Panierpiano , piano-bar et Guy Béart

Le 30 du mois de fructose, soit le 16 septembre est le jour du panier.

( Nature morte avec le panier de fruits, Cézanne ) 
IMG_0553

Objet de la vie courante, on le trouve donc dans nombre d’ expressions imagées :

Mettre la main au panier

Marquer un panier

Le haut du panier

Le fond du panier

Le panier de la ménagère

Un panier de crabes

Un panier-repas

Le panier à salade

Un panier percé

Et qui ne s’ est jamais essayé à cet exercice de diction panierpianopanierpiano…

GUY BÉART

Et puis ce jour, la disparition de Guy Béart.

Voici une de ses plus jolies chansons
« Il n’ y a plus d’ après  » interprétée
par Juliette Gréco.

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49 réflexions sur “Panierpiano , piano-bar et Guy Béart

  1. Il est bien tard car demain arrive dans trois minutes ! on pourrait travailler chaque expression avec le mot panier, chacun à sa manière. Pour « mettre la main au panier », en argot nous allons vers des explications superfétatoires, je ne m’y risque pas. Le panier repas fait escapade, le panier percé fait dépensier, le panier de la ménagère fait penser à une étude sur le pouvoir d’achat, le panier à salade c’est juste avant la cellule et pas toujours de dégrisement, le panier de crabes là où se battent tous les politiques, le fond du panier c’est le cousin du fond de tiroir mais le haut du panier c’est la crème, l’élite, le nec plus ultra. Voilà, les jalons sont posés, demain on brode… mais demain c’est aussi une tempête de pluie et de vent, et peut être nos ordis sonneront le glas du panier. Bonne fin de soirée.

  2. Bonjour sous un temps qui sent l’équinoxe. Jour du panier; j’en ai beaucoup, de différentes régions,ou pays, car je résistais difficilement à leur parfum; je continue à plonger la tête dedans pour en humer la bonne odeur…J’ai choisi ce poème d’Albert Samain, car il y parle aussi des ânes, qu’on devine chargés de leurs paniers, comme en Grèce!
    « Le marché
    Sur la petite place, au lever de l’aurore,
    Le marché rit joyeux, bruyant, multicolore,
    Pêle-mêle étalant sur ses tréteaux boiteux
    Ses fromages, ses fruits, son miel, ses paniers d’oeufs,
    Et, sur la dalle où coule une eau toujours nouvelle,
    Ses poissons d’argent clair, qu’une âpre odeur révèle.
    Mylène, sa petite Alidé par la main,
    Dans la foule se fraie avec peine un chemin,
    S’attarde à chaque étal, va, vient, revient, s’arrête,
    Aux appels trop pressants parfois tourne la tête,
    Soupèse quelque fruit, marchande les primeurs
    Ou s’éloigne au milieu d’insolentes clameurs.
    L’enfant la suit, heureuse ; elle adore la foule,
    Les cris, les grognements, le vent frais, l’eau qui coule,
    L’auberge au seuil bruyant, les petits ânes gris,
    Et le pavé jonché partout de verts débris.
    Mylène a fait son choix de fruits et de légumes ;
    Elle ajoute un canard vivant aux belles plumes !
    Alidé bat des mains, quand, pour la contenter,
    La mère donne enfin son panier à porter.
    La charge fait plier son bras, mais déjà fière,
    L’enfant part sans rien dire et se cambre en arrière,
    Pendant que le canard, discordant prisonnier,
    Crie et passe un bec jaune aux treilles du panier. »
    Poème un peu conventionnel, mais qui évoque bien les marchés d’antan..
    Et puis, avec une pensée pour Klaus, cet extrait de René Char, « Seuls demeurent » (1938-1944), « Fureur et mystère. »1945.
    « Je t’aimais. J’aimais ton visage de source raviné par l’orage et le chiffre de ton domaine enserrant mon baiser. Certains se confient à une imagination toute ronde. Aller me suffit. J’ai rapporté du désespoir un panier si petit, mon amour, qu’on a pu le tresser en osier. »

