’un nuage obscur :
    Suis sa route ; il ira sur le prochain rivage
    Chercher une onde pure et des toits de feuillage :
    Fais broyer en ces lieux la mélisse ou le thym ;
    De Cybèle alentour fais retentir l’airain :
    Le bruit qui l’épouvante, et l’odeur qui l’appelle,
    L’avertissent d’entrer dans sa maison nouvelle.
    Mais lorsque entre deux rois l’ardente ambition
    Allume les flambeaux de la division,
    Sans peine l’on prévoit leurs discordes naissantes :
    Un bruit guerrier s’élève, et leurs voix menaçantes
    Imitent du clairon les sons entrecoupés ;………………………….. »

    • MERCI Monique, c’ est magnifique, cela me donne
      l’ envie de l’ aligner aussi sur la page 39marches.wordpress.com « les fruits de la terre ».
      PS : heureusement que je relis, le correcteur avait écrit  » les fruits de la tarte » ÉCLAT DE RIRE .
      Comme en musique, il y a des textes musiques de chambre et d’ autres symphoniques !

      • Dominique, les poèmes de Marie Dauguet y seraient aussi à leur place..Je rentre de courses avec des fruits de la « tarte »: 6kgs d’abricots à confiturer! Mais quelle lubie..Allez au boulot!

      • Hurlement de rire, j’ai une tarte aux prunes dans le four !
        Il y a beaucoup à dire sur ce superbe poème, alors pour les amateurs, pourquoi pas le mettre sur les 39 marches en question ? sans l’abeille, il n’y a plus de vie.

      • Et me revient en mémoire le passage de Platon qui parle des poètes ( « Ion »):  » Car ils nous disent, n’est ce pas, les poètes, qu’à des fontaines de miel dans les jardins et les vergers des Muses, ils cueillent leurs mélodies pour nous les apporter, semblables aux abeilles, ailés comme elles ; ils ont raison, car le poète est chose ailée, légère, et sainte, et il est incapable de créer avant d’être inspiré et transporté et avant que son esprit ait cessé de lui appartenir ; tant qu’il ne possède pas cette inspiration, tout homme est incapable d’être poète et de chanter.  »
        Il évoque ainsi l’enthousiasme ( être habité par un « dieu »).

      • Mareria, toujours délicat d’ énoncer des généralités mais je crois que ce que dit Platon au sujet des poètes vaut pour beaucoup d’ entre eux.
        J’ aime particulièrement qu’ il associe chant et poésie.

      • Et Dominique, tous les poèmes étaient du reste chantés; le vers reposait sur la métrique, la combinaison de syllabes brèves ou longues, agencées selon des règles strictes. Eh oui, de la musique avant toute chose! la musique des mots est capitale.

      • Je ne savais pas mariera, que tous les poèmes étaient chantés et cela répondait donc ainsi à des codes .
        Mais pour moi aussi, la musique des mots est essentielle, il faut que cela sonne.

      • Ce sont ces harmonies, voire des dissonances, qui donnent sa force d’évocation au poème: certains poèmes trop bavards, même des « grands », me laissent de marbre.

  10. Magnifique , ce poème  » Les abeilles  » . Je pense à chaque fois aux élèves , de différents âges .
    En lisant à haute voix , on apprend le rythme d´un texte , les césures , les liaisons . Et il y a de quoi enrichir son vocabulaire et son orthographe . C´est vraiment … chouette…. les mots me manquent : ) Dominique , je crois qu´on pourrait faire un bêtisier avec les corrections arbitraires du correcteur autonome ! sourire .

    • Darie, nous avions à l école primaire des leçons de poésie, un cahier dédié et il fallait les illustrer par des dessins.
      Nous étions appelées sur l’ estrade et devions les réciter devant la classe et nous étions notées.
      C’ était une façon d’ 9apprendre par cœur, de découvrir tout ce que vous dites, de se frotter aux bons auteurs et d’ apprendre à se tenir en public.

      • Oui Dominique, on récitait sur l’estrade, les mains derrière le dos car moi j’aurais eu tendance à parler avec les mains !!(une réminiscence du gd-père italien !!). Un jour de récitation notée, on nous présente des petits papiers dans une boîte, nous devons réciter le titre tiré au hasard. J’ai répété cent fois « les sanglots longs des violons etc… c’est MA récitation préférée, et il y a une affreuse camarade (très jolie), la meilleure élève, prix de conduite, prix d’honneur, indéboulonnable, la voilà qui dit « ma » récitation avec des sanglots dans la voix tandis que je tombe sur la pire fable qui m’ennuie « Le chat la belette et le petit lapin », d’ailleurs je m’en fiche tellement que j’en oublie la moitié ! c’est la déconfiture totale, les autres pouffent car je suis classée juste derrière « en tout ». Des souvenirs de mômes, il y en a des tas et on s’en souvient.

    • Darie, votre expert aimerait aussi ce texte, les abeilles sont précieuses et on dirait que l’homme s’est décidé à faire quelque chose pour elles, si on pouvait aussi aider les hirondelles !!!
      j’ai un correcteur FOU, il refuse le tréma, l’accent circonflexe aussi, je demande à l’académicien qui s’est installé dans mon ordi de sortir immédiatement sinon je fais un exercice qu’avec des signes ! ^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^ si je dois corriger le correcteur mais où va-t-on ?

  11. Bravo Mareria pour les confitures . Quel travail . N´oubliez pas les amandes des abricots , elles donnent un bon goût à la confiture , et ça croque ! On fait cela au marteau . J´espère que vous avez de l´aide pour casser les noyaux .

