La nuit des étoiles

imageDu 7 au 9 août, c’ est la 25ème édition de la nuit des étoiles en France.

Les Perséides ou « Larmes de saint Laurent » sont un essaim de météores (ou pluie d’étoiles filantes) visible dans l’atmosphère terrestre constitué de débris de la comète Swift-Tuttle et dont la taille est comprise entre celle d’un grain de sable et celle d’un petit pois. Bien que les premières traces d’observation datent de l’an 36, ce n’est qu’entre 1864 et 1866 qu’il est établi une relation entre les Perséides et la comète dont la pluie d’étoiles filantes est issue. Ces météores sont observables lorsque les débris de Swift-Tuttle rencontrent l’atmosphère terrestre, soit à partir du 20 juillet environ jusqu’aux alentours du 25 août, avec un maximum habituellement situé entre le 11 et 15 août. La nuit la plus active de la pluie des perséides est du 12 au 13 août de 2 à 5 heures du matin. (Wikipedia)

 

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43 réflexions sur “La nuit des étoiles

  1. Bonjour d’un matin gris et d’une nuit qui a menti, car le ciel n’était pas assez dégagé pour voir les étoiles, pas plus que la nuit prochaine puisque les orages traversent la France et vont entrer en guerre avec les étoiles. Dieu de l’orage, laisse nous contempler ce sabbat d’étoiles !! il n’est pas de plus grand poète que Victor Hugo :

    « À qui donc le grand ciel sombre
    Jette-t-il ses astres d’or ?
    Pluie éclatante de l’ombre,
    Ils tombent…? — Encor ! encor !

    Encor ! — lueurs éloignées,
    Feux purs, pâles orients,
    Ils scintillent… — ô poignées
    De diamant effrayants !

    C’est de la splendeur qui rôde,
    Ce sont des points univers,
    La foudre dans l’émeraude !
    Des bleuets dans des éclairs !

    Réalités et chimères
    Traversant nos soirs d’été !
    Escarboucles éphémères
    De l’obscure éternité !

    De quelle main sortent-elles ?
    Cieux, à qui donc jette-t-on
    Ces tourbillons d’étincelles ?
    Est-ce à l’âme de Platon ?

    Est-ce à l’esprit de Virgile ?
    Est-ce aux monts ? est-ce au flot vert ?
    Est-ce à l’immense évangile
    Que Jésus-Christ tient ouvert ?

    Est-ce à la tiare énorme
    De quelque Moïse enfant
    Dont l’âme a déjà la forme
    Du firmament triomphant ?

    Ces feux-là vont-ils aux prières ?
    À qui l’Inconnu profond
    Ajoute-t-il ces lumières,
    Vagues flammes de son front ?

    Est-ce, dans l’azur superbe,
    Aux religions que Dieu,
    Pour accentuer son verbe,
    Jette ces langues de feu ?

    Est-ce au-dessus de la Bible
    Que flamboie, éclate et luit
    L’éparpillement terrible
    Du sombre écrin de la nuit ?

    Nos questions en vain pressent
    Le ciel, fatal ou béni.
    Qui peut dire à qui s’adressent
    Ces envois de l’infini ?

    Qu’est-ce que c’est que ces chutes
    D’éclairs au ciel arrachés ?
    Mystère ! Sont-ce des luttes ?
    Sont-ce des hymens ? Cherchez.

    Sont-ce les anges du soufre ?
    Voyons-nous quelque essaim bleu
    D’argyraspides du gouffre
    Fuir sur des chevaux de feu ?

    Est-ce le Dieu des désastres,
    Le Sabaoth irrité,
    Qui lapide avec des astres
    Quelque soleil révolté ?
    (Victor HUGO.)

      • Hello Dominique, Hugo est un poème à lui tout seul, un géant, notre monument français.. n’importe quel étranger, quand vous dites France, vous cite immédiatement le nom de Hugo et aussi d’Alexandre Dumas. On respire pour le moment, mais toujours pas de pluie !!

  2. Poésie et astronomie sont compatibles :

    The spacious firmament on high
    With all the blue ethereal sky,
    And spangled heavens, a shining frame,
    Their great Original proclaim.
    The unwearied sun from day to day
    Does his Creator’s power display,
    And publishes in every land
    The work of an almighty hand.