  3. Matin doux et pluvieux, on respire le vent d’automne ! il y a beaucoup de poèmes avec le panier du jour, nous avions déjà tressé l’osier, en espérant que Pierre de Ronsard n’est pas venu ici et s’il était une figure majeure de la littérature poétique, il n’avait pas la figure d’un tombeur dirait-on aujourd’hui :

    « Comme on voit sur la branche

    Comme on voit sur la branche au mois de mai la rose,
    En sa belle jeunesse, en sa première fleur,
    Rendre le ciel jaloux de sa vive couleur,
    Quand l’Aube de ses pleurs au point du jour l’arrose;

    La grâce dans sa feuille, et l’amour se repose,
    Embaumant les jardins et les arbres d’odeur;
    Mais battue, ou de pluie, ou d’excessive ardeur,
    Languissante elle meurt, feuille à feuille déclose.

    Ainsi en ta première et jeune nouveauté,
    Quand la terre et le ciel honoraient ta beauté,
    La Parque t’a tuée, et cendres tu reposes.

    Pour obsèques reçois mes larmes et mes pleurs,
    Ce vase plein de lait, ce panier plein de fleurs,
    Afin que vif et mort, ton corps ne soit que roses.

    (Pierre de Ronsard, Amours, 1560)

    En voici un de Rémy de Gourmont, déjà donné antérieurement je crois, mais je suis certaine qu’il va plaire à Klaus .

    « Remy de GOURMONT (1858-1915)

    Le verger

    Simone, allons au verger
    Avec un panier d’osier.
    Nous dirons à nos pommiers,
    En entrant dans le verger :
    Voici la saison des pommes.
    Allons au verger, Simone,
    Allons au verger.

    Les pommiers sont plein de guêpes,
    Car les pommes sont très mûres :
    Il se fait un grand murmure
    Autour du vieux doux-aux-vêpes.
    Les pommiers sont pleins de pommes,
    Allons au verger, Simone,
    Allons au verger.

    Nous cueillerons le calville,
    Le pigeonnet et la reinette,
    Et aussi des pommes à cidre
    Dont la chair est un peu doucette.
    Voici la saison des pommes,
    Allons au verger, Simone,
    Allons au verger.

    Tu auras l’odeur des pommes
    Sur ta robe et sur tes mains,
    Et tes cheveux seront pleins
    Du parfum doux de l’automne.
    Les pommiers sont pleins de pommes,
    Allons au verger, Simone,
    Allons au verger.

    Simone, tu seras mon verger
    Et mon pommier de doux-aux-vêpes ;
    Simone, écarte les guêpes
    De ton coeur et de mon verger.
    Voici la saison des guêpes,
    Allons au verger, Simone,
    Allons au verger. »

  4. Bonjour , ménagères et ménagers ! Et oui , ne les oublions pas ! D´ailleurs , si j´ai bonne mémoire , c´est Youtoupou soi-même qui fait le marché le samedi , discutant âprement la qualité du bout de gras et son prix !
    Voici pour faire le marché , le panier et la chanson à siffloter entre les étals :
    -LA CHANSON DU VANNIER-
    Brins d’osier, brins d’osier,
    Courbez-vous assouplis sous les doigts du vannier.

    Brins d’osier, vous serez le lit frêle où la mère
    Berce un petit enfant aux sons d’un vieux couplet :
    L’enfant, la lèvre encor toute blanche de lait,
    S’endort en souriant dans sa couche légère.
    refrain.
    Vous serez le panier plein de fraises vermeilles
    Que les filles s’en vont cueillir dans les taillis.
    Elles rentrent le soir, rieuses, au logis,
    Et l’odeur des fruits mûrs s’exhale des corbeilles.
    refrain
    Vous serez le grand van où la fermière alerte
    Fait bondir le froment qu’ont battu les fléaux,
    Tandis qu’à ses côtés des bandes de moineaux
    Se disputent les grains dont la terre est couverte.
    refrain
    Lorsque s’empourpreront les vignes à l’automne,
    Lorsque les vendangeurs descendront des coteaux,
    Brins d’osier, vous lierez les cercles des tonneaux
    Où le vin doux rougit les douves et bouillonne.
    refrain
    Brins d’osier, vous serez la cage où l’oiseau chante,
    Et la nasse perfide au milieu des roseaux,
    Où la truite qui monte et file entre deux eaux,
    S’enfonce, et tout à coup se débat frémissante.
    refrain
    Et vous serez aussi, brins d’osier, l’humble claie
    Où, quand le vieux vannier tombe et meurt, on l’étend
    Tout prêt pour le cercueil. – Son convoi se répand,
    Le soir, dans les sentiers où verdit l’oseraie.
    de André Theuriet ( 1833-1907 )
    Mon marché (hebdomadaire) est uniquement pour les objets . Rien ne se mange , sauf du
    pain et des aromates . Cela manque donc de couleurs et de parfums , comme sur les marchés provinciaux . A propos de panier d´osier , c´est l´ustensile indispensable pour la cueillette des champignons . Le champignon ne supporte pas le plastique . J´en ai deux , très grands , et ils sont prêts , car la saison des champignons approche . Ça , c´est bon pour les omelettes , ou sur du pain beurré … C´est un gros travail ( cueillette et triage ) , mais cela vaut la peine .
    Bonne journée ( trêve de pluie ce jour ) .

    • Bonjour ces dames !
      Sous la grosse flotte, ola vite un gymnote pour immersion et être au sec !!!
      Point de sous-marin, alors on reste à la maison à regarder le rideau de pluie derrière le rideau , assis sur nos derrières.
      Jolis poèmes, celui de René Char est typique de son inspiration et Papy a eu de la chance de faire connaissance du poète.
      Des bises, girls.

    • errarum : marché mensuel . Je ne comprends , étant donné la longueur du mot , que j´ai pu écrire « hebdomadaire » sans réagir . Tous les marchés sont mensuels en Suède , voire annuels !

  5. Un grand poète vient de nous quitter, hommage à Guy BEART , c’était « C’est l’espérance folle », « Je voudrais changer les couleurs du temps », « Le bal chez temporel » « L’eau vive », « le porte bonheur »,  » le premier qui dit la vérité » « Qu’on est bien.. », adieu poète, on a tous chanté tes chansons et tu as su partir sur la pointe des pieds.

    http://www.youtube.com/watch?v=sDFGb27TLr4

    • Chère Monique, je viens d’ entendre cette triste nouvelle.
      Il était d’ origine juive séfarade, et a su parfaitement nourrir son talent aussi bien des mouvements du monde que de l’ art et la douceur de vivre à la française.
      Il n’ y a jamais eu d’ histoires autour de lui, il a construit une œuvre avec modestie.

      • Chère Dominique, la simplicité et la modestie et aussi la vision de notre société, il ne chantait pas pour plaire mais ce qui lui venait spontanément du cœur. Elle court elle court, cette eau vive, mais lui n’a pas la relève. C’était un homme discret à la ville comme à la scène, c’est sa fille qui a mis sur le « marché » ses différends avec son père en le bravant d’une certaine manière outrancière, je me souviens du temps où elle s’était enchaînée dans une église (toujours les églises !!!) avec des clandestins que la police avait ordre d’évacuer. J’aimais beaucoup Béart parce qu’il avait bien autre chose qu’une voix qu’il raillait d’ailleurs, il n’a jamais hésité à se moquer de lui-même.

