Le cul de chien

Et nous sommes déjà au mois de frimaire ,
le 4.

C’ est le jour de la nèfle ou cul de chien.
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C’ est le fruit du néflier.
Cette nèfle se consomme blette, la peau reste dure et si on la coupe et la presse en sort une pâte molle peu attrayante mais ce produit à l’ aspect ingrat a , paraît-il, un bon goût sucré.

Le néflier commun est une espèce des régions nord, à ne pas confondre avec le néflier du Japon, arbre plus méditerranéen, qui donne des fruits jaunes charnus et juteux.
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28 réflexions sur “Le cul de chien

  1. Ohé de la nèfle! Jour de pluie. Ce fruit, un peu boudé, faisait partie du quotidien.
    Elle devient image poétique chez Anna de Noailles::
    « Automne »
    Puisque le souvenir du noble été s’endort,
    Automne, par quel âpre et lumineux effort,
    Déjà toute fanée, abattue et moisie,-
    Jetez-vous ce brûlant accent de poésie ?
    Votre feuillage est las, meurtri, presque envolé.
    C’est fini, la beauté des vignes et du blé;
    Le doux corps des étés en vous se décompose;
    Mais vous donnez ce soir une suprême rose.
    Ah ! comme l’ample éclat de ce dernier beau jour
    Soudain réveille en moi le plus poignant amour !
    Comme l’âme est par vous blessée et parfumée,
    Triste Automne, couleur de nèfle et de fumée !

  2. Dans le  » Blason » d ‘Eluard, c’est  » Nèfle castor douce paupière »…
    Son nom, mesle en ancien français, provient du latin mespilum, -a, mot emprunté au grec μέσπιλον mespilon, nèfle ; μεσπίλη , mespilê, néflier.( ce mot serait formé des mots grecs mesos et pilos, balle, en référence à la forme hémisphérique de ce fruit ??, ce n’est pas sûr): il existe un adjectif μεσπιλώδης, mespilôdês, qui ressemble à une nèfle ou à un néflier( de même, on a κιχωριώδης,de la nature de la chicorée)
    Incroyable , j’ai vu dans le dictionnaire que Μέσπιλα, Mespila était pour les Grecs( ( cité par Xénophon) le nom de Ninive, l’actuelle MOSSOUL..
    Les nèfles emplissaient les paniers des jeunes filles de Procida, que décrit Lamartine:  »
    « Nous fîmes la route lentement, nous asseyant sous tous les arbres, à l’ombre de toutes les treilles, causant, rêvant, marchandant à toutes les jeunes Procitanes les paniers de figues, de nèfles, de raisins qu’elles portaient, et donnant aux heures le temps de couler. Quand, du haut d’un promontoire, nous aperçûmes notre embarcation qui se glissait furtivement sous l’ombre de la côte, nous pressâmes le pas pour arriver en même temps que les rameurs. » <" Graziella" Chapitre XIX
    J'ai vu avec plaisir que le texte intégral de ce roman autobiographique de Lamartine est téléchargeable sur http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/IMG/rtf/GRAZIELL.rtf

  3. bonjour a vous les petits animaux …

    et oui le fruit le cul-de-chien ou cul du sing epour tarzan la banane ou la nèfle d’allemagne, est un fruit astringe avant sa maturité , en asie jeune je connaissais fort bien ce fruit parfois destilé pour avoir un peu de feu dans le bas ventre , non besoin du matin de matériel de montagne , d’escalade et de grimpe , pas de cordes ni de bâton de rando et casque de montagne rose fluo et la broche a glace pour lire le livre d’aubry le toit du cul du chien pour resentir l’humour sous l’anus plisser du trou du cul du ouah! ouah! , une page qui bruisse sucré par la nèfle qui n’est pas sous la vielle garde de la grenade a sept flammes mais de ces cinq pépins brun , mais que cela soit pour le légionnaire ou le cul de chien le chiffre sept ou le cinq est fondamentale …le travail me sonne comme le rire profond du clairon je vai de ce pas faire le gai- luron bien ( vaillant) comme pif le chien sans etre le gadget car il s’en tire toujours par une pirouette et n’engendre pas la mélancolie car c’est la vache qui rit qui m’édite …bonne jornée a toutes et tous .GO!GO!

    coucou ( mareria) dans ma chambrée sans chauffage 18 degré , il fait un beau soleil qui réchauffe la pièce a travers les ouvrants transparents ou les fenêtres en carreaux de verre ..c’est le sud …je suis en maillot en manche courte dans le château a l’intérieure …bonne journée …..

  4. Bonjour, je viens pour des nèfles mais l’essentiel c’est de ne pas y travailler !! Darie va nous le dire mais il existe le Bois de Nèfles Saint-Paul, est un lieu-dit de l’île de La Réunion, je suis certaine qu’elle y est allée….. « c’est surtout durant tout le Moyen Âge, que les nèfles semblent avoir été le plus consommées : en dehors de l’offrande faite à Jeanne d’Arc, aux portes d’Orléans, il semblerait que l’expression populaire « pour des nèfles ! » date de cette époque et qu’elle fasse référence à des actes peu honorables !

    En effet, le jour de la Saint-Simon, il y aurait eu une tradition parisienne qui faisait croire aux simples d’esprit que l’on distribuait gratuitement des nèfles à la porte du Temple. Malheureusement, tous les naïfs qui se faisaient prendre au piège, ne trouvaient en ce lieu, que des valets qui leur barbouillaient le visage de noir de suie, … pour des nèfles ! »
    Susan Anse a réussi un jolie texte …. peut être pour des nèfles qui sait :

    Bleuets roses

    Au bord des cîmes,
    Là où indolentes, les vagues abondent,
    Tempêtent, sombrent les rêves,
    Là où immuables, les pierres se lamentent,
    Tambourinent, se brisent les larmes,
    Là où irascibles, les vents de sable torturent,
    Brûlent et écorchent l’azur,
    Une ombre se glisse puis s’éclipse, blanche.

    Aux berges des quatre-vents,
    Là où les nuages chahutent l’horizon,
    Joutent, balafrent le plissé soleil,
    Et papillonne le bleu des libellules,
    Là où le froid mord d’or le pampre
    Et sacre de givre le sol en blanc coton,
    Là où le reflet de tes yeux détrousse
    De ses couleurs le plus bel arc-en-ciel
    Ton ombre s’immisce, bleue et rose.

    Aux flancs des collines,
    Là où la pluie creuse et dessine
    Sur l’ardoise des rigoles de bonheur,
    Là où la rivière, verte serpentine immole
    Le jaspe des joncs au cinabre couchant,
    Là où les lignes de nos mains se leurrent
    Au serment du jeu de nos paumes,
    Nos amours fleurissent, en roses bleues.

    Aux confins de l’amour,
    Là où la terre se drape de myrte et de roses,
    Où fleurit l’argousier, pousse le néflier,
    Là où les vignes se couvrent de pêches
    Embaument le miel et l’amandier,
    Là, les lys sont blancs et les bleuets roses,
    Empourprant d’amour
    La nuit, de rouge le jour
    L’amour devient délice.

    Au bord des larmes,
    Au creux de tes bras
    Lorsque ton coeur,
    Ardent rosaire,
    Devient bréviaire,
    Mon amère douceur,
    Ma force légère,
    Nos corps s’unissent,
    Nos corps complices
    Enfin deviennent des lys,
    Blancs ».

    Je vois que c’est mareria qui a rencontré Anna de Noailles ce matin, mais moi je viens avec :

    José-Maria de HEREDIA (1842-1905)

    Epigramme votive

    Au rude Arès ! A la belliqueuse Discorde !
    Aide-moi, je suis vieux, à suspendre au pilier
    Mes glaives ébréchés et mon lourd bouclier,
    Et ce casque rompu qu’un crin sanglant déborde.

    Joins-y cet arc. Mais, dis, convient-il que je torde
    Le chanvre autour du bois ? – c’est un dur néflier
    Que nul autre jamais n’a su faire plier –
    Ou que d’un bras tremblant je tende encor la corde ?

    Prends aussi le carquois. Ton oeil semble chercher
    En leur gaine de cuir les armes de l’archer,
    Les flèches que le vent des batailles disperse ;

    Il est vide. Tu crois que j’ai perdu mes traits ?
    Au champ de Marathon tu les retrouverais,
    Car ils y sont restés dans la gorge du Perse. »

    Pour finir la tournée, on peut lire « Zone » d’Apollinaire mais le texte est trop long et déjà je dois courir dès le matin.

    • J’ai oublié mon ami Francis JAMMES, le cœur et l’esprit :

      Avec ton parapluie

      Avec ton parapluie bleu et tes brebis sales,
      avec tes vêtements qui sentent le fromage,
      tu t’en vas vers le ciel du coteau, appuyé
      sur ton bâton de houx, de chêne ou de néflier.
      Tu suis le chien au poil dur et l’âne portant
      les bidons ternes sur son dos saillant.
      Tu passeras devant les forgerons des villages,
      puis tu regagneras la balsamique montagne
      où ton troupeau paîtra comme des buissons blancs.
      Là, des vapeurs cachent les pics en se traînant.
      Là, volent des vautours au col pelé et s’allument
      des fumées rouges dans les brumes nocturnes.
      Là, tu regarderas avec tranquillité,
      L’esprit de Dieu planer sur cette immensité.  »

      Et notre grec, Yannis Rítsos que nous aimons en chanson avec Theodorakis et Farantouri :

      UNE GOUTTE

      Il n’a plus de temps, plus de désir ;
      Il ne peut regarder. Dans le puits
      Il descend et remonte le vieux seau plein de trous ;
      Il en tire une eau noire ; il la rejette
      Dans l’eau noire. La corde s’use.
      Et soudain cette peur : que la corde ne casse
      Et que même l’eau noire ne s’épuise. Une goutte
      Est tombée sur sa chaussure ; elle brille au soleil ;
      Une goutte qu’il voit, qui grandit, grandit,
      Occupe le jardin, le monde – une goutte
      Sur une vaste feuille de néflier,
      Qui aveugle et réfléchit le monde.

  5. Bonjour à tous , l´inspiration ne manque pas quand on parle des nèfles , pourtant : )
    Merci Monique de me rappeler Bois de nèfles , j´habitais Saint-Paul justement , mais côté mer , à 100 mètres de la plage . On entendait le roulis des vagues …
    Mais c´était une plage de sable noir , donc il était impossible d´y mettre les pieds sous le soleil ;
    elle n´était pas protégée par une barrière de corail , donc pas question de s´y baigner ;
    et puis le soir , pas envie de faire des promenades romantiques , la copine et moi : )))
    Alors , nous n´y allions jamais . Nous allions plus loin , sans risque de voir des requins .
    Je ne sais pas pourquoi on appelait cet endroit  » Bois de nèfles » on ne voyait pas de néflier .
    Je n´ai pas cherché non plus . Quelles belles ( deux ) années ! Même si nous avons travaillé comme des mules , surtout moi … Moins d´opérés dans le service de la copine .
    Heureusement , les patients créoles étaient sympas , souvent ils/elles attendaient que je passe pour me demander quelque chose . ( une infirmière , une aide-soignante … )
     » Mademoiselle , quand ou ( vous ) a le temps ….  » Et toujours contents !
    Il fait plus doux aujourd´hui . La neige a tourne en eau , on patauge .
    Belles poésies sur les nèfles et les néfliers . Felicitazione !

    • Bonjour Darie je me souvenais de notre infirmière et sa Réunion mais je ne savais pas m’approcher aussi près de votre « campement ». Je ne connais pas l’ile de la Réunion et c’est dommage, c’est sublime d’après ma nièce. Du sable noir ??? mais pourquoi !!! et puis les requins ont mauvaise presse, de sales bêtes mangeuses d’hommes, c’est épouvantable mais dans l’assiette, c’est bon le requin (avant qu’il nous mette dans la sienne :)) vous avez de bons souvenirs de routes…vous devriez écrire un livre, je serai une lectrice !

      • Monique , je suis en train de remonter le moral de mon frère … je lui ai dit  » c´est la saison … » ,
        mais il dit que ce n´est pas cela , il a vu assez d´automnes pour le savoir … Il a de l´humour ,
        cela compense ( mais pas longtemps ) . Et sa femme a un moral d´acier !
        Il a des plages de sable noir à la Réunion et d´autres de sable blanc . Le sable noir vient de
        l´érosion de la lave du volcan . Saint-Paul est pourtant à l´opposé du volcan . Et la plage de Saint-Pierre est en sable blanc , mais est proche du volcan . Il y a des explications logiques et géologiques certainement , mais c´est un endroit pleins de croyances , de gri-gri , alors ….
        J´avais un très beau livre sur la Réunion , et je l´ai prêté , puis donné , j´étais si triste d´être partie , que je ne voulais plus en parler ni m´en souvenir . Mais le temps arrange les choses ,
        heureusement … En Nouvelle-Zélande , le requin est vendu comme  » lemon-fish  » , pour ne
        pas affoler les clients . A force de poser la question , j´ai fini par savoir , et je n´en voulais plus !
        Je dois acheter des croquettes , Pussel s´est annoncée pour demain …

  6. Il pleut et il fait sombre ! ce cul de chien s’appelle aussi « cul de singe » (dans le Morvan). .mais quelle que soit le nom de la base arrière, les nèfles ne passeront pas par chez moi ni en gelée ni en confiture.
    Et dame Colette dans « Mes apprentissages » (1936) lire Colette c’est voyager au cœur des parfums, des bruissements et de la nature :

    « …. Mon bouquet de Puisaye, c’est du jonc grainé, de grands butomes à fleurs roses plantés tout droits dans l’eau sur leur reflet inversé ; l’alise et la corme et la nèfle, roussottes que le soleil ne mûrit pas, mais que novembre attendrit; c’est la châtaigne d’eau à quatre cornes, sa farine à goût de lentille et de tanche ; c’est la bruyère rouge, rose, blanche, qui croît dans une terre aussi légère que la cendre du bouleau. C’est la massette du marais à fourrure de rat grondin et, pour lier le tout, la couleuvre qui traverse à la nage les étangs, son petit menton au ras de l’eau. Ni pied, ni main, ni bourrasque n’ont détruit en moi le fertile marécage natal, réparti autour des étangs. Sa moisson de hauts roseaux, fauchés chaque année, ne séchait jamais tout à fait avant qu’on la tressât grossièrement en tapis. Ma chambre d’adolescente n’avait pas, sur son froid carreau rouge, d’autre confort, ni d’autre parfum que cette natte de roseaux. Verte odeur paludéenne, fièvre des étangs admise à nos foyers comme une douce bête à l’haleine sauvage, je vous tiens embrassée encore, entre ma couche et ma joue, et vous respirez en même temps que moi.» A plus.

  7. Et voici le « fou » de Grèce, mais aussi des marches à travers la France: Jacques Lacarrière
    LA CRIÉE DES AVOINES
    Depuis qu’ont crié les avoines, il n’est rien
    Demeuré de l’extase des néfliers et sur les fleurs
    Seule est restée la détresse des papillons.

    Si longtemps je m’étais blotti
    Entre les siècles des sainfoins
    Pour guetter l’aveu de midi
    Et apprendre de sa blessure
    Pourquoi les blés se sacrifient.

    Mais l’inévitable est venu lorsque les avoines ont crié.
    Au plus secret de la moisson, là même où la faux s’arrêta,
    J’ai vu sur la joue de l’été perler le sang des crucifères.

    Que faire de la Résurrection
    Quand les épis n’ont plus de voix
    Et que l’aube même est brûlure ?

    Brasier stérile des buissons.
    Aucun visage ne viendra plus
    Sur le Sinaï des sillons.
    Ni aucun ange. Le ciel s’est tu
    Depuis qu’ont crié les avoines.
    Jacques Lacarrière, À l’orée du pays fertile, Œuvres poétiques complètes, Seghers, 2011, page 240.

  8. Un petit séga réunionnais pour dérider les esprits chagrins ?
    Moin di a ou , mon z´enfan , un ti séga , l´est gaillard .
    -COMPÈRE LE GUÊPE-
    Premier couplet
    Dan’ carreau bois d’lait Patates à Durand nana lé guèpe
    Passe la rivière Bitor ti tombe tout d’suite dan’ Montgaillard
    Rampe comme un serpent dan’ touffe soca lève pas la tête
    Ta découvre zot’ tout’ colonne par deux l’après jouer billard
    Refrain
    Compère le guèpe, commère la guèpe
    Va dérange le jeu si li aprçoit que ti vé coster
    Souque à li dé mains ton bois d’soca
    Fait attention li dépose tomate dessis ton nez .
    Deuxième couplet
    Pass’sentier Zoro ti débarqu’en plein dans la gare Bois de Nèfles
    Lièvre y brosse le dent debout’ carté pou guètt’ à toué
    Chaqu’ boutiqu’ tipasse t’a voir chinois l’après zouer bobèche
    Mèle pas toué dan’tas mais à coup d’langage toué s’ra fêlé .
    http://www.mi-aime-a-ou.com/chanson_compere_le_guepe.php

    • Ah, Darie on sent là l’experte en patois réunionnais , voilà qui nous change des ch’tis sauf qu’il me semble plus facile à comprendre et vive le Bois des Nèfles. J’ai regardé quelques images de ce pays somptueux et sauvage…. et des lieux sauvages, il n’y en a plus beaucoup, seuls les hommes le sont restés.

      • Je n´étais pas du tout experte , Monique , pour parler créole , mais la copine était très douée ! Le créole réunionnais est assez facile à comprendre . Quand il y a eu le tremblement de terre à Haïti , j´ai entendu clairement des haïtiens parler , et c´est quasiment incompréhensible . C´était dommage que les journalistes couvraient les voix par la suite . C´était très pittoresque comme langage . J´aurais voulu entendre des haïtien(ne)s , avec un sous-titrage .

  9. pour ceux qui on,t visité comme moi la réunion en groupe pour éviter la solitude dans cet interlude le soir sous la lune , il y a un site naturel d(une flore endémique , cela se trouve sur les hauteurs de l’île dans un endroit assez sauvage des plantes dans un endroit très végétal ..le bois de nèfles de sainte-clotilde a saint-paul sans faire le loufia a moufia , il faut grinper sur les hauteurs et se taper la bulle sur le mont repos , j’aime bien la confiture de nèfle comme la crème et la tarte a la crème ( allemand ) avec une sorte de fromage que je sais plus le nom , ma grend -mère faisait des sortes de petits biscuits avec de la crème dessus pour les jour de fètes , du kake aux nefles , du pain ( type brioche ) , c’est vrai que la brioche en allemagne c’est sacré avec saucisse ou viandes ou fruits , voila sur la nefles , si un chien en mange je sais pas si il va avoir la drille mais il élargira pas son cul de chien ….la drille cela veut dire la courante ……bonne fin de journée …GO!GO!

    • Bonsoir Klaus . Mais alors la Légion a changé le sens de  » drille  » ?
      Un joyeux drille , c´est un joyeux loustic . Et  » loustic  » vient du mot  » lustig  » ( c´est allemand ,
      n´est-ce pas ? C´est aussi suédois ) , qui signifie gai , heureux , amusant .

  10. Bonsoir tout le monde et Dominique . Très jolis passages sur les nèfles . J’ai surtout aimé la prose de Colette qui n’est pas loin d’être mon écrivain préféré . Nous avions un néflier dans le jardin . Mon père qui était farceur enveloppait soigneusement des nèfles bien mures dans du papier doré pour faire croire à sa soeur qu’il lui offrait des truffes au chocolat .
    Darie , j’ai fait juste un passage à la Réunion , j’ai eu le temps de voir de merveilleux et sauvages paysages mais , je n’y ai pas vécu d’histoire …d’amour , peut être ……
    Je suis bien allée au Brésil mais au lieu du mois et demi que je devais y passer , j’en suis revenue au bout de ….3 semaines ! mon mari a fait une mauvaise chute , nous avons dù être rapatriés mais dans des conditions abominables ( 36 heures , avions non aménagés ) du coup , mon mari qui a subi une intervention, certes classique, a du mal à se remettre et présente une dangereuse phlébite . Je suis donc transformée en infirmière à plein temps au lieu de profiter de mes enfants et petits-enfants dans ce luxuriant pays . Mais , pourvu qu’il se remette bien …
    Pardon pour ce hors sujet et amitiés .

    • Bonsoir Marie , les phlébites sont sérieuses , et aussi très douloureuses . Il faut suivre les consignes du médecin rigoureusement . Heureusement , cela se soigne .
      Les villes de la côte de La Réunion ont changé ( la copine y est retournée ) . Beaucoup de constructions d´immeubles , des routes , des aménagements , mais les beaux paysages sauvages du centre ne changeront pas , c´est très difficile d´y accéder . Cela console .
      Bon courage , à votre époux , et à vous qui êtes aux petits soins .

    • Bonsoir Marie, les choses ne vont jamais comme on le souhaite, il y a toujours une part d’imprévu mais franchement, au départ d’un voyage, on ne pense qu’aux bons c’est ce qui nous sauve.
      Votre époux va se rétablir, du repos après ce retour épouvantable, le calme de sa maison va l’aider grâce à son infirmière préférée et aussi une rééducation peut être, laquelle est fatigante aussi. Ce sera fatigant aussi pour vous mais comme le dit la juste formule à laquelle on ne pense pas le jour du mariage « pour le meilleur et pour le pire »… dieu merci, tenons le pire éloigné, une chute fait partie des aléas de la vie, difficile à éviter… j’ai une voisine qui a pour devise « je fais attention à chacun de mes gestes, à chacun de mes pas »…c’est un effort de tous les moments, pas facile !! tous mes vœux pour un rétablissement rapide.
      Les nèfles, ça ne vaut rien on le sait et franchement ce n’est pas bon non plus (à mon goût) mais la farce de votre père est très amusante…. quelle déception pour sa sœur qui espérait des chocolats comme quoi tout est trompeur.
      Amitiés et bon courage, je partage votre admiration pour Colette.

      • Monique , on pense toujours que ces choses n’arrivent qu’aux autres …c’est idiot …
        Mais , pendant un bon moment , j’ai cru vivre un mauvais rêve . Et , je peux bien dire que pendant les 36 h du rapatriement , ça ressemblait bien au pire …

    • Bonsoir chère Marie, contrariée de lire les soucis que vous avez connus lors de votre déplacement.
      En espérant que votre époux oubliera bien vite tout cela et que vous ne soyez pas trop fatiguée de cette situation un peu pénible.
      Bises.

  11. Les amis, la série noire continue, nos poèmes sont restés comme des nèfles mais gardons-nous un coin de poésie pour décompresser. L’expression « pour des nèfles » a plusieurs explications, chacun choisira la sienne, en voici une :

    « signification : Expression française qualifiée de formulation hyperbolique de la négation populaire signifiant « rien du tout ».

    Origine: Cette expression française remonte au XVII ème siècle, quand nos grands-mères incrédules ou outrées, s’exclamaient ainsi pour marquer nettement leur opposition. L’invocation de ce fruit qu’elles jugeaient particulièrement fade n’était pas le seul à symboliser ce refus et le navet légume sans goût et abondant sur les étals des marchés a pu le remplacer dans la même expression française.

    Une autre expression française dans le même sens se retrouve dans les milieux populaires de l’époque mais viendrait cette fois du rayon bricolage à savoir « ça ne vaut pas un clou » ou « des clous » où le rejet en bloc d’une affirmation lui déniait toute valeur »….. c’est l’équivalent de « prunes » ou « fifrelin » ou encore « un clou ». C’est assez idiot, quand on y pense, car les prunes c’est très bon et les clous sont très utiles. Enfin, ‘fifrelin’ dériverait de l’allemand ‘Pfifferling’ qui veut dire ‘girolle’ (on se demande quel lien il peut y avoir avec un champignon), mais aussi ‘fétu’ ou « chose sans valeur » (là, l’image de la petite chose est nettement plus compréhensible), employé dans ce dernier sens dès le XVIe siècle dans la locution « das ist keinen Pfifferling wert » qui voulait dire « cela ne vaut rien ».
    Bonne fin de soirée à tous

    • Monique , il y a une expression suédoise qui me fait beaucoup rire et qui dit en substance :
       » C´est si bête que c´en est pas malin !  » Les expressions populaires sont toujours très drôles , mais je crains qu´elles ne disparaissent avec les sms des jeunes …

      • Darie, beaucoup de nos expressions ne sont déjà plus employées, mais j’entends encore « ça ne vaut pas un coup de cidre » une autre façon d’exprimer les clous ou les nèfles.
        Votre expression suédoise est marante, elle a un petit côté canadien…. le froid peut être :)))) ? les sms sont responsables du prix du timbre car il a augmenté de 40% en huit ans, les gens n’écrivent plus, donc ils ne postent plus, le métier de factrice est menacé, dans les villages on peut lire des banderoles « touche pas à ma poste ».. mais nous savons bien qu’un jour il n’y aura plus de bureau de poste.

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