    Soon as the evening shades prevail,
    The moon takes up the wondrous tale,
    And nightly to the listening earth
    Repeats the story of her birth ;
    Whilst all the stars that round her burn,
    And all the planets in their turn,
    Confirm the tidings as they roll,
    And spread the truth from pole to pole.

    What though in solemn silence, all
    Move round this dark terrestrial ball ?
    What though nor real voice nor sound
    Amidst their radiant orbs be found ?
    In Reason’s ear they all rejoice,
    And utter forth a glorious voice,
    Forever singing as they shine :
    « The hand that made us is divine ! »

    (Joseph Addison, The Spectator, 1712)

    Madeleine de l’Aubespine (1546-1596) : poétesse française, née le 13 mai 1546 et morte à Villeroy le 17 mai 1596. Épouse de Nicolas de Neufville, Seigneur de Villeroy, secrétaire d’État sous les règnes de Charles IX et de Henri III, elle devint dame d’honneur de Catherine de Médicis.
    Mondaine, spirituelle et savante, elle tint un des salons les plus célèbres de son temps. Son hôtel, proche du Louvre, vit défiler les poètes les plus renommés ; Rémy Belleau lui dédia une de ses « pierres précieuses », Ronsard la considérait comme sa fille spirituelle et Philippe Desportes dont elle fut l’amie la célébra sous le nom de Callianthe et de Cléonice :

    « L’on verra s’arrêter le mobile du monde

    L’on verra s’arrêter le mobile du monde,
    Les étoiles marcher parmi le firmament,
    Saturne infortuné luire bénignement,
    Jupiter commander dedans le creux de l’onde.

    L’on verra Mars paisible et la clarté féconde
    Du Soleil s’obscurcir sans force et mouvement,
    Vénus sans amitié, Stilbon sans changement,
    Et la Lune en carré changer sa forme ronde,

    Le feu sera pesant et légère la terre,
    L’eau sera chaude et sèche et dans l’air qui l’enserre,
    On verra les poissons voler et se nourrir,

    Plutôt que mon amour, à vous seul destinée,
    Se tourne en autre part, car pour vous je fus née,
    Je ne vis que pour vous, pour vous je veux mourir. »

    Sans oublier Théodore de Banville (tirés de Rondels 1875) :

    Les Étoiles

    Les cieux resplendissants d’Étoiles
    Aux radieux frissonnements,
    Ressemblent à des flots dormants
    Que sillonnent de blanches voiles.

    Quand l’azur déchire ses voiles,
    Nous voyons les bleus firmaments,
    Les cieux resplendissants d’Étoiles
    Aux radieux frissonnements.

    Quel peintre mettra sur ses toiles,
    O Dieu! ces clairs fourmillements,
    Ces fournaises de diamants
    Qu’à mes yeux ravis tu dévoiles,
    Les cieux resplendissants d’Étoiles ? »

    Les amis c’était ma pluie de poésies à plus tard !

    • Monique, vous nous offrez un feu d’ artifice pour célébrer les Perséides , superbe.
      En lisant le texte de Hugo que vous nous proposez, je me dis que l’ on pourrait difficilement maintenant être inspiré de la sorte au sujet de ce phénomène parce que nous en connaissons la raison et il n’ y a plus mystère céleste et donc plus d’ interrogation religieuse ou bien mystique.
      Et là, la science assèche l’ inspiration poétique.

  3. Dominique, pour le fameux tunnel, c’est un très bel échange littéraire entre la France et l’Angleterre… s’il faut citer un écrivain anglais le nom de Dickens (c’est plus facile que Shakespeare), nous vient spontanément à l’esprit et un français c’est Hugo le plus connu mais talonné par Dumas.
    Oui, c’est vrai que les sciences et découvertes ont prélevé une grande part de poésie, déjà nous avions rêvé de la lune, à notre portée mais voilà depuis qu’un homme a marché sur la lune, elle a cessé d’être une inspiratrice pour le poète car elle a perdu son mystère… il faut du rêve au poète et du rationnel au scientifique.
    Il est amusant, comme vous le précisez, de savoir que ces étoiles ne sont que des poussières brillantes, pas plus grosses qu’un petit pois, comme c’est décevant mais si beau.
    ….. »Spontanément, nous tendrions à penser que la poésie ne peut dire les choses sérieuses. Et pourtant, pour ce qui nous tient le plus à cœur, c’est vers elle que nous nous tournons bien souvent, ne fut-ce que pour dire « Je t’aime ». Peut-être parce que nous sentons que le langage poétique est bien plus capable d’exprimer l’au-delà du visible que le rapport technique. Cela peut nous aider à ne pas mépriser ce mode d’expression… » (site biblique)

