Retour à l’ envoyeur

Le 21 septembre est le jour de la Récompense…dans le calendrier républicain.

La récompense est une expression de reconnaissance, c’ est un retour sur comportement, c’ est une conséquence.image

C’ est le contraire de la punition.
Ironiquement certains disent
« Aucune bonne action ne restera impunie »

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45 réflexions sur “Retour à l’ envoyeur

  1. Bonjour les méritants, voilà le traquenard que j’attendais, pas un commentaire pour me guider sur les voies de la récompense ! la récompense suit forcément une bonne action, un acte de courage, c’est une mise en valeur et un remerciement pour services rendus. Il y a des centaines de citations sur la récompense, difficile d’en tirer une seule, nous avons bien « « Le bien nous récompense immédiatement par une douce fraîcheur qu’il laisse après lui. » le problème c’est que l’auteur c’est Anne Barratin (1892) !!!! je préfère celle d’Anatole France « « Les récompenses les plus estimées sont celles qui donnent de l’honneur sans profit. ». On dit aussi qu’il ne faut jamais attendre de récompense ou bien « on est bien mal récompensé » et je crois surtout à cette dernière. La récompense c’est aussi une vue de l’esprit !!! la récompense est parfois bien supérieure au mérite, la Légion d’Honneur donnée aujourd’hui si facilement en est la grande preuve. Soleil et fraîcheur, à vos laines !

    • Bonjour Monique, vous êtes la première ! -^^
      Barratin la bien nommée, grâce à vous la voici à l’ Ordre de la Citation.
      Oui, la récompense est aussi une vue
      de l’ esprit, ainsi que le disent les juristes
      « Nous sommes dans le subjectif »

  2. Bonjour tous et toutes. Dominique, bien joué, et ces pages sont une récompense quotidienne. Monique, j’étais en train de taper…
    L’ancien français recompense est issu du bas latin recompensare, issu du latin re-, et de compensare, compenser, mettre en balance. < cum ( avec ) + pensare, peser, fréquentatif de pendere, peser souvent.
    Voici "Le cimetière marin" ( le début)
    Ce toit tranquille, où marchent des colombes,
    Entre les pins palpite, entre les tombes;
    Midi le juste y compose de feux
    La mer, la mer, toujours recommencée
    O récompense après une pensée
    Qu'un long regard sur le calme des dieux!

    Quel pur travail de fins éclairs consume
    Maint diamant d'imperceptible écume,
    Et quelle paix semble se concevoir!
    Quand sur l'abîme un soleil se repose,
    Ouvrages purs d'une éternelle cause,
    Le temps scintille et le songe est savoir.

    Stable trésor, temple simple à Minerve,
    Masse de calme, et visible réserve,
    Eau sourcilleuse, Oeil qui gardes en toi
    Tant de sommeil sous une voile de flamme,
    O mon silence! . . . Édifice dans l'âme,
    Mais comble d'or aux mille tuiles, Toit! " (…)

  3. « Oui le paradis n’est pas une nostalgie, encore moins une récompense. Le paradis est simplement un droit. » Odysseus Elytis. A méditer..
    De nos jours, les récompenses se veulent souvent matérielles, par exemple les prix littéraires, souvent bien dotés, sans parler du pactole qu’engrangent les champions sportifs.
    Chez les Grecs, la récompense des vainqueurs aux grands jeux, Olympie, Némée, Corinthe, Delphes, était surtout honorifique: une couronne d’olivier sauvage, ( de laurier à Delphes), un poème à sa gloire, la reconnaissance des cités, parfois une rente ou des exemptions. Et cette récompense était désignée par le mot ἆθλον, athlon, qui se retrouve dans athlète, athlète. A noter que les de noms de métiers ou de pratiquants d’activités français terminés en -te ( poète, athlète etc ont ce suffixe -τής)..

      • L’ἀθλητής désignait le lutteur , l’athlète qui concourait pour l’ἆθλον ( ce mot signifiant à la fois récompense et combat, d’où biathlon); et le sens s’est élargi à « exercé à », par exemple, ἀθλητής πολέμου ( athlètès polemou), qui a l’expérience de la guerre.