      • Mareria, je sais où vous pouvez trouver ce cantonnier, souvenez-vous, l’homme au grand chapeau et à la cape noire, Aristide Bruant :
        « Sur la route de Louviers (bis)
        Y avait un cantonnier (bis)
        Et qui cassait (bis)
        Des tas d’cailloux (bis)
        Et qui cassait des tas d’cailloux
        Pour mettre sur l’passage des roues.

        Un’ belle dam’ vint à passer (bis)
        Dans un beau carrosse doré (bis)
        Et qui lui dit (bis)
        « Pauv’ cantonnier » (bis)
        Et qui lui dit « pauv’ cantonnier
        Tu fais un foutu métier »

        Le cantonnier lui réponds (bis)
        « Faut qu’ j’ nourrissions nos garçons (bis)
        Car si j’ roulions (bis)
        Carrosse comme vous (bis)
        Car si j’ roulions carrosse comme vous
        Je n’ casserions point d’ cailloux »!

        Cette réponse s’ fait remarquer (bis)
        Par sa grande simplicité (bis)
        C’est c’ qui prouve que (bis)
        Les malheureux (bis)
        C’est c’ qui prouve que les malheureux
        S’ils le sont c’est malgré eux ! »….

        On chantait cela sur les chemins aussi, mais quelle époque !

      • Monique, je le connais bien ce cantonnier de la route de Louviers; mon père me chantait cette chanson quand j’étais petite ( ce n’était pourtant pas vraiment dans ses habitudes, mais c’était sa ville natale); puis j’ai eu le 45 tours; l’opération C est programmée pour demain, ce qui laisse à Irvin le temps d’arriver!

  12. Maintenant , et grâce à Mareria , je cherche les étymologies . Et donc quel est le rapport entre
    le  » canton  » , et le  » cantonnier  » dont le travail était de casser les cailloux et de les répandre sur les voies boueuses . J´ai vu dans l´arrière-pays au Népal , des femmes ( leurs enfants jouant alentour ) cassant les cailloux sur le bord des routes . Et à Bangkok le soir , des femmes portaient des petits paniers de cailloux sur leur tête . Je ne sais pas si c´est encore ainsi , je crains que oui …
    Je n´ai jamais très bien compris à quoi servent les cantons quand on ( marrant ! ) a déjà les départements . Une subtilité des  » mistratir  » ( quelqu´un connait ? : ) qui aiment compliquer ce qui est simple …

      • J´ai entendu , du temps de mon regretté TV5 monde ( à telematin ) , le pétulant Frédéric Gersal expliquer que la superficie du canton avait été décidée , de telle façon que la marée-chaussée pouvait en quelques heures ( pas trop ) , atteindre le bout dudit canton . Vous avouerez que cette décision est complètement obsolète !… Les  » hirondelles  » rentraient encore dans le schéma , mais plus maintenant : ))

      • Hi-hi… Je crois qu´en Corse , d´après un connaisseur … , on compte aussi la durée de route en
        heures , pas en kms ….. faut tenir compte de la sieste : )) ( chauffeur et cursini sur la route )

    • Darie, le cantonnier est un employé municipal, nous en avons un autre avec une équipe de jeunes. Il y a toujours eu des cantonniers ici, mais le métier de cantonnier c’est bien de casser des cailloux… euh…. pourtant ceux que Cayenne on les appelait des « forçats ». Le cantonnier ne se cantonne pas dans son canton, propage le qu’en dira-t-on, rien à voir avec la cantonnière suspendue aux rideaux, et quand un cantonnier rencontre un autre cantonnier ça fait des heures de liquide vert. Qu’en dit Stéphane Mallarmé :

      « Ces cailloux, tu les nivelles
      Et c’est, comme troubadour,
      Un cube aussi de cervelles
      Qu’il me faut ouvrir par jour. »

      Les cantons ne servent à rien du tout et je suis contre un maire dans un village de moins de mille habitants.

      • Monique , ils sont plutôt employés pour l´entretien des fossés sans doute ?
        C´est vrai qu´on dit une  » cantonnière  » pour masquer les barres de rideaux . Encore un mystère de la langue française !
        J´ai cela dans ma chambre en France , cela bloque toute lumière extérieure . En Suède , on ne met même pas de rideaux ou stores aux fenêtres des chambres . ( Chez moi , si ! )

  13. ma journée est terminée la fatigue tombe j’ai les yeux qui ont envies de faire une sièste sous l’olivier briscart , il a fait très très chaud , j’ai largement souffert de cette chaleuir gantesque , c’est terminer le travail une bonne douche trnte minutes sur le transat et attendre la soupe du soir , demain c’est dimanche je dois finir mon travail avant mon départ , et c’est proche très proche et j’ai encore deux allées a faire non d’une pipe en acre , c’est plus jolie quand bois , a demain matin ……bises a tous .GO!GO!

  14. Puisque nous avons cheminé le long des sentiers , n´oublions pas le célèbre  » Cantonnier  » ,
    mais si ! Celui qui est heu-reux ! On ne voit pas Fernand , avec son costume qui tombait pas comme il faut , mais on l´entend et il y a de belles images .