  4. Bonjour! quel déluge d’étoiles…Personnellement, je reste fidèle à quelques textes que je « rumine » souvent.. La strophe d’Apollinaire:
    « Voie lactée ô soeur lumineuse
    Des blancs ruisseaux de Chanaan
    Et des corps blancs des amoureuses
    Nageurs morts suivrons nous d’ahan
    Ton cours vers d’autres nébuleuses »
     » Ma Bohème », de Rimbaud, magnifique.
    Ces quelques vers de Sappho ( la poétesse grecque, pas la chanteuse, VII et VI ème av JC):
    La lune et les Pléiades sont déjà couchées,
    la nuit a fourni la moitié de sa carrière,
    et moi, malheureuse, je suis seule dans mon lit,
    accablée sous le chagrin
    Δέδυκε μεν ἀ σελάννα
    καὶ Πληΐαδες, μέσαι δὲ
    νύκτες πάρα δ᾽ ἔρχετ᾽ ὤρα,
    ἔγω δὲ μόνα κατεύδω.
    Cet extrait de l’Odyssée, chant V: « Le divin Ulysse, joyeux, ouvre les voiles de, son radeau à ce vent favorable ; assis près du gouvernail, il se dirige avec habileté, et le sommeil ne ferme point
    ses paupières. Sans cesse il contemple les Pléiades, le Bouvier qui se
    couche lentement, la Grande-Ourse qu’on appelle aussi le Chariot, et qui
    tourne sur elle-même en regardant Orion, et la seule de toutes les
    constellations qui ne se baigne point dans les flots de l’Océan. —
    L’auguste Calypso lui avait recommandé de naviguer en laissant toujours
    les étoiles à sa gauche. — Pendant dix-sept jours il vogue sur les flots
    de la mer, et le dix-huitième jour il aperçoit les montagnes ombragées
    d’arbres du pays des Phéaciens. »
    Il existe un site assez riche sur astronomie et poésie, avec des textes français et anglais: http://pages.infinit.net/noxoculi/poesie.html#liste

  5. Et « Les yeux d’Elsa »…
    Tes yeux sont si profonds qu’en me penchant pour boire
    J’ai vu tous les soleils y venir se mirer
    S’y jeter à mourir tous les désespérés
    Tes yeux sont si profonds que j’y perds la mémoire

    A l’ombre des oiseaux c’est l’océan troublé
    Puis le beau temps soudain se lève et tes yeux changent
    L’été taille la nue au tablier des anges
    Le ciel n’est jamais bleu comme il l’est sur les blés

    Tes yeux dans le malheur ouvrent la double brèche
    Par où se reproduit le miracle des Rois
    Lorsque le coeur battant ils virent tous les trois
    Le manteau de Marie accroché dans la crèche

    Une bouche suffit au mois de Mai des mots
    Pour toutes les chansons et pour tous les hélas
    Trop peu d’un firmament pour des millions d’astres
    Il leur fallait tes yeux et leurs secrets gémeaux

    L’enfant accaparé par les belles images
    Ecarquille les siens moins démesurément
    Quand tu fais les grands yeux je ne sais si tu mens
    On dirait que l’averse ouvre des fleurs sauvages

    Cachent-ils des éclairs dans cette lavande où
    Des insectes défont leurs amours violentes
    Je suis pris au filet des étoiles filantes
    Comme un marin qui meurt en mer en plein mois d’août

    J’ai retiré ce radium de la pechblende
    Et j’ai brûlé mes doigts à ce feu défendu
    O paradis cent fois retrouvé reperdu
    Tes yeux sont mon Pérou ma Golconde mes Indes

    Il advint qu’un beau jour l’univers se brisa
    Sur les récifs que les naufrageurs enflammèrent
    Moi je voyais briller au-dessus de la mer
    Les yeux d’Elsa les yeux d’Elsa les yeux d’Elsa