  4. Bonjour Monique , Rire . Je regarde la fabrication de l´Ossau-Iraty . Et la récompense est au bout du chemin ( d´estive ) . Quel travail que la traite de toutes ces brebis . Sans la machine , il faut les traire à deux doigts ! Mais quel beau et bon résultat . J´en ai ramené comme chaque année un morceau , mais il manque bien sur le petit verre de vin qui l´accompagne . Le berger vient de dire avec un sourire expressif :  » Quand les gens apprécient notre travail , c´est la plus belle des récompenses .  » Bien dit , et bien d´accord avec lui , c´est délicieux .
    Bonne journée ( est-ce l´automne ? ) Si ce n´est pas le jour , cela y ressemble …

  5. Mareria , j´avais essayé de deviner l´étymologie hier . J´avais suggéré  » res compensa  » ,
     » la chose qui compense  » . J´ai le mérite d´avoir essayé , mais cela ne suffit pas . Il faut de vraies connaissances : )

  6. C´est très compliqué en fait de  » récompenser  » , à cause du  » facteur humain  » , des deux parties ( celle qui mérite et ce qui récompense ) . Exemple explicite : la grand-mère d´une personne de ma famille récompensait les bonnes volontés , selon son humeur du jour , ce
    qu´elle avait sous la main . Parfois elle donnait un bijou , parfois une pièce d´argenterie , mais parfois elle donnait une pomme . Et toujours avec les mêmes gentillesse et spontanéité .
    Comment ne pas être jaloux(se)x du précédent qui a été  » mieux  » récompensé ?… Cornélien…
     » La main droite doit ignorer ce qu´a donné la main gauche  » , mais quand même : ))

  7. Darie, c’était peut-être une pomme d’or du jardin des Hespérides… A propos de pommes, au boulot, après ma « récompense » de recherches sur le net; je découvre une page consacrée à des poèmes de Stratis Pascàlis ;  » né en 1958, vit à Athènes. Il a publié huit recueils de poèmes et il est aussi l’un des traducteurs grecs les plus réputés. À son tableau de chasse, Racine, Rimbaud, Corneille, Maupassant… » http://www.volkovitch.com/F02_10.htm
    Voici 2 poèmes: DÉSERT
    Je les vois mes pieds nus sur la plage
    plongés dans le sable chaud
    et je pense aux pas de l’ermite
    — ses traces lancées dans l’immensité —
    à la surface de la cendre
    que le vent déforme sans cesse
    arasant, reformant les bosses.

    Sur l’eau bleue qu’on ne peut boire
    l’étendue d’or qu’on ne peut semer
    sur la lumière absolue aveuglante
    je vois le vide à l’infini
    dans les vapeurs de l’été brûlant. »

    Et : PREMIÈRE PLUIE
    L’automne est entré dans la maison
    comme une femme qui tient
    une lampe allumée.

    (Dehors il commence à pleuvoir.)

    Timide elle pose la lumière sur la table
    et sort sans bruit, paysanne
    sentant le thym et l’olivier mouillé.

  8. Hello après des travaux éreintants dans le jardin « à mains nues » (rien à voir avec les chirurgiens charlatans du même nom !), je reviens avec la récompense, je me suis fait des compliments à moi-même ! attention, le paradis ne saurait être la récompense d’une vie de malheur, ce serait trop facile… non, on a besoin de petites récompenses terrestres !
    Avez-vous remarqué que notre journal est très soft et avare dans ses faits divers…. l’essentiel est tu, ce que je lis ailleurs est effrayant, des maladies jusqu’ici éradiquées reviennent en force ? je pense au poème de Sabine Sicaud :

    La Grotte des Lépreux

    Vallée du Gavaudun.

    Ne me parlez ni de la tour,
    Ni des belles ruines rousses,
    Ni de cette vivante housse
    De feuillages en demi-jour.

