Le Millet

Le 19 août est le jour du Millet dans le calendrier républicain et c’ est une belle imageoccasion de saluer nos amis canadiens francophones.
Voici une chanson traditionnelle acadienne

« GRAIN DE MIL »

Par derrière chez mon père

Il y a un pommier doux

Il y a un pommier doux

Les trois filles d’un prince

Sont endormies dessous
J’ai du grain de mil

J’ai du grain de paille

J’ai de l’oranger

J’ai du tri

J’ai du tricolie

J’ai des allumettes

Et j’ai des ananas
Des pierres à fusils

Des lauriers fleuris

J’ai du zi

J’ai du zounne zi

J’ai du zounne zounne

Et j’ai du zounne zo

J’ai de beaux j’ai de beaux

J’ai de beaux oiseaux
Les trois filles d’un prince sont endormies dessous

Sont endormies dessous

La plus jeune soeur s’éveille dit ma soeur il est jour
J’ai du grain de mil

J’ai du grain de paille …

La plus jeune soeur s’éveille dit ma soeur il est jour

Dit ma soeur il est jour

Non ce n’ est qu’ une étoile qui éclaire nos amours

Nos amants sont en guerre ils combattent pour nous
J’ai du grain de mil

J’ai du grain de paille

J’ai de l’oranger

J’ai du tri

J’ai du tricolie

J’ai des allumettes

Et j’ai des ananas

Des pierres à fusils

Des lauriers fleuris

J’ai du zi

J’ai du zounne zi

J’ai du zounne zounne

Et j’ai du zounne zo

J’ai de beaux j’ai de beaux

J’ai de beaux oiseaux
Nos amants sont en guerre ils combattent pour nous

Ils combattent pour nous

S’ils gagnent la bataille ils auront nos amours
J’ai du grain de mil

J’ai du grain de paille …

S’ils gagnent la bataille ils auront nos amours

Ils auront nos amours

Qu’ils gagnent ou qu’ils perdent

Ils les auront toujours
J’ai du grain de mil …

«  » » » » » » » » » »
Une des versions fameuses est celle chantée par Edith Butler, artiste acadienne, chanteuse canadienne francophone.

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55 réflexions sur “Le Millet

  1. Bonjour à tous, mais c’est vrai on est déjà demain, le jour du millet, hélas je dois aller me coucher alors bonsoir à tous et à tout à l’heure :

     »
    chat et le moineau

    Jean-Pierre Claris de Florian (1755-1794)

    Recueil : Fables (1792).

    La prudence est bonne de soi,
    Mais la pousser trop loin est une duperie :
    L’exemple suivant en fait foi.
    Des moineaux habitaient dans une métairie :
    Un beau champ de millet, voisin de la maison,
    Leur donnait du grain à foison.
    Ces moineaux dans le champ passaient toute leur vie,
    Occupés de gruger les épis de millet
    Le vieux chat du logis les guettait d’ordinaire,
    Tournait et retournait ; mais il avait beau faire,
    Sitôt qu’il paraissait la bande s’envolait.
    Comment les attraper ? Notre vieux chat y songe,
    Médite, fouille en son cerveau,
    Et trouve un tour tout neuf. II va tremper dans l’eau
    Sa patte dont il fait éponge.
    Dans du millet en grain aussitôt il la plonge ;
    Le grain s’attache tout autour.
    Alors à cloche-pied, sans bruit, par un détour,
    II va gagner le champ, s’y couche
    La patte en l’air et sur le dos,
    Ne bougeant non plus qu’une souche :
    Sa patte ressemblait à l’épi le plus gros.
    L’oiseau s’y méprenait, il approchait sans crainte,
    Venait pour becqueter ; de l’autre patte, crac,
    Voilà mon oiseau dans le sac.
    Il en prit vingt par cette feinte.
    Un moineau s’aperçoit du piège scélérat,
    Et prudemment fuit la machine ;
    Mais dès ce jour il s’imagine
    Que chaque épi de grain était patte de chat.
    Au fond de son trou solitaire
    II se retire, et plus n’en sort,
    Supporte la faim, la misère,
    Et meurt pour éviter la mort..

    A demain pour d’autres grains de millet !