  15. Oui Dominique, en fait on pourrait se dire que tous les chemins mènent en Corse et pas à Rome ! en apparence, c’est une expression argotique, mais je pense plutôt à un terme de chasse. C’est en fait la distance où la balle peut encore atteindre la cible. Pour se diriger il vaut mieux se fier aux panneaux routiers !!… « L’archéologie et l’anthropologie locales sont coutumières, on le sait, d’une grande sérénité dans l’affirmation. Ledit Poignant ne s’en est pas tenu là : à une portée de fusil du tombeau de Merlin, l’« archidruide », il a retrouvé le tombeau de « son épouse » Viviane ! — (Charles Le Goffic, Brocéliande, avec la collaboration de Auguste Dupouy, La Renaissance du Livre, 1932)

      • Non, pas de fusil sous Merlin mais des lance pierres ! il fallait donc calculer une distance à portée de lance pierres, pas facile s’il faut calculer la longueur des bras…. et ceux qui balançaient des poids, il me semble que c’était du temps des Gaulois ??? en fait l’invention du fusil est à la défense ce que l’aspirateur est à la ménagère, un gain de temps ! rire !

  16. Dominique , un petit scoop …. Je crois que Fernand Raynaud ne connaissait pas bien les airelles . Il disaiit qu´elles poussaient sous les sapins et qu´elles étaient très délicates . En fait ,
    elles poussent toujours sur les  » coupes rases  » forestières ( tous les arbres sont coupés ) , et les premières végétations qui arrivent sont les airelles , et quelques arbustes courts . Quand on réussit à trouver , sans se perdre ! , une coupe forestière , on n´a plus qu´a se baisser et à cueillir . Il faut toujours les cuire ( comme les coings ) et toujours sucrer u peu . Elles ne sont pas tellement fragiles car la baie ( très petite ) est pleine de pulpe . Elles n´ont pas la fragilité des myrtilles ou des groseilles pleines de jus . Elles sont dures quand on les presse .
    Mais au fait…. , vous les connaissez peut-être : ))

      • Je ne connais pas du tout les airelles; dans la forêt d’ici, on trouve des myrtilliers, mais qui ne donnent rien du tout. Il faut aux myrtilles le bon air des montagnes…

      • J´ajoute que , quand on les prépare soi-même ( donc sans additifs , conservateurs , antioxydants ) , c´est un régal . On les mange avec du porc le plus souvent , et des p-d-t .
        Il ne faut donc pas sucrer les airelles excessivement .
        Le triage et la cuisson se font très rapidement , mais la cueillette est fastidieuse , car , comme pour les myrtilles , elle se fait au ras du sol . Bonjour les courbatures …
        Mais quand il y en a , il y en a partout . Champignons , idem …
        L´important avec ces cueillettes , c´est de bien repérer où on est , savoir retrouver le sentier !
        Je reste toujours , non pas à portée de fusil , ( coucou Monique ! ) mais à portée de voix : ))
        Bonne soirée , et rêves de corne d´abondance ( moi sans doute : ))

    • Darie, je sais qu’il y a beaucoup d’airelles dans les Vosges mais je ne sais rien sur le sujet, à part que je les trouve en petit pot à un prix qui n’est pas modique !! merci pour ce petit cours très instructif, je voyais les airelles sur des arbustes à la façon des prunelles !

  17. A propos des cantonniers de la route de Memphis, voici une explication: « De l’ancien occitan canton ; le mot est venu de l’Italie du Nord où cantone est passé du sens de « coin » à celui de « portion de territoire », dès l’an 1000″. Et la cantonnière est « ce qui garnit les coins de qqch »
    Bonne soirée, et rangez les fusils!.

  18. Les amis, je propose de scier le canon du fusil pour boire un petit canon avant de le chanter. L’origine est amusante^: « pour pouvoir boire un canon d’artillerie, encore faut-il qu’il soit fondu au préalable. Or, du métal fondu, c’est brûlant donc imbuvable.
    En clair, y’a quelque chose qui cloche là-dedans, la piste n’est pas la bonne !

    Pour savoir d’où vient notre canon, il nous faut remonter au XVIe siècle où le canon qui, c’est bien connu, faisait 1/16e de pinte, était une mesure de capacité utilisée pour le vin et les spiritueux.
    C’est au début du XIXe que ce canon-là désigne familièrement un simple verre de vin.

    Mais il ne faut pas oublier aussi le ‘coup’ qui, dès la fin du XIVe siècle, désignait aussi la quantité de liquide (principalement, de boisson alcoolisée) que l’on boit en une seule fois, d’un seul trait.
    Ce coup-là (seculorum), a donné « boire un coup ».
    Boire un canon soviétique, c’est boire un verre de vin rouge. Ensuite, du « coup de canon » au coup ou au canon qu’on boit, il y a des rapprochements qu’il est aisé de faire. »…. ce soir nous avons frisé l’encyclopédie avec seulement deux mots ! bonne fin de soirée, demain sera creux !

  19. Ne laissons pas le canon s’endormir, il y en a un très ardu c’est le Canon alexandrin ou classification alexandrine est une liste apparemment rédigée à l’origine par les philologues d’Alexandrie Aristophane de Byzance et Aristarque de Samothrace au début du IIIe siècle av. J.-C. et citée par Quintilien au Ier siècle apr. J.-C….. euh….. je sens que je dors déjà !

  20. Bonghjornu , il parait que le tour de France en vélo se termine aujourd´hui .
    Alors je pense qu´une petite fille pourra réciter au vainqueur ce poème , parfait pour l´occasion . -PAPILLONS-
    Sur leur petit vélo
    – Roue libre, dérailleur –
    Vers le bas, vers le haut,
    Ils vont de fleur en fleur.