  6. Bonjour , sous le soleil exactement . J´espère voir la pluie d´étoiles les nuits suivantes .
    Je peux voir quelques étoiles maintenant , puisqu´il fait plus sombre . Un jour , j´avais cru voir une toute petite étoile filante , mais c´était un satellite , m´a-t-on dit . Je croyais qu´ils étaient à des milliers de kms , mais ils sont beaucoup plus près , en fait . Et quand l´étoile est rouge , je sais que c´est un avion : )
    -Quand le ciel étoilé couvre notre demeure-
    Quand le ciel étoilé couvre notre demeure
    Nous nous taisons durant des heures
    Devant son feu intense et doux
    Pour nous sentir, plus fervemment, émus de nous.

    Les grands astres d’argent tracent là-haut leur route ;
    Sous les flammes et les lueurs
    La nuit étend ses profondeurs
    Et le calme est si grand que l’océan l’écoute !

    Mais qu’importe que se taise même la mer,
    Si dans l’espace immense et clair
    Plein d’invisible violence
    Nos coeurs battent si fort qu’ils font tout le silence !
    de Emile Verhaeren ( 1855-1916 ) Un poète belge , plus habitué aux nuages bas et noirs ,
    qu´aux ciels étoilés . Voilà pourquoi il devait apprécier  » Le ciel étoilé …  »
    Ce qui est beau au-dessus de Paris , ce sont les cieux rouges éclatants , avec un camaïeu de roses et de mauves , quand l´eau des nuages est traversé par les derniers rayons du soleil .
    Belle journée en perspective , j´ai encore du cassis à cueillir . Il est bien mûr et sucré !

    • Je viens de relire mon commentaire , et je ne sais pas pourquoi j´ai écrit  » …au-dessus de
      Paris …  » ! , c´est au-dessus des villes du Nord ( parfois on me parle et je suis distraite ..) ,
      que le ciel est mauve et rose .

  7. Pour en revenir à ce nom de Perséides, il fait peut-être allusion à une partie de la légende de Persée, fils de Zeus et de Danaé (illégitime, comme beaucoup); le père de Danaé, Acrisios, l’emprisonne dans une tour d’airain quand un oracle lui prédit qu’il sera tué par son petit-fils. Zeus parvient toutefois à entrer dans la tour sous la forme d’une pluie d’or qui tombe sur la princesse: c’est ainsi que naît Persée, d’une pluie d’or…
    Pour revenir « sur terre », Giovanni Schiaparelli est le premier astronome à identifier la comète-mère des Perséides,( et il est l’oncle de la créatrice de mode Elsa Schiaparelli, mère-grand de Marisa Berensnon: belle famille)

  8. De bien jolis poèmes ici, les étoiles sont des brodeuses de mots, les muses de la constellation… n’oublions pas Leconte de Lisle :

    « La chute des étoiles

    Tombez, ô perles dénouées,
    pâles étoiles, dans la mer.
    Un brouillard de roses nuées
    émerge de l’horizon clair ;
    à l’orient plein d’étincelles
    le vent joyeux bat de ses ailes
    l’onde que brode un vif éclair.
    Tombez, ô perles immortelles,
    pâles étoiles, dans la mer.
    Plongez sous les écumes fraîches
    de l’océan mystérieux.
    La lumière crible de flèches
    le faîte des monts radieux ;
    mille et mille cris, par fusées,
    sortent des bois lourds de rosées ;
    une musique vole aux cieux.
    Plongez, de larmes arrosées,
    dans l’océan mystérieux.
    Fuyez, astres mélancoliques,
    ô paradis lointains encor !
    L’ aurore aux lèvres métalliques
    rit dans le ciel et prend l’essor ;
    elle se vêt de molles flammes,
    et sur l’émeraude des lames
    fait pétiller des gouttes d’or.
    Fuyez, mondes où vont les âmes,
    ô paradis lointains encor !
    Allez, étoiles, aux nuits douces,
    aux cieux muets de l’occident.
    Sur les feuillages et les mousses
    le soleil darde un oeil ardent ;
    les cerfs, par bonds, dans les vallées,
    se baignent aux sources troublées ;
    le bruit des hommes va grondant.
    Allez, ô blanches exilées,
    aux cieux muets de l’occident.
    Heureux qui vous suit, clartés mornes,
    ô lampes qui versez l’oubli !
    Comme vous, dans l’ombre sans bornes,
    heureux qui roule enseveli !
    Celui-là vers la paix s’élance :
    haine, amour, larmes, violence,
    ce qui fut l’homme est aboli.
    Donnez-nous l’éternel silence,
    ô lampes qui versez l’oubli ! ‘
    Leconte de Lisle, 1862, tiré de Poèmes barbares (1878)