    • Bonjour Monique, si je lis l’ heure de votre commentaire, c’ est le millet de minuit !?
      Un temps gris et frais, l’ automne est là, on ne
      s’ en plaint pas.
      En m’ activant, je suis tombée sur un livre de Francis Carco que je connaissais pour ses chansons surtout et je découvre que c’ est un grand écrivain.

      • Bonjour Dominique, j’ai lu « Jésus- la- Caille » sorti en livre de poche , il décrit le milieu sordide, misérable et trouble des bas-fonds, des prostituées, des souteneurs, et bien sûr le Montmartre des poulbots… c’est son premier roman, le seul que je connaisse mais c’était il y a longtemps, je ne saurais rien en dire, il ne m’a pas laissé un souvenir impérissable !!! Il y a eu aussi un film plus connu. Attention, certains livres de Francis Carco sont rares, voyez si le vôtre ne répond pas à ceux-là ! ici beau soleil, petit fraîcheur bien agréable, la pelouse a reverdi, et les oiseaux sont revenus, oui, cela sent l’automne. C’est le moment de rabaisser les rosiers qui ont fleuri et sont épuisés. Bon courage, c’est très difficile de trier des livres anciens, c’est difficile de s’en séparer !! bises

  2. Bonjour …loin de ma personne de consommer du millet , je sais c’est vache de ne pas ruminer.ces céréales vivrières , je vais pas remplir mon estomac qui doit avoir la forme d’une gare avec quatre quai differents , brouté du millet blanc a grappes ou perlé éclairé par une chandelle pour le regarder briller dans mon assiette , j’ai pas les cornes viking d’un animal d’elevage escalve d’avoir l’obligation de faire remonter dans ma bouche ma nourriture quand ma pense est bien ronde pour ruminer sans sauces barbecue , je suis au repos a regarder l’eau venir et partir , ce sont des couples sans enfants qui me posent pas de questions pour que je donne l’explication sur la portion de millet , alors je danse , alors je danse , je danse le MIA , hier j’ai un peu taquiner la petite suèdoise sur l’autopista en bicicleta a toda velocidad su casco vikingo sobre el cabeza , elle ne porte pas de Gelbes Trikot mais un long rosa underkjol , j’ai pas d’ouvrage de poèsie français a lire en dégustant un bon gratin dauphinois en compagnie d’un poème de jean millet et une bourgeoise de grenoble au frais dans l’abbaye de bongouvert et la pastoral de la lhauda , ne pas oublier que chez les millet il ne sont pas que bleu blanc rouge , ils sont peintre et sculpteur et compositeur , je file au casse-croûte , non besoin de l’ outil pour broyer les croûtes de pain à l’usage des vieillards édentés qui s’appele un casse-croûte pour cause que j’ai mes dents de vingt ans , j’ai des dents de perle …en ce temps-la je vivais comme un oiseau sur la branche de nos jours en vieux merles a l’ombre d’un arbre je chante comme un pinson robinson …bises …GO!GO!

  3. Bonjour Papy, bonjour les petits camarades un matin radieux et frais, c’est l’automne du jardin, les marronniers sèchent quelques feuilles, place aux glaneuses, place à Jules Breton (1827-1906) que nous connaissons déjà mais ce n’était pas seulement un peintre, c’était aussi un poète, le voici dans le pays qui lui est cher, l’Artois :

    L’Artois
    À José-Maria de Heredia.

    J’aime mon vieil Artois aux plaines infinies,
    Champs perdus dans l’espace où s’opposent, mêlés,
    Poèmes de fraîcheur et fauves harmonies,
    Les lins bleus, lacs de fleurs, aux verdures brunies,
    L’oeillette, blanche écume, à l’océan des blés.

    Au printemps, les colzas aux gais bouquets de chrome,
    De leur note si vive éblouissent les yeux ;
    Des mousses de velours émaillent le vieux chaume,
    Et sur le seuil béni que la verdure embaume
    On voit s’épanouir de beaux enfants joyeux.

    Chérubins de village avec leur tête ronde,
    Leurs cheveux flamboyants qu’allume le soleil ;
    De sa poudre dorée un rayon les inonde.
    Quelle folle clameur pousse leur troupe blonde,
    Quel rire éblouissant et quel éclat vermeil !