    Qui porte le maillot ?
    Lequel est le vainqueur ?
    Chacun a sa couleur
    Et tous sont ex aequo.
    de Pierre MENANTEAU .
    Ils vont éclabousser la foule de champagne , cela m´agace à chaque fois . Une petite coup rafraichissante ferait plaisir aux spectateurs !
    Bonne journée , ce qui tombe du ciel chez nous , ce n´est pas du champagne , c´est de l´eau fraiche ! mais il y a une pause …

  21. Bonjour Darie, ici aussi, la pluie tombe dru depuis ce matin…Je partage votre agacement face aux gaspillages de champagne, y compris pour les baptêmes de bateaux; peut-être font-ils des bouteilles spéciales de piquette…Charmant poème; je n’ai pas le maillot jaune, mais les mains..L’opération abricots a commencé: victoire, j’arrive à extraire les amandes avec mon petit marteau; et j’y pense, dans la recette des succulents amaretti, on remplace parfois les amandes amères ( d’où leur nom) par les amandes des noyaux d’abricot .

    • Bon courage Mareria , et attention à vos doigts . C´est une bonne occupation quand il pleut .
      Il ne faut pas se plaindre de la pluie , il en faut absolument . Chez nous , pas vraiment , mais
      je me dis que c´est bien pour les myrtilles , airelles et champignons .
      En tous cas , cela n´empêche pas de regarder des oiseaux . L´expert est parti , tête baissée
      ( sous la capuche : ) tôt ce matin , après une alerte à un vol d´oiseaux de Sibérie .

      • Bonjour Darie et mareria, grisaille et humidité, Irviiin est parti en oubliant l’ adresse de Mareria, il était de retour pour le petit déjeuner.
        Bon, une autre fois peut-être…
        J’ entends la pluie, c’ est joyeux !!!
        Bises les filles.

      • Rire: pauvre petit Irvin, mais quelle bravitude! 7 gros pots de confiture; et m’attendent presque autant de fruits pour être compotés, puis congelés..heureusement qu’il pleut…

      • Oui, mais le plus dur est fait; vous parliez hier des compositions de récitation, et l’abréviation pour toutes ces épreuves dans toutes les matières, et classées, c’était « la compote »: ah, demain, j’ai ma compote de latin, de gym etc…

      • Oui, c’est vrai, la compo…On a quand même bien la manie d’abréger tous les mots possibles en France; cela a toujours étonné mes amis italiens; un élève qui s’adresse à sa professeur ( eure, euse, rice, etc) dit en entier  » Professoressa! »

  22. bonjour ……

    mon sourire est rétro réfléchissant par une brillante splendeur sous ce soleil radieux , comme un dieu en ce lieu je marche suivit d’une ombre magique , autour de moi tout est lumière sous l’éffet du saint soleil , l’azur et la terre prend la couleur d’une flamme qui mord un fétu de paille , une légère fumée disperser par un vent mesurer sortant de la terre que la chaleur consume en brûlante illusion , la fraîche rosée de la lune a disparue la plaine a perdue sa couronne étincelante , mon coeur est au loin sur l’île perdue des halligens ou les oiseaux font la navettes des écumes de vagues au sable des plages d’un jardin du paradis.d’oré , J’ai la fièvre comme une fleur naissante remplit de désir et langueur , sur cette île s’échouent toutes mes pensées , a chaque instant de ma vie je continue a chercher le bonheur au milieu de mes pensées aux mots bleus qui naviguent sur les eaux de la mer du nord , mes pensées sont brassées de fleurs fraîches qui embaume mon esprit joyeusement , ma mère me disait petit ces mots si bien dit sous son large sourire , mon enfant, que ton cœur soit fort pour que tu vive selon tes envies car vivre pour rien c’est pire que mourir de sa propre main ,les flammes rouges sont nées depuis des années en diable je les ai attisées en ouvrant la porte a la mort bercées par mes mains de soldat , de nos jours je navigue sur un lac bleu a l’ombre de l’enfer ou survole les oies de liberté et des non regrets , on dit souvent que certain moment d’une vie reste indomptable qu’il n’y a pas de mots et que certains restent invisibles qu’ ils se fondent dans un ensemble sans forme comme un caméléon tourbillonnent qui agis comme un rouleau lourd de pierre a brisé des instants enchevêtrés à l’orée du temps , qui se transforme en souvenir qui peu a peu en nous se transforme en dogme , c’est un long commentaire car cette nuit sous le ciel étoilé je part pour les hallig oland frisée par le vent du nord et bercées par les marées avenantes , les camarades sont tristes car ils savent l’heure de mon départ mais pas le jour de mon retour , je serais pas FOMEC mais FOMECBLOT avec la forme mon ombre mes mouvements mon , éclat, ma couleur sans bruit ni odeur en lumière sans trace , mes deux bagages sont fermés j’ai toujours le vent en poupe comme pour l’heure de la soupe , que des vétements je suis pas matérialiste je laisse le reste sur place j’ai pas besoin de fantaisie juste moi et deux ou trois chemises et un fond de culotte , je me rapproche du pays de mon enfance car celui ci n’éxiste plus pour moi mais de sentir son odeur redonne vie a mes souvenirs d’enfance , je vous dit a tous au revoir et porter vous tous bien , continuer a écrire a délicasser de jolie mot qui illumine la page de Dominique , toujours avec plaisir et humour en gardant le sourire et parfois avec un zeste de taquinerie pour la petite suèdoise hi!hi! ..il faut rester et garder l’esprit de l’archer qui envoie des flèches de bonheur qui parfois touchent au coeur ..allez j’arrète je suis un grand bavard c’est cela l’adage d’avoir de l’âge …a mon retour je vous embrasses tous ……klaus müller votre serviteur ……GO!GO!