    Pour la musique, un hommage au ténor espagnol, José Carreras, qui a dû quitter la scène suite à une leucémie contre laquelle il se bat courageusement, mais il continue ses récitals…quoi de plus beau que « le ciel brillait d’étoiles » ?

  9. Les amis, ce soir nous cueillerons les étoiles les plus brillantes pour en faire un bouquet et dire

    BONNE FETE CHERE DOMINIQUE

    avec des signes pour les sentiments ♥ ♥ ♥ ♥ ♥
    sans oublier la chance ♣ ♣ ♣ ♣ ♣

    ce satané clavier ne fait pas de fleurs mais qu’à cela ne tienne, nous avons Vivaldi et toutes les fleurs du printemps, les plus belles, trois minutes de beauté dédiées à Dominique en la remerciant de ces pages riches et attrayantes et surtout de nous avoir tous réunis ici. Des BISES.

  10. J´aurais du m´en douter ! Il y a des drapeaux dans quelques jardins alentour ! En fait , c´est la
    sainte Sylvia en Suède , et certains montent leur drapeau à cette occasion .
    Bonne fête Dominique , mais , on this perfect blog , c´est la fête tous les jours !
    Je ferais volontiers des muffins au cassis pour vous , tout est cueilli ! Il n´y a plus qu´à les manger . Mais alors …. la sainte Dominique ne tombe pas toujours un dimanche ?!…
    Fêtez votre fête en bonne compagnie , Dominique . Pourvu que la pluie d´étoiles soit là aussi !

  11. Qu’apprends-je, que vois-je? Bonne fête, chère Dominique, baci virtuels et en chocolat…Etant donné le nombre de saints et de bienheureux qui portent ce prénom,c’est souvent votre fête; mais hélas, pas de parité pour le moment! ( deux saintes Dominique, une en Campanie, et l’autre originaire de Carthage)

  12. Hello, les Dominique répondent-elles à ces traits de caractère ??? j’ai eu une amie durant quelques années, s’appelant Dominique, qui répondait exactement à cette description, elle a fini prof de philo, une bosseuse qui ne prenait pas le temps de s’amuser (juste le ciné, le théâtre et la culture en général), les études studieuses et toujours des concours pour aller plus haut. Elle s’est mariée, mère de famille, elle a conjugué professorat et maternité.

    « Personnalité de Dominique

    Ce sont des femmes de caractère….Assez patientes, il leur arrive cependant de « piquer » de bonnes colères, mais ne sont pas rancunières…. Ce sont des compagnes agréables, prêtes à rendre service. Elles sont sentimentales et s’orientent souvent vers les métiers de l’éducation. Grande vivacité d’esprit, se sortent toujours d’un mauvais pas… douée de belles qualités de réflexion et d’analyse, grand besoin d’indépendance !! ……il me semble qu’il y a des poinst qui collent parfaitement à notre Dominique.

  13. Ah, ah ! pardonner n’est pas oublier et cela dépend des circonstances et de la gravité de la situation.
    Mesdames, mais qu’avez-vous à être nées un dimanche, parce que c’était jour de repos pour la maman ? je suis née un jeudi, il n’y avait pas d’école, c’est pourquoi par la suite j’ai toujours préféré le jeudi aux autres jours…. non, non, je ne vais pas encore plomber la page un jour de fête, est-on heureux le dimanche… comme ce peintre-là ?

    « Le peintre du dimanche

    Sur le motif, un jour sur sept
    il va.
    Le chevalet et la palette
    aux bras.
    Un jour sur sept, six jours véniels
    s’estompent.
    Du quotidien, les rituels
    se rompent.

    Heureux, le peintre du dimanche !

    Par tous ses pores, l’instant béni
    il gobe.
    Et d’un segment de paradis
    s’enrobe.
    Sans souci de postérité
    il crée.
    En grands élans d’inspiration
    il pond.

    Heureux, le peintre du dimanche !

    Sur le motif, six jours sur sept
    ne va.
    Besoin d’écouler ses oeuvrettes
    il n’a.
    Tourments des artistes à plein temps
    ne sait.
    Et de ses dons, aucun bilan
    ne fait.

    Heureux, le peintre du dimanche !

    Esther Granek, De la pensée aux mots, 1997

    • Amusant, mais de mon point de vue, le peintre du dimanche, si c’ est son caractère, n’ est pas moins bileux que celui de la semaine qui se met le dimanche au repos.
      La création n’ est pas de tout repos.
      C’ est bien aussi le jeudi pour naître !

      • Dominique, ce peintre du dimanche égratigne tout ce qui lui passe par la fenêtre, c’est Lise Deharme, je crois, qui a dit « écris tout ce qui te passe par la fenêtre ». Dans le fond, le pinceau erre, paresse au gré de sa fantaisie, il échappe au peintre. Le 7e jour, Dieu s’est reposé, à mon avis, tous les problèmes viennent de là !…. branle-bas de combat, mais que se passe-t-i…, non, d’après les calculs d’internet je serais née un samedi ? mince, j’ai perdu mon bulletin de santé de mes 6 mois avec tous mes vaccins !!!!!!!!

      • Ah zut, Monique vous ne pouvez consulter sans apporter votre carnet de santé de vos 6 mois !
        Vous savez, le samedi c’ est un jour très bien, vous
        n’ y perdez rien à être née un samedi.

  14. Monique , il vaut mieux être  » peintre du dimanche  » que  » conducteur du dimanche  » . Celui-là est pénible et dangereux , car il ne sort son automobile qu´une fois par semaine . Il n´est pas sur de lui , donc il n´avance pas . Mais c´était dans le temps jadis , désormais ces chauffeurs du dimanche , sympathiques en fait , sont remplacés par les chauffards sans foi ni loi , et ignorent le code de la route . En plus , ces chauffeurs du dimanche allaient à la pêche , ils étaient vraiment de tout repos : )) A propos de pêche , où est notre pêcheur à la palengrote ? Nous
    n´avons rien su de ses prises de guerre ! Ni du prix du poisson à Bastia … hi-hi …

    • Oui Darie car l’expression « du dimanche » décrit un mauvais ouvrier, celui qui ne travaille pas, une subtilité ! pour le conducteur c’est sérieux et pourtant ce sont les plus nombreux, mais puisque rouler sans permis et sans assurance ne va plus être un délit n’est-ce pas, grâce à la lumineuse videuse de prisons ! cela ne mord pas du côté de notre pêcheur, il est perdu dans les calanques de l’IDF..! ici, avec la chaleur et les vacances, il n’y a plus de poissonnier, il faut aller dans les grandes surfaces et j’ai vu des poissons jaunes avec l’œil torve ou alors avec l’étiquette « ne pas congeler ».

      • Des poissons jaunes , qui n´ont pas l´œil vif et qu´il faut manger rapidement ?… Oui , Monique ,
        c´est louche .Il vaut mieux se rabattre sur les salades ( qu´on prépare soi-même ) , le bon pain et les fruits . Tout cela est d´ailleurs très bon pour la ligne , et léger pendant la canicule .
        Le ciel est couvert , pas d´étoile ce soir : (( Encore 1 nuit de chance … Pourvou que….