    Quand nos ciels argentés et leur douce lumière
    Ont fait place à l’azur si sombre de l’été ;
    Quand les ormes sont noirs, qu’à sec est la rivière ;
    Près du chemin blanchi, quand, grise de poussière,
    La fleur se crispe et meurt de soif, d’aridité ;

    Dans sa fureur l’Été, soufflant sa chaude haleine,
    Exaspère la vie et l’enivre de feu ;
    Mais si notre sang bout et brûle notre veine,
    Bientôt nous rafraîchit la nuit douce et sereine,
    Où les mondes ardents scintillent dans le bleu.

    II

    Artois aux gais talus où les chardons foisonnent,
    Entremêlant aux blés leurs têtes de carmin ;
    Je t’aime quand, le soir, les moucherons bourdonnent,
    Quand tes cloches, au loin, pieusement résonnent,
    Et que j’erre au hasard, tout seul sur le chemin.

    J’aime ton grand soleil qui se couche dans l’herbe ;
    Humilité, splendeur, tout est là, c’est le Beau ;
    Le sol fume ; et c’est l’heure où s’en revient, superbe,
    La glaneuse, le front couronné de sa gerbe
    Et de cheveux plus noirs que l’aile d’un corbeau.

    C’est une enfant des champs, âpre, sauvage et fière ;
    Et son galbe fait bien sur ce simple décor,
    Alors que son pied nu soulève la poussière,
    Qu’agrandie et mêlée au torrent de lumière,
    Se dressant sur ses reins, elle prend son essor.

    C’est elle. Sur son sein tombent des plis de toile ;
    Entre les blonds épis rayonne son oeil noir ;
    Aux franges de la nue ainsi brille une étoile ;
    Phidias eût rêvé le chef-d’oeuvre que voile
    Cette jupe taillée à grands coups d’ébauchoir.

    Laissant à l’air flotter l’humble tissu de laine,
    Elle passe, et gaîment brille la glane d’or,
    Et le soleil rougit sur sa face hautaine.
    Bientôt elle se perd dans un pli de la plaine,
    Et le regard charmé pense la voir encor.

    III

    Voici l’ombre qui tombe, et l’ardente fournaise
    S’éteint tout doucement dans les flots de la nuit,
    Au rideau sourd du bois attachant une braise
    Comme un suprême adieu. Tout se voile et s’apaise,
    Tout devient idéal, forme, couleur et bruit.

    Et la lumière avare aux détails se refuse ;
    Le dessin s’ennoblit, et, dans le brun puissant,
    Majestueusement le grand accent s’accuse ;
    La teinte est plus suave en sa gamme diffuse,
    Et la sourdine rend le son plus ravissant.

    Miracle d’un instant, heure immatérielle,
    Où l’air est un parfum et le vent un soupir !
    Au crépuscule ému la laideur même est belle,
    Car le mystère est l’art : l’éclat ni l’étincelle
    Ne valent un rayon tout prêt à s’assoupir.

    Mais la nuit vient voiler les plaines infinies,
    L’immensité de brume où s’endorment, mêlés,
    Poèmes de fraîcheur et fauves harmonies,
    Les lins bleus, lacs de fleurs, les verdures brunies,
    L’oeillette, blanche écume, et l’océan des blés. »

    C’est très beau!!!!!! à plus tard.

    • Monique, une description lyrique de son temps et tout est dit, joliment.
      Je vois que le poète qualifie lui aussi de « Chrome »les champs de colza, terme qui avait choqué yannick dans mon poème, mais peut-être ignore-t-il l’ appellation de la couleur
       » jaune de chrome  » ?

      • Oui Dominique, je me souviens que « chrome » avait choqué Yannick, chrome est un gris argenté, terme plus utilisé dans la robinetterie, rire !!!!! je ne connaissais pas « le jaune de chrome » moi non plus, je viens de voir la palette, c’est un très beau jaune safrané ou orangé.

      • Audois Huxley a écrit un roman « Yellow Crome » ou il fait un jeu de mot avec le nom du domaine qui s’ appelle « Crome » dont l’ entrée est peinte en jaune.