  6. Pour honorer la mémoire de Guy Béart, je choisis ma chanson préférée, que Monique a d’ailleurs citée: https://www.youtube.com/watch?v=WOP2b7kR8yQ « Les Couleurs du temps »
    La mer est en bleu entre deux rochers bruns.
    Je l’aurais aimée en orange
    Ou même en arc-en-ciel comme les embruns
    Étrange

    Je voudrais changer les couleurs du temps
    Changer les couleurs du monde
    Le soleil levant la rose des vents
    Le sens où tournera ma ronde
    Et l’eau d’une larme et tout l’océan
    Qui gronde

    J’ai brossé les rues et les bancs
    Paré les villes de rubans
    Peint la Tour Eiffel rose chair
    Marié le métro à la mer
    Le ciel est de fer entre deux cheminées
    Je l’aurais aimé violine
    Ou même en arc-en-ciel comme les fumées
    De Chine

    Je voudrais changer les couleurs du temps
    Changer les couleurs du monde
    Le soleil levant la rose des vents
    Le sens où tournera ma ronde
    Et l’eau d’une larme et tout l’océan
    Qui gronde

    Je suis de toutes les couleurs
    Et surtout de celles qui pleurent
    La couleur que je porte c’est
    Surtout celle qu’on veut effacer
    Et tes cheveux noirs étouffés par la nuit
    Je les voudrais multicolores
    Comme un arc-en-ciel qui enflamme la pluie
    D’aurore

    Je voudrais changer les couleurs du temps,
    Changer les couleurs du monde
    Les mots que j’entends seront éclatants
    Et nous danserons une ronde
    Une ronde brune, rouge et safran
    Et blonde

    Elle avait été admirablement chantée par Madeleine Renaud, dans la pièce  » Harold et Maud », mise en scène par J-L Barrault, au Théâtre du Rond-Point, du temps où ce lieu créait du vrai théâtre.

  7. J’ai tenté un commentaire sur le journal, cette chanson « le porte bonheur » je parie que maud va la modérer :

    « J’ai vécu la gaieté de Montmartre et l’incendie du Bazar de la Charité
    Le triomphe de Suez et le scandale de Panama
    J’ai fait la guerre du Tonkin
    J’ai eu des hauts, j’ai eu des bas
    Arrivé au fin fond d’ la mélasse, je m’ suis mis à rire
    Alors, moi, Victor Paris, c’est de là qu’ je suis r’monté
    Car c’est toujours la même chanson

    Vous, les grands philosophes
    Qui savez tout sur tout
    Assez de catastrophes
    Ce soir, écoutez-nous
    La vie est toujours fête
    Pourquoi pleurer sans fin ?
    Vous cassez pas la tête
    Nous allons vous mettre au parfum
    (Nous allons vous mettre au parfum !)

    {Refrain:}
    Où étions-nous ? (Dans la merde)
    Où sommes-nous ? (Dans la merde)
    Où allons-nous ? (Vers la merde)
    Pourquoi y aller ?
    (Pour changer de merde)
    (Et puis merde, merde, merde !)

    Dans la guerre affolante
    (Dans la guerre affolante)
    On se bat, on se marre
    (On se bat, on se marre)
    Le coq français ne chante
    Que les pieds dans la mare !
    Pour sortir des salades
    (Pour sortir des salades)
    Seul le rire est vainqueur
    (Seul le rire est vainqueur)
    Marchons dans la panade
    C’est ça qui nous porte bonheur !
    (C’est ça qui nous porte bonheur !)

    {au Refrain}

    Célibataire (C’est la merde)
    Marié (C’est la merde)
    À la rue (C’est la merde)
    Les familles (C’est la merde)
    Le boulot (C’est la merde)
    Le chômage (C’est la merde)
    Dans les villes (C’est la merde)
    À la ferme (C’est la merde)
    Pourquoi y aller ?
    (Pour changer de merde)
    (Et puis merde, merde, merde)

    Depuis qu’ le monde est monde
    (Depuis qu’ le monde est monde)
    C’est la même chanson
    (C’est la même chanson)
    Des mélasses profondes
    Toujours nous sortirons
    Dans la crise mondiale
    (Dans la crise mondiale)
    Vous parlez de mourir
    (Vous parlez de mourir)
    Et nous, c’est un scandale
    On meurt d’amour, on meurt de rire !
    (On meurt d’amour, on meurt de rire !)