    • Superbe ces îles, papy…. » battus par les vents, quatre îles principales, protégées par une digue, et dix îlots — les Halligen — bordent en mer du Nord les côtes allemandes. A quelques encablures du Danemark, les habitants de ces bouts de terre sans relief, formés en 1362 par un gigantesque raz de marée, mènent une lutte incessante contre les eaux. » Voilà un lieu rêvé pour un retour aux sources. Bonnes vacances.

  23. je parles je parles et j’ai pas écrit pour mon retour cela seras dans plusieurs semaines , j’ai rien dit ici au domaine j’aime faire languir , je vais leurs dirent en fin de journée ils tournent autour de moi comme des mouches hi!hi! , juste l’intendance a ma date de retour mais le chef vaguemestre et en famille donc top secret depuis la semaine , et a chaque questions ma réponse et moi pas comprendre toi parler en qu’elle langue hi!hi! , aller j’ai faim je file a la soupe …..bises bises a tous ……GO!GO!

  24. Klaus, quel beau texte aux « mots bleus », avant ton départ;je dois dire que tout en le lisant,jet plus cela avançait, plus j’avais peur que cela soit vraiment ta dernière intervention sur la page! Heureusement qu’il y a ton second post! ( Et puis, il y a sûrement de temps en temps internet par là-bas). En tout cas, passe des jours heureux avec tes amis, les oiseaux, la mer. Et Bises.

  25. Klaus , guten Morgen , vous vous rapprocherez du Grand Nord , alors prenez votre parapluie et votre cache-nez : )) Ce n´est pas loin de Flensburg qu´on connait bien … Ces routes étaient longues … Mais les petit-déjeuners allemands nous faisaient écarquiller les yeux .
    Je connais un expert qui serait content d´y aller avec vous . Plus ça souffle , mieux c´est , car dans ce cas , les oiseaux restent au sol !
    De la choucroute avec des vraies saucisses ? Moi aussi j´irais bien là-bas ( pour les saucisses ). Avec un bouquin , emballée dans une doudoune , je peux attendre des heures . Bon voyage . Et n´oubliez pas les lois romaines ( je ne sais toujours pas ce que c´est . C´est sans doute une formule de politesse : ))

  26. Hello, il fait gris, il pleut et il fait froid, sombre dimanche… je hais les dimanches chantait Juliette ! non, on ne va pas plomber la page mais quand même, ce dimanche est morose, à rendre hypocondriaque ceux qui ne le sont pas, sans compter les défaitistes, dépressifs de la mélancolie et autres neurasthéniques, et puis un départ, papy s’en va pour des semaines et des semaines, mais ce n’est plus un voyage, c’est une croisade, il fait FOMEC en armure !! que va-t-on devenir, nous ? bon voyage poète, souviens-toi de nous entre deux choucroutes !
    C’est l’arrivée du tour de France gagné par un Anglais qui n’a pas un beau style, j’aurai préféré le Colombien élégant, mais bravo à notre petit Français, jeune espoir pour les prochaines courses ! que le meilleur gagne..
    Un peu de soleil ? mais où voulez-vous que j’en trouve ! le dimanche, le poète se repose, alors si on peignait la poésie ?

    « BRUEGHEL »

    C’était le temps des rois et des mauvaises guerres
    La Flandre était en croix et saignait sur ses clous
    Parfois entre Philippe et ses feux de sorcières
    Elle ouvrait un tonneau et saoulait son mois d’août.
    Sur la terre brûlaient de si hautes coquines
    Que tu ne pus, Brueghel, aimer de purs esprits
    Mouillant ta toile et troussant l’aubépine
    Tu plantas l’Eve drue en ses blés rebondis.
    Tu peignis tendrement l’aveugle et le damné
    les pendus et le coq, la peste et la charogne
    Et des pains plus ardents qu’une lune tombée
    Et la peur qui guérit au ventre de l’ivrogne.
    Tu bus à nos ciels gris sur le sein de ta mère
    Dieu n’aimait pas l’Espagne et pleurait sur tes gens
    L’évangile planté en ta robuste terre
    Tu fis venir Marie sur un âne flamand.

    (Andrée SODENKAMP, extrait des Dieux obscurs 1958)

  27. Euh….pas facile pour le sourire mais le gazon se rit et reverdit à vue d’œil, ah miracle de la pluie, de la paille qui renait à l’espérance (le vert) et les aoûtats en resteront babas ! mauvaise digestion dirait-on, ce qui est rigoureusement vrai, je ne quitte pas ma copine Magnésie !

    • Cela vous reste sur l’ estomac, vous n’ allez pas en faire une maladie, allons ne soyez pas bileuse, se mettre la rate au cours bouillon ou bien avoir les foies, ce n’ est pas bon pour la digestion, dorez-vous plutôt la pilule.

      • Ouvrard et moi on ferait un sacré duo : « j’ai la rate qui s’dilate, j’ai le foie qu’est pas droit…. » et Buffalo qui était bileux (Buffalo bile !) mon meilleur avocat pour l’estomac, c’est Napoléon ! ah, cachez-moi cet estomac que je ne saurais voir ! et l’estomac qui marche sur les talons alors qu’il faudrait l’avoir bien accroché, encore une rosserie de la nature. Qu’on me rappelle Cyrano, il me faut la grande tirade de l’estomac….à nos plumes, le concours est ouvert !