  4. il y a du millet au petit-déjeuner chez Darie pour ne pas garder les idées nors de la nuit passée , loin de moi de porter le casque a cornes de viking comme la petite hi!hi! , en suède il y a bien le fameux pain aux graines et fruits secs , fait de farine de riz et sarazin de noisettes de cerises d’abricots séchés de graines de tournesol de ( grains de millet ) de graines de sésame de flocons de plantain de sucre de bicarbonate de soude du lait de sojat du yogourt et de la mélasse noir du vinaigre de pommes pour le petit-déjeuner et le tremper dans le bol de lait de poule pour avoir les yeux un peu de margarine sur la tranche de pain et on chante comme le coq sans gluten ,

    • Bonjour Klaus , « … les idées noires de la nuit passée … » , vous ne croyez pas si bien dire !
      J´ai fait un affreux cauchemar , j´ai rêvé que le viking pilotait l´avion , à l´ancienne ,sans cockpit, les cheveux au vent . Et tous les ustensiles s´envolaient . ( j´ai eu trop chaud je crois : ))

      • Darie un affreux cauchemar ,j´ai rêvé que le viking pilotait l´avion , à l´ancienne ,sans cockpit, les cheveux au vent , le casque n’est donc pas obligatoire pour le pilotage , tant que tu grimpe pas en jupette a bord d’un drakkar sans voile , tu te voie avec une seule rame partir en pleine mer , prendre l’avion hi!hi! ….tu prend le bateau tu met ta ford dans la cale et tu file voir martine , en france tu fait ta révision des pneus neuf ..tu fait conduire ta fille numéro ? , menfin elle a le permis , conduire en suède ou en france c’est pareil non , toi tu garde le thermos de café tu a la carte …l’avion , l’avion ..toujours dans les airs et la navigation ( ton époux n’a pas une barque ) toi tu rame ta fille comme capitaine tient la barre ) , le nord derrière toujours ,le compas solair de navigation Vikings de chez ikéa …bon je vais prendre un café hi!hi! …

      • Bonjour Darie, je me demande si votre cauchemar n’ est pas la réaction à votre dialogue sur le fig avec un internaute sur le fait que vous connaissiez qqun qui enfant faisait 15 kms par -15 degrés pour aller voir les oiseaux et répondant à la réflexion de cet internaute , vous répondiez qu’ heureusement il était toujours là.

      • Bonjour Klaus , c´est trop différent de conduire en Suède et en France . ici , les gens sont très calmes au volant . Ils ne respectent pas les priorités à droite ; c´est celui qui vient de la route la plus large qui  » prend la priorité  » . Pour les assurances , évidemment , c´est le Code de la route qui décide ! Priorité à droite . Mais comme ils sont cools et polis , c´est comme cela : ))
        Donc , c´est moi qui vais conduire , et pas ma grande fille , qui ne va pas comprendre qu´on crie sur elle : )) Je connais bien les français et je sais comment il faut faire …

      • Maintenant que vous le dites , Dominique , cela doit être cela : )) Le plus drôle , c´est que je criais dans le vent que ses lunettes de soleil s´envolaient , des papiers , des couteaux de cuisine aussi ?!?? Et bien sûr , comme en voiture , je disais de regarder devant lui ( j´étais sur
        le siège arrière : ))) Il me faut un bon pilote et un bon co-pilote ( avant je ne pensais pas au
        copilote … ) Et puis des hôtesses sobres aussi … Mais c´est moins grave : )

  5. Bonjour tous , elle est triste , Monique , très triste la fable du moineau et du chat . Les petits oiseaux de mon jardin sont plus malins , et le chat du voisin se fait chasser à coup de Pscchhhiii à la fenêtre brusquement ouverte . Il fuit penaud et bredouille ! Et à propos de chat , je viens de découvrir une espèce de chat peu connu , le manule , chat sauvage de Russie ! Jolie tête !
    Je connais bien le millet , j´ai souvent acheté des bâtons de millet pour les perroquets de ma fille 1 . Les oiseaux gaspillent énormément les graines . Ils envoient les grains à droite et à gauche . Il y a des graines , vides ou pleines autant dans la volière que sur le parquet : ((
    C´est quand même amusant de les voir se contorsionner pour dépiauter la branchette .
    Il parait ( d´après ma fille ) que c´est un jeu , beaucoup plus drôle que de picorer dans une mangeoire . Ah bon…. Je dois terminer ce triage de myrtilles absolument , courage à moi ,
    et bonne journée à vous .

    • Le chat  » manule  » ( mon correcteur est un farceur , il l´appelle Manuel : ))) , a aussi le nom
      de  » chat de Pallas  » . On voit ses photos sur wiki ; il faut bien regarder les oreilles qui sont , non pas sur le sommet du crâne , mais sur les côtés !?… Un peu comme les humains .

