Bruyère

Le 12 décembre la Bruyère est à l’ ordre du jour dans le calendrier républicain.

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(Henri Pailler)
Matinée ensoleillée d’été sur les rochers et les bruyères de la Sédelle (1910)

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L’ ADIEU

J’ai cueilli ce brin de bruyère

L’automne est morte souviens-t’en

Nous ne nous verrons plus sur terre

Odeur du temps brin de bruyère

Et souviens-toi que je t’attends

Apollinaire 

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43 réflexions sur “Bruyère

  1. bonjour mes dames ….a l’esprit charitables..
    loin des rochers et des bruyères de la sédelle et du soleil d’hiver de la citadelle douce comme le nylons d’une demoiselle , quand l’hiver passe devant ta porte et laisse sur la plaine sa froidure en pâture a refroidir notre dame nature , en matinée la fraîcheur de mauvais temps recouvre de givre blanc la verte bruyère , l’hiver la prive de sa couleur verdoyante de sa beauté qui s’exprime dans les plus beaux des bouquets entrelasser de fleurs des plus scintillantes de couleurs , toute beauté ne peut rester ignorée du regard de l’ancien qui marche du matin sur tout le long du court chemin pour garder en lui l’impulsion naturelle de la beauté partout ou elle existe, je ne déclare pas ma flamme a la nature je ne parjure sa belle parure , je suis la rose, le narcisse, la tulipe le lys qui brille au foyer offert par des coeurs chaleureux je vie le jour et la nuit pour un temps au non long court , c’est pour cela qui sait que du matin les yeux fixés sur l’immense place principal je fais ma cour en long discours comme une goutte de rosée perlée qui glisse doucement sur la soie qui ne se change pas de chenille en papillon l’ancien reste fidèle a sa tradition a essayer chaque journée commencer le cumule et le charme de deux ou trois phrases dans le souffle de son esprit qui lui guide ses pensée qui deviennent mots….bon j’ai dut travaille nul le temps de vous écrire un peu de poésie qui au fil des heures se perdent dans les nuages du temps ou se noie mes sens ma raison mais nullement mon âme qui reste en son état …..bises a toutes a mon retour je file sur Nimes ….GO!GO!

  2. Bonjour glacé et verglacé … C´était magnifique ce matin , très tôt , dans le noir , de voir les gouttes de glace accrochées aux branches des arbres , et qui scintillaient avec la lumière .
    L´hiver est bien là , et pour trois mois .
    Jour de poésie aussi . Joli poème de cette jeune fille qui écrivait si bien à 14-15 ans .
    -LA BRUYÈRE-
    Ô bruyère, bruyère,
    Je croyais te connaître et je ne savais rien
    De cette odeur mêlée à la rumeur légère
    Qui vient du fond des pignadas, qui vient
    Des longs pays qui sont les tiens, bruyère…

    Je connaissais ta petite âme de chez nous,
    Ta petite âme éparse au pied de chênes roux
    Et de sorbiers déjà couleur d’automne…

    Mais ce rose éclatant, ces violets pourprés,
    Ces épis de corail aux grains serrés,
    Cette lumière en fins grelots qui sonnent,
    Les trouve-t-on chez nous, même l’automne?

    Ici, les pins tendent si haut leurs parasols
    Que les vents de la dune se prélassent
    Et que le soleil joue à pile ou face,
    Librement, sur tes chauds tapis couvrant le sol…

    Et c’est comme une flamme au ras des sables,
    Un couchant rouge et mauve interminable
    Sous les hauts parasols,
    Quand tu fleuris, bruyère…

    Tes fleurs…tes fleurs sont le tapis
    D’un temple ouvert, bourdonnant de prières…
    Entre les piliers bruns, des parfums assoupis
    D’encens et de résine,
    Des parfums d’immortelle et de mousse marine
    Accompagnent le tien, bercé dans l’air…

    Et ton âme d’ici, je la découvre
    De ce wagon-joujou courant près de la mer,
    Au seuil de ces pays roses et verts
    Qui s’ouvrent
    Sur le vert et le rose argentés de la mer…
    de Sabine Sicaud ( 1913-1928 )
    J´aime beaucoup la bruyère , même si maintenant , c´est une plante habituelle dans les cimetières . C´est une jolie teinte violette parmi les rochers de la lande bretonne .
    Bonne journée , moins froide pour vous sans doute … ( -3°)

  3. Bonjour la compagnie du samedi, la bruyère, comme le cyprès, est une plante de cimetière et si l’écureuil de Maurice Carême ne s’y était pas attardé, elle aurait été oubliée de tous les enfants.
    Voici une de nos poétesses, Angélique Gordon 1826 :

    Marguerite de Cortone

    L’éclair, jaillissant du nuage,

    Soulève brusquement les voiles de la nuit;

    Dans les airs agités j’entends gronder le bruit

    Précurseur d’un prochain orage.

    Quel temps! quels lieux! quel souvenir!….

    Voici le jour, l’heure terrible,

    Où mon coeur, déchiré par un spectacle horrible,

    Craignit enfin pour lui l’éternel avenir…

    J’errais tremblante et désolée;

    J’appelais par des cris perçants

    Celui dont la présence enchantait tous mes sens,

    Qui pour moi tous les soirs traversait la vallée.

    Mais la lugubre orfraie, à ma voix envolée,

    Répondait seule à mes accents.

    L’ouragan mugissait en courbant la bruyère;

    Et, pour me diriger dans les vallons déserts,

    Le ciel à mes regards n’offrait d’autre lumière

    Que les feux passagers des rapides éclairs.

    Suivant les pas pressés de ma chienne fidèle,

    J’arrivai sur les bords de ce ruisseau plaintif

    Où croissent tristement, à l’abri d’un vieux if,

    L’aconit vénéneux et la pâle asphodèle.

    Là, glissant tout à coup sur l’humide terrain,

    Je tombe… ô Dieu! ma main rencontre une autre main!

    La lune en ce moment dissipe le nuage,

    Ses rayons argentés éclairent le rivage…

    Quelle horreur! j’embrassais un corps pâle et sanglant!

    Déjà des vers rongeaient sa poitrine livide.

    Sur ses traits altérés je porte un oeil avide…

    Qu’ai-je vu?… juste Ciel!… ô malheur accablant!

    C’était lui!… Tout mon sang se glaça dans mes veines;

    Longtemps je demeurai muette de terreur:

    Un morne désespoir pétrifia mon coeur;

    Et ma fidèle Isis, seul témoin de mes peines,

    Par de longs hurlements exprimant sa douleur,

    Fit gémir les échos des montagnes prochaines.

    Enfin, à mes sanglots donnat un libre cours,

    Je dis au triste objet de mes folles amours:

     » Toi qu’un lien si doux unissait à ma vie,

    Ah! t’ai-je perdu pour toujours?

    Hier encor, dans mon âme ravie

    Tu nourrissait l’espoir d’un riant avenir;

    Ta bouche mille fois aimait à me le dire,

    Et mon coeur, de ton coeur partageant le délire,

    S’endormait en rêvant des siècles de plaisir…

    Songe trompeur! ah! quel réveil terrible

    A suivi tout à coup un sommeil si paisible! »

    Une autre poétesse Evelyne Désormery 1784-1868 et son élégant « adieu à la vie » :

    « Adieux à la vie »

    D’où vient que l’aquilon gémit dans la bruyère?…

    Est-ce toi qui m’appelle, auguste voix des morts?…

    Mon oreille jamais n’entendit sur la terre

    De si tristes accords.

    Un luth mystérieux vibre de sons étranges;

    Ces sons lents et plaintifs ont fait battre mon coeur:

    Ils ressemblent aux chants que murmurent les anges

    Dans un jour de douleur.

    Quels accents solennels bercent ma rêverie!

    Annoncent-ils des temps purs et divins comme eux?…

    Quand pourrai-je du ciel promener sur la vie

    Un regard dédaigneux?

    Comme l’oiseau timide, au sein de la tourmente,

    Dans son vol empressé cherche un feuillage épais,

    Je cherche la demeure où l’âme indépendante

    Doit reposer en paix.

    D’autres yeux, je le sais, ont découvert des charmes

    Aux heures que le sort leur donnait comme à moi:

    Pour eux le temps fut calme, et des jours sans alarmes

    N’éveillent point l’effroi.

    Quelques heureux mortels voguent sans défiance,

    La nef qui les entraîne a deviné l’écueil;

    Le rivage est pour eux beau comme l’espérance,

    Ou comme un doux accueil.

    Sans doute qu’à leur char la fortune fidèle

    Leur accordait ces biens que je n’ai pas connus:

    Les songes du printemps envolés sur son aile

    Ne sont pas revenus.

    Près du lit des mourants une brûlante flamme

    Ne s’est pas épuisée en efforts douloureux,

    Et les premiers objets qui remplissaient leur âme

    Vivent encor pour eux.

    Tant de revers, peut-être, ont passé sur leurs têtes,

    Mais des coeurs trop légers ne les ont pas sentis

    L’enfant ouvre à regret sous le ciel des tempêtes

    Ses yeux appesantis.

    Sans guide, sans appui dans ma pénible course,

    Ai-je touché le but où j’osais aspirer?

    Mes lèvres ont puisé le poison à la source

    Sans se désaltérer.

    Que ferai-je des jours que le destin me laisse!…

    L’habile nautonnier craint un phare imposteur:

    J’abandonne aux heureux l’espoir de la jeunesse,

    Je garde mon malheur…. »

    Vous noterez que si on retire à cette pauvre femme les mots zéphyr et lyre, elle est bien dans un double malheur. La bruyère serait donc triste sans nos landes magnifiques où elle coure sauvage avec les genêts.

    • Une autre poétesse Eulalie Favier 19e siècle :

      Apparition

      Vois-tu, là-bas, dans la clairière,

      Flotter cette pâle lueur,

      Dont la fugitive blancheur

      Semble glisser sous la bruyère?

      Incline-toi, parlons tout bas;

      Ce n’est point un rayon de lune,

      Qui, moelleux, argente la dune,

      Comme pour éclairer nos pas.

      N’abandonne point le rivage

      Pour suivre cet éclair trompeur,

      Car bientôt le froid de la peur

      Blanchirait ton mâle visage!

      Incline-toi! parlons tout bas:

      Le vent qui courbe la bruyère

      Semble exhaler une prière,

      Qui se mêle au bruit de nos pas.

      Prions, de peur que ce prodige

      N’éclaire aussi notre tombeau;

      Du sang le plus pur, le plus beau,

      Cette terre garde un vestige.

      Un jour, sous ce ciel étoilé,

      Brilla l’acier de la vengeance;

      Depuis, une ombre erre en silence

      Sur ce sol qu’elle avait foulé.

      Tout fut enseveli dans l’ombre,

      Crime, innocence ou repentir;

      Mais, depuis, on entend gémir

      Le vent grondant dans la nuit sombre.

      On voit cette pâle lueur

      Eclairer le lieu du mystère,

      Comme une étoile solitaire

      Veillant pour venger le malheur! »….

      Je vous épargnerai V. Hugo et son très beau poème à sa fille :

      Demain à l’heure où blanchit la campagne
      Je partirai, vois-tu, je sais que tu m’attends.
      …………………………………………….
      Et quand j’arriverai, je mettrai sur ta tombe
      un bouquet de houx vert et de bruyère en fleurs. »

      A plus tard !

  4. Il y a un oiseau très comique et spectaculaire , quand la période des amours arrive , c´est le coq de bruyère ou grand tétras . Quand le mâle est en transe , il ne voit même pas que quelqu´un
    s´approche de lui . Mais il peut aussi attaquer , les pattes et le bec en avant . Il danse en tournant , la tête vers le ciel . On voit cela parfois en Suède , mais il faut un expert qui connait la forêt . https://www.youtube.com/watch?v=-I3F_hS_Qq8
    -COQ DE BRUYÈRE-
    Grand Tétras…
    Splendide oiseau des bois
    Trop rare maintenant
    Victime de ta voix
    De tes caquètements
    La bruyère sans toi
    Bien cruel roman
    Sans loi, sans toi, sans foi
    Tu y perds ton sang
    L’ombre englouti sa proie
    Souvenirs lancinants
    Où se diluent la joie
    Et la beauté d’antan
    Qui tous les deux se noient
    Prudence, coq charmant …
    de Jean-Louis Anselot .

    • Bonjour Darie, alors on détourne le sujet dès le matin, et notre bruyère devient un coq :))))))))))) c’est plus gai que tous ces poèmes qui, même très bien écrits, ne traitent que de la mort mais c’est aussi une autre facette de ces poétesses et de leur liberté de s’exprimer, elles n’étaient que l’ombre des hommes, petites créatures en parme et en violet. Une inconnue ici, elle est britannique il s’agit de Kathleen Raine née en 1908, elle est décédé en 2003, à l’âge de 93 ans, Dominique doit la connaître :

      « Les Portes closes  »

      La substance de la terre est partout le portail que nous ne pouvons franchir.
      Aux Îles Hébrides, je cherche le paradis perdu,
      Il y a la pesanteur de l’eau, la pesanteur de la pierre
      Et la pesanteur du corps que je conduis en ce lieu inviolé.
      Le pied s’enfonce dans la vase comme je récolte des nénuphars sur le lac,
      Le genou est meurtri par la roche, le vent souffle toujours.
      Les portes closes du monde, ce sont les éléments de ce monde,
      Car les rochers des collines superbes meurtrissent, et les mers d’argent noient,
      Le vent, à toute vitesse, écorche les galets burinés,
      Le cœur fiévreux de l’oiseau consume sa vie aérienne, jusqu’à la plume et l’os,
      Et la bruyère et l’asphodèle se desagrègent, tourbe qui se consumera aux feux des pauvres.  »

      « La bruyère est un symbole de robustesse, dans le langage des fleurs. Cette fleur exprime combien un amour peut être profond et fort. La bruyère peut aussi exprimer le plaisir des rêveries solitaires… »

      Merci pour le lien, le coq de bruyère a une parade fière, il est très beau mais c’est toujours le mâle qui est beau (comme souvent) et la femelle est quelconque… où est l’égalité dans la nature ?

      • Bonjour Monique , je peux faire mieux encore , et vous donner une petite maxime de monsieur de la Bruyère : )
        “Un homme est plus fidèle au secret d’autrui qu’au sien propre ; une femme, au contraire, garde mieux son secret que celui d’autrui.”

      • Bonjour les compagnons de la Bruyère !
        J’ ai cherché une maxime, un aphorisme de monsieur de La Bruyère mais je N’ ai trouvé que des caractères à mon goût critiques et amers, l’ esprit ne souffle pas sur la lande.
        Pluie, gris et brouillage de paysage.
        J’ ai trouvé des bûchettes de Noël au café et avec un café…do not disturb

      • C´est vrai Dominique , bonjour , j´ai lu plusieurs pages de maximes et je restais hésitante .
        Celle que j´ai mise m´a parue plus neutre que les autres . Mais quand on lit la vie de La Brutère, on voit que la maison des Condé , les courtisans avaient un humour très caustique , blessant et même cruel . Ceci explique peut-être les Caractères . Cela s´est un peu atténué et adouci avec le temps , mais parfois , il ressort . On voit cela avec la politique .
        Excusi , je vous laisse terminer les buchettes ( twicks au café ? ) & coffee …

  5. Le tableau de Henri Paillier est encore plus beau quand on l´agrandit . Je sais maintenant où se trouve la Sédelle , et la bruyère n´est pas l´exclusivité de la Bretagne , vois-je . Elle pousse aussi dans la Creuse .
    Dominique , merci , je découvre le peintre , qui a été professeur de dessin à Roubaix , et ses peintures très plaisantes , colorées mais dans des teintes pastel . J´aime bien !

  6. Hello, il ne sera pas dit que l’on restera sur la tristesse, voici Reine Garde, la couturière d’Aix, 1810-1897, en espérant qu’elle ne cousait pas au point de croix :

    Modestes fleurettes,
    Délice des bois !
    Sachez que vous êtes
    Les fleurs de mon choix.

    Pervenche, églantine,
    Bruyère, genêt,
    De l’humble colline
    Dorez le sommet.

    Reparaissez vite
    Trèfle, bouton d’or,
    Bleuet, marguerite,
    Des prés, le trésor !

    Sur vos fronts encore,
    Je languis de voir
    Les pleurs de l’aurore,
    Les larmes du soir.
    (Nouvelles poésies (1861)

    …. et voici Suzanne Colas-Lévy des années 1930, c’est joli et léger :

    Nous n’irons plus au bois

    Nous n’irons plus au bois…
    O la mélancolie
    des rondes d’autrefois.

    Vous souvient-il, amis, de ce balcon de bois
    tout enflammé de capucines
    où l’enfant blonde et gaie
    s’en venait quelquefois
    peigner ses beaux cheveux ondés,
    quand le soleil semblait s’accouder au balcon?

    Vous souvient-il, amis, de ces heures
    où vos coeurs de rudes garçons
    s’attendrissaient à l’amour ?

    Et la grande forêt, ses allégresses mauves de bruyère!…
    _Tout était à venir!
    Nous n’irons plus au bois,
    aux ardeurs d’un été flambèrent les bruyères,
    Garçons, n’aviez-vous pas oublié là vos rêves?

    L’enfant blonde est partie,
    Le vert balcon de bois
    est devenu bien sage.
    Peut-être arbore-t-il l’éclatante rosette
    d’un géranium en pot…
    Le soleil vainement y guette
    son reflet,
    et les garçons peut-être, au hasard d’un voyage,
    y viendront rechercher l’adolescent mirage
    de leur premier amour.

    L’enfant blonde partit de coeur en coeur.
    Chacun tailla sa vie en le même tissu de peine.

    (Publié dans La Proue, 1936)

    • Monique, ces poèmes de poètesses sont variés et agréables, tristes ou plus légers.
      Le point de chaînette est réservé à Hugo qui les écrivait à la chaîne, ses poèmes.
      Qui connaît encore la broderie ?
      On cousait des range-serviette pour la fête des mères et on dessinait le motif qu’ on brodait ensuite au coton perlé.

      • Et aujourd’hui, l’amie, on mange sans serviette et quand on en demande une, elle arrive en papier !! les temps changent, où sont les nappes et serviettes damassées qu’il fallait empeser, j’ai encore des porte serviettes brodées avec application et goût….dans l’armoire… quant à moi je ne sais pas manger sans serviette et en tissu !
        Il est agréable de lire ces textes de femmes, on note l’avancée du féminisme, elles prennent plus de liberté avec elles-mêmes, mais les premières féministes ont eu quelque mal avec ces messieurs de la censure au point d’avoir endossé des pseudos masculins.

  7. Et la théorie du genre, voilà ce qu’en pense Julien Green :

    « Je me plaisais dans la compagnie des femmes. On parlait de leurs caprices et de leur humeur changeante. Il me paraissait au contraire que leur présence et leur façon particulière d’envisager la vie avaient quelque chose de rassurant, alors que la turbulence des hommes répandait l’inquiétude. D’une manière indéfinissable, elles rapetissaient les menaces qui planent sur nous tous et conjuraient parfois le malheur par leur attachement à ce qui nous semble futile. Je voyais là une sorte de sagesse instinctive. Nos grands soucis tapageurs les laissaient non pas indifférentes, mais sceptiques. De plus, et ceci compte, elles n’étaient pas comme nous des érotomanes. Leur folie était ailleurs. L’idée qu’on se formait d’elles et qui circulait dans le monde restait incurablement masculine. J’avais l’impression qu’elles s’en moquaient. Ce qui nuisait le plus à ces deux races qui peuplent la terre, mâle et femelle, était que chacune employait les mêmes mots pour désigner des choses tout à fait différentes. Le malentendu était sans fin. L’accord ne pouvait se faire que dans l’amour pourvu qu’il dépassât le plan physique. »
    Julien Green : Jeunesse (1974)

    …..Et pourtant, elles ont osé protester , voici un cri du cœur :

    « Sonnet de Marie-Laure Grouard (1822-1843)

    A M. L. Ulback.

    Vous m’avez dit un jour: Jeune fille poëte,
    Ne chantez point votre âme et cachez votre coeur;
    La femme, parmi nous, doit demeurer muette,
    Renier ses amours et garder sa douleur.

    Et moi je vous réponds: Dites à la tempête,
    Aux grands vents, aux grands flots d’étouffer leur fureur;
    Faites taire au vallon l’écho fort qui répète
    Ou le cri de souffrance ou le cri du bonheur;

    Dites au rossignol, sous la grande ramée,
    Que son accent fait peine à votre âme alarmée…
    Qu’il se taise toujours… Défendez au reclus
    D’invoquer l’espérance et la liberté sainte;
    Faites taire tout bruit, tout chant et toute plainte:
    Quand tout sera muet, je ne chanterai plus. »
    (extrait du site « Les poétesses d’expression française)

    • C´est normal , Monique ,  » Les hommes viennent de Mars , les femmes viennent de Venus  » .
      C´est un livre qui a eu du succès , à croire que beaucoup de monde voulaient savoir ce
      qui se passait dans la tête de l´autre . On me l´a donné , il y a du vrai , mais il y a aussi beaucoup de clichés .

      • Darie, les clichés ont la peau dure ! mais nous avons aujourd’hui la nouvelle théorie du genre, nous sombrons dans le ridicule, car quoi qu’on dise ou fasse, il y a un genre féminin et un autre masculin, je pense que la nature nous a créés complémentaires et pas égaux. Les jeunes enfants feront les frais de cette éducation assassine prodiguée par une bande de fossoyeurs incompétents.

  8. les paupières du jour se ferme pour laisser éclairé les pupilles de nuit qui illumines nos vies , une belle journée fort ensoleillé se termine par le noir qui envahit le domaine , après une douce chaleur d’hiver sous les beaux rayons de soleil une légère froidure va croquer les heures tombantes , dans ma chambrée a mon retour sans le chauffage allumer une température de 18 degré , le soleil entre par la large fenêtre et la porte-fenêtre ainsi que celle de la salle de bain et dépose des rayons en or , c’est vrai que ma chambre est en plein sud et que mes arbres sont pas devant les ouvertures sauf les deux rosiers a qui j’ai fait faire la taille d’hiver pour avoir la lumière chaleureuse , ma journée a était bonne a nimes avec les jeunes , ont m’a donner des pullovers F1 des pantalons satin ( neuf ) des chemises F1 hiver des chaussettes chaude et un survettement , il m’a fallut un sac F1 pour ramener tout ce bardat , j’ai dit a un jeune je te le ramène mardi ok, il m’a dit aucun blème camarade , je suis passer coté cuisine du régiment hola! , des tablettes de chocolat ont glissés dans mon sac et des raisains sec , voila pourquoi je dis une bonne journée , j’ai de la semoule a gogo avec les trois kilos de raisains des tartes , teddy m’a dit tu as fauché des raisains donne demain je ferait des tartes , tu n’a pas des pruneaux des fois ..dis donc teddy tu me prend pour un chapardeur , j’ai l’allure d’un borrowers , un petit être humains de quinze centimètres de hauteur mon nom n’est pas pod clock l’emprunteur , bon une bonne odeur arrive du foyer le vin chaud et les petites quiches et les patées a la viandes pour l’apéritif …..donc a demain matin après la messe et ma poignée de main avec le porte soutane ..bises a toutes .GO!GO!

  9. Voilà que je viens d’apprendre qu’un très bon (petit) restaurant ferme brusquement alors que c’était plein midi et soir…j’ai donc demandé la raison, c’est tout simple, le couple se sépare ! il y avait une quinzaine d’années qu’ils étaient bien implantés, une clientèle fidèle et de passage, une très bonne cuisine des prix abordables même pour le menu touristique… ils se plaignaient aussi des charges et probablement beaucoup de fatigue… Par les temps qui courent, ils ne vendront pas, alors ce sera une agence d’assurances ou immobilière qui viendra s’installer à leur place, il y a beaucoup de commerces vides et à vendre, certains depuis quatre ans ! qui voudrait aujourd’hui se risquer dans la vraie restauration de qualité quand toutes les chaînes de restos des ZAC font salle comble ? je suis un peu triste comme Pierrot depuis qu’on a marché sur la lune.

      • Dominique, on a assigné Pierrot à résidence, la lune, c’est très tendance. Finalement, c’est lui le plus heureux, personne n’a songé à l’exproprier…. mais si un jour ces terres-là sont jugées constructibles, je ne vous dis pas les impôts que notre Pierrot va payer…je pense brusquement que c’est Sylvie Vartan qui s’est acheté une étoile, il me semble ! ça va chercher dans les combien, une étoile ?

    • Monique , c´est dommage , un restaurant , c´est de l´animation , des possibilités de sorties .
      Si une agence s´installe , ce sera froid et inerte pour le village .
      Un court extrait des Mémoires d´outre-tombe :
      Pauvre enfant de Bretagne,
      les bruyères sont mon nid et mes moissons,
      leur fleur d’indigence et de solitude est la seule
      qui ne soit pas fanée à la boutonnière de mon habit.
      de F-R. de Chateaubriand , breton de naissance et de cœur .

      Et voici une recette à la bruyère , qui l´eut cru ?
       » Pour quatre personnes, prenez 200 grammes de chèvre frais, une salade de chêne, une Batavia, une douzaine de rondelles de tomates confites, une branche de menthe, une branche de persil plat, une branche de cerfeuil, une demi-cuillerée à café de cumin en poudre, quatre tranches de pain aux céréales et des fleurs de bruyère.  » Puis far breton , et sorbet au cidre .

      • Merci Darie pour ces quelques lignes du grand Chateaubriand, il faudra un jour que je relise ses Mémoires mais le temps manque déjà pour les nouveautés. Je mets des tomates confites dans toutes mes salades, que c’est bon…. la tomate, celle d’hiver, à part le côté gai et décoratif, elle n’a plