L’ arbre du désespoir 

Le 7 décembre est consacré au Cyprès dans le calendrier républicain.

Une triste légende est attachée à l’ existence de ce conifère longévif.
image(Luigi Ademollo, illustration pour les Métamorphoses d’ Ovide, édition de 1832)

Un jeune garçon tua de sa lance, par mégarde, un cerf qui était comme un compagnon pour lui.

Apollon qui avait de l’ affection pour le jeune homme inconsolable le transforma en un arbre symbole de son désespoir.

Et c’ est ainsi que Cyparissos devint un Cyprès.

C’ est ce que nous conte  Ovide dans les Métamorphoses.

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34 réflexions sur “L’ arbre du désespoir 

  1. Bonjour à tous, ici tout le monde descend.. si, si c’est Saint-Ambroise, station de métro de Paris, ligne 9…. euh…. c’est que le côté tragique du cyprès (je me souviens de ceux de Lourmarin) ne m’inspire pas et puis je vous redonnerais les mêmes textes car nous avons déjà traité le cyprès même si c’est si loin. Une belle journée s’annonce pour aller à la chasse au fer à repasser, un fer à dix sous c’est pas cher, qui marcherait à l’eau ferrugineuse, qu’en pensez-vous ?

    Comme de toutes façons, nous n’avons plus le contrat de confiance, ce petit carnet de santé de mon fer… je vais donc dans une grande surface car franchement, un fer c’est un fer et en principe s’il possède une semelle à trous c’est qu’il sort de la vapeur, qui dit vapeur dit compartiment à eau mais en ces temps festifs, je me demande ce que donnerait l’eau de limonade pour empeser les faux cols à ne pas confondre avec les faux… euh…(autres). Je file momentanément sur Internet pour regarder une galerie de fers à repasser… à plus tard.

  2. Voici une petite dernière Emilie Arnal (1863-1935), vous verrez, elle parle de moi… enfin c’était avant !!!!!

    « Lorsque viendra le soir

    Que de fois le bonheur, sans détourner la tête,
    Sans me voir, sans m’ entendre, est passé près de moi,
    Je n’ai pas dit le mot par lequel on arrête
    L’inconnu dont le pas fait naître tant d’émoi.

    Je n’ai pas su crier : « Venez ! Mon âme est pleine
    De parfums répandus pour recevoir les dieux !
    Venez ! Le réséda, la rose, la verveine
    Ont laissé sur mes doigts leurs sucs délicieux ! »

    Je n’ai pas su vous tendre au bord de la fontaine
    La cruche dont le soir avait bleui le grès ;
    Ma fierté me gardait, toute grave et lointaine.
    Dans l’ombre que posaient sur moi les longs cyprès.

    Et je n’ai pas tissé la guirlande légère
    Des fleurs de volupté dont l’arôme est si doux
    Que, pour les respirer, retournant en arrière.
    Vous m’en auriez laissée enchaîner vos genoux.

    Car je voulais vous conquérir sans artifice.
    Je vous gardais mon front, mes lèvres et mes yeux ;
    Comme un lis pur ouvrant au soleil son calice
    Je vous offrais mon cœur, fier et mystérieux.

    Je voulais qu’en mes mains toutes chaudes et pleines
    De caresses, de dons, se posât votre main.
    Car mon amour avait, pour apaiser vos peines,
    Plus de fraîcheur que l’eau des sources du chemin. » »

    … et pour faire plaisir à Dominique qui, sans être Ducros, se décarcasse pour nous offrir de jolies pages, voici un nuage de russe avec Marina Tsvetaeva :

    « Tous les yeux sont ardents — sous le soleil
    Chaque jour est un jour différent
    Je te le dis pour le cas
    Où je te tromperais : quelles

    Que soient les lèvres
    Que j’embrasse, à l’heure d’amour
    A la mi-nuit noire, à qui que ce soit
    Que je jure furieusement de vivre

    Comme une mère à son enfant
    Comme fleurit une fleur
    Sans jamais promener mon regard
    Sur qui que ce soit d’autre…

    Tu vois, cette petite croix en cyprès
    Car — tu la connais —, tout
    S’éveillera — à ton premier signe —
    Sous ma fenêtre

    (22 février 1915.)