      • Darie, l’est pas très beau, le chat de Pallas ; son nom  » commémore le zoologue allemand Peter Simon Pallas (1741-1811), descripteur de l’espèce », et non Pallas Athéna ( c’est logique)…
        « La Ménagerie du Jardin des plantes détient au moins 2 spécimens de Otocolobus manul. ».
        Au lieu de regarder ces cats, je ferais mieux d’éplucher les pommes: la grande corvée annuelle a commencé depuis 8 jours, le ramassage encore avant, et j’ai déjà fait une tournée de compotes avec 3 grosses sauteuses..Le plus barbant est de stériliser les bocaux..

      • Dites mareria, si notre potesse Darie semble se spécialiser dans les myrtilles, je lis qu’ entre les prunes et les pommes… Vous êtes bien occupée aussi !
        En ce moment en ce qui me concerne, c’ est
        l’ épluchage de livres.

      • Mon unique pommier que j’ ai planté bébé, donne des fruits début octobre.
        Mon reine-claudier que j’ ai planté aussi avec une fierté de mère, il y a 3 ans, a donné une reine-claude exceptionnelle l’ année dernière, peut-être parce qu’ elle était unique et j’ ai la même récolte cette année mais l’ arbre est devenu un grand bel adolescent branchu,
        je n’ ose dire pêchu , pour un prunier.
        Monique qui a planté son mirabellier la même année a annoncé des fruits pour la première fois.

      • Dominique, cette évocation pleine d’humour « des récoltes » de votre verger me fait rire; il attend son heure,et un beau jour, vous serez obligée de devenir Dame Confiture ! En attendant, essayez la confiture ou la compote de livres….Notez bien que cette corvée m’attend aussi,et pas que….

      • Ah mareria mais quel boulot … Et en plus c’ est vachement physique à déplacer tous ces bouquins qui sont beaucoup plus lourds que ceux imprimés de nos jours.
        Et je vous fais grâce de la poussière à tous les rayons ^^
        Elle s’ insinue même entre les pages, vous feuilletez et vous vous poudrez le museau en même temps et les chiens ? Et bien comme moi, ils éternuent sans cesse.

  6. Bonjour les amis, Klaus-aux-dents-de perle! Nous voici transportés en Acadie, à l’histoire si tourmentée, et ce sont nos compatriotes qui en sont à l’origine, qui ont vécu le Grand Dérangement, des périodes de migrations, mais qui gardent chevillé au corps l’amour de la langue française..Depuis Antonine Maillet, et son Goncourt pour « Pélagie-la-Charette », on connaît davantage les Acadiens; l’article de Wpdia est très documenté: https://fr.wikipedia.org/wiki/Acadie#Acadie_fran.C3.A7aise.
    Ce millet vient de miletum, millet < molo , molere, molitum, moudre, apparenté au grec μελίνη, melinê.( d'où Μελινοφάγοι, Mélinophagoi, mangeurs de millet, quindésignait un peuple de Thrace)..Famille nombreuse, puisque de cette racine viennent mola, meule, molinus, moulin, molaris, molaire! etc

    • Bonjour mareria, encore des informations intéressantes !
      Je savais que molaires étaient les dents qui meulent mais j’ ignorais que meule avait la même racine que millet .
      J’ ai eu l’ agréable occasion d’ assister à un concert d’ Edith Butler de passage à Paris, il y a plus de 30 ans au Théâtre de la Ville à Paris.
      Elle avait les cheveux très longs, la guitare en bandoulière et se donnait généreusement avec une énergie contagieuse et la grande salle était remplie de spectateurs conquis.

      • Bonjour Dominique, il y a eu toute une génération de chanteurs québécois, et de chanteuses, dans ces années-là; le grand Félix Leclerc, Gilles Vigneault, Charlebois , Diane Dufresne, Fabienne Thibeault, mais je ne connaisais pas Edith Butler; alors merci de réparer cela! Ils avaient tous une pêche d’enfer.

    • J´ai vu cela à la TV québécoise je crois , Mareria . Ils tiennent absolument à conserver leur langue française . On a pu voir un concert de rock en vieux français , et c´était savoureux .
      La musique et la chanson étaient d´importantes distractions , et ce qui est formidable , c´est ce cela perdure et prend même une grande importance . Les paroles des vieilles rengaines étaient d´une naïveté touchante , mais c´était pour animer leurs tavernes et faire danser les jeunes : )

      • Oui Darie, les paroles sont simples, proches des gens, les musiques martelées et enlevées et je suppose que c’ est pour cela que ces chansons traditionnelles passent les générations.
        Grain de mil que je propose aujourd’hui peut se jouer avec deux cuillers tapées sur une cuisse,
        c’ est dire !