    Ha ha ha ha
    (C’est la merde !)

  8. Dominique, gagné, la modération a censuré la chanson de Guy Béart, il fallait le faire surtout le jour de sa disparition. Je devrais porter l’affaire jusqu’à l’équipe d’animation mais je connais le processus, jamais de réponse ou alors trois semaines après où l’on nous informe que le commentaire a été republié dans l’article !!!

  9.  » Les couleurs du temps  » , c´est celle que je préfère . La vidéo est belle ( merci Mareria ) , je
    n´ai pu mettre un titre que sur Les Mariés de Chagall . Un Picasso ( cubiste ) sans doute . Les
    autres , je donne ma langue au chat . Je vois tellement de personnes , jeunes ou pas , qui ne portent que des vêtements sombres , que j´apprécie les habits colorés .
    Pas du genre perroquet des îles ! Mais un peu de rose autour du cou , ou un chandail clair , ou un pantalon blanc , cela égaye et colore les rues . J´ai assisté autrefois à des réunions de parents , où toutes les femmes étaient en noir ou en bleu foncé , sauf une belle grande blonde , ex-mannequin à Milan ( oui-oui… : )) et moi-même , pas mannequin , mais j´aurais pu !
    ( si-si . Rires : ))
    Je trouve dommage que le journal , voulant faire une série de noms en B , ait oublié de citer Jean Ferrat . Ses chansons sont le summum de la poésie . Heureusement , le public le sait !

      • C´est couleur  » muraille  » ? Quand j´arrive en France avec mon trench rose pèche très clair ,
        c´est immuable , ma mère me dit régulièrement :  » Que c´est salissant !  »
        Et moi toujours :  » Ce n´est pas grave , il va à la machine .  » Et quand je mets mon carré H ,
        ( mon seul carré H , mais je l´aime bien ) , les perroquets gala , chui chic à tomber : )
        Et savez-vous ce qu´il y a sur mon carré de soie bleu roi ? Des petits westies blancs .
        Chiquissimo : )))

      • Ah, j’ adore les carrés H, la soie est épaisse, les couleurs superbes, les dessins élégants et j’ aime leur odeur sur moi.
        Je n’ ai pas celui, Darie, que vous décrivez, il a l’ air très joli.
        La plupart des vêtements se lavent en machine, ne se repassent pratiquement pas et c’ est pourquoi je ne comprends pas cette tonalité ambiante « muraille ».
        Mon interprétation est que les gens ont peur d’ être « vus » et qu’ il y a une tendance, fondée sur un sentiment
        d’ insécurité diffus, à raser les murs psychologiquement.

  10. A propos de  » couleurs du temps  » Dominique , j´ai oublié de dire que cette  » Nature morte  » de Cézanne me plait bien ( c´est rare ) . J´achète le tout , tableau compris : )

      • D´autant plus , Dominique , que s´il faut les mettre sous clef au coffre , on ne les regarde plus !
        Je suis allée au Musée de Roubaix  » La Piscine  » . Mais que Roubaix est devenu môche , quel dommage ! On file droit à La Piscine et on s´en va . A deux pas du musée , je demande à une brave dame le chemin à prendre pour La Piscine-Le Musée , et elle m´envoie très loin . Je précise encore  » Le musée  » . Elle me regarde interloquée et dit  » Vous voulez nager ?  »
        Quel malheur … J´espère que tous les enfants de Roubaix y ont une visite à leur programme
         » activités scolaires périscolaires  » … L´exposition de A-Joseph Mazerolle était … chouette !

