Joker

Le 24 août sera un jour joker puisque le calendrier républicain se répète et célèbre le Sucrion synonyme de l’ Escourgeon pourtant déjà nommé.

  
Et donc « Comme il Vous Plaira ».

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8 réflexions sur “Joker

  1. Bonjour pluvieux mais j’entends qu’on appelle les passagers en direction de ….. bon voyage Darie !
    Le joker, c’est lui qui nous sort toujours d’une mauvaise situation, enfin presque ! c’est une jolie carte à jouer pour se défiler. Il a aussi sa poésie, avec un poète que nous avons déjà cité, Alain Hannecart :

    Le joker

    Et voici l’as des as coiffé de ses grelots
    Admirez ce bouffon agitant son hochet
    Tel un diable de sa boîte il bondit hors du lot
    Comme un enfant s’amuse à faire des ricochets

    Mais pour qui se prend-il sous ses allures bizarres
    Derrière son masque hilare il se croit rigolo
    Nul ne sait qui il est instrument du hasard
    Il est sans doute capable de toucher le gros lot. »

    « Le Joker est un personnage de fiction apparu dans les comic books de DC Comics. Le personnage a été créé par Jerry Robinson, Bill Finger et Bob Kane, et est apparu pour la première fois dans Batman #1, au printemps 1940. Le créateur du personnage est contesté, Kane et Robinson ayant à la fois revendiqué la conception du Joker mais reconnu l’écriture du personnage de la main de Finger. Destiné à être tué lors de sa comparution initiale, le Joker a été épargné par l’intervention éditoriale, ce qui permet au personnage de devenir le pire ennemi du super-héros Batman…. » mais je vous laisse lire Wikipédia, le site du grand savoir !!! pour batman, ce n’est pas mon truc aussi je laisse la place et dis « joker » !

  2. La trahison du calendrier républicain et de Fabre d’Eglantine, permets d’en dire plus sur le sucrion avec lequel on fait de la bière. Savez-vous que Gambrinus, roi mythique de Flandre et Brabant, est un symbole des amateurs de bière. Il est au fronton de beaucoup d’établissements de bars à bière dans le Nord.
    Dans les écritures historiques il est souvent identifié comme Jean Ier de Brabant, duc du Brabant. Il serait le créateur du fameux faro Bruxellois et du lambic pur. On identifie aussi parfois Gambrinus à Jean sans Peur, duc de Bourgogne et comte de Flandre entre autres titres, ou encore à Jean IV de Brabant de la maison de Bourgogne. Gambrinus était aussi le nom d’un échanson de Charlemagne.

    Il représente la bonne humeur et la joie de vivre typique des biérophiles, en Belgique et dans les Flandres, mais aussi ailleurs en Europe. Dans plusieurs pays il y a une longue tradition de folklore avec des poèmes sur le roi Gambrinus/Gambrivius et la bière. Le poète allemand Burkart Waldis mentionne un certain Gambrivius qui aurait appris l’art de brasser de la déesse Isis, symbole de la fertilité. Une image de Gambrivius (1543) par Peter Flötner avec le poème de Burkart Waldis se trouve dans le Britsh museum2. En Angleterre, on le chante au XVIIe siècle comme roi britannique, vivant 1700 ans av. J.-C.3. La tradition arrive tard dans le sud de la France, où plusieurs établissements Gambrinus sont ouverts au milieu du XIXe siècle 4. ».. tous ces renseignements sont tirés de wkpdia bien sûr et on peut y lire sa légende, c’est divertissant.
    Ninkasi (« Dame qui remplit la bouche ») est la déesse de la bière dans la mythologie sumérienne…L’Hymne à Ninkasi est composé de deux chansons gravées sur des tablettes d’argile datées du XVIIIe siècle av. J.-C. Ces tablettes sont connues depuis la première moitié du XXe siècle mais les deux premières tentatives de traduction n’étaient pas satisfaisantes. Le professeur Miguel Civil en a proposé une nouvelle, en anglais, en 1991. La première chanson décrit étape par étape le processus de brassage de la bière sumérienne. La seconde décrit les récipients dans lesquels la bière est brassée puis servie. Le tout étant effectué par la déesse elle-même.. »…. « Pour les Gaulois, la bière ou Cervisia (Cervoise en l’honneur de Cérés, la déesse des moissons) est une véritable potion magique. Les Gaulois sont aussi les inventeurs du tonneau permettant de mieux contrôler la fermentation et le stockage de la cervoise. La recette ressemble étrangement à celle que l’on connaît aujourd’hui mais la bière était aromatisée (miel, épices et plantes aromatiques.)……… voilà c’était à la fois le vrai thème du jour et sans joker ! je m’empresse d’ajouter que la bière c’est à boire avec modération car les espions de la santé pourraient rôder !! …. à plus tard.

