Pas l’ ami des mites

Le 3 d√©cembre ou 13 frimaire, le C√®dre  est en majest√© sur le calendrier r√©publicain.

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On dit que ce bel arbre fut rapporté par les croisés.
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En fait, il en existe quatre espèces :

Рle cèdre du Liban (voir photo)

– le c√®dre de l’ Atlas

– le c√®dre de l’ Himalaya

Рle cèdre de Chypre

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Le bois de cèdre en cintre ou plaquette dans les placards chasse les mites.
On peut renforcer l’ action en y d√©posant quelques gouttes d’ huile essentielle de c√®dre.
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« La mythologie et la symbolique du c√®dre sont principalement associ√©es au c√®dre du Liban.

Les M√©sopotamiens d√©diaient le c√®dre aux temples (superbes panneaux au Mus√©e du Louvre et au British Museum). 
Le c√®dre prot√©geait l’homme contre les d√©mons. Gilgamesh, h√©ros mythique de la ville d’Our (M√©sopotamie) s’illustre notamment dans la qu√™te de c√®dre (voir des extraits). 

Les √Čgyptiens l’utilisaient √©galement pour les portes des temples (exp√©ditions commandit√©es par la reine √©gyptienne Hatshepsout, qui sont d√©taill√©es en bas-reliefs au temple de Deir El-Bahari). Il √©tait aussi utilis√© dans les rituels d’embaumement, pour purifier et rendre incorruptible l’√Ęme du mort.

Dans la Bible, il est dit que le c√®dre servait aux √©chafaudages mais aussi comme arbre purificateur. La Croix du Christ aurait √©t√© faite en C√®dre, pour la traverse, et en bois d’Olivier pour le pieu.

Le Coran cite le Sidrat-al-Muntaha, ou c√®dre de la fin : ¬ę cet arbre g√©ant s’√©l√®ve jusqu’au septi√®me ciel sous le tr√īne d’Allah ; quand une feuille tombe, une personne meurt ¬Ľ.

Dans l’astrologie celtique, le c√®dre symbolise « la confiance ». »
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Le C√®dre est l’embl√®me du Liban.image

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54 réflexions sur “Pas l’ ami des mites

  1. Bonjour à vous et bonjour aux cèdres millénaires ou non!
    c√®dre < Du latin cedrus, d‚Äôapr√®s le grec őļő≠őīŌĀőŅŌā k√©dros.. Il existe un lien avec le c√©drat, de l‚Äôitalien cedrato car le fruit aurait une odeur similaire √† celle du c√®dre..
    les 49 années de mariage sont les noces de cèdre, presque l'or!
    d'Yvan Goll,, une célébration de ce bel arbre:

    "Je ne voudrais être

    Que le cèdre devant ta maison

    Qu'une branche du cèdre

    Qu'une feuille de la branche

    Qu'une ombre de la feuille

    Que la fra√ģcheur de l'ombre

    Qui caresse ta tempe

    Pendant une seconde"
    9 ao√Ľt 1933 (Jardin des Plantes – Paris ) Chansons Malaises 1935 (8)

  2. Et de Hugo Qu’√©tait-ce que l’enfant ? <Recueil : Toute la lyre (1888 et 1893).
    "Qu'était-ce que l'enfant ? qu'était-ce que la mère ?
    Je l'ignorais. C'était la saison éphémère
    Qui nous enchante ; et n'a qu'un défaut, durer peu,
    Avril. De ma mansarde, entr'ouverte au ciel bleu,
    Je regardais, √† l'heure o√Ļ le jour vient de na√ģtre,
    Une femme tournant le dos à la fenêtre,
    Assise sur son lit, un enfant dans ses bras ;
    Je devinais l'enfant, je ne le voyais pas,
    Tant ils étaient tous deux serrés l'un contre l'autre.

    Malheur au faible ! √ī sombre horizon que le n√ītre !
    Cette femme était là seule, en ce bouge étroit.
    Elle avait un enfant ; mais avait-elle un toit ?
    √Čtait-elle, humble plante et rose infortun√©e,
    Livrée à ce vent noir qu'on nomme destinée,
    Qui brise au haut des monts le cèdre et le sapin ?
    Avait-elle du lait ? avait-elle du pain ?
    De quoi manger ? de quoi nourrir ? poignant problème !
    Nos lois sont les carcans de la misère blême.
    Avait-elle un amant ? avait-elle un mari ?
    Qu'un rameau soit flétri parce qu'il est fleuri,
    C'est triste, et c'est, hélas, souvent le sort des femmes !
    Ce vil monde punit l'√©closion des √Ęmes.

    Elle semblait rêver sous un nuage obscur ;
    Elle ne parlait pas et regardait son mur ;
    Moi j'étais dans l'aurore, elle dans les ténèbres ;
    Et je ne distinguais, dans ces ombres funèbres,
    De ce double destin entrevu vaguement,
    Rien que deux petits bras pressant un cou charmant."

    Le 9 mai 1877.

  3. Bonjour , et merci Dominique de nous proposer le c√®dre . C¬īeut √©t√© dommage de mettre un joker pour ce tr√®s bel arbre . Nous en voyons souvent dans le Nord , et aussi en Belgique .
    C¬īest le premier arbre que j¬īai su reconnaitre et nommer , c¬īest sur ses branches basses que nous faisons nos premi√®res escalades d¬īenfants . Mon fr√®re a failli se rompre les os en faisant
    l¬ī√©cureuil , et ma grand-m√®re , de frayeur , lui a donn√© une bonne claque … Paf : )
    Je reconnais les pommes très serrées , elles me semblaient bizarres par rapport aux pommes de pin toute ouvertes .
    Je vais plomber la page dès le matin , comme dirait Monique : )
    -LE C√ąDRE ABATTU-
    Le beau et jeune cèdre est abattu,
    Sans raison, sans sommation !
    Mon cŇďur est inconsolable de ce qu‚Äôil a vu.
    Le drapeau de l’espoir est piétiné tel un paillasson.