      • Message publicitaire pour les petites pilules CARTER pour le foie, sous la forme de courtes saynètes de la vie quotidienne, avec annonce et slogan de fin. (annonce par voix féminine) Encore un drame de la santé. Monsieur Dufour attend et il s’impatiente. – (voix d’homme 1) C’est le charbon monsieur. – (voix d’homme 2) Ah ben c’est pas malheureux. Toute la matinée je vous ai attendu et vous voilà seulement maintenant. Ah c’est insensé d’ailleurs, je me plaindrai à votre patron ! – Oh ben vous en faites une histoire. – Si vous étiez à ma place, vous verriez … – Si j’étais à votre place, je commencerais par prendre une bonne dose de petites pilules Carter pour le foie. (autre voix masculine) Très juste. Si vous ne vous sentez pas d’aplomb, essayez donc les petites pilules Carter pour le foie, exclusivement végétales et douces. Elles procurent une sécrétion de bile en quantité suffisante. Quand la bile, ce suc digestif indispensable, coule à raison d’au moins un litre par jour, il nous permet de bien digérer nos aliments, arrête leur fermentation qui empoisonne tout l’organisme et ramène la régularité. Vous revoilà gonflé à bloc. Exigez bien les petites pilules Carter pour le foie. Toute pharmacie, 12 Francs.

    • Bonjour Monique. Sur la Magnésie, je rebondis, car c’est aussi le nom de la région bénie de Grèce ( dont j’ai souvent parlé), avec le Pélion, et dont la capitale est Volos: voilà un beau rayon de soleil.Et puis comme disait la Comtesse née Rostopchine, « Après la pluie, le beau temps ».
      Je viens de lire l’interview ( c’est une republication), sur le F, de Fabrice Luchini, très riche, qui parle poésie, musique de la poésie, et de nos addictions modernes….

      • Bonjour Mareria, je reviens de l’article en question, très intéressant mais je me disais aussi que nous l’avions déjà lu ! je crois qu’on aime ou déteste Lucchini mais il ne laisse pas indifférent. C’est un artisan des mots et il ne se commet pas avec le monde du spectacle, celui dans lequel il faut être vu et courtisé….on le dit narcissique !!! en fait, il choisit son public en choisissant des petites salles. C’est drôle cette question à un comédien talentueux de lui demander s’il est de gauche ! ceci m’énerve au plus haut point ! c’est vrai que la poésie est la parente pauvre de la littérature…………. Magnésie, région de Thessalie, même la mauvaise digestion nous ramène en Grèce !!!! rire !

    • Dans cette fable, la Fontaine reprend un apologue utilisé pour amadouer la Plèbe qui voulait faire sécession en 494 av.JC, car elle trouvait que les Patriciens avaient trop de privilèges, et qu’elle-même n’ était .pas bien traitée; « elle s’était retirée sur le mont Sacré (ou sur
      l’Aventin, selon d’autres sources). En effet, accablés de dettes et sans droits civils ni politiques, les Plébéiens ne voulaient plus obéir aux consuls et refusaient de faire la guerre. » C’était la grève de la Plèbe! Ménénius Agrippa tente de ramener les Plébéiens à leurs devoirs en leur narrant
      l’apologue « Des membres et de l’estomac » ( Esope avait écrit « « L’estomac et les pieds. », qui a le même sens). L’apologue produit l’effet escompté : les Plébéiens rentrent à Rome. En compensation, on abolit leurs dettes, et deux tribuns de la plèbe, « inviolables », sont créés pour défendre leurs intérêts. L’historien latin Tite-Live raconte ce moment: le négociateur explique que l’estomac ( = la Plèbe) a un rôle primordial pour nourrir le reste du corps .

  28. 12 Francs , la boite de cachets Carter ? C´est donné . N´hésitez pas Monique .
    Quelques mouvements de pédalier pour faciliter la digestion … J´entends que c´est un anglais qui a franchi la dernière ligne , la plus applaudie , celle des Champs-Elysées . Je ne m´y connais pas , mais je sais que cela se termine en Triomphe sur la plus belle avenue du monde .
    -LA BICYCLETTE-
    Passant dans la rue un dimanche à six heures, soudain,
    Au bout d’un corridor fermé de vitres en losange,
    On voit un torrent de soleil qui roule entre des branches
    Et se pulvérise à travers les feuilles d’un jardin,
    Avec des éclats palpitants au milieu du pavage
    Et des gouttes d’or — en suspens aux rayons d’un vélo.
    C’est un grand vélo noir, de proportions parfaites,
    Qui touche à peine au mur. Il a la grâce d’une bête
    En éveil dans sa fixité calme : c’est un oiseau.
    La rue est vide. Le jardin continue en silence
    De déverser à flots ce feu vert et doré qui danse
    Pieds nus, à petits pas légers sur le froid du carreau.
    Parfois un chien aboie ainsi qu’aux abords d’un village.
    On pense à des murs écroulés, à des bois, des étangs.
    La bicyclette vibre alors, on dirait qu’elle entend.
    Et voudrait-on s’en emparer, puisque rien ne l’entrave,
    On devine qu’avant d’avoir effleuré le guidon
    Éblouissant, on la verrait s’enlever d’un seul bond
    À travers le vitrage à demi noyé qui chancelle,
    Et lancer dans le feu du soir les grappes d’étincelles
    Qui font à présent de ses roues deux astres en fusion.
    de Jacques Reda , extrait de  » Retour au calme  » .
    Une bonne bicyclette , de style hollandais , avec le guidon haut , le panier devant pour le lait ,
    les fleurs , le pain ( certains y mettent un petit chien ) , c´est mieux qu´un vélo ultra léger et
    ultra équipé . le vélo doit rester un plaisir , pas une galère : ))