  3. Bonjour ! Quelle bonne idée, Monique, d’évoquer Gambrinus! C’ est le nom du plus célèbre café de Naples. Le Caffè Gambrinus est un café situé sur la célèbre Piazza del Plebiscito de Naples. « Son nom est inspiré de Joannus Primus, roi des Flandres, légendaire inventeur de la bière ». Il fut fondé en 1860. « Au fil des ans, ses salons dorés accueillirent de nombreuses personnalités de tous pays, devenues ensuite de fidèles clients tels: Gabriele D’Annunzio – qui sur une table du café écrivit la poésie La Vucchella mise ensuite en musique par F.P Tosti -, Benedetto Croce, Matilde Serao, Eduardo Scarpetta,Totò, Eduardo De Filippo, Ernest Hemingway, Oscar Wilde, Jean-Paul Sartre qui ont tous contribué, par une poésie, une dédicace ou une photo à immortaliser le lieu. » Il fut fermé sous Mussolini car suspecté d’être un lieu de rencontres antifascistes; le mieux est d’y déguster un café accompagné de sfogliatelle…On peut voir bien sûr toute une page de photos..
    Il est aussi bien fréquenté que le Florian à Venise, ou que le Caffé Greco, Via Condotti ( non loin de la Piazza di Spagna) à Rome ( le seul où j’ai dégusté quelque chose…): là aussi, de nombreuses photos.

    • Bonjour les amies, une pensée de bon voyage pour Darie et sa fille, quant à Klaus, on ne sait plus très bien où il en est de ses aventures mais comme il passe une tête de temps en temps, ça va !
      Vos commentaires sont vachement intéressants et je retourne plonger dans les livres, non pour les lire, hélas, mais pour les …
      Rien d’ un autodafé, seulement bien obligée.
      Et bises.

  4. Mamma mia, quelle journée! la pluie ne s’est arrêtée qu’une vingtaine de minutes ( le temps d’aller ramasser 3 ou 4 kgs de pommes tombées), donc épluchages et compotes… Et surtout cette actualité glauque, avec la certitude de la marche à la catastrophe, puisque personne ne
    tient le gouvernail…
    Je profite de Monsieur jocker pour aligner en entier le poème de Séféris « J’ai maintenu ma vie en voyageant » « Κράτησα την ζωή μου/ ταξιδεύοντας » ( Epiphania 1937)
    J’ai maintenu ma vie en voyageant
    La mer en fleurs et les montagnes au décroît de la lune;
    La grande pierre près des figuiers de Barbarie et des asphodèles;
    La cruche qui ne voulait pas tarir à la fin du jour;
    Et le lit clos près des cyprès et tes cheveux
    D’or : les étoiles du Cygne et cette étoile, Aldebaran.

    J’ai maintenu ma vie, j’ai maintenu ma vie en voyageant
    Parmi les arbres jaunes, selon les pentes de la pluie
    Sur des versants silencieux, surchargés de feuilles de hêtre.

    Pas un seul feu sur les sommets. Le soir tombe.
    J’ai maintenu ma vie. Dans ta main gauche, une ligne ;
    Une rayure sur ton genou ; peut-être subsistent-elles encore
    Sur le sable de l’été passé, peut-être subsistent-elles encore
    Là où souffle le vent du Nord tandis qu’autour du lac gelé
    J’écoute la voix étrangère.

    Les visages que j’aperçois ne me questionnent pas ni la femme
    Qui marche, penchée, allaitant son enfant.
    Je gravis les montagnes. Vallées enténébrées. La plaine
    Enneigée, jusqu’à l’horizon la plaine enneigée. Ils ne questionnent pas
    Le temps prisonnier dans les chapelles silencieuses
    Ni les mains qui se tendent pour réclamer, ni les chemins.

    J’ai maintenu ma vie, en chuchotant dans l’infini silence.
    Je ne sais plus parler ni penser. Murmures
    Comme le souffle du cyprès, cette nuit-là
    Comme la voix humaine de la mer, la nuit, sur les galets,
    Comme le souvenir de ta voix disant : « Bonheur ».

    Je ferme les yeux, cherchant le lieu secret où les eaux
    Se croisent sous la glace, le sourire de la mer et les puits condamnés
    À tâtons dans mes propres veines, ces veines qui m’échappent
    Là où s’achèvent les nénuphars et cet homme
    Qui marche en aveugle sur la neige du silence.