    Le joli cèdre est arraché
    A sa terre, à sa colline.
    Le mystérieux aigle s’est arraché
    De ces lieux qui le chagrinent.
    de Nassim Sa√Įd .
    Il faut prévoir un large espace alentour quand on plante un cèdre .
    J¬īai vu un jour en Belgique , un c√®dre qui prenait tout son espace vital , au-del√† de son carr√© urbain …. Je n¬īaugure rien de bon pour son avenir …
    Bonne journ√©e . Mareria , bonne chasse au chocolat . Le flair ne sert √† rien , il n¬īa pas de
    parfum sp√©cial , je crois ( il me semble , mais je peux me tromper … )

  4. Bonjour d’un matin gris mais quoi avec le c√®dre, un arbre mythique tr√®s pr√©sent dans les trois livres sacr√©s, cet arbre superbe et mill√©naire, et il est au Liban ce que la feuille d’√©rable est au Canada, un arbre national.
    Mareria est partie sur la piste des chocolats, je suis certaine qu’elle a le flair pour la route √† suivre, pas besoin de fl√®che, ni de GPS !! les chocolats, on les trouve toujours m√™me sans chercher. Darie d√©j√† lev√©e et des beaux po√®mes d√®s le matin, la page en vaut la peine, qu’elle est foisonnante de renseignements et aussi de chemins…. voici « mes po√©tesses » avec Pauline de Flaugergues (1799-1878) :

    La dispersion des Juifs

    Sur les monts de Juda, la sauvage gazelle
    Bondit. Mais de Juda les enfants dispersés
    Errent au loin, tra√ģnant les fers de l’infid√®le,
    Et du sol natal repoussés.

    De son immortelle verdure,
    Le cèdre, avec orgueil, étale la beauté;
    La rose du Liban s’entr’ouvre, et fra√ģche et pure,
    Lève un front virginal de parfums humecté.
    Ma h√©las! d’Isra√ęl les filles d√©sol√©es
    A leurs fronts p√Ęlissants n’attachent plus de fleurs.
    Elles marchent échevelées.
    Le sable du d√©sert s’humecte de leurs pleurs.

    Malheureuses tribus errantes!
    Par un soleil br√Ľlant nos fronts sont d√©vor√©s.
    Nos poitrines sont haletantes,
    Nos genoux chancelants et nos pieds déchirés.
    O√Ļ donc s’arr√™tera notre p√©nible course?
    Pauvres captifs, o√Ļ donc serons-nous transplant√©s?
    Sur quelle rive, à quelle source
    Laverons-nous enfin nos pieds ensanglantés?
    Nous qui ne devons plus entendre le murmure
    Des flots de la patrie, o√Ļ serons-nous port√©s?
    Rong√©s par les vautours, par l’impie insult√©s,
    O√Ļ blanchiront nos os priv√©s de s√©pulture?

    Quel vent dispersera la cendre des proscrits?
    Les petits oiseaux ont leur nid,
    Sur les rochers l’aigle a son aire,
    Le loup sauvage a sa tanière,
    L’h√īte impur des marais un lit dans les roseaux,
    Le plus ch√©tif insecte un buisson qui l’abrite.
    Mais nous! o√Ļ reposer notre t√™te proscrite?
    Nous n’avons ni pays, ni temple, ni tombeaux!

    Publi√© dans « J√©rusalem et la Terre Sainte »

    Voici une poétesse libanaise Nadia Tuéni (1935-1983) un superbe chant charnel à son pays :

    EN MONTAGNE LIBANAISE

    Se souvenir – du bruit du clair de lune,
    lorsque la nuit d’√©t√© se cogne √† la montagne,
    et que tra√ģne le vent,
    dans la bouche rocheuse des Monts Liban.
    Se souvenir – d’un village escarp√©,
    pos√© comme une larme au bord d’une paupi√®re;
    on y rencontre un grenadier,
    et des fleurs plus sonores
    qu’un clavier.

    Se souvenir – de la vigne sous le figuier,
    des chênes gercés que Septembre abreuve,
    des fontaines et des muletiers,
    du soleil dissous dans les eaux du fleuve.

    Se souvenir – du basilic et du pommier,
    du sirop de m√Ľres et des amandiers.

    Alors chaque fille était hirondelle,
    ses yeux remuaient, comme une nacelle,
    sur un b√Ęton du coudrier.

    Se souvenir – de l’ermite et du chevrier,
    des sentiers qui mènent au bout du nuage,
    du chant de l’Islam, des ch√Ęteaux crois√©s,
    et des cloches folles, du mois de juillet.

    Se souvenir – de chacun, de tous,
    du conteur, du mage, et du boulanger,
    des mots de la fête, de ceux des orages,
    de la mer qui brille comme une médaille,
    dans le paysage.

    Se souvenir – d’un souvenir d’enfant,
    d’un secret royaume qui avait note √Ęge;
    nous ne savions pas lire les présages,
    dans ces oiseaux morts au fond de leurs cages,
    sur les Monts Liban.  »

    Il nous reste à lire le superbe psaume 104 de notre bible pour les amateurs. A plus tard !

      • Bonjour ch√®re Dominique, votre page est une p√©pite, chaque th√®me nous enrichit des d√©couvertes (ou trouvailles) nouvelles de chacun, cette po√©tesse a un langage riche en couleurs et parfums de son pays le Liban, c’√©tait un jardin mais qui se souvient ? c’est tr√®s triste mais il nous reste des voix pour nous le faire visiter avant ce d√©luge !

      • Oui l’ amie Monique, ces pages sont des bonheurs quotidiens.
        Cela me fait penser √† la douceur de ces romans √©pistolaires o√Ļ de jour en jour, chacun , tout en narrant diff√©rents sujets,
        est en fait le sujet du livre.

    • C’est un feuilleton, voici les C√®dres de Nadia Tu√©ni :

      Cèdres

      Je vous salue
      vous qui êtres,
      dans la simplicit√© d’une racine,
      avec la nuit pour chien de garde.
      Vos bruits ont la splendeur des mots,
      et la fierté des cataclysmes.
      Je vous connais,
      vous qui êtes,
      hospitaliers comme mémoire;
      vous portez le deuil des vivants,
      car l’envers du temps, c’est le temps.
      Je vous épelle.
      vous qui êtes,
      aussi uniques que le Cantique.
      Un grand froid vous habille,
      et le ciel à portée de branche.
      Je vous défi,
      vous qui hurlez sur la montagne
      usant les syllabes jusqu’au sang.
      Aujourd’hui c’est demain d‚Äôhier,
      sur vos corps un astre couchant.
      Je vous aime,
      vous qui partez avec pour bannière le vent.
      Je vous aime comme on respire,
      vous √™tes le premier Po√®me. »

      … et une petite nouvelle Aliette Audra (1897-1962)

      « Le chemin de Saint-Jacques »

      Quel est, de tous les bleus, le plus profond,

      le plus beau bleu ? Celui qu’on voit au fond

      des mers, un jour d’été, si l’on se penche

      hors d’une barque ? Ou celui des pervenches ?