  29. Le vélo que je préfère, c’est celui de BOURVIL :

    « J’ai fait tous les sports, mais celui que je préfère, c’est le vélo parce que j’ai le coup, vous savez, j’appuie sur les pédales et je mouve les jambes vite… C’est formidable, on ne le dirait pas à me voir comme ça !… Mais j’étais unique dans mon patelin, je gagnais toutes les courses, je pourrais même dire que j’étais le seul à être vraiment de la pédale… Peut-être maintenant parce que ça plaît pas à ma femme, puis elle me dit toujours que je finirais par attraper du mal… Mais à ce moment-là j’allais bien en vélo. Je me souviens, ça avait créé des jalousies et un Parisien qui était en vacances dans le patelin avait voulu se mesurer avec moi… Vous pensez, moi, le roi !… Hein !… Enfin je n’ai pas voulu le contrarier, alors nous voilà sur la ligne de départ, et vous savez c’était un type qui bluffait beaucoup, il se faisait appeler le leader de la course… Pensez… le leader !… Qu’il s’appelle n’importe comment, c’était pas ça qui me dérangeait. Puis il était habillé avec des lunettes, puis un petit tricot, puis des culottes courtes ; alors moi, quand j’ai vu ça, j’ai retroussé mes culottes du dimanche jusqu’aux genoux, comme ça j’avais pas l’air plus bête que lui. Enfin, on démarre ; alors tout leader qu’il était il prend la tête ; moi… sans m’en faire, je me mets derrière ; il pédalait… je pédalais… Il se dépêchait… je me dépêchais, plus qu’il les mouvait plus… que je les mouvais (rires) ; alors il ne pouvait pas me décoller. Même que ça ne lui a pas plu, parce que dans un tournant il m’a fait un coup de leader; avec sa roue arrière il m’a pris ma roue de devant, ça fait que j’ai fait le tournant un peu plus grand que j’aurais voulu ; puis justement, là, il y avait une haie et, comme un fait exprès, on aurait dit que la haie était trop près… Alors… vous comprenez… quand… n’est-ce pas… la… le… la haie, je l’ai bien vue, je ne peux pas dire que je ne l’ai pas vue… au contraire, j’avais l’impression qu’elle se foutait dans moi, alors vous comprenez, quand j’y ai touché un peu à la haie… pas beaucoup… un peu avec la tête… je… je suis passé à travers, puis comme c’était une haie d’épines, elle s’est refermée derrière moi, et j’étais resté enfermé dans l’herbage ; alors le temps que j’aille rechercher la barrière qui était à quatre cents mètres, tandis que le leader pédalait toujours… Puis, pour une fois que je mettais un petit tricot rouge, il y avait un taureau dans l’herbage ; voilà qu’il se met à courir derrière moi ; vous parlez si je les mouvais… Heureusement que je suis souple ! Mais un taureau, c’est souple aussi, hein !… Il m’a rattrapé, vous savez… Je le sentais derrière ; vous parlez si j’ai eu peur. Il y a certains taureaux qui ont des cornes en guidon de course, mais pas celui-là… (Faire signe avec les deux index comme deux cornes en l’air.) Je me rendais compte de la situation… On a beau être le roi de la pédale, c’est pas pour ça qu’on galope plus vite qu’un taureau… Je sentais ses naseaux tout près… C’était le moment de dire : il m’y soufflait pour que j’aille plus vite. A un moment il a eu un coup de tête… parce que les taureaux ils ont des coups de tête terribles ; il m’a pris par derrière et hop ! il m’a mis par-dessus la haie. Je suis retombé à côté de mon vélo ; alors, comme je suis persévérant, j’ai voulu continuer la course, mais sur mon vélo j’avais toujours ce cauchemar-là (montrant à la tête) le taureau là !… Pas là ! mais là ! (Mettre ses mains derrière). J’avais l’impression que… surtout que ma selle était un peu pointue. Quand même je suis arrivé… oui… mais la course était finie… Puis tous le monde rigolait parce que mon pantalon était déchiré ; je m’en étais pas aperçu, il ne faisait pas de vent, n’est-ce pas !… Et il y a ma mère qui était là qui me dit : « Alors, mon roi de la pédale, tu as vu ton postérieur ? » Je lui répondis : « Oui, maman qu’est-ce que tu veux, c’est le métier qui rentre ! »

    Il faut dire que c’était un temps où l’on n’était pas exigeant sur les paroles des chansons que F. Lucchini n’aurait même pas osé lire… encore moins Alain Cuny, j’entends sa voix de drame nous déclamer ce vélo…et Jouvet, l’asthmatique !

    • Alain Cuny, (dont je sais bien que vous ne l’appréciez pas beaucoup), dans  » Tête d’or » de Claudel, c’était extraordinaire; il était venu à la fac nous parler de Claudel, et dire des extraits: Quel souvenir . Je viens de regarder une archive INA (scène entre Cuny- Terzieff, mise en scène de Jean-Louis Barrault).

    • Monique , c´était l´époque bon enfant du Tour de France . D´ailleurs avec Bourvil , tout prend un air vieille France , avec les hommes en béret , les femmes , avec un petit chapeau ou en
       » fichu  » . Je n´oublie pas le thermos et les sandwichs : )

  30. Il pleut toujours, c’est octobre en juillet, le calendrier républicain n’a rien prévu ! heureusement, il y a Henri de Régnier, allez sur l’estrade :

    JARDIN MOUILLÉ

    La croisée est ouverte, il pleut
    Comme minutieusement,
    A petit bruit et peu à peu
    Sur le jardin frais et dormant.

    Feuille à feuille la pluie éveille
    L’arbre poudreux qu’elle verdit ;
    Au mur, on dirait que la treille
    S’étire d’un geste engourdi.

