B…., H…., J…., N….

Le 10 décembre la flèche de la roue de la fortune du calendrier républicain s’ arrête sur H…. HOYAU !

C’ est le nom ancien qui désigne la HOUE.

« De tous temps les forgerons ont fabriqué des houes aux formes diverses; si l’on ajoute les centaines de modèles proposés dans les catalogues d’usines dès le milieu du 19° Siècle, on peut facilement déduire que cet instrument devait nécessairement être adapté aux spécificités de chaque terroir.
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On dit qu’il y a plus de noms que de sortes de houes. Pour les lames pleines, entres autres appellations: Hoyau, bêchoir, féchou, écobue, besoche, bêchard, essade, déchaussoir, trinque (midi), moutardelle. Pour les houes fourchues : Marre (Médoc), bigot, bigorne (Provence), mègle (Bourgogne)…
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Dans les jardins, cet instrument est fort utile pour effectuer nombre de travaux : Principalement labourer, biner, sarcler (bien affûter le tranchant), remuer et émietter la terre après bêchage, butter, trouer le sol pour les plantations, récolter les légumes (surtout les pommes de terre). Il pourra tout aussi bien servir à déchausser les arbres et arbustes, sillonner, creuser de petites rigoles, araser les taupinières. Il serait déraisonnable de penser que la frêle serfouette, avantageuse à d’autres tâches, pourrait évincer sa grande sœur du râtelier. »(au jardin.info)

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61 réflexions sur “B…., H…., J…., N….

  1. Oyez bonne gens, le hoyau nous attend de pied ferme ! mot assez peu répandu, sauf chez ma Sœur Anne des Marquets et ses sonnets spirituels, à faire tourner le lait de poule de Klaus

    Chant VII
    Prenez ores courage, ô craintifs, car voici

    Votre Dieu qui vient faire ici son domicile,

    Lequel vous sauvera de la puissance hostile,

    Et par lui se feront ces belles oeuvres-ci.

    Les aveugles verront, les sourds oiront aussi,

    Le boiteux marchera d’un pied ferme et agile,

    La langue des muets sera prompte et facile,

    Et vous serez en paix hors de crainte et souci,

    Si qu’il faudra changer en coutres les épées,

    Pour bêches et hoyaux (houe) lances seront coupées,

    Ne se trouvant plus lors (quelqu’un)qui nous vienne assaillir;

    Bref nous serons certains d’être heureux à toute heure.

    Quelle félicité, quel lien peut défaillir

    A l’homme auprès duquel Dieu choisit sa demeure ? »

    Nous avons aussi l’admirable Tertullien moralisateur des les femmes : « De l’ornement des femmes » lire son traité en entier vaut son pesant d’or, surtout le début chant I….. pauvres femmes et encore aujourd’hui !!!!

    « Au premier rang des pompes du siècle figurent toujours nécessairement l’or et l’argent. Mais après tout que sont-ils ? une terre un peu plus brillante, parce que, péniblement arrachée aux mines par des mains esclaves, condamnées à ce châtiment, elle a été trempée de sueurs et de larmes, puis a laissé dans les flammes son nom de terre, aujourd’hui battue, torturée, livrée à l’ignominie, demain joyeux ornement, délices, honneur convoité, depuis qu’elle a perdu sa forme première. Mais qu’y a-t-il là que l’or et l’argent ne partagent avec les matières les plus viles, le fer, l’airain et toutes les autres ? Comme ces métaux, ils sont engendrés par la terre, comme eux tourmentés par l’industrie humaine. Rien donc dans leur substance ou dans leur nature qui leur donne plus de noblesse. Dira-t-on qu’ils doivent leur prééminence à leur utilité ? Loin de là ! elle appartient plutôt au fer et à l’airain qui rendent à l’homme des services plus nombreux, plus indispensables, et souvent même remplacent l’or ou l’argent pour des motifs plus légitimes. Ainsi l’anneau est de fer. Ainsi nous gardons encore, comme un souvenir de l’antiquité, de petits vases d’airain, témoin de la frugalité de nos pères. Que l’opulence extravagante de l’or et de l’argent serve à des usages impurs, que m’importe ; toujours est-il que ce n’est pas avec l’or qu’on laboure un champ ; ce n’est pas avec des lames d’argent que l’on protège les flancs d’un navire ; aucun hoyau ne plonge son or dans la terre ; aucune cheville d’argent ne consolide nos charpentes. Toutes les nécessités de la vie reposent sur le fer et l’airain. Que dis-je ? Ces métaux vaniteux eux-mêmes ne peuvent être arrachés des mines ni forgés pour les usages de l’homme que par l’énergique assistance du feu et de l’airain. D’où vient donc la dignité de ces parvenus pour qu’on les préfère ainsi à leurs frères, leurs égaux en naissance, leurs supérieurs en utilité ?
    Je pars en courses mais je reviens.

  2. Ah, l’hoyau! bonjour tout le monde…Pour commencer l »‘inventaire » poétique, je suis contente de « bêcher » avec Voltaire alias, François-Marie Arouet:
    Le loup moraliste
    « Un loup, à ce que dit l’histoire,
    Voulut donner un jour des leçons à son fils,
    Et lui graver dans la mémoire,
    Pour être honnête loup, de beaux et bons avis.
    « Mon fils, lui disait-il, dans ce désert sauvage,
    A l’ombre des forêts vous passez vos jours ;
    Vous pourrez cependant avec de petits ours
    Goûter les doux plaisirs qu’on permet à votre âge.
    Contentez-vous du peu que j’amasse pour vous,
    Point de larcin : menez une innocente vie ;
    Point de mauvaise compagnie ;
    Choisissez pour amis les plus honnêtes loups ;
    Ne vous démentez point, soyez toujours le même ;
    Ne satisfaites point vos appétits gloutons :
    Mon fils, jeûnez plutôt l’avent et le carême,
    Que de sucer le sang des malheureux moutons ;
    Car enfin, quelle barbarie,
    Quels crimes ont commis ces innocents agneaux ?
    Au reste, vous savez qu’il y va de la vie :
    D’énormes chiens défendent les troupeaux.
    Hélas ! Je m’en souviens, un jour votre grand-père
    Pour apaiser sa faim entra dans un hameau.
    Dès qu’on s’en aperçut : O bête carnassière !
    Au loup ! s’écria-t-on ; l’un s’arme d’un hoyau,
    L’autre prend une fourche ; et mon père eût beau faire,
    Hélas ! Il y laissa sa peau :
    De sa témérité ce fut le salaire.
    Sois sage à ses dépens, ne suis que la vertu,
    Et ne sois point battant, de peur d’être battu.
    Si tu m’aimes, déteste un crime que j’abhorre. »
    Le petit vit alors dans la gueule du loup
    De la laine, et du sang qui dégouttait encore :
    Il se mit à rire à ce coup.
    « Comment, petit fripon, dit le loup en colère,
    Comment, vous riez des avis
    Que vous donne ici votre père ?
    Tu seras un vaurien, va, je te le prédis :
    Quoi ! Se moquer déjà d’un conseil salutaire ! »
    L’autre répondit en riant :
    « Votre exemple est un bon garant ;
    Mon père, je ferai ce que je vous vois faire. »

    Tel un prédicateur sortant d’un bon repas
    Monte dévotement en chaire,
    Et vient, bien fourré, gros et gras,
    Prêcher contre la bonne chère. »
    Voltaire, Portefeuille volé

  3. Du côté des anciens, je vous propose Tibulle, Élégies, I, 10, 33-52
    « Quelle folie de courir sur les champs de bataille au-devant de la sombre Mort? Elle est tout près et furtivement elle s’approche à pas silencieux. Il n’y a pas de moisson sous la terre, pas de riche vignoble, mais le farouche Cerbère et le hideux nocher de l’onde stygienne; là-bas, les joues déchirées et les cheveux brûlés, erre, au bord du marais ténébreux, une foule blême. Ah! bien plus enviable est celui qu’une vieillesse tardive vient surprendre au milieu de sa postérité, dans une humble chaumière! II va suivant ses brebis, tandis que son fils suit les agneaux, et quand il rentre fatigué, il trouve l’eau chaude qu’a préparée sa femme. Ainsi je voudrais vivre! Puissé-je voir mes cheveux devenir blancs et, vieillard, raconter les histoires du temps passé! Cependant que la Paix féconde nos campagnes: la Paix éclatante de blancheur a la première conduit sous le joug recourbé les bœufs pour le labourage; la Paix a nourri la vigne et renfermé le jus de la grappe, pour que la jarre remplie par le père versât au fils le vin pur; la Paix fait reluire hoyau et soc, tandis que les tristes armes du rude soldat sont, dans un coin obscur, surprises par la rouille… et, de retour du bois sacré, le paysan, un peu gris, lui, ramène en chariot femme et enfants à la maison. »
    cf http://michel.parpere.pagesperso-orange.fr/Tibullus%20Camus/10.htm, avec encore de jolies fresques

  4. Ne pas oublier nos poètes d’OutreMer Georges Desportes est né en 1921. Romancier poète

    Quelques ouvrages : « Les Marches souveraines » (1956) ; Sous l’oeil fixe du soleil (1961) ; Cette île qui est la nôtre (1973) ; Le Patrimoine martiquais, souvenirs et réflexions » (2005)

    La bonne chanson

    Je suis celui qui va nu-pieds
    Sur les rudes cailloux des chemins bétonnés,
    La houe sur l’épaule et le coutelas sonnant :
    Je suis le grand travailleur nègre.
    Je suis celui qu’on voit penché
    Aux plantations de cannes à sucre ;
    Celui qu’on voit luisant de sueur
    Au soleil cru, le dos courbé et les bras nus,
    Les reins cassés ;
    Et les mains crispés sur la houe !
    Je suis le grand travailleur noir.
    Dans la plaine et sur la montagne,
    Sous la chaleur et sous la pluie
    Je vais partout usant la force de mes muscles
    En fredonnant nos chansons noires
    Qui seules remplissent ma solitude,
    Et l’excès de mon labeur.
    Je ne crains pas la fatigue lourde,
    Je suis le vieux travailleur nègre !
    Et c’est pourquoi, sous le soleil,
    Je vais pieds nus sur la grand-route,
    La houe sur l’épaule et le coutelas sonnant,
    Chantant mes peines, chantant mes joies…
    – J’ai dans ma poche ma pipe en terre,
    Ma boite d’allumettes et mon tabac
    Et j’ai cinq sous pour boire mon rhum !
    Je suis le bon travailleur noir.  »

    Georges Desportes (dans l’anthologie poétique de Léon Gontran Damas « Poètes d’Expression française », Seuil, 1947)

    • Sous la houe brillante de la lune
      de Peter Huchel ( à découvrir)
      .
      Sous la houe brillante de la lune
      je mourrai,
      sans avoir appris
      l’alphabet de l’éclair.

      Dans le filigrane de la nuit
      sans avoir déchiffré
      l’enfance des mythes.

      Ignorant
      je dévale,
      jeté aux os des renards. »

      .

      • Superbe, Monique, ce poème de Peter Huchel, que je découvre, en effet; « Peter Huchel (1903-1981) est l’un des grands poètes contemporains allemands encore les moins connus en France. Pourtant il est l’un des plus importants, l’un des plus lyriques aussi, mais le fait d’avoir la plupart du temps vécu en Allemagne de l’Est, y avoir été soumis au silence et à la censure, a sans doute étouffé sa voix. »cf Esprits nomades.

  5. Et aussi Ovide, Métamorphoses, I, 89 – 112: L’âge d’or
    « La terre aussi, dispensée de toute obligation, sans être touchée par le hoyau, ni blessée par des araires, donnait tout d’elle-même. Satisfait des aliments produits sans aucune contrainte, l’homme cueillait les fruits de l’arbousier, les fraises des montagnes, les cornouilles, les mûres attachées aux ronces épineuses et les glands tombés de la large frondaison de l’arbre de Jupiter. Un printemps éternel ! Les zéphyrs paisibles caressaient de leur souffle tiède les fleurs nées sans semis. Bien vite, même, la terre vierge portait des moissons et le champ en jachère blanchissait de lourds épis. Là, des fleuves de lait, là, des fleuves de nectar; des gouttes de miel blond tombaient de l’yeuse verdoyante. »
    Dominique, pourquoi les initiales J et N pour ce déchaussoir??

    • Bonjour les collègues !
      Boyau, joyau,hoyau, noyau c’ est tout ce qui m’ est venu ce matin, si vous en avez d’autres…
      Bises.
      Et maintenant, je lis vos textes magnifiques !!!
      Merci pour vos recherches et trouvailles formidables, je suis admirative Darie, mareria, Monique sans oublier les improvisations savoureuses de Klaus.

      • Vou aksepté lé fotes d´aurtograf ? Yoyo ? non … tuyau . Mais il n´inspire pas à la poésie : )
        Quoique Monique et Mareria ont toujours de bons tuyaux : )

      • D´accord , Toyau alors , mais cela ne veut rien dire : ))
        J´ai trouvé un beau texte de Jacques Prévert ( vert pré , pré vert , c´est un nom prédestiné … )
        sur le Jardin du Luxembourg . Le second est sous presse …
         » C’est là où, pendant des années, je devais passer mes vacances avant d’aller plus loin…
        Le Luxembourg, pour moi, c’était tout de même plus grand que le Bois puisque je pouvais aller m’y promener tout seul, mais l’herbe, sauf les pigeons et les jardiniers, personne n’avait le droit d’y poser les pieds. Cela devait appartenir à quelqu’un puisque les gardiens la gardaient, cette herbe.  »
        Post-scriptum de circonstance : j´ai dû payer une forte amende pour m´être assise au bord
        d´une pelouse de jardin public , à Lille . C´est qu´on ne rigolait pas avec les gens d´armes , dans le temps jadis … J´avais tous les faux ( ah-ah ) nom , prénom et adresse , tout prêts , pour la prochaine fois qu´on aurait harponnée !

      • Cocou Darie, dans le reportage sur Stockholm dont je parlais hier, j’ai été très agréablement surprise de voir les gens occuper les pelouses comme ils le le voulaient ( mais ils ne les hoyauaient pas…)

  6. C´est le jour de l´inventaire des outils de jardin ? Dominique , vous faites cela comme une pro !
    Bravo , j´achète tout . Ce sont les bons jardiniers qui sont donc à l´honneur , et voici
    -L´ÉLOGE DU JARDINIER-
    Laborieux valet du plus commode maître
    Qui pour te rendre heureux ici-bas pouvait naître,
    Antoine, gouverneur de mon jardin d’Auteuil,
    Qui diriges chez moi l’if et le chèvrefeuil,
    Et sur mes espaliers, industrieux génie,
    Sais si bien exercer l’art de La Quintinie ;
    Ô ! que de mon esprit triste et mal ordonné,
    Ainsi que de ce champ par toi si bien orné.
    Ne puis-je faire ôter les ronces, les épines,
    Et des défauts sans nombre arracher les racines !

    Mais parle : raisonnons. Quand, du matin au soir,
    Chez moi poussant la bêche, ou portant l’arrosoir,
    Tu fais d’un sable aride une terre fertile,
    Et rends tout mon jardin à tes lois si docile ;
    Que dis-tu de m’y voir rêveur, capricieux,
    Tantôt baissant le front, tantôt levant les yeux,
    De paroles dans l’air par élans envolées,
    Effrayer les oiseaux perchés dans mes allées ?
    Ne soupçonnes-tu point qu’agité du démon,
    Ainsi que ce cousin des quatre fils Aimon,
    Dont tu lis quelquefois la merveilleuse histoire,
    Je rumine en marchant quelque endroit du grimoire ?
    Mais non : tu te souviens qu’au village on t’a dit
    Que ton maître est nommé pour coucher par écrit
    Les faits d’un roi plus grand en sagesse, en vaillance,
    Que Charlemagne aidé des douze pairs de France.
    Tu crois qu’il y travaille, et qu’au long de ce mur
    Peut-être en ce moment il prend Mons et Namur.

    de Nicolas Boileau ( 1636-1711 ) C´est le début du texte , il reste plusieurs strophes , très
    élogieuses envers Antoine , son jardinier . Bonne journée . Petite pluie incessante .
    J´ai bien fait d´aller me promener hier , l´échappée aurait été bien belle aujourd´hui !

  7. Hoyez les amis, je fis ma crèche ce matin, et continué les décos, installation de la « guirlande « découpée dans du papier doré/ bleu avec les grandes lettres Kαλά Χριστούγεννα (kala khristougenna, bon Noël…
    Beaucoup des personnages de ma crèche viennent de Provence, mais surtout de Naples; une rue entière, la via San Gregorio Armeno, est occupée par des fabriquants de santons, et de personnages de toutes tailles.
    La tradition des crèches à Napoli est particulière: certaines, conservées dans des musées, onnt la grandeur d »une pièce; Wki consacre une page à la crèche napolitaine; tapez .presepe Certosa di san Martino ou bien tout simplement presepe Napoli , pour avoir des images des ces gigantesques réalisations.
    Et, plus rapidement, je suis tombée sur un article qui explique que les crèches accueillent des personnages de toutes origines, et de religion postérieure; l’avantage est que vous avez des photos ( 6 seulement)en gros plan ,
    http://corrieredelmezzogiorno.corriere.it/foto-gallery/campania/15_dicembre_08/i-musulmani-fanno-parte-presepe-sempre-adb31f14-9dc3-11e5-8d03-f556174ef7bb.shtml

  8. Suite de l´escapade de Jacques Prévert au Jardin du Luxembourg alors que le clairon sonnait pour fermer les lieux . Notez que c´est au son du clairon ! Dominique , avez-vous connu cela ?
    « Déja au fond du square on entend le clairon / le jardin va fermer / le tambour est voilé / Vainement / Vainement / Le jardin reste ouvert pour ceux qui l’ont aimé. »
    Et Jean Lorrain de se lamenter aussi … :
    « J’ai beau savoir que ce n’est pas grand-chose… » ça me faisait mal et me donnait envie de pleurer.
    Ce clairon, ce tambour, nous poursuivaient, nous menaçaient en répétant sans cesse : « Fini de jouer, il faut s’en aller. » Et jamais rien dans cette musique pour nous rappeler que demain tout recommencerait.
    Ils n’y avaient peut-être pas pensé.
    Heureusement, le lendemain, comme chaque jour, les grilles s’ouvraient et le jardin, comme la veille, nous dévoilaient ses coins les plus secrets. « 

    • Darie, je ne crois pas avoir connu le coup de clairon mais je me souviens des sifflets des gardiens ; on restait jusqu’ à la fermeture, on ne voulait pas en perdre une miette ou une goutte et puis on fonçait vers les grilles de la place Edmond Rostand, le cœur battant, peur de rester enfermées.
      Et alors, on regagnait la rue Gay-Lussac, arrêt du bus 27 et retour.
      Les devoirs, pas faits, nous attendaient ( surtout moi…).

  9. Les amis, je me rends au Quai des Marques dans la région parisienne, à moi l’autoroute ! un autre poème de Peter Huchel c’est très beau :

    Ne cherchez pas les pierres
    dans l’eau au-dessus de la boue,
    le bateau est parti.
    Pas plus avec des filets et des paniers
    la rivière est parsemée.
    La mèche de soleil,
    le souci d ‘eau éteignit la pluie.

    Seul le saule témoigne encore,
    dans ses racines
    les secrets de clochards se trouvent cachée,
    leurs trésors dérisoires,
    un hameçon rouillé,
    une bouteille pleine de sable,
    une dent sans fond,
    dans lequel à préserver
    conversations depuis longtemps oubliées.

    Sur les branches,
    nids vides de la mésanges penduline,
    chaussures légères comme des oiseaux.
    Personne ne leur glisse
    sur les pieds des enfants. « 

      • Dominique, mettez-moi au quai des Orfèvres, le 36 par exemple, je vous promets qu’il n’y aura plus de vice de procédure pour les dangereux individus. moi je vous promer le nirvana mais évidemment, les rues seraient moins peuplées.
        Tout à l’heure, peu de monde dans les galeries mais en plus de la police, il y avait l’armée, les gars avec la sulfateuses devant eux et prêts à tirer…. cool, après avoir ouvert paquets et sac à l’entrée, je n’ai pas cru bon traîner dans les parages ! finalement, « ils » ont réussi à paralyser la France, ses fêtes et son commerce. Les gens achètent principalement sur Internet, parait-il !
        …. et le Quai des Brumes, pas mal ça :))

      • Monique, le quai des Orfèvres parce qu’ un petit bijou fait toujours plaisir disons une jolie pièce d’ orfèvrerie, pour ne fermer aucune porte.
        Quai des Brumes en période de fêtes, je ne suis pas preneuse. ^^

    • Un autre poète d’Outremer, Martial Sinda est né en 1935 à M’bamou-Sinda (région de Kinkala au Congo). Son père était un chef matsouaniste . C’est auprès de son père qu’il fut à l’école de la pensée Lari-Bakongo à travers les adages, proverbes, chants et messages. Le jeune Martial accompagnait souvent son père, le chef Sinda, lorsqu’il rencontrait les autres chefs pour régler les problèmes de la région. Néanmoins, son père eut, très vite, conscience qu’il était nécessaire de maîtriser le savoir du Blanc pour l’égaler et construire le nouveau Congo de demain. C’est ainsi que le chef Sinda inscrivit son fils dans l’école réservée aux Blancs du district de Kinkala. Dans cette école, où il y avait très peu de Noirs, le jeune Martial eut, entre autres, pour condisciple en classe de 6e, le petit André (Milongo).

      De ce fait, le jeune Martial Sinda baigna à la fois dans la culture Lari-Bakongo et dans la culture française. Cependant, le chef Sinda qui était extrêmement ambitieux pour l’avenir de son fils Martial, ne se contenta pas de l’école réservée aux Blancs du district de Kinkala, il prit le parti d’envoyer son fils étudier dans le pays des Blancs.

      A Aimé Césaire

      – Ohyo hé lé lé oh yo !
      C’est le cri de la daba
      Qui frappe le sol fertile,
      Qui frappe le sol envahi,
      Qui frappe sans arrêt le sol noir,
      Le sol blanc et inculte.
      Daba, c’est la houe pointue.
      C’est aussi l’arme inoffensive.

      Ohyo hé lé lé oh yo !
      C’est toujours le cri de la daba
      Qui agace tout le monde
      Qui crache sans pitié sur la figure des gens
      Ohyo hé lé lé oh yo !
      Quand la daba souffre,
      Quand la daba peine,
      Quand la daba crie au secours,
      Quand la daba ne peut plus piocher
      Quand la daba ne peut plus faire autrement,
      Elle agace tout le monde

      Même le hauti Mi N’Coveri-d’émah,
      Elle agace même son maître.
      Ohyo hé lé lé oh yo !
      C’est le cri de la daba
      Qui n’a pas de manche.
      Daba a soif, daba voudrait boire,
      Tout le monde fait la sourde oreille,
      Car le cri de la daba, c’est zéro.
      Car le cri de la daba n’est pas un cri.

      Ohyo hé lé lé oh yo !
      Entendez bien, entendez bien
      Ce cri de la daba, qui, un jour
      Vous piochera le front,
      Vous blessera la figure,
      Mettra votre mensonge à nu
      Comme la nudité d’un nouveau-né.
      Quand la daba en aura assez de vous,
      Elle n’hésitera pas à vous dire :
      Nous voulons la Paix de la Paix.

      Ohyo hé lé lé oh yo !
      La daba crie, car elle a faim.
      La daba crie, car elle est malheureuse.
      La daba a soif : mes amis, donnez-lui à boire.
      La daba crie, car elle souffre.
      La daba crie, car elle n’est pas aiguisée.

      Ohyo hé lé lé oh yo !
      C’est le cri de la daba
      O mes amis, quand notre daba
      Sera bien maintenue dans son manche,
      On n’hésitera pas à vous la jeter à la figure.

      Ohyo hé lé lé oh yo !
      Tant que la daba ne sera pas satisfaite,
      Sans cesse,
      Sans cesse, elle vous emmerdera.
      Ohyo hé lé lé oh yo !
      C’est toujours le cri de la daba.
      – Paris 1955

  10. J´ai compris ! La daba est la hoyau : ))
    Il reste une faible clarté dehors , j´y cours . Sinon à la fin de l´hiver , la dépression de
    l´esquimau nous guette … je ne vais pas m´attarder , temps horrible , bourrasques et pluie …

      • Dominique , c´est dans la chanson donnée par Monique .
         » La daba frappe le sol fertile  » , donc la daba , par déduction du jour , est la hoyau ( la houe ) .
        J´ai trop ri en fredonnant la chanson , je me suis peut-être méprise : )
        Chez nous , le sérieux a pris le dessus , très sérieux même . C´est la cérémonie des Prix Nobel qui a commencé . Her Majestät Karl le seizième Gustav & familj président , devant un mur de fleurs rouges , orange et jaunes . C´est magnifique . Ce sont toujours les compositions florales , les robes et les mines qui m´intéressent ; leurs grands et beaux discours , beaucoup moins : ))
        Puis ensuite , ce sera le repas , agrémenté de chants variés , des danses parfois .
        Nous ne sommes pas invités , mais nous participons ! Et c´est bien filmé , lentement , avec parfois des gros plans sur les princesses , toujours ravissantes , ce qui ne gâche rien : )) , et tout le monde est filmé , impitoyablement . Grande musique présentement ….

      • Rire ! le blog collégialement sélectionné pour le Prix de littérature : )
        Là , la ministre de la culture aura quelques excuses , hi-hi . Et une pique , une !
        L´orchestre a joué La Marche turque de Modzart , que je jouais au piano dans ma jeunesse . La cérémonie est terminée . J´ai vu qu´un futur petit héritier était en route !?! Moi pas savoir !
        La princesse Viktoria attend son second enfant . Elle a déjà 40 ans . Il était temps .
        Maintenant , c´est un petit pince-fesses , comme dit Michel Leeb : ))

      • Imaginez, on se rencontrerait tous pour la première fois et en robe longue, et smoking pour Papy.
        Et on se partagerait le prix à une table : un billet pour toi, toi… Et un billet pour …etc

      • Et , avec pompes et circumstances , je ferais la traduction :  » En biljet till dig , en biljet till dig , en till mig  » . Vous comprendre ? Rire .
        Attention , on se tient très bien à table . Ya du beau linge ! hi-hi .

      • Ce sont des couronnes suédoises . Et à propos de couronnes , les tables sont garnies de petites couronnes de fleurs dans des camaïeux de tons rouges , roses , orange .
        Un beau chant , extrait de Chess , a capella . Les escaliers majestueux servent d´estrade .
        Le royal baby est prévu pour mars . Pourvu que ce soit un garçon . Le choix du roi !
        Mais la dynastie Bernadotte est désormais faussée . C´est la dynastie Westling qui prend le relais de la famille Bernadotte : )) L´épouse de Karl-Philip ( la demoiselle qui s´habillait d´un serpent : )) attend aussi un baby , un Bernadotte .
        J´ai essayé de retrouver les diadèmes pour leur origine , mais je ne trouve pas le lien . On dirait des émeraudes géantes sur la tête de Madeleine . J´espère qu´il y a un vigile à la porte …

      • Oui : ) La princesse Madeleine portait des robes autrefois très très décolletées , c´était
        gorgeous , indeed … Maintenant qu´elle a 2 enfants , sa robe lui monte jusqu´au cou , sous
        le menton : )) Les coupes de fleurs sont extraordinaires : de gros œillets avec des orchidées assorties , et toutes différentes . Il y a une petit garçon qui jouait avec son assiette , en la retournant de tous côtés ! et la mère á côté prend des photos de la table .
        Ah … l´éducation , m´dame , ça n´s´achète pas !

  11. c’est la roue de la fortune pour vous les esprits riches , la roue de la fortune après les pieds nickelés du club dorothée , il en manque pas des croquignols, des ribouldingues, des filochards et des imbéciles par millions qui se tiennent la barbe a se prendre pour un dieu a vouloir gérer la liberté de pensée d’autrui ,c’est le tour en ce jour de la houe , comme écrit si bien Dominique la houe c’est cela ( hoyau, bêchoir, féchou, écobue, besoche, bêchard, essade, déchaussoir, trinque, moutardelle , marre, bigot, bigorne, mègle ) je connais dans toutes ces nominations de la houe et en cela je me marre , c’est la marre qui se dit aussi une binoche car j’a déja entendu ces mots au cour de mon excurssion dans le bourbonnais par des paysans qui se dit bounoume , ce mot veut dire bou( de la boue )et noume un (homme) , un homme les pieds dans la boue en bourbonnais , dans l’allier le mot bigot c’est un manche en bois avec au bout un truc courber et tranchant pour faire tomber pomme et autres , je ne suis point paysan mais j’ai de la mémoire , dans chaque région il y a les mêmes nominations mais le plus souvent pour des choses bien différents , le pire c’est que dans chaque région il revendique la trouvaille de ceci ou de cela , exemple tanqué dans l’ardèche c’est faire partir alors que dans le sud c’est monter , je tanque julie sur le cadre de mon vélo hi!hi! , je ne suis pas ambidextre , je ne possède pas une main dominante et )plus adroite , je suis plus un maladroit, ce n’est pas demain que j’aurais sur ma poitrine une babiole pour le parfait bricolage ou jardinage , je n’aime pas trop et ils ne m’aiment pas non plus les outlls , tient cela me fait rappeler une poèsie que j’avais lu une fois et que je me rappelle de jean tardieu , un poète du XXè siècle , l’outils posé sur une table … je me rappelle plus exactement toute la poésie je vai la chercher et vous l’nvoyer avec mon clavier magique le poème de la main droite avec mes deux mains frappant l’une après l’autre …il va arriver quand je l’aurais trouver ok ….GO!GO!

  12. Outils posés sur une table
    Mes outils d’artisan
    sont vieux comme le monde
    vous les connaissez
    je les prends devant vous :
    verbes adverbes participes
    pronoms substantifs adjectifs.
    Ils ont su ils savent toujours
    peser sur les choses
    sur les volontés
    éloigner ou rapprocher
    réunir séparer
    fondre ce qui est pour qu’en transparence
    dans cette épaisseur
    soient espérés ou redoutés
    ce qui n’est pas, ce qui n’est pas encore,
    ce qui est tout, ce qui n’est rien,
    ce qui n’est plus.
    Je les pose sur la table
    ils parlent tout seuls je m’en vais.

    de jean tardieu ..moi j’aime bien ..GO!GO!

    • Riiiire
      Klaus, le poème est déjà arrivé !
      Merci.
      Les mots sont des outils, ils ne doivent pas être une fin en soi.
      C’ est le mal qui guette l’ artisan des mots et de cela , le travailleur manuel est protégé.

  13. B…., H…., J…., N….ou Bravo , Hotel , Juliette , November …mafois c’est l’heure du stambay a faire kilos au jarret de frète a frites et de se casser la dent sur une mie dure tranché par du cochon ….c’est ce que vient de me dire antoine …il me fait rire ce camarade , antoine un prénom d’emprunt pour cause de son accent qui souffle le froid de sibérie ou de plus loin , il a dut apprendre a parler jeune avec un français certainement bounoume hi!hi! , cela fait bien 25 ans que je le connais et j’e ne vois aucune amélioration sur son allocution , parfois je dit oui oui mais j’ai rien compris , alors je dit redit moi cela en russe pour que je puisse pleurer ou rire , la il aime vraiment pas il me dit ta lafo du con ???? je me doute que ce n’est pas un compliment , je crois que cela veut dire tu comprend pas l’info tu est con , tient il revient , klaus tu la ramène on monte au foyer , mafois le couloir ne possède pas de pente ni de mont a grimper , le pauvre , je vai lui parler en russe il a horreur de cela ….hi!hi! ..il le parle mais il fait l’ignorant ….a demain toutes ……bises ….GO!GO!

  14. Les amis, je vais aux nouvelles je sais qu’elles sont très mauvaises, j’ai déjà le blues (c’est joli comme couleur de stress), je me suis promenée parmi les santons de Mareria, la marche turque de Darie alors là je connais autant qu’au clair de la lune ou la lettre à Elise…. ah ! la lettre à Elise, cette lettre qui n’en finit pas, certainement la bafouille la plus longue jamais écrite et à jamais inachevée sur les mauvais accords et on comprend que ce pauvre Beethoven en soit devenu sourd… Anne Sylvestre en avait fait une réponse, c’est exactement cela !

    Ma voisine ne sait jouer que ça
    Gna gna gna, gna gna gna,
    Du matin au soir il n’y en a
    La la la, la la la
    Que pour Élise, et supposons
    Que je lui dise à ma façon
    Depuis le temps que tu entends ça
    Gna gna gna, gna gna gna,
    Est-ce que ça ne te saoule pas ?
    La la la, la la la

    Mais qui était cette Élise
    Qui défrise nos pianos
    Qui sans fin se gargarise
    Et se grise de trémolos ?
    Dis Ludwig si tu avais imaginé
    Que ça tournerait comme ça
    Est-ce que tu n’aurais pas fignolé
    Rajouté un bémol ici ou là ?
    Est-ce qu’à ton Élise tu n’aurais pas pu
    Dire tout ça de vive voix ?

    Comment croire qu’Élise écoutait
    Sans arrêt sans arrêt
    Ce machin qui vraiment ne me fait
    Pas marrer pas marrer ?
    Oui mais Élise elle aimait ça
    Qu’on lui redise bla bla bla
    Pourquoi écrire avec un piano
    Les p’tits marteaux les p’tits marteaux
    Quand c’est si simple avec un stylo
    Et puis des mots rien que des mots

    Mais cette garce d’Élise
    Traumatise le bon Ludwig
    S’il envoie ses grosses bises
    Elle les veut en musique
    Ah si seulement elle avait pu se taper
    Le facteur on n’aurait pas
    Eu à se farcir tous ces doubles soupirs
    Et tous ces « ne m’oubliez pas »
    S’il avait pensé à lui téléphoner
    On n’aurait pas écopé ça
    La la la, la la la

    Chaque jour à l’heure du courrier
    Et allez, et allez
    Il faut qu’elle vienne massacrer
    Et taper et tamponner
    Mais chère Élise il serait bon
    Que vous accusiez réception
    Qui sait mais si vous lui répondiez
    Par courrier recommandé
    Elle pourrait apprendre par cœur
    Enfin le Gai Laboureur

    Je sais, je sais que je m’en lasserais
    Mais ça la la mais ça la la
    Mais ça me changerait … »

  15. Dominique, je fais toujours la fermeture d’une façon ou d’une autre :)) pour les orfèvres, j’ai toujours admiré le travail des pierres, ma devise : admirer mais ni toucher, ni porter »… pas mal en ces temps de crise ! quand je pense que je ne sais plus quelle demi mondaine avait une baignoire sertie de diamants !

      • Je pense que les diamants étaient à l’extérieur et j’imagine que chaque monsieur avec canne gants et chapeau en collait un nouveau à chaque départ ! j’ai un sérieux problème avec l’ordinateur, je ne peux plus naviguer sur un site, c’est l’immobilité totale. Je cherche le nom de cette cocotte !!!

      • Monique, vous êtes une de nos grandes romantiques : ainsi un monsieur collait un diamant sur la baignoire, après.
        Cela fait penser aux bâtons sur le fuselage des avions de guerre à chaque ennemi descendu. -:)))

      • Dominique il un très beau site à lire par curiosité sur les femmes galantes et les demi- mondaines de la Belle Epoque avec photos, peintures …. une chronique de cette époque, les plus grands noms…. et pendant ce temps le petit peuple trimait !

        https://lmathieu.wordpress.com/…/les-cocottes-ou-demi-mondaines-de-la

        Bonne fin de soirée et bise.

  16. Dominique, c’est que pour ces messieurs on payait en sortant selon la littérature du 19e siècle ! c’est chic de coller un diamant plutôt que de laisser sa carte de visite avec des billets sur la commode !!! les bâtons sur le fuselage d’un avion indiquant le nombre d’ennemis descendus c’est autrement plus intéressant. Le cinéma américain s’est souvent emparé de ces légendes héroïques entre Américains et Japonais. Souvent, les héros avec des carlingues en feu réussissaient à entrer à leur base.

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