      Ou le bleu presqu‚Äôen deuil des raisins presque m√Ľrs ?

      Celui que met la clématite au long des murs ?

      Ou bien, dans le glacier, le bleu pur des crevasses ?

      Ou celui qui n’est fait que de brise et d’espace ?

      Ou le bleu triste et vert des cèdres du Liban ?

      Ou mieux, ne serait-ce pas, dans tes nattes blondes,

      ma soeur morte à treize ans, le bleu de tes rubans,

      le seul au bleu du ciel qui corresponde… ?

      Quel est le plus beau bleu, le plus profond ?

      Le bleu des nuits lorsque les nuits sont belles :

      car on peut y voir le tracé que font

      les √©toiles de Dieu allant √† Compostelle…

      ( Les Herbes Hautes)

  5. J’ai omis de vous pr√©senter Nadia Tu√©ni : Prix de l’Acad√©mie Fran√ßaise (1973), Nadia Tu√©ni est une auteur libanaise d’expression fran√ßaise reconnue « pour une po√©sie qui porte en elle les rythmes, les visions, la somptuosit√© du vers arabe ».
    Nadia Tuéni est née à Baakline au Liban.

    Fille d’un diplomate et √©crivain de religion druze, et d’une m√®re fran√ßaise, elle √©tait bilingue et se r√©clamait ainsi naturellement de deux cultures, de deux mondes.

    √Čl√®ve des soeurs de Besan√ßon, puis de la mission la√Įque fran√ßaise, elle poursuivit ses √©tudes secondaires au lyc√©e fran√ßais d’Ath√®nes, o√Ļ son p√®re √©tait ambassadeur. Puis, se destinant au barreau, elle s’inscrivit √† la facult√© de droit de l’Universit√© Saint-Joseph, mais interrompit ses √©tudes quand elle √©pousa, en 1954, Ghassan Tu√©ni, journaliste et d√©put√© de Beyrouth, qui fut plus tard ambassadeur du Liban √† l’ONU de 1977 √† 1982.

    Son premier recueil, Les Textes blonds, parut en 1963 √† Beyrouth. Cette premi√®re exp√©rience po√©tique √©tait l’expression d’un drame personnel qui la poussera vers la cr√©ation artistique et litt√©raire: Il s’agit de sa fille Nayla, n√©e en 1955, qui mourut √† l’√Ęge de sept ans , des suites d’un cancer.

    En 1965, Nadia Tuéni est atteinte du même mal, et elle termine à Paris un second recueil publié aux éditions Seghers.
    En 1967, elle devient r√©dactrice litt√©raire au journal libanais de langue fran√ßaise, Le Jour, et collabore √† diverses publications arabes et fran√ßaises. »……. √† plus !

  6. Voici Ronsard comme vous ne le connaissez pas, une √©l√©gie et l’arbre du Liban

    Robert GARNIER (1535-1601)

    Elégie sur la mort de Ronsard

    … Adieu, mon cher Ronsard ; l’abeille est votre tombe
    Fasse toujours son miel ;
    Que le baume arabic à tout jamais y tombe,
    Et la manne du ciel.
    Le laurier y verdisse avecque le lierre
    Et le mirthe amoureux ;
    Riche en mille boutons, de toutes parts l’enserre
    Le rosier odoreux,
    Le tin, le basilic, la franche marguerite,
    Et notre lis françois
    Et cette rouge fleur, o√Ļ la plainte est √©crite
    Du malcontent Grégeois.
    Les Nymphes de G√Ętine et les Nayades saintes
    Qui habitent le Loir,
    Le venant arroser de larmettes empreintes,
    Ne cessent de douloir.
    Las ! Cloton a tranché le fil de votre vie
    D’une piteuse main,
    La voyant de vieillesse et de goutte suivie,
    Torturage inhumain ;
    Voyant la pauvre France en son corps outragée
    Par le sanglant effort
    De ses enfants, qui l’ont tant de fois ravag√©e,
    Soupirer à la mort ;
    Le Suisse aguerri, qui au combat se loue,
    L’Anglais ferm√© de flots,
    Ceux qui boivent le Pau, le Tage et la Danoue
    Fondre dessus son dos,
    Ainsi que le vautour, qui de griffes bourelles
    Va sans fin déchirant
    De Prom√©th√©e le foie, en p√Ętures nouvelles
    Coup sur coup renaissant.
    Les meurtres inhumains se font entre les frères.
    Spectacle plein d’horreur,
    Et déjà les enfants courent contre leurs pères
    D’une aveugle fureur ;
    Le coeur des citoyens se remplit de furies ;
    Les paysans écartés
    Meurent comme une haie ; on ne voit que tueries
    Par les champs désertés.
    Et puis allez chanter l’honneur de notre France
    En siècles si maudits !
    Attendez-vous qu’aucun vos labeurs r√©compense
    Comme on faisait jadis ?
    La triste pauvreté nos chansons accompagne ;
    La Muse, les yeux bas,
    Se retire de nous, voyant que l’on d√©daigne
    Ses antiques ébats.
    Vous êtes donque heureux, et votre mort heureuse,
    O cygne des François ;
    Ne lamentez que nous, dont la vie ennuyeuse
    Meurt le jour mille fois
    Vous errez maintenant aux campagnes d’Elise,
    A l’ombre des vergers,
    O√Ļ chargent en tout temps, assur√©s de la bise,
    Les jaunes orangers,
    O√Ļ les pr√©s sont toujours tapiss√©s de verdure,
    Les vignes de raisins,
    Et les petits oiseaux gazouillants au murmure
    Des ruisseaux cristallins.
    Là le cèdre gommeux odoreusement sue,
    Et l’arbre du Liban,
    Et l’ambre, et Myrrhe, au lit de son p√®re re√ßue
    Pleure le long de l’an.
    En grand’foule accourus autour de vous se pressent
    Les héros anciens,
    Qui boivent le nectar, d’ambrosie se paissent
    Aus bords Elisiens.
    Sur tous le grand Eumolpe, et le divin Orphée,
    Et Line, et Amphion,
    Et Musée, et celui dont la plume échauffée
    Mit en cendre Ilion ;
    Le louangeur thébain, le chantre de Mantoue,
    Le lyrique latin,
    Et aveques Sénèque, honneur grand de Cordoue,
    L’amoureux Florentin.
    Tous vont battant des mains, sautellent de liesse,
    S’entredisant entre eux :
    Voil√† celui qui dompte et l’Italie et la Gr√®ce
    En poèmes nombreux.
    L’un vous donne sa lyre et l’autre sa trompette.
    L’autre vous veut donner
    Son myrthe, son lierre ou son laurier prophète,
    Pour vous en couronner.
    Ainsi vivez heureuse, √Ęme toute divine,
    Tandis que le Destin
    Nous réserve aux malheurs de la France, voisine
    De sa derni√®re fin. »