  15. Je viens vous reparler des Pléiades, dont le coucher début novembre marquait selon les Grecs, dès Hésiode le début de l’hiver, et qui étaient indispensables à la navigation…Pléioné, la fille d’Océan, s’unit au géant Atlas et en at 7 filles: Astérope, Mérope (ou Dryope, ou Aéro), Électre, Maïa, Taygète, Célaéno (ou Sélène) et Alcyone….Le bel Orion remarque leur beauté, et Zeus, pour les protéger des assiduités du chasseur, qui ne s’intéresse pas qu’aux biches, les métamorphose en colombes, puis en étoiles ( les parents aussi): et voilà les 7 demoiselles, devenues avec père et mère les 9 étoiles les plus brillantes, ( toujours appelées ainsi) de cette constellation des Pléiades; On dénombre aujourd’hui dans cet amas environ 3 000 étoiles, dont une douzaine sont visibles à l’œil nu..Certains font remarquer que pléiade est dérivé d’un mot grec signifiant  » naviguer « . Il s’agit du verbe πλεῖν, pleïn: on retrouve cette racine dans « périple », qui veut dire « circumnavigation ».
    L’apparition de ces étoiles au printemps indique aux marins le début de la bonne saison,et leur coucher, le début de l’hiver; le retour des Pléiades est fait l’occasion d’une fête du sud-est de l’Inde connu en tamoul sous le nom de Karthikai, et le nom arabe des Pléiades est à l’origine du prénom féminin persan Soraya ( « Beauté des étoiles »). …

    • Merci mareria pour ce com érudit et passionnant comme un conte.
      Je suis admirative de ces navigateurs qui
      s’ orientaient grâce à leur connaissance du ciel.
      Et de mon point de vue, l’ hiver commence à la mi-novembre, concordance avec le coucher des Pléiades.
      Il me semble que Sélène est l’ autre nom de la lune ?

      • Oui, Dominique, Sélènè est la lune, nom commun, et nom propre car Séléné, Σελήνη / Selếnê, « sœur d’Hélios (le Soleil) et d’Éos (l’Aurore), est une déesse de la Lune — plus spécifiquement de la pleine lune, second membre de la triade composée d’Artémis (croissant de lune) et d’Hécate (nouvelle lune) ». Cette déesse a été romanisée sous le nom de Luna.
        Je voudrais dire au sujet de la traduction des 3 vers de Sappho, ( ( Elytis les a traduits en grec moderne, et j’ignore qui a traduit en français) que je n’aime pas du tout ce mot Vesper , qui traduit Ἕσπερε ( < hesper- , le soir): il ne sonne pas bien, ou fait penser aux Vêpres ( office du soir)..je vois qu'existe Hespéros, ou alors on pourrait mettre " L'Etoile du soir", ce que j'ai failli faire……Bref tous ces mots ont abouti à West, ouest , etc

      • Parce que le soleil se couche à l’ ouest ?
        Je vous rejoins sur le choix de Vesper.
        Bonne soirée l’ amie et encore gratitude pour les informations magnifiques que vous nous apportez.

  16. Encore un poème de Sappho, adapté par Elytis, mis en musique et chanté par Angélique Ionatos (celui que je préfère):
    Ἀστέρων πάντων ὁ κάλλιστος
    Ἕσπερε, πάντα φέρων, ὄσα φαίνολις ἐσκέδασ᾽ Αὔως,
    φέρεις οἴν, φέρεις αἶγα, φέρεις ἄπυ ματέρι παῖδα.

    De tous les astres le plus beau,
    Vesper (étoile du soir), tu ramènes tout ce qu’a dispersé l’Aurore lumineuse,
    Tu ramènes la brebis, tu ramènes la chèvre, tu ramènes de loin l’enfant à sa mère.
    Par chance, on peut l’écouter https://www.youtube.com/watch?v=y_oIS70OBFs
    J’ai vu plusieurs fois Angélique Ionatos en récital, et ai la plupart de ses disques, dont celui avec ce chant.

  17. Le ciel est complètement dégagé . La Grande Ourse , l´Etoile du Berger , Cassiopée aussi je crois , d´autres constellations de toutes tailles , sont bien là , mais pas de pluie d´étoiles .
    Un troll dans les rhododendrons m´a fait une peur bleue . Ou un merle moqueur !
    Bonne chance à vous pour les étoiles !

  18. Non, non et non !!!! voilà une heure que je me tords le cou par la lucarne, que je descends dans le jardin malgré les aoûtats, non, il n’y a pas une seule étoile dans le ciel !!! la voûte céleste a mis son écharpe de laine, le ciel est noir de nuages, décevant ! c’est simple, je ne vois même pas les feux des avions ou alors ils sont tous en grève. On nous promet la lune (si j’ose dire !) et en fait on n’y voit que du noir, je vais finir par en broyer. Bonne fin de soirée à tous, il nous reste notre bonne étoile à nous.

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