    La gorge est trop fraîche et trop verte ;
    La rivière, comme un serpent,
    S’y tord, à peine découverte
    Sous trop d’herbe où reste en suspens
    Le mystère des forêts vierges.

    Ne me parlez ni de l’auberge,
    Ni des écrevisses qu’on prend
    Dans la mousse et les capillaires.

    Je n’ai vu, de ce coin de terre,
    Ni la paix du soir transparent,
    Ni celle des crêtes désertes.
    Mais, barrant le ciel, deux rochers
    Tout à coup si nus, écorchés,
    Avec plusieurs bouches ouvertes !

    Vers ces bouches noires, clamant
    On ne sait quelle horreur ancienne,
    Savez-vous si, furtivement,
    De pauvres âmes ne reviennent ?

    Où sont-ils, où sont-ils, mon Dieu,
    Ces parias vêtus de rouge
    Qui, là-haut, guettaient les soirs bleus
    Par les trous béants de ce bouge ?

    Grotte des Lépreux, seuil maudit
    Au bord de la falaise ocreuse…
    Il faudrait qu’on ne m’eût pas dit
    Quel frisson traversait jadis
    Ce décor de feuilles heureuses… »

    « Construit à côté de la Lède dont les eaux auraient eu des vertus bénéfiques, cet “hôpital”qui contenait une centaine de lits a fait office de léproserie au temps où Gavaudun fut victime de cette terrible épidémie (1520). L’histoire de ces malades est triste mais bien réelle: lorsqu’ils ne pouvaient plus être soignés à l’”hôpital”, ils étaient conduits sous bonne escorte jusqu’à l’Eglise paroissiale de Laurenque. Là, une messe des morts était dite à leur intention; ensuite ces lépreux étaient emmenés le long d’un sentier (qui conserve encore aujourd’hui une croix des malades)jusque dans des abris situés à flanc de côteaux. Leur chance de survie était nulle, car il fallait entre 7 et 9 ans pour être sûr de ne plus être contagieux. Plus qu’une quarantaine, c’est un enfer qui attendait ces lépreux. En attendant la mort, ils aménagèrent leur refuge et l’on peut voir avec émotion la trace de ces efforts: banc taillé dans la roche, baptistère ».

    • Très beau commentaire chère Monique.
      Il n’ y a pas barrière sanitaire pour contrôler les immigrés, sans parler des clandestins et donc depuis des années déjà la tuberculose est en recrudescence, c’ est un exemple parmi d’ autres.

      • Oui chère Dominique, la tuberculose est de retour à l’école, maintenant on parle de lèpre et de sida. D’autres médias mentionnent des « incidents » avec des tentatives d’agression, des voies de fait sur des policiers, nous ne sommes pas dépaysés. Nous ne pouvons pas contrôler des milliers d’arrivants dont on ne sait pas qui est un réfugié, qui est un clandestin économique ou bien un infiltré terroriste. Quand on regarde la carte des conflits y compris les constants coups d’état anarchiques, nous ne sommes pas au bout, au contraire. Pensez-vous que nous serons récompensés de notre bonté ??? oui, je sais si on pouvait on se tordrait de rire.
        J’espère que Papy est un peu libéré de ses liens avec le lit, c’est qu’il ne faut pas la lui conter, comme il dit :  » l’ancien est un vieux de la vieille… » .

  9. Récompense pour une équipe française d’ archéologues à Pompéi, avec la découverte, la semaine dernière, dans la nécropole de la Porte d’Herculanum, près de la Villa des mystères, d’une série de vases, encore en usage lors de l’éruption de 79, et dessous, d’un tombe intacte, samnite ( IVème s avt JC): les Samnites habitèrent Pompéi ( fondée par les Grecs; il subsiste le soubassement magnifique d’un temple grec, au forum « triangulaire ») avant les Romains. Voici un lien vers les photos http://corrieredelmezzogiorno.corriere.it/foto-gallery/campania/15_settembre_21/pompei-ecco-necropoli-porta-ercolano-b7fca552-6066-11e5-a916-4b0a73961ee0.shtml
    D’autres équipes étrangères, comme la «British school» e le «Colegio official di Valencia » ont aussi fait de belles découvertes vers la Porte de Nola.

    • mareria, je me souviens de ce péplum « Les derniers jours de Pompéi », je crois en avoir déjà parlé mais le film est ancien et les ficelles très grosses, on voyait nettement que les pierres qui s’effondraient étaient en carton pâte. Des figurants, des costumes…. qui se souvient de Fernando Rey ?
      C’est formidable que l’on fasse encore des découvertes sur Pompéi, le Vésuve garde bien des secrets ainsi que tout l’empire romain d’ailleurs. Finalement, le passé est surtout sous nos pieds.

  10. Commentaires collégiaux ( mais il manque 2 collégiens à l´appel ! ) très variés . On saute de la lèpre à Pompéi ( je n´ai vu qu´une photo , Mareria , mais je vais chercher mieux ) .
    A propos de la lèpre , j´avais vu 2 ou 3 cas de lèpre chez les réfugiés cambodgiens ; ils étaient souvent exécutés d´office , à cause de la peur que causait cette maladie . Les deux kinés que je connaissais étaient courageuses de s´en occuper . La raideur des doigts pouvait être stoppée par des massages , et elles les massaient régulièrement .J´avoue que j´aurais été moins hardie.
    Je me souviens surtout du  » masque léonin  » , qui caractérise cette maladie , et c´est assez impressionnant de se trouver en face d´un lépreux … Ils n´étaient pas contagieux à ce stade du début , mais tout de même ….

    • Darie, j’avoue ne pas bien connaître les détails de cette maladie, simplement je crois que le malade ne ressent plus la douleur, par exemple il se brûle mais ne ressent pas la brûlure ! je savais pour les taches claires, j’ai vu un reportage sur les derniers porteurs de cette maladie, il semble que leurs mains s’émiettent jusqu’à la destruction du membre. Nous avons de quoi les soigner aujourd’hui, tout au moins stopper la maladie. Souvent, ce sont des sœurs qui ont soigné ces parias de la société, ils portaient des cloches pour se signaler, ce doit être terrible et il faut du cran.

      • J’en suis contente Darie, c’est qu’Elvis Presley était aussi un père aimant….il aurait aujourd’hui 80 ans et serait un grand père heureux…. quel désastre, lui le pionnier du rock and roll, la chute d’un géant de la musique.

      • Oui Monique , son dernier concert à Las Vegas était poignant , car on voit qu´il prenait sur lui pour aller jusqu´au bout . J´étais triste quand il est mort . Je ne rêvais que d´une chose ,
        c´était d´aller l´écouter en concert . Je me vois encore avec la copine , regarder le journal à la Réunion . A la place , j´ai vu Bob Dylan en 78 à Paris . J´avais acheté 4 places sitôt descendue de l´avion ! Bonne soirée tutti , et rêves rock & roll : )

      • Oh oui Dominique , bonjour , un beau concert . Bob Dylan est un peu oublié maintenant , mais à l´époque , c´était aussi un mythe vivant . J´étais une vraie fan , et beaucoup de disques que je
        n´avais pas achetés , je les ai trouvés dans la collection de mon mari : ) Rigolo !

      • Darie, Hugues Auffray (86 ans et en beauté)
        a été très actif pour faire connaître Dylan aux français.
        Peut-être savez-vous déjà que cet artiste a choisi le nom de Dylan en hommage au poète Dylan Thomas.
        (J’ avais choisi le nom de mon chat chartreux Léo, en hommage à Léonard de Vinci) ^^

      • Je savais Dominique comment il avait choisi son nom ( Dylan Thomas ) , car j´ai un livre gros comme un pavé sur la vie de Bob Dylan . Un poète irlandais . Mais maintenant , je vais me pencher , grâce à wiki , sur la vie de Dylan Thomas , car je ne sais rien de plus sur ce poète : )))

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