      • Dominique, la France rime avec souffrance et maintenant avec sous-France ! je me demande quel est le pays heureux ??

        Cet AM j’ai une r√©union de village, aussi voici encore une fois Marie Dauguet dont l’√©criture est d’une √©l√©gance rare et puissante, elle a √©crit un « cantique √† mon bien aim√© » et c’est sublime…. mais pour rester dans les c√®dres bleus voici Salom√© fille d’H√©rodiade, qui apporta la t√™te de Saint Jean baptiste:

        Salomé

        Parmi les c√®dres bleus dont l’√©paisseur l’encastre,

        Dans un parfum d’encens, de cinname et de rose,

        Le lourd palais d’H√©rode aux somptueux pilastres,

        Aux escaliers d’onyx, en silence repose.

        Seul un chacal gémit, précurseur de désastres,

        Flairant l’odeur du sang au bas des portes closes;

        Et l’√©coutant, perdue en quelque √©trange hypnose,

        Dans la salle d√©serte o√Ļ pleut un frisson d’astre,

        Salomé enraidie sur sa couche,

        Rappelant son désir criminel, croit voir Jean,

        Fant√īme tortur√©, d’une √©treinte d’amant

        L’enlacer et d√©faille en sentant qui la touche

        Et se colle à sa lèvre ardente, la mordant,

        La bouche douloureuse o√Ļ se glacent les dents. »

  7. bonjour les damoiselles ..de roquefort ou de rochefort je sais plus , du matin je suis un troubadour du coeur d’un rocamadour , loin du couscous ce cab√©cous a mamelle de ch√®vre et son lait cru entier , b√©√©√©√©√©√©√©√© c’est pour vous que je d√©die cette chanson…delphine et solange , nous sommes deux soeurs jumelles, n√©es sous le signe des chamelles , mi fa sol la mi r√©, r√© mi fa sol sol sol r√© do, toutes quatre damoiselles ayant eu des amoureux ( c’est mieux ) tr√®s t√īt, mi fa sol la mi r√©, r√© mi fa sol sol sol r√© do, je tape un peu dans le dos par des mots de la gamme que tous musiciens ont dans la peau , ce matin le soleil est pr√©sent mais pas a se mettre a l ‘ombre du c√®dre bleu du domaine loin du liban ou du c√®dre rouge qui rena√ģt de ses cendres pour finir en chalet verdoyant , mafois c’est pas en ce jour que je vais d√©versser une larme mouill√©e tomb√©e par un trop plein de mes yeux en dessous du c√®dre bleu pleureur, il faudrait que l’arbe se mette a l’heure d’hiver avec son nom pendulaire cedrus libani clauca pendula av√© claudius drusus ifls de nero au ventre rond , qui sait aller au foyer et prendre l’accent italien un calabrais en tebnue borsalino pour ordonner avec gentillesse au vieux serveur une liqueur de c√®dre du fruit du c√®dre , une calabre svp ..il est vieux et un peu sourd et pan!pan! taratatata , voila un cadvre tout chaud , c’est pas de sa faute sa lui manque le maquis de g√©orgie, je ne parle point du sud des am√©ricanos de l’ouest de l’alabama et du nord du tennessee …on a tous quelque chose en nous de tennessee cette volont√© de prolonger la nuit ce d√©sir fou de vivre une autre vie ce r√™ve en nous avec ses mots √† lui..alors la pour une fois je vai devenir vulgaire ..ferme ta gueule johnny..a que!que … ta gueule johnny…..bon je parler ou sa caille entre l’europe et l’asie hi!hi! , a que ! qu’on me donne , on m’a trop donn√©, bien avant l’envie , ‘envie d’avoir envie..mais tagueule …d’un rien, d’un geste il suffira d’une √©tincelle,et d’un mot d’amour sans amour hi!hi! , allumer le feu , allumer le feu et faire danser les diables et les dieux, tu va la fermer vieux cro√Ľton …j’aime bien ce gugus hi!hi! …il parait qu’il va troquer sa guitare contre un FAMAS pour rejoindre les kurdes , cela me fait rire vue qu’il a fait son service militaire au 43e r√©giment d’infanterie de marine en allemagne , surtout que je le sais mi sol r√© do , qu’il √©t√© exempter de marche de garde de manŇďuvre de tir de sport , un bl√©rot sans sac sur le dos juste pour le temps d’une photo , il a fait son arm√©e loin du casernement dans une auberge a durbach non loin de offenburg , un bon pied a terre pour faire de la musique et son service militaire dans les bras de sylvie …mafois alors le combat a 72 piges alors qu’a 18 ans il avait une guitare entre ces doigts ….bon le travail m’attend je dois aller au foyer pour un vin chaud bises ..GO!GO!