    L’herbe frémit, le gravier tiède
    Crépite et l’on croirait là-bas
    Entendre sur le sable et l’herbe
    Comme d’imperceptibles pas.

    Le jardin chuchote et tressaille,
    Furtif et confidentiel ;
    L’averse semble maille à maille
    Tisser la terre avec le ciel… »

      • Chère Dominique, j’ai commencé hier avec le poème très beau de de Pierre-Jean Toulet: « Carthame chatoyant, cinabre »
        Et comme je l’aime beaucoup le revoici:.
        « Carthame chatoyant, cinabre,
        Colcothar, orpiment,
        Vous dont j’ai goûté l’ornement
        Sur la rive cantabre :

        Orpiment, dont l’éclat soyeux
        Le soleil qui reflète ;
        Cocothar, tendre violette
        Eclose dans ses yeux ;

        Fleur de cinabre, étroite et rare,
        Secret d’un beau jardin ;
        Carthame et toi, rose soudain,
        Dont sa pudeur se pare… »

      • Merci mareria, on ne peut s’ en lasser, il est beau.
        Je fais mon contrôleur des travaux finis parce que
        à l’ évidence, je n’ ai pas trouvé de jolies lignes sur cette plante🚶🏻!

  31. Ca y est !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    « Cette aridité n’était tempérée par rien ; aucune oasis de feuillage ne rafraichissait le regard ! le vert semblait une couleur inconnue dans cette nature : seulement de loin en loin un maigre palmier s’épanouissait à l’horizon comme un crabe végétal, un nopal épineux brandissait ses feuilles acérées comme des glaives de bronze ! un CARTHAME, trouvant un peu d’humidité à l’ombre d’un tronçon de colonne, piquait d’un point rouge l’uniformité générale.. » il s’agit d’un extrait de Théophile Gautier « Une nuit de Cléopâtre ». nouvelle publiée en six feuilletons (1838) !!!

  32. J´ai tourné un petit quatrain à la gloire du carthame , qui décorait la tombe du pharaon
    Toutânkhamon . Ce n´est pas n´importe quelle fleur que cette carthame …
    -LE CARTHAME-
    Comme un petit soleil ,
    Tenant tête aux cailloux
    Le carthame safrané
    Illumine les pierres .

  33. Dominique, voilà que vous écrivez en hiéroglyphes! C’est vrai que le carthame est rare ( peut-être dans la Bible)
    A l’attention spéciale de Darie, mais bien sûr pas seulement, il y a un article du Fig mag sur la villa San Michele, sur les hauteurs de Capri, à Anacapri, restaurée à l’antique par le médecin suédois Axel Munthe; « Axel Munthe a légué la Villa San Michele à la nation suédoise, et elle est entretenue par une fondation suédoise. Doté du statut de centre culturel, le complexe offre des concerts, accueille des chercheurs suédois en visite, et abrite le consulat suédois local. » Ce suédois est un personnage hors du commun; Wiki est complet. L’article du F est un peu plan-plan, voire people, sponsorisé peut-être entre autres par une marque de limoncello, mais on a quelques belles photos de cette villa:http://madame.lefigaro.fr/deco-design/a-capri-les-sortileges-de-la-villa-san-michele-170715-97495 . ( pour les photos, on en a beaucoup en tapant Villa San Michele photos); c’est un lieu magique, et un personnage extraordinaire !

    • Mareria, je suis allée à Capri parce que je passais par là avec mon fiston enfant et que je voulais lui montrer tout ce qui était connu et moins, et j’ ai été agréablement étonnée par cette île et les grottes
      d’ azur, j’ ai beaucoup aimé !

      • Oui, Dominique, tout est superbe dès qu’on s’éloigne de la Piazzetta, avec de belles promenades pédestres…C’est l’île la plus proche de Sorrente, où habitent mes amis. Mais je n’ai pas encore visité Ischia, très belle aussi.

    • Merci Mareria , j´ai visionné aussi une film . J´ai dit à l´expert que Axel Munthe ( il connaissait ce monsieur de nom ) avait acheté un grande superficie de l´île , pour procurer un refuge pour les oiseaux que la population avait pour habitude de manger ! Il peste souvent là-dessus d´ailleurs . C´est encore ainsi . La TV suédoise a montré un petit reportage il y a quelques années .

      • J’ai lu le Livre de San Michèle d’Axel Munthe, paru en poche il y a quelques années. Je n’ai pas vu le film sorti en 1962… est ce le même ?

  34. Le petit extrait que j’ai donné plus haut est tiré de « Fortunio » de Théophile Gautier, paru d’abord sous le nom L’Eldorado en feuilleton dans le journal Le Figaro du 28 mai au 14 juillet 1837, puis sous le nom de Fortunio en 18381. on peut en lire quelques pages… à vous couper le souffle, c’est charnel et lascif… le thème : « Fortunio est « un fils de l’Orient s’est fait en plein Paris un paradis de pourpre, d’or, de pierreries, de lumières, où il échappe à la civilisation, et où il est servi par des esclaves plus belles que le jour ». Ses retards et ses absences intriguent le comte George, un dandy, et Musidora, « la belle aux yeux vert de mer »… !
    Le carthame peut avoir une fleur rouge orangée selon la provenance, ce mot est très usité dans les poèmes andalous du XXe siècle. Il est un fard, un artifice de beauté aussi. Bonne fin de soirée.

  35. Bonsoir Dominique , Klaus va peut-être trouver aussi un neveu qui lui prêtera son ordinateur , pour nous donner des nouvelles . Mais a-t-il Intenet sur les îles Halligen ? On verra .
    Bonne soirée aussi , bises . La partie de scrabble a été serrée : )

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