  7. Et qui dit mil, dit Afrique, et voici un texte partiel de Francis Bebey,( 1929-2001), journaliste, romancier, et encore plus connu comme chanteur ( il était venu dîner chez nous, lors d’un automne africain organisé ici, et avait dédicacé un disque à mon aîné à naître!)
    QUI ES-TU ?
    Qui es-tu ?
    Je suis Mamadi, fils de Dioubaté.
    D’où viens-tu ?
    Je viens de mon village.
    Où vas-tu ?
    A l’autre village
    Quel autre village ?
    Quelle importance ?
    Je vais partout, là où il y a des hommes,
    C’est ainsi ma vie.

    Que fais-tu dans la vie ?
    Je suis griot, m’entends-tu ?
    Je suis griot, comme l’était mon père,
    Comme l’était le père de mon père,
    Comme le seront mes enfants
    Et les enfants de mes enfants.
    Je suis griot pour vivre comme aux temps anciens
    Des feux de joie et des danses rituelles
    Et chanter les hauts faits du vaillant guerrier
    Et la bonté du riche
    Qui laisse son miel couler dans ma calebasse
    Et son mil joncher le sol de ma case.(…)

    Je suis griot, m’entends-tu ?
    Je suis griot comme du temps où nos pères
    Ouvraient le cœur à la naissance du jour
    Et l’hospitalité au voyageur inconnu
    Attardé sur la route de la nuit. (…)
    Je suis enfant de Guinée,
    Je suis fils du Mali,
    Je sors du Tchad ou du fond du Bénin,
    Je suis enfant d’Afrique…
    Je mets un grand boubou blanc,
    Et les blancs rient de me voir
    Trotter les pieds nus dans la poussière du chemin…
    Ils rient ?
    Qu’ils rient bien.
    Quant à moi, je bats des mains et le grand soleil d’Afrique
    S’arrête au zénith pour m’écouter et me regarder,
    Et je chante, et je danse,
    Et je chante, et je danse. »

  8. Savez-vous ce que j´ai vu hier soir dans le ciel entre la Grande Ourse et Cassiopée ?
    J´ai vu une Perséide qui a filé à la vitesse de l´éclair ! Des millions de kms en une demie seconde . Incroyable . J´ai fait un vœu , bien entendu ! Ce soir , je recommence à guetter le ciel.
    J´ai d´autres vœux à formuler …

    • C’ est épatant Darie !
      Gageons que l’ on peut émette un paquet de vœux par Perséide, ayons le sens pratique.
      Là où je suis, il y a tant d’ éclairages urbains
      qu’ il faut trouver un autre vecteur de bons vœux ! -:)))

  9. J’ai un problème de connexion avec WordPress… pour prolonger le poème de mareria voici comment on pile le mil en Afrique :

    Je retourne au travail du jardin, il n’y a pas de mil ni de millet mais du nettoyage quasi automnal !

  10. Merci, Monique. c’est une tâche quotidienne!
    Je regarderai plus tard, car mon ordi plante quand j’ouvre certaines vidéos!
    J’ai trouvé un texte très intéressant sur la situation économique à Dakar, en particulier, assez détaillé, et qui vaut la peine ( du temps du président précédent..), mais je pense que les choses n’ont pas beaucoup changé…Quand je pense à ce qu’est devenu ce pays et à ce qu’il a été…pays parasité aussi par l’expansion galopante de la religion à la mode, la corruption etc….
    doan-bui.blogs.nouvelobs.com/media/01/02/1625978675.doc: « La rue Raffenel, en plein cœur de Dakar, est un poème à … »

  11. Et voici à nouveau un poème de Senghor, paru dans « Hosties noires » (1948), poèmes sur les années de guerre, durant lesquelles il a été prisonnier de l’armée allemande:
    Ndessé (Ndessé:Mot wolof qui signifie: nostalgie,mélancolie)