  11. J’ai omis de dire à Dominique que j’aime beaucoup la nature morte de Cézanne, « Cézanne peint, merci Michel Berger :

    « Silence les grillons
    Sur les branches immobiles
    Les arbres font des rayons
    Et des ombres subtiles
    Silence dans la maison
    Silence sur la colline
    Ces parfums qu´on devine
    C´est l´odeur de saison
    Mais voilà l´homme
    Sous son chapeau de paille
    Des taches plein sa blouse
    Et sa barbe en bataille

    Cézanne peint
    Il laisse s´accomplir la magie de ses mains
    Cézanne peint
    Et il éclaire le monde pour nos yeux qui n´voient rien
    Si le bonheur existe
    C´est une épreuve d´artiste
    Cézanne le sait bien

    Vibre la lumière
    Chantez les couleurs
    Il y met sa vie
    Le bruit de son cœur
    Et comme un bateau
    Porté par sa voile
    Doucement le pinceau
    Glisse sur la toile
    Et voilà l´homme
    Qui croise avec ses yeux
    Le temps d´un éclair
    Le regard des dieux

    Cézanne peint
    Il laisse s´accomplir le prodige de ses mains
    Cézanne peint
    Et il éclaire le monde pour nos yeux qui n´voient rien
    Si le bonheur existe
    C´est une épreuve d´artiste
    Cézanne le sait bien
    Quand Cézanne peint
    Cézanne … »

    Nous sommes enclins à ne garder qu’une mélodie, elle trotte dans la tête, mais souvent il faut s’arrêter au texte et le lire, ici on peut assortir les mots du poète et la toile de Cézanne… le poète est aussi un peintre.

  12. Très bel enchainement avec panier-piano – piano bar, il fallait y penser. « Les souliers », pas ceux de Félix Leclerc, mais de Guy Béart :

    « Dans la neige y avait des souliers, deux souliers,
    dans la neige, qui étaient oubliés.
    Passe un homme qui marche à grands pas, à grands pas,
    passe un homme qui ne les voit pas.
    Le deuxième dans la nuit glacée,
    le deuxième glisse, il est pressé.
    Le troisième met le pied dessus,
    le troisième n’a rien aperçu.

    Dans la neige y avait deux souliers,
    dans la neige, qui étaient oubliés.
    Une femme qui regarde mieux, -garde mieux,
    une femme ne croit pas ses yeux.
    Le prochain dit: « Ils sont trop petits ».
    Le prochain trop vite est reparti.
    Combien d’hommes qui passent sans voir?
    Combien d’hommes qui n’ont pas d’espoir?

    Quelle chance, je suis arrivé!
    Quelle chance, je les ai trouvés!
    J’ai couru nu-pieds tant de chemins,
    j’ai couru, je les prends dans ma main.
    Je les chauffe, ils sont encore froids,
    je les chauffe en les gardant sur moi.
    O miracle, les petits souliers,
    ô miracle, sont juste à mon pied!

    Dans la neige ils m’étaient promis,
    dans la neige je cherche une amie. »

    J’ai retenté ma chance sur le journal !!!

  13. « BAR (בר) Bar est le prénom communément associé au désert, au sens. En hébreu, il signigie «grain, pur, possesseur ». En araméen, Bar signifie « fils (de), sauvage, dehors ». Bien qu’il ait été toujours associé à Bar Mitzvah, il est récemment devenu un nom populaire pour les filles, surtout grâce à la célèbre Bar Rafaeli. » sur http://www.tel-avivre.com/2013/08/15/classement-des-prenoms-juifs-les-plus-populaires/ Mais comme je n’y connais rien….

      • Mareria, votre post apporte des informations qui ne sont pas dans le mien.
        Ma mère avait fait sa  » bat mitzvah » et « bat » veut dire « fille » ; rien à voir avec
        Batman qui n’ est pas juif et son nom n’ est pas juif et heureusement parceque que cela le conduirait alors directement chez le psy puisque bat=fille et man=homme…

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