    …. et un dernier cyprès avec Jean Lebrau :

    La fleur rose (titre proposé)

    Des pierres où le vent se pose
    Et des cyprès qui font silence
    Un fil brillant qui se balance
    La fleur des garrigues est rose

    Villages gris, villages fauves
    Où le mirage d’un peu d’eau
    Ne fait qu’altérer le troupeau
    La fleur rose est la sœur des mauves

    Fontcouverte * où grimpent les chèvres,
    Moux * sous un mont couleur de mûre
    Qui de son ombre en vain l’azure…
    La fleur rose est la fleur des fièvres.

    Jean Lebrau (« Du cyprès tourne l’ombre », éditions Aubanel, 1966)
    « 

  3. Bonjour sous un doux soleil d’automne, idéal pour aller musarder à Kyparissia, Κυπαρισσία, en Messénie, au nord de Pylos, ville mentionnée par l’Iliade ( le Wk anglais est plus bavard qu »en français): Pausanias y trouva un temple dédié à Apollon et un à Athéna Cyparissia, une acropole etc: la ville battait monnaie…
    Je me rappelle bien avoir déjà aligné ici « Enfance » d’Apollinaire, qui se termine ainsi:
    « Et mon jardin, un monde où je vivais exprès
    Pour y filer un jour les éternels cyprès. »
    Cyprès éternels et omniprésents chez les poètes grecs; George Séféris « J’ai maintenu ma vie en voyageant », qu’on trouve sur ces pages , et tant d’autres:..
    Homère Odyssée Chant V
    « Quand il ( Hermès) touche à l’île lointaine, il quitte la mer azurée et marche sur le rivage ; bientôt il atteint la grotte spacieuse qu’habité Calypso, la nymphe à la belle chevelure. Hermès trouve la déesse dans l’intérieur de sa demeure : un grand feu brillait dans le foyer, et au loin s’exhalait le suave parfum du cèdre et du thuya fendus. Calypso, retirée du fond de la grotte, chantait d’une voix mélodieuse, et s’occupait à tisser une toile avec une navette d’or. — Autour de cette demeure s’élevait une forêt verdoyante d’aunes, de peupliers et de cyprès. Là, venaient construire leurs nids les oiseaux aux ailes étendues, les chouettes, les vautours, les corneilles marines aux larges langues, et qui se plaisent à la pêche . Là une jeune vigne étendait ses branches chargées de nombreuses grappes. Là, quatre sources roulaient dans les plaines leurs eaux limpides qui, tantôt s’approchant et tantôt s’éloignant les unes des autres, formaient mille détours ; sur leurs rives s’étendaient de vertes prairies émaillées d’aches et de violettes. Un immortel qui serait venu en ces lieux eût été frappé d’admiration ; et, dans son cœur, il eût ressenti une douce joie. « 

  4. Pour apprécier ce fragment du poème de Yannis Ritsos < Grécité * Ρωμιοσύνη -Romiosini, le mieux est d'aller voir la très belle page du site: http://dornac.eklablog.com/yannis-ritsos-grecite-romiosini-extrait-a83429708; "Yannis Ritsos a écrit ce long poème à la fin de la Deuxième guerre mondiale (précisément entre 1945 et 1947 à Athènes), après la chute de la dictature de Metaxas (1941) mais il a été publié seulement en 1954." Sur cette page, il y a en plus des illustrations, et des versions chantées, en particulier avec Mikis Theodorakis.
    Traduction de Jacques Lacarrière, Grécité, Fata Morgana, 1976
    I.
    Ces arbres ne peuvent se rassasier de moins de ciel,
    Ces pierres ne peuvent se rassasier sous les pas étrangers,
    Et ces hommes ne peuvent se rassasier que de soleil,
    Et ces cœurs ne peuvent se rassasier que de justice.

    Ce pays est aussi dur que le silence,
    Il serre contre son sein ses dalles embrasées,
    Il serre dans la lumière ses vignes et ses olives orphelines,
    Il serre les dents. Il n’y a pas d’eau. Seulement de la lumière.
    Le chemin se perd dans la lumière.
    Métal est l’ombre de l’enclos.

    Ces arbres sont devenus pierre et les rivières et les cris dans la chaux du soleil.
    La racine se heurte au marbre.
    Chênes empoussiérés.
    Ce mulet. Ce rocher. Haletants. Il n’y a pas d’eau.
    Tous ont soif, depuis des années.
    Tous mâchent une bouchée de ciel au-dessus de leur amertume.
    Leurs yeux sont rouges à force de veiller,
    Une ride profonde gîte entre leurs sourcils
    Comme entre deux collines, au crépuscule, un fin cyprès.