    J’ai maintenu ma vie, avec lui, cherchant l’eau qui te frôle,
    Lourdes gouttes sur les feuilles vertes, sur ton visage
    Dans le jardin désert, gouttes dans le bassin
    Stagnant, frappant un cygne mort à l’aile immaculée
    Arbres vivants et ton regard arrêté.
    Cette route ne finit pas, elle n’a pas de relais, alors que tu cherches

    Le souvenir de tes années d’enfance, de ceux qui sont partis,
    De ceux qui ont sombré dans le sommeil, dans les tombeaux marins,
    Alors que tu veux voir les corps de ceux que tu aimas
    S’incliner sous les branches sèches des platanes, là même
    Où s’arrêta un rayon de soleil, à vif,
    Où un chien sursauta et où ton cœur frémit,
    Cette route n’a pas de relais. J’ai maintenu ma vie.

    La neige
    Et l’eau gelée dans les empreintes des chevaux.

    Traduction Jacques Laccarière Poésie-Gallimard
    https://www.youtube.com/watch?v=3CLFmYd-74w ( seule une partie est interprétée)

    • Dominique, je crois que la traduction ( j’ai vérifié dans le dictionnaire) de Κράτησα, kratissa est  » je suis resté en vie »; j’ai « fortifié » ma vie; on a le même mot que dans  » kratos », puissance, force ( même mot qu’en grec ancien > -crate, – cratie)..Et pour cela, il faut bien garder son cap! Je suis aussi sidérée par la faculté de mensonges et de déni de tous ces enfumeurs de haute volée.

  5. Une rude journée, j’ai traversé une tempête de vent et de pluie, j’ai eu le temps de ramasser deux mirabelles de mon prunier qui en compte six. Nous avons dû mettre un tuteur à l’arbre car le vent l’a secoué sérieusement.
    Merci pour les jolis poèmes, mais ce soir je n’ai pas la pêche, l’actualité est trop grave pour la légèreté et il faut l’entretenir ici, cette légèreté, sinon, où irons-nous pour sourire ? employer le mot grave est un euphémisme pour expliquer la situation actuelle mais surtout celle qui nous guette d’ici très peu de temps. On se « remue », en espérant ne pas faire des ricochets dans l’eau ce soir j’aurais aimé trouver un texte sur la (haute) trahison collective. Nous arrivons au terminus les amis, mais voici mon poète bien aimé, Nérée de Beauchemin, écrivain et médecin québéquois on peut en appeler à ces hommes de bonne volonté quand d’autres n’en ont plus et se contentent de parader et d’occuper un terrain.

    « France

    Oui, mon pays est encor France :
    La fougue, la verve, l’accent,
    L’âme, l’esprit, le coeur, le sang,
    Tout nous en donne l’assurance :
    La France reste toujours France.

    Aujourd’hui, tout comme naguères,
    Ne sommes-nous pas, trait pour trait,
    Le vrai profil, le vif portrait
    Du Normand, père de nos pères ?
    Français, vous êtes nos grands frères.

    Il est toujours vert et vivace,
    Le rameau du vieil arbre franc ;
    De sève chaude exubérant,
    Superbe et fort comme la race,
    Il est toujours vert et vivace.

    Vienne la magnifique aurore
    Des fêtes d’hiver, Montréal,
    Narguant l’âpre vent boréal,
    Pour la danse revêt encore
    Son domino multicolore.

    Pittoresque palais féerique,
    Sur tes murs de glace et de feu,
    Le drapeau rouge, blanc et bleu
    Arbore au soleil d’Amérique
    La chaude gaîté d’Armorique.

    Avec la fusée écarlate,
    Qui crépite et crible d’éclairs
    Le cristal de tes dômes clairs,
    Dans l’air qu’elle échauffe et dilate
    L’allégresse de France éclate.

    Mais au lointain si notre oreille
    Entend le clairon du combat,
    C’est alors que le coeur nous bat,
    C’est alors que le sang s’éveille,
    Au son qui frappe notre oreille.

    Sonnez, chantez, clairons sonores !
    Allons, étendards, en avant !
    Dans le feu, l’éclair et le vent,
    Déployez vos plis tricolores !
    Sonnez, chantez, clairons sonores !

    L’envahissement est immense.
    – Pour chasser ces grands reîtres roux,
    Que ne sommes-nous avec vous,
    Jeunes soldats de la défense !
    Oh ! notre douleur est immense.

    France, ô maternelle patrie,
    Nos coeurs, qui ne font qu’un pour toi,
    Encore palpitants d’émoi,
    Saignent des coups qui t’ont meurtrie,
    France, ô maternelle patrie !

    Ici comme là-bas on pleure.
    Dévorant le sanglant affront,
    Baissant les yeux, courbant le front,
    Silencieux, on attend l’heure.
    Ici comme là-bas on pleure.

    Quand finira l’horrible transe ?
    Oh ! quand de Versailles à Strasbourg,
    Cloche, canon, clairon, tambour
    Proclameront la délivrance
    De la grande terre de France ?

    Nérée Beauchemin,( Les floraisons matutinales)

    Bonne fin de soirée à tous.

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