  8. Merci pour ces beaux textes Monique . Le Liban √©tait ( est encore ) un tr√®s beau pays , et je me souviens , toute jeune , que ma m√®re voulait y f√™ter ses 20 ans de mariage . Cela m¬īest rest√©
    en m√©moire , et c¬īest pourquoi je me souviens des premiers troubles dans ce pays … J¬ī√©tais d√©√ßue pour mes parents ! C¬īest dire le rayonnement qu¬īavait ce pays .
    J¬īai lu un livre de Josette Alia  » Quand le soleil √©tait chaud  » , et on sent vraiment l¬īamour de
    l¬ī√©crivain pour son pays , le Liban . Et aussi  » La pourpre imp√©riale  » de Gillian Bradshaw , qui parlent des murex de la Ph√©nicie d¬īalors , qui √©taient la seule teinte autoris√©e pour le manteau imp√©rial . Les symboles mat√©riels √©taient les seuls moyens de reconnaitre l¬īempereur ( toge , sceptre , anneau , etc ) .

    • Darie je suis aller plusieurs fois au liban , un tr√®s beau pays , cela est vrai ..c’est dans ce pays que j’ai vue pour la premi√®re fois les femmes et hommes kamikazes ( type femme avec explosif dans le landau avec le baby proche des ricains et des francais et autres soldats ) sans oublier les sous-v√™tements non sexy de contre- fa√ßon en b√Ęton de dynamite , j’ai pas mal voyager au liban et marcher a la fronti√®re d’isra√ęl , j’y susi aller dans les grandes ann√©es en plus ou yavait beaucoup de monde qui voulait sa part de g√Ęteau..hola ….la pitance …bises …GO!GO!

      • Klaus , arriver √† votre √Ęge honorable , apr√®s tout ce que vous avez vu , plut√īt pr√®s que de loin ,
        cela s¬īappelle  » avoir la baraka  » .
        Petit apart√© : Est-ce que vous avez d√©j√† mang√© des m√Ľres , du gros arbre le m√Ľrier , celui dont les feuilles servent √† nourrir les vers √† soie ? J¬īai trouv√© cela dans le chariot de la sup√©rette ,
         » articles brad√©s , tout √† 10kr  » . C¬ī√©tait l¬īoccasion de go√Ľter . C¬īest d√©licieux , et demain , je fais une razzia sur les autres sachets . Pour le gl√∂gg de No√ęl , ce sera parfait . Ce sera l¬īin√©dit , au lieu des sempiternels raisins secs . Il faut √©tonner les convives .

  9. Je croyais que le pr√©nom  » C√©dric  » d√©rivait du c√®dre , mais il n¬īen est rien . C√©dric vient de Cedde , un moine celte , qui a √©vang√©lis√© une partie de l¬īAngleterre , au VII si√®cle .
    C¬īest un beau pr√©nom .

  10. Darie bien sur que je mange des m√Ľres de gros arbre (le m√Ľrier ) sauvage dans le sud cela manque pas , nous en avons a la pelle au domaine , confiture et autres , c’est le paradis pour les oiseaux , j’en avais mang√© jeune aussi entre sable et montagne , le mot baraka , n’oublie pas que je suis arriver en alg√©rie en 1954 et j’ai quitter ce dit pays en 1967 , mon r√©giment h√©ritier de mon bataillon le 2e BEP ( 50/54 ) qui est devenus le 2e REP a combatu en alg√©rie de 1955 a 1962 , j’ai quitter Bou Sfer ( nous √©tions ici apr√®s le cessez-le-feu) ; le r√©giment a comencer sa transition en avril 1964 , apr√®s l’indo et l’alg√©rie je fit partit de toutes les vacances et op√©rations jeux chat et souris et aures au congo ,centrafrique, somalie, djibouti , liban , tchad, c√īte-d‚Äôivoire, asie ( cambodge)un retour de jeunesse hi!hi! et de bien beau autres endroits ou j’ai d√©poser mon lourd bardat et fait couler deux ou trois larmes , un voyageur au grand coeur quoi , je parle bien sur la langue du sable , je suis rester des an√©es et ann√©es , en plus je susi fort pour apprendre vue que j’ai une tr√®s bonne m√©moire , je ne parle pas l’anglais , c’est simple j’avais pas besoin le peu de compagnon que j’avais parler ma langue ou le nederlands ou le viet , donc j’ai pas lever le petit doigt pour apprendre la langue de william shakespeare, n’oublie pas que 95% de mes compagnons de fortune √©t√© allemand comme moi , la plus part des anciens de la grande seconde , au d√©but j’√©tais le plus jeune e la compagnie donc ( j' »tais entour√© comme un enfant ..leur gosse , malgr√© que je ne l’√©tait plus au bout de deux mois mais c’est ainsi ( c’√©tait des gars de mon pays qui avait fait 39/45 du mauvais cot√© et de ce qui patati patata ( beaucoups d’ancien para ss ) , pour moi des mecs super , j’en avait des papa Darie tu vois , j’√©tais pas le plus grand mais a mon jeune age 1.98 j’avais la bonne taille , petit baisse la chevelure sa siffle , f ait cela fait ceci reste la fait comme cela fait gaf petit .. petit petit j’√©tais pas leur enfant oublier mais bon cela ne peut s’expliquer il m’ont rien demandais moi je leur et rien demandais non plus je suis rester avec certains plus de 10 ans et je savais pas leur nom , c’est ainsi …surtout petite n’oublie pas cela n’est rien pour toi mais mon drapeau celui qui brille plus que de l’or dans ma chambr√©e poss√®de la fourrag√®re de la l√©gion d‚Äôhonneur au titre de la croix de guerre des TOE avec six palmes et la croix de la valeur militaire avec 4 palmes, nous sommes les euls a avoir eu la fourrag√®re a la couleur de la l√©gion d‚Äôhonneur en titre des op√©rations en extr√™me-orient, un sacr√© travail beaucoups de pertes ( j’ai des frissons tu vois dans le dos ) , j’ai √©t√© au Commando 10, DE PREVILLE du 2 BEP…sur mon √©paule c’√©tait √©crit ( commando 10 Aufstellung des 2¬į B.E.P) , mais voilou la vie est dur parfois ici ,et plus loin , j’ai eu la baraka regarde plusieurs fois touch√©s mais jamais abattus , la carne r√©siste hi!hi! , donc oui j’ai bien eu la baraka , parfois sur un largage de 65 camarades je faisais partis des 10 a marcher le soir , un ange ou je crois plus que c’est la faim en sacnat le menus du soir ..qui me donner la force et la vlont√© de survivre la salade au fourmis et soupe a l’araign√©e et brochette de sauterelles, cafards et un coulis de larves , sans oubli√©s les criquets grill√©s un r√©gal ( bin quand tu as faim ) avec du serpent confit en dessert hi!hi!, tu crois que le soir de no√ęl j’ai le droi a avoir un bon gl√∂gg , j’ai √©t√©t sage cette ann√©e comme toujours j’ai finit toutes mes assi√®ttes et mon verre de bi√®re et surtout je me suis jamais mis a genoux et demandais pardon a un dieu ou un grisounet ….bises Darie et toutes a plus …je file au foyer boire un vin chaud..GO!GO!

    • Des gratins de sauterelles et des salades √† la fourmi …. Cela doit chatouiller l¬ī√©pigastre : ))
      Uuuscchhh , j¬īsuis devenue une p¬ītite nature d√©licate avec les ann√©es , hi-hi …
      Vous √™tes recousu de tous c√īt√©s ? Cela doit impressionner les jeunots de la L√©gion ,
      en √©t√© , quand vous travaillez en marcel … Vous auriez pu avoir le surnom de Goliath , avec
      votre taille de géant . Vous devez chausser au moins du 46 !
      Mon sachet de m√Ľres , ce sont des m√Ľres s√©ch√©es au soleil . Vous pouvez essayer √† l¬ī√©t√© prochain . Comme pour les tomates ou les figues s√©ch√©es . Vous les laissez au soleil sous une moustiquaire ( comme pour le fromage ) et vous verrez le r√©sultat .
      C¬īest bon comme amuse-gueule , pour l¬īap√©ritif dans les cavacombes : )

  11. Retour de chasse, tr√®s fructueuse en futurs cadeaux de No√ęl gourmands: ballotins de noirs incomparables, orangettes et citronnettes, p√Ętes d’amande en forme de fruits comme quand on √©tait petit, sans oublier le pot de caramel au beurre sal√©, etc..
    J’ai beaucoup aim√© les po√®mes de Nadia Tu√©ni ; et le Liban, au temps o√Ļ il √©tait en paix, m’a aussi toujours fait r√™ver; √† Dakar, nombreux √©taient les Libanais install√©s, m√™me avant la guerre civile; et j’avais pas mal d’√©l√®ves libanais ( une quinzaine sur 54, dans la m√™me classe, je pr√©cise).
    Le nom du c√®dre m’a fait penser, simplement √† cause de la sonorit√©, √† un arbre africain ( dont je ne trouve pas l’origine): le Ka√Įcedrat (nomm√© aussi ¬ę Kailc√©drat ¬Ľ) : « Arbre africain au port majestueux et √† l’√©corce am√®re, au bois rouge, proche de l’acajou, qui sert d’arbre des palabres », et voici un extrait du ¬ę Cahier d’un retour au pays natal ¬Ľd’Aim√© C√©saire:
    « Eia pour le Ka√Įlc√©drat royal !
    Eia pour ceux qui n’ont jamais rien invent√©
    pour ceux qui n’ont jamais rien explor√©
    pour ceux qui n’ont jamais rien dompt√©

    mais ils s’abandonnent, saisis, √† l’essence de toute chose
    ignorants des surfaces mais saisis par le mouvement de toute chose
    insoucieux de dompter, mais jouant le jeu du monde

    v√©ritablement les fils a√ģn√©s du monde
    poreux à tous les souffles du monde
    aire fraternelle de tous les souffles du monde
    lit sans drain de toutes les eaux du monde
    étincelle du feu sacré du monde
    chair de la chair du monde palpitant du mouvement même du monde !
    Ti√®de petit matin de vertus ancestrales (…) »

    • Rire , Mareria . Je vous attendais pour vous parler du ca√Įlc√©drat !
      Je viens de le trouver mon livre  » La danse du Saltiki  » de Abdou Ngom ; j¬īen avais parl√© hier , mais un peu trop tard je crois . J¬īai not√© tous les noms propres , les mots insolites , sinon je
      m¬īembrouillais . Il est tr√®s bien √©crit , et int√©ressant sur la vie des africains de cette r√©gion .
      J¬īai demand√© √† l¬īexpert en oiseaux s¬īil connaissait le loukoukouk , une chouette africaine .
      Ill ne la connait pas , mais vous peut-être : ))

      • Bonsoir Darie, amusante co√Įncidence; je viens d’aller voir de quoi parle ce livre que je ne connais pas du tout ( et je ne connais pas le loukoukouk ); apparemment il parle de ph√©nom√®nes myst√©rieux , de divination, entre autres choses; j’ai vu qu’il y a une vid√©o de 12′ sur « la c√©r√©monie de d√©dicace » de ce livre, mais ce n’est pas sous l’arbre √† palabres….

        Ce qui m’a beaucoup impressionn√©e l√†-bas, que j’ai connu par des chercheurs qui y travaillaient sur le sujet, par des documentaires, et par le livre  » L’Oedipe africain », c’est la pratique du N’deup, qui √©vite de longues s√©ances chez les psy: « Pratiques rituelles de l’ethnie l√©boue consistant √† « ramener » le sujet par le biais d’incantations et sacrifices qui durent huit jours ». Le « patient » entre alors en transes, et sort de tout cela d√©livr√©!

      • Hi-hi … , et Mareria , le loukoukouk fait son Ňďuvre la nuit . Le malheureux qui entend une loukoukouk dans un arbre de son jardin , s¬īattire de gros soucis √† venir . Hou-hou-hououou …

      • Dominique , je crois que ce sont les trois susceptibles √† quatre pattes , qui prot√©geront le mieux votre territoire . Mais vous ne nous avez jamais dit s¬īils √©taient bons chiens de garde .
        Est-il √©crit Cave canes ( c¬īest le pluriel ) sur le panneau ? : ))

  12. Darie la cavacombe est tellement froide en hiver que l’on met les pommes pour qu’elle se gardent , tu vas rire Darie c’est un coin du p√īle nord avec un peu d’eau du lac torne tr√§sk, tu prend deux pommes c’est faire ton march√© dans la cavacombe du jokkmokksmarknad , nous avons nul besoin d’aller patiner sur un lac gel√© a √Ėstermalmstorg il suffit de laisser une bassine pleine d’eau deux heures , ne t’inqui√®te pas Darie notre domaine dans le sud de la france ne devient pas en hiver Hellasg√•rden, nous avons du vin en r√©serve mais nous faisons pas partis de la r√©serve naturelle de Nacka, au domaine sur tout nos sentiers et petit chemin on peu rouler en quad et voiture et notre √©tang n’est pas de Lule√• , chez nous aucune traditions lapones on taquine le vin chaud en chantant …..