    Leur main est rivée au fusil
    Leur fusil prolonge leur main
    Leur main prolonge leur âme.
    Sur leur lèvre habite la colère
    Et le chagrin luit au fond de leurs yeux
    Comme une étoile au fond d’un creux de sel.

    Quand ils serrent les poings,
    Le soleil est certain pour le monde
    Quand ils sourient,
    Une petite hirondelle s’échappe du buisson de leur barbe
    Quand ils dorment,
    Douze étoiles tombent de leurs poches vides
    Et quand on les tue,
    La vie grimpe la pente avec tambours et drapeaux.

    Depuis tant d’années, tous ont soif, tous ont faim, tous sont tués.
    Assiégés par terre et par mer
    La chaleur a dévoré leurs champs
    Le sel imprégné leurs maisons
    Le vent a jeté bas leurs portes et les pauvres lilas de la place
    La mort entre et sort par les trous de leur uniforme
    Leur langue a la rugosité d’une pomme de cyprès
    Leurs chiens sont morts avec leur ombre pour linceul
    La pluie fouette leurs ossements.

    Pétrifiés dans leur guet, ils fument la bouse et la nuit
    Scrutant le large déchaîné
    Où s’est englouti le mât brisé de la lune.

    Le pain s’en est allé, les balles s’en sont allées.
    Ils n’ont plus que leur cœur pour charger leurs fusils.
    Tant d’années assiégés par terre et par mer,
    Tous ont faim, tous succombent mais aucun d’eux ne meurt,
    Leurs yeux brillent pendant qu’ils veillent
    Et brillent un grand drapeau
    Et brille un grand feu rouge,
    À chaque aube des milliers de pigeons s’envolent de leurs mains vers les quatre portes de l’horizon.

  5. C’est à Corcyre-Corfou qu’on situe l’île des Phéaciens,( cf Nausicaa et Alkinoos). « L’Odyssée » dépeint avec précision « la ville avec sa haute enceinte, ses deux ports de part et d’autre, et le chemin de l’isthme au long duquel sont remisés les navires arqués ». Selon Lawrence Durrell, le site le plus vraisemblable où était implanté le palais royal « est Paleokastritza, noyé dans les oliviers sur la côte nord-ouest. La petite baie est d’une perfection à vous couper le souffle : c’est une sublime conspiration de lumière, de bleu et de cyprès »
    Et voici un poète moins connu, STRATIS PASCÀLIS, poète et traducteur grec né en 1958 à Athènes
    CARTOGRAPHIE DE LA LUMIÈRE
    « La lumière est aux aguets partout
    Cachée dans les veines du vent.
    Au fond des yeux de l’aube ancienne prisonnière
    Dans les sentiers rudes et obscurs de la mer
    Ou les cyprès du crépuscule qui seuls additionnent les morts
    Et tiennent bon mieux que personne devant le déchirant éclat
    Aux cloîtres des confins.
    Tandis que le volcan tressaillant soudain
    Terrifie une bête venue boire dans les genêts la rosée
    Puis c’est l’éclat descendu de là-haut
    Pluie implacable. »
    On retrouve facilement l’extrait du poème de Séféris sur http://www.grecehebdo.gr/2014/11/le-poeme-de-la-semaine-epiphania-1937.html et , un tout petit extrait ( mais avec musiques etc) sur dornac overover-blog.

    • Bonjour bonjour !
      Je me réjouis de lire les textes que vous avez déjà alignés et les grecs de mon cœur.
      Merci Monique pour ces mots gentils et les poèmes.
      Mes petites camarades, à tout à l’ heure.
      Et bonjour aux prochains commentateurs.

  6. Bonjour , le grand calme après la tempête … La tempête électorale , mais aussi la tempête dans le jardin . Le vent a soufflé si fort , qu´une plaque d´ardoise en porte-à-faux contre une butte de terre est tombée ! Je vais pouvoir envisager un petit tour au calme à Göteborg . C´est que
    je n´ai pas assez utilisé ma carte de transport gratuite . Encore une semaine . C´est pour encourager la population à prendre les transports en commun , et montrer leurs avantages .
    La Suède veut être le premier pays à exclure toutes les énergies fossiles . C´est bien , et c´est possible pour les usages domestiques , mais pour les véhicules , ce sera difficile .
    Le cyprès , arbre de Chypre ?… Ou Chypre , île des cyprès ?…. That is the question …. ,
    l´énigme que Mareria seule peut résoudre : )
    C´est une belle légende , merci Dominique , je vais lire la suite de l´histoire …
    Le cyprès est symbole de calme et sérénité pour moi . Au gré d´une promenade en Crête , je étais arrivée dans un jardin , un parc , sans âme qui vive , sauf quelques oiseaux , et entouré de cyprès . Et j´étais là comme au paradis terrestre …
    Un thé maintenant , à l´eau ferrugineuse : )

    • Bonjour Darie, j’ ai suivi la soirée sur BFMTV et j’ étais perplexe à entendre les journalistes dire qu’ ils n’ avaient pas compris, mesuré… C’ est leur job !!!
      Une semaine de bulles de crapauds dans le marais électoral et hop, second tour.
      Bises.