    Mère, on m’écrit que tu blanchis comme la brousse à l’extrême hivernage
    Et je devais être ta fête, la fête gymnique de tes moissons
    Ta saison belle avec sept fois neuf ans sans nuage et les greniers pleins à craquer de fin mil (…)
    Voici que je suis devant toi Mère, soldat aux manches nues
    Et je suis vêtu de mots étrangers où tes yeux ne voient qu’un assemblage de bâtons et de haillons.
    Si je te pouvais parler, Mère! Mais tu n’entendrais qu’un gazouillis précieux et tu n’entendrais pas
    Comme lorsque, bonnes femmes de sérères, vous déridiez le Dieu-aux-troupeaux-de-nuages
    Pétardant des coups de fusil par-dessus le cliquetis des mots (…).
    Mère, parle-moi. Ma langue glisse sur nos mots sonores et durs.
    Tu les sais faire doux et moelleux comme à ton fils chéri autrefois.
    Ah! me pèse le fardeau pieux de mon mensonge.
    Je ne suis plus le fonctionnaire qui a autorité, le marabout aux disciples charmés.
    L’Europe m’a broyé comme le plat guerrier sous les pattes pachydermes des tanks
    Mon coeur est plus meurtri que mon corps jadis, au retour des lointaines escapades
    aux bords enchantés des Esprits.
    Je devais être, Mère, le palmier florissant de ta vieillesse, je te voudrais rendre l’ivresse de tes
    jeunes années
    Je ne suis plus ton enfant endolori, et il se tourne et retourne sur ses flancs douloureux
    Je ne suis plus qu’un enfant qui se souvient de ton sein maternel et qui pleure.
    Reçois-moi dans la nuit qu’éclaire l’assurance de ton regard
    Redis-moi les vieux contes des veillées noires, que je me perde par les routes sans mémoires.
    Mère, je suis un soldat humilié qu’on nourrit de gros mil.
    Dis-moi donc l’orgueil de mes pères ».
    En 2010, on a retrouvé un manuscrit où Senghor ( (1906-2001)) parle de son quotidien de prisonnier de guerre.http://www.lemonde.fr/livres/article/2011/06/16/un-document-inedit-de-leopold-sedar-senghor_1536779_3260.html

      • Dominique, je me rappelle avoir eu lors de la distribution des prix, en 1ère, je crois( c’était dans n l’intimité du lycée) le Léopold Sedar Senghor dans la collection  » Poètes d’aujourd’hui »; c’était « prémonitoire » puisque je me suis retrouvée à Dakar à faire cours sur lui, et tous les grands de la littérature africaine ( intense travail de préparation! Césaire est difficile) …Il était alors Président du sénégal, et très attentif à l’enseignement des langues anciennes ( le latin s’enseignait dès la 6ème, alors qu’en France, il se commençait déjà en 4ème); c’était un spécialiste de Lettres classiques, comme Césaire qui s’amusait à fabriquer des mots à base de racines grecques…Je viens de trouver cet exemple  » parakimomène des hauts royaumes amers »..Au spécialiste qui lui demandait le sens de ce mot, il a répondu: « c’est facile, du grec parakoïmomenos qui veut dire dormir à côté. À la cour des empereurs byzantins et ottomans, le parakimomène était le grand Vizir, le grand Chambellan, appelé à l’honneur de dormir à même le sol, au travers du seuil de la chambre du souverain. Il fallait donc lui passer sur le corps pour l’atteindre – et Aimé Césaire ajouta, toujours avec un grand sourire – voyez-vous, je suis le parakimomène de la Martinique » » cité dans http://mondesfrancophones.com/espaces/caraibes/aime-cesaire-%C2%AB-je-suis-le-parakimomene-de-la-martinique-%C2%BB/
        Bref, je voulais dire que l’attitude du gouvernement français lors des obsèques de Senghor , ex- Chef d’Etat, Académicien, etc a été nullissime: ni Chirac, ni Jospin..un ou deux ministres ..

  12. J´ai cherché un poème éventuellement africain , sur le sorgho ou le fonio ( Mareria , vous connaissez surement ) , des céréales courantes au Sénégal et qui ont des allures de millet , mais il n´y a que des recettes ! Aux légumes , au poisson , en couscous , en dessert …
    Mareria , je n´arrive pas à obtenir quelque chose avec votre lien , mais je vais insister .

    • Darie, je pense qu’il s’agit du lien « inactif » sur la situation à Dakar; je viens de vérifier en le copiant en haut à droite dans « rechercher »: cela marche. Et je me rappelle avoir vu un reportage qui montrait les mêmes réalités.
      Je vois que des volontaires veulent booster la filière du fonio, et que quelqu’un a mis au point machine à décortiquer le fonio,
      Je cherche un poème d’Aimé Césaire avec le mot du jour..Quel poète aussi!

  13. Incroyable, mon ordi a des sautes d’humeur, il se coupe alors qu’on ne signale aucune micro coupure ailleurs… c’est le mil magique ! je reviens de mon mirabellier planté il y a un an, généreusement il va me donner 6 prunes que je couve comme des oisillons, ce soir, elles prennent une jolie teinte veloutée jaunâtre et sont de la taille d’une noix… mais voilà, ce mirabellier est assez haut et on ne peut rien cueillir…. d’où l’expression « secouer comme un prunier »… pour distraire les merles, je leur laisse en pâture mes poires (toutes blettes !!!) après les prunes du prunus, j’espère ainsi tromper leur vigilance. Darie, pourquoi un oiseau sent la nourriture à des lieux à la ronde ? inouï, hier je dis au chef on ne voit plus de mésanges, ni de pinsons, ni de rouge queue… j’ai mis des graines dans la mangeoire et là, c’est la fête, ils sont tous revenus pour les graines, profitant du bain en même temps, ils ont fait une vraie toilette de printemps.
    Qui a lu « Le clan du sorgho rouge » de Mo Yan ??…

      • Mareria, il y a eu un film « Le sorgho rouge » d’après le livre de Mo Yan avec une actrice très belle; Gong Li…  » Issue d’une famille d’enseignants, elle se destine d’abord au chant mais elle intégre finalement l’Académie dramatique de Pekin en 1985. Avant même d’avoir terminé sa formation, elle est choisie par Zhang Yimou pour jouer dans Le Sorgho rouge (1987), un film qui remporte le Lion d’Or à Berlin. La comédienne devient dès lors la muse de ce réalisateur dont elle devient la compagne, et interprète tour à tour des rôles d’épouse soumise (Epouses et Concubines, 1991) c’est du très bon cinéma.

  14. Imaginons qu’il s’agisse d’un grain de mil..Un poème d’Aimé Césaire, extrait de  » Ferrements », 1960:
    Blanc à remplir sur la carte voyageuse du pollen

    N’y eût-il dans le désert
    qu’une seule goutte d’eau qui rêve tout bas,
    dans le désert n’y eût-il
    qu’une graine volante qui rêve tout haut,
    c’est assez,
    rouillure des armes, fissure des pierres, vrac des ténèbres
    désert, désert, j’endure ton défi
    blanc à remplir sur la carte voyageuse du pollen.

  15. Je n’ai qu’un poème de Wang Wei (701-761) hexasyllabes :

    « Les pêchers aux fleurs rouges gardent encore la pluie de la nuit

    Les saules verts retiennent les brouillards du printemps

    Fleurs tombées, le jeune domestique ne les a pas encore balayées

    L’oriole a beau crier, le montagnard invité reste endormi

    * On boit du vin devant la fontaine voisine

    J’embrasse ma harpe appuyé contre un grand pin

    Dans le jardin Sud, à l’aube, je cueille des tournesols mouillés de rosée

    Dans le vallon Est, le soir, je pile le sorgho jaune ».

    A ne pas manquer, la photo de cet oiseau » l’oriole de Baltimore », il est orangé, une splendeur !

    • Magnifique petit oiseau , Monique , que cet oriole de Baltimore ! Son bec est étonnamment pointu , et il a un air farouche . On voit son nid , fabriqué comme un sac suspendu , quand on tape « oriole de baltimore nid  » .

      • Darie, je ne savais pas que de telles merveilles pouvaient exister… le monde des oiseaux est fascinant comme celui des fleurs et des essences, et ils méritent de s’y poser. Le nid de l’oriole ressemble à un hamac, un peu à celui de la mésange…. et puis on dirait aussi le nid des chenilles processionnaires, ça c’est moins drôle.

      • Dominique, nous nous cultivons au fil des recherches et des découvertes, et puis on sort un livre, un auteur oublié ou méconnu, ou bien un peintre……mais pour la chanson d’Edith Butler…. euh…. il manque probablement la couleur locale mais c’est quand même curieux. Bonne nuit.

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