    Natten går tunga fjät
    rund gård och stuva;
    kring jord, som sol förlät*,
    skuggorna ruva.
    Då i vårt mörka hus,
    stiger med tända ljus,
    Sankta Daria, Sankta Daria.
    Natten går stor och stum
    nu hörs dess vingar
    i alla tysta rum
    sus som av vingar.
    Se, på vår tröskel står
    vitklädd med ljus i hår
    Sankta Daria, Sankta Daria.
    Mörkret ska flykta snart
    ur jordens dalar
    så hon ett underbart
    ord till oss talar.
    Dagen ska åter ny
    stiga ur rosig sky
    Sankta Daria, Sankta Daria.

    ah! Sankta Daria euh! Sainte Darie pour les gauloises …

    la nuit avance a pas lourds
    autour de la cour et de l’√Ętre
    alors que le soleil quitte la terre,
    les ombres menacent.
    la dans notre maison sombre
    marchant avec des bougies allumées
    sainte Darie, sainte Darie !
    la nuit avance fortement et en silence
    écoutez maintenant ses ailes
    dans chaque pièce si silencieuse,
    murmurant comme des ailes.
    regardez, sur notre seuil se tient,
    habillée de blanc, de la lumière dans les cheveux,
    sainte Darie, sainte Darie !
    l’obscurit√© s’envolera bient√īt
    des vallées de la terre.
    aussi nous dit-elle
    un mot merveilleux :
    un nouveau jour se lèvera a nouveau
    du ciel rose…
    sainte Darie, sainte Darie

    mafois me voila que je perd Lucia je suis comme la petite Darie les doigts col√©s a la caraffe de lait de poule , c’est la faute a l’argile ….je reste coll√© hi!hi! …bises a toutes …GO!GO!

    • Klaus , vous √™tes un troll ! rire . Comment faites-vous pour parler su√©dois mieux que moi ?
      Ah… je sais … c¬īest Jonas-le-su√©dois qui se souvient de sa jeunesse et chante Sankta Lucia ?
      Bonne soirée , avec les camarati . Et laissez un peu de vin chaud pour les autres , ils ont
      aussi besoin de se ravigoter les jambes , si-si .

  13. Hello, ici on a laiss√© tomber le pauvre c√®dre si majestueux pour finir dans la magie noire, je ne vous suivrai pas sur ce terrain, un jour une voisine parisienne m’avait racont√© son voyage au S√©n√©gal (je crois), elle a assist√© et particip√© √† une de ces s√©ances de « transes » et elle a eu peur de ses r√©actions, elle dit qu’elle √©tait (comme) envo√Ľt√©e, tout de m√™me, il y a des gogos..je pense que cela faisait partie du programme « sensations fortes » pour les touristes, pensez, revenir en transes, quelle aventure pour √©pater les copines de bureau et puis elle se voyait d√©j√† mari√©e malgr√© elle avec un chef de tribu (naturellement) pour finalement comprendre que les parfums, la fum√©e des feux de je ne sais pas quoi et le petit cocktail bien frais √† volont√© avaient largement contribu√© √† la g.d.b. tout cela fait partie de la couleur locale.
    Je ne crois pas √† l’envo√Ľtement, je ne crois pas au diable (sauf celui qui est dans l’homme) je ne crois pas aux marabouts mais je crois au bout de ficelle… bref, m√™me St-Thomas ne se serait pas laiss√© impressionner.
    Je ne veux pas non plus que Darie soit d√©clar√©e sainte ici, quoi, papy, mais √ßa ne va pas, d√©place un peu le b√©nitier et sans rancune :))) tu comprends ces accents circonflexes ou alors tu reste perplexe et sans r√©flexe ? c’est l’amie Dominique qui m’a expliqu√© ces signes car moi j’en √©tais rest√©e aux points de suspension !!!!!!!! papy, √ßa te dit quelque chose le polygone de sustentation ? mais non, rien √† voir avec l’estomac ni les ripailles.
    Ce soir, je suis remont√©e √† bloc, la conversation a d√©vi√© vers COP21, (une coop√©rative √† petits tirages) oui, car pour faire des √©conomies d’√©nergie, on va nous couper les lampadaires de la rue apr√®s minuit, d√©j√† je ne trouve pas la serrure de ma porte en temps ordinaire … oblig√©e de mettre une lampe √©lectrique dans le sac √† main…. c’est la traque du moindre petit voyant, comme dans la chanson « d√©branche tout » il faut tout √©teindre, pas de lampe d’ambiance ! donc si je chute, je porte plainte, voil√† !
    Les amis, ce pauvre c√®dre a bien d√©g√©n√©r√©, on aurait d√Ľ traiter le baobab ! tiens je plombe avant la fermeture :

    « Baobab

    Le village entier l’enserre, ne peut l’enserrer.

    Arbre de vie. Temple des morts. Baobab.

    Le village entier l’enserre, ne peut l’enserrer.

    Arbre démesuré. Branches courtes. Paisible prière pour la pluie.

    Mais il n’est de pluie.

    Seule une femme en bleu, noire une femme en bleu,

    par-devant l’arbre

    sait toutes magies de pluie,

    mais à quiconque ne les dit.

    S’enfonce le soleil par les entrailles de la terre,

    de soleil est la terre, de terre est le soleil,

    et tout s’embrasera de soif.

    Seul et colossal le baobab d√©fie l’embrasement

    paisible en la prière pour la pluie.

    Mais il n’est de pluie.

    D’un coup croulera-t-il, tant butte la s√©cheresse en son ultime art√®re.

    Mais d’un coup se redresse,

    S’√©branle de toutes ses racines,

    Et le d√©cha√ģnement contre la nature

    Toutes magies de la femme en bleu.

    Lors se met √† s’enfler de ses sucs

    et tandis que s’illuminent ses prunelles,

    se peuple de feuilles, se peuple de feuilles.

    Pleurs verts, prière pour la pluie.

    Mais en nul lieu il n’est de pluie.

    Le village entier l’enserre, ne peut l’enserrer.

    Arbre de vie. Temple des morts. Terre des anc√™tres. »

    Aco Sopov (1923-1982) Poème extrait du recueil En chasse de ma voix
    Adaptation du macédonien par Djurdja Sinko-Depierris
    et Jean-Louis Depierris

  14. Darie, les histoires √† chaud sont les plus frappantes mais revenons √† la beaut√© de la nature, superbe votre c√©dr√®le de Chine mais je ne crois pas qu’il se plairait sur mon terrain (min√©) qui a enterr√©, si j’ose dire, quelques arbres et arbustes…. le chef qui note tout, m’a fait le recensement de tout ce qui est mort en quinze ans et surtout l’addition. J’ai appris qu’un arbre met cinq ans pour mourir, alors depuis je regarde mon petit mirabellier qui m’a donn√© courageusement huit prunes cette ann√©e apr√®s un an de plantation seulement, et je me dis que dans quatre ans il pourrait √™tre mort ? et mon arbre aux chatons que j’aimais tant, mort aussi par une maladie (?) qui provoque comme un dess√®chement. Je suis ind√©crottable, j’aimerais un figuier !
    Si je pouvais planter tout ce que j’aime, j’aurais la plus profonde et la plus belle des for√™ts pour s’y perdre.

    • J¬īai voulu vous r√©pondre de l¬īautre c√īt√© ; apr√®s la s√©cu . soc , je voulais ajouter les pensions vers√©es sans fin … mais je n¬īai pas pu .
      Huit mirabelles apr√®s un an de plantation , c¬īest bien ! Les racines se sont probablement bien √©tal√©es et multipli√©es . Dominique a aussi un mirabellier prosp√®re , il me semble .

      • Darie, c’ est un reine-claudier,
        une reine-claude exceptionnelle l’ ann√©e derni√®re et une autre fabuleuse cette ann√©e mais
        l’ arbre a pris un volume incroyable , il ne peut pas tout faire en m√™me temps.

      • Reine-Claude , mirabelles , cela me donne envie d¬īen manger . J¬īai retrouv√© mon app√©tit
        d¬īautrefois , et je me surprends √° d√©sirer un plat cuisin√© √° la TV , ou une pomme dans un magasin ! Vos mirabelles et vos reines-claudes : ))
        C¬īest curieux , l¬īapp√©tit . Il y a un an , je pouvais m¬īarr√™ter pile au milieu d¬īun repas . Couic . Termin√© , impossible de continuer . Ce n¬īest pas psychologique , c¬īest autre chose .
        Cela doit √™tre une connexion mal branch√©e , entre les neurones et l¬īestomac : )

  15. avant les fleurs

    Tout le long de la nuit la terre gémissait,
    sèche, craquelée comme un tourteau trop cuit,
    tout le long de la nuit les vents du désert
    soufflaient,
    comblant de sable les fissures.
    À force de se dévêtir, l’océan déchira toutes ses
    chemises bleues,
    mais ne parvint pas à se calmer.
    Seul le ciel demeurait serein et vide
    comme si de rien n’était,
    comme s’il ne voyait pas ce naufrage.

    Tout le long de la nuit la terre hurlait.
    Ou ce furent les fauves assoiffés,
    errant à travers savanes et forêts,
    pour mourir enfin au bord des sources sèches.
    Ou ce furent les arbres pliés à se rompre,
    léchant de leurs feuilles la terre sèche.
    Seul le ciel demeurait cruellement serein et vide
    comme si nul n’avait besoin de pluie,
    comme s’il ne voyait pas ce naufrage.

    Tout le long de la nuit la terre se convulsait.
    Ou ce furent les hommes attendant la pluie
    comme l’on attend le nouveau-né
    crispé dans le ventre sans vie.
    Avant l’aube tout fut recru et tout s’assoupit :
    hommes, arbres, fauves.
    Seules les chemises en lambeaux flottaient sur
    l’océan.

    Et au petit matin, telle une aurore de terre saignée,
    (fleurs rouges et incendies, la ville en feu)
    les flamboyants avaient fleuri.
    Monique, vous me faites d√©couvrir Aco Sopov et sur Esprits nomades, j’ai trouv√© ce po√®me qui parle si bien de l’Afrique. ..Ce qui ne fait pas oublier le c√®dre bleu: je me rappelle avoir √©t√© fort triste quand le v√©n√©rable c√®dre du Liban du Thabor, jardin public de Rennes, a √©t√© d√©racin√© par la grosse temp√™te.

    • Ce que c’est beau, mareria ! le c√®dre est un arbre vraiment royal. Parler de l’Afrique c’est d√©j√† un myst√®re, il faudrait qu’un jour de « joker » on y consacre une page !
      Voir un vieil arbre arrach√© ou terrass√© par la temp√™te c’est un cr√®ve cŇďur, quand je vois un arbre mourir, c’est idiot, mais cela me fait de la peine…. mon aub√©pine de quinze ans, au si beau parasol rose, est morte apr√®s avoir √©t√© l’aire de jeux des oiseaux, une maladie parasitaire, je l’ai regard√©e partir comme on suit un convoi des yeux. Triste !
      Votre arbre devait √™tre si beau et irrempla√ßable c ‘est cela qui peine, il faut vingt cinq ans pour avoir un arbre adulte ! j’ai vu un reportage sur la for√™t amazonienne et le chant des tron√ßonneuses, ils ne savent pas ce qu’ils causent de dommages √† terme ! les hommes en paieront le prix fort.

      • Le Br√©sil , Monique , n¬īa jamais coup√© autant d¬īarbres que cette ann√©e . Cela d√©r√®gle tout .
        On en a parl√© r√©cemment . J¬īesp√®re qu¬īon va leur dire √† la cop21 de stopper urgemment !
        Bonne soirée tutti . Demain , nous aurons une grosse tempête ,mais calme plat présentement .

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