  7. Bonjour Darie, je me pose la question sur Chypre- cyprès, et ne trouve pas mention d’une parenté.. En revanche, ce qui est attesté, c’est que Kupros, chypre < kypros, cyprus ou henné, qu'on recueille à Chypre, en Syrie etc, dont la fleur ou le suc servaient à des huiles essentielles ou en parfumerie..
    Dominique, j'avais pourtant vérifié que je n'avais pas déjà proposé les textes d'aujourd'hui, par exemple celui de Ritsos, itou pour Pascalis ; j'y perds mon grec….
    Sur ce mot du jour, on peut aussi citer des vers des Stances du Cid…
    "Si près de voir mon feu récompensé
    O Dieu l'étrange peine!
    En cet affront mon père est l'offensé.
    Et l'offenseur le père de Chimène! …"

  8. Souvenirs de cyprès et du Sud …
    -LES CYPRÈS-
    Vous m’êtes chers, cyprès du Nord, cyprès funèbres,
    Malgré votre feuillage habité des ténèbres,
    Car vous me rappelez d’autres cyprès joyeux,
    Mes cyprès odorants dont la forme est la même,
    Vos frères du Midi, tout l’horizon que j’aime,
    Où vous seriez plus verts dans le bleu pur des cieux.

    A vous voir je revois nettement comme en songe
    Un grand chemin poudreux qui devant moi s’allonge,
    Bordé de grenadiers qui réjouissent l’œil
    Ou d’arbousiers touffus tout rougissants de baies,
    Et je devine au loin des portails dans les haies
    A deux cyprès debout aux deux côtés du seuil.

    Et puis de toutes parts, ô campagne ! ô nature !
    Que de jardins ayant des cyprès pour clôture,
    Tout pleins de cris d’enfants par les jeux échauffés ;
    Et que de fois j’ai vu, dans les murs de feuillage,
    Paraître tout à coup le curieux visage
    Des petits vagabonds rouges et décoiffés !

    L’ombre de nos cyprès est épaisse et charmante ;
    Ils connaissent le bruit des baisers de l’amante,
    Ils connaissent le rire et les chansons d’amour ;
    Le gai pinson, autour de son nid, y voltige ;
    La cigale se pose au fin bout de leur tige,
    Par les doux soirs d’été, pour voir mourir le jour.

    Ils cachent de vieux bancs où vont s’asseoir les couples.
    Ils sont fermes et droits avec des cimes souples,
    Et leur fierté fut chère à Virgile rêvant ;
    Théocrite avant lui les citait pour leur grâce,
    Et tandis qu’il chantait : « Cueillons le jour ! » Horace
    Par leur faîte onduleux jugeait l’effort du vent.

    Comme un Oriental j’aime ces sveltes arbres,
    Oui, même ceux qu’on voit debout entre des marbres,
    Toujours jeunes et verts comme sont les lauriers,
    Et je crois que nos morts pourtant libres d’envie
    Doivent encore rêver des plaisirs de la vie,
    Sous l’ombrage riant des cyprès familiers.
    de Jean Aicard ( 1848-1921 )
    Jean Aicard parle des cyprès du Nord , ceux qui bordent les cimetières ?… Ce sont peut-être des troènes ; ils se ressemblent un peu , même si les cyprès sont beaucoup plus hauts .
    Le tableau de Fantin-Latour  » Un coin de table  » , présenté par Dominique il me semble , connu pour représenter Verlaine et Rimbaud , montre aussi Jean Aicard . wiki m´a dit que c´était
    l´homme debout à droite , avec des cheveux en crinière . https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Aicard#/media/File:Henri_Fantin-Latour_005.jpg

  9. Hello, on verse dans le hard ? voilà j’ai mon fer mais c’est pas à dix sous mais il dissout le calcaire tout seul, il patine légèrement et envoie de la pression bien plus qu’une bière, oui un sacré pressing qui va envoyer un brouillard dense, m’a dit la vendeuse. Mais attention, dans un dernier sursaut citoyen, c’est un produit français !
    J’ai téléphoné à la préfecture, car toujours pas de nouvelle carte électorale, la mienne est surchargée de tampons intempestifs, ils n’ont pas réactualisé les cartes électorales, bande de feignants, ça papote….. ne nous fâchons pas car rien ne nous arrêtera dans notre devoir de citoyen ! vous avez vu la pâtée… « ah, si nous les Nordistes avions été plus nombreux, vous les sudistes vous auriez bel et bien pris la pâtée » qui se souvient de cette tirade ? oui, une histoire de Roger Pierre et Jean-Marc Thibaut dans « la guerre de Sécession n’a pas fini de cesser »..trève de plaisanterie et sans transition voici Khalil Gibran :

    LE MARIAGE

    Al-Mitra reprit la parole. Elle demanda : Maître, que dire du Mariage ?
    Il répondit:
    Ensemble êtes-vous nés et ensemble resterez-vous pour toujours.
    Quand les blanches ailes de la mort éparpilleront vos jours, vous serez ensemble.
    Oui, vous serez ensemble dans la mémoire silencieuse de Dieu.
    Mais qu’il y ait des espaces dans votre entente.
    Que les vents des cieux puissent danser entre vous.
    Aimez-vous, l’un l’autre, mais ne faites pas de l’amour un carcan :
    Qu’il soit plutôt mer mouvante entre les rives de vos âmes.
    Remplissez, chacun, la coupe de l’autre, mais ne buvez pas à la même.
    Donnez-vous l’un à l’autre de votre pain, mais ne partagez pas le même morceau.
    Chantez et dansez ensemble, et soyez joyeux, mais que chacun demeure isolé,
    Comme sont isolées les cordes du luth, bien que frémissantes de la même musique.
    Donnez vos coeurs, mais pas à la garde de l’autre,
    Car vos coeurs, seule la main de Dieu peut les contenir.
    Et dressez-vous ensemble, mais pas trop près l’un de l’autre:
    Car les piliers du temple se dressent séparément,
    Et le chêne et le cyprès ne peuvent croître dans leur ombre mutuelle »….

    …moi je préfère le roseau qui plie mais ne se rompt pas.

    • Et oui Monique, les cartes électorales ne se feront pas toutes seules mais au fond peu importe, pour voter elle n’ est pas obligatoire.
      Dites, vous allez faire du patinage artistique avec votre fer neuf !
      Fer 9, ça c’ est au golf…

      • Dominique, pour le golf nous avons notre champion et j’apprends qu’il est aussi le premier de sa classe au lycée mais quelle vie il a, pas de copain, les loisirs se résument au golf et les WE aux compétitions un peu partout, quel sacrifice pour les parents.
        Quand même, pour ce super fer, il faut un bras, il n’y a pas encore de robot repasseur, mais il y a déjà l’aspirateur qui marche tout seul, moi je n’ai pas confiance, je préfère mon vieil aspirateur, un pote parfumé, oui je lui donne un petit sachet parfumé dans le sac et HOP la maison sent bon !

      • Monique , j´ai perdu mon fer à repasser en même temps que vous . Il était parfait , repassait sans problème , et il y a un mois , j´ai trouvé les orifices sur la semelle , tous corrodés . On aurait dit qu´un acide s´était écoulé par les trous pour la vapeur . Il a rendu quand même 30 ans de bons et loyaux services … Un âge canonique pour un fer à repasser …

  10. Darie, votre fer a gagné le record de la longévité, 30 ans de repassage, c’était autrefois, quand il y avait la qualité, aujourd’hui rien n’est fait pour durer, au contraire ! un jour un livreur amène mon réfrigérateur tout neuf et me dit : « à bientôt, rendez-vous dans 7 ans, c’est l’âge maximum pour un frigo et entretemps, vous aurez une panne » !! le mien avait une quinzaine d’années. Ma fille a acheté une centrale vapeur, misère mais quelle usine à gaz, mais elle repasse quoi avec ? la machine prend une place folle dans son placard !

    • Monique , je vais vous surprendre sur la Suède . Nous avons habité un appartement durant cinq ans . Et les sous-sols des immeubles suédois sont aménagés en de multiples petites pièces : garage à vélos , salle de menuiserie , caves individuelles , laverie ( un ou deux ) , salle de séchage par soufflerie , et salle de repassage . Et dans cette dernière , il y a un fer à repasser et une sorte de machine à vapeur pour le linge carré comme les draps , les torchons , les mouchoirs . Et on écrit son nom pour retenir les pièces une fois par semaine .
      Durant cinq ans , j´ai toujours vu le fer à repasser à la même place . Jamais volé , jamais disparu de sa place . Les suédois sont d´une auto-discipline exemplaire ! Je ne sais pas si cela va durer toujours … Cela a été remis en question récemment , dans les appartements de banlieue , à cause d´intrus qui profitaient de ce système .
      Tous cela fait partie des charges . Il y a des greniers individuels aussi .

      • Darie, longtemps la Suède a été le modèle d’une société réussie, cette auto-discipline est incroyable car nous devons, pour le comprendre nous, Français, reculer de quelques quatre décennies pour comparer. Nous avons connu ce temps-là ou presque, on ne fermait jamais les portes de la voiture, on se promenait avec de l’argent liquide dans le métro, on n’était jamais agressé, ni attaqué, ni tabassé, comme on dit , un temps révolu.
        Votre appartement était pratique, rationnel et pensé pour plus de bien être pour les résidents… chez nous on se battrait pour avoir le fer à repasser le même jour à la même heure. Cela fait sourire, c’est vrai et j’espère que la suède ne connaitra jamais l’ampleur des problèmes que nous rencontrons aujourd’hui, on ne peut même pas laisser son vélo devant chez soi, c’est embarqué et il y a de ces camionnettes blanches qui sillonnent régulièrement pour repérer les lieux, les plaques d’immatriculation sont enduites de boue pour ne pas être visibles. Vous savez, une fois les bandes organisées, on ne peut plus grand chose et la police non plus.

      • Dans ces immeubles , je crois qu´il en est toujours ainsi , c´est calme et bien  » occupé  » , et dans de petites structures , c´est possible . Mais dans les grands immeubles de banlieue , je ne sais pas comment cela se passe … Des problèmes ont été évoqués dans le journal .
        C´est génial quand tout fonctionne bien . Mais si des personnes laissent entrer des copains pour en profiter , rien ne va plus . Automatiquement les charges augmentent , et tout le monde en pâtit . Donc , tous ont intérêt à préserver le système .
        On évite l´achat d´une machine à laver ; et pour le séchage , c´est sensationnel .

  11. Je ne crois pas Dominique , car j´aime beaucoup cette plante . Et je ne m´en souviens pas .
    C´est demain ? Aujourd´hui , c´est l´anniversaire de Pearl Harbour , en 1941 . Je ne l´oublie
    jamais depuis que c´est aussi l´anniversaire de ma grande fille 2 . Elle a attendu quelques heures pour ne pas avoir le même jour J que sa maman . Alors pour sa peine , elle s´appelle aussi , en deuxième prénom , Darie : )

      • Et Pussel , je l´appelle  » mon petit hot-dog  » , elle aime bien ( elle aime surtout que je lui parle : ) J´attends la légende du lierre , je suis sûre qu´il y en a une . Quelque chose sur la fidélité éternelle sans doute , ou la possession amoureuse … on va voir … suspense …
        Bonne soirée et bises .

  12. Les amis, il faut se quitter sous le cyprès, c’est amusant de voir le mot « désespoir » chez Dominique, alors voici Le dernier jour » du cyprès :

    Le Dernier Jour
    (extrait)

    Le ciel était couvert. Nul ne se décidait.
    Un vent léger soufflait. « Ce n’est pas le grégos, c’est le sirocco » fit quelqu’un.
    Quelques minces cyprès cloués sur le versant et la mer grise,
    avec des flaques de lumière, un peu plus loin.
    Les soldats présentaient les armes quand la bruine se mit à tomber.
    « Ce n’est pas le grégos, c’est le sirocco. » Ce fut la seule chose précise que l’on entendit.
    Pourtant, nous le savions que dès l’aube suivante
    Rien ne nous resterait, pas même la femme buvant près de nous le sommeil
    Pas même le souvenir d’avoir été, jadis, hommes,
    Rien, dès l’aube suivante.

    « Ce vent fait songer au printemps » disait l’amie qui marchait près de moi.
    En regardant au loin, « le printemps
    Tombé soudain en plein hiver près de la mer bouchée.
    Printemps si imprévu. Tant d’années ont passé. Comment allons-nous mourir ? »

    (Georges Séféris
    Poèmes. 1933-1955, suivis de Trois poèmes secrets)
    Bonne fin de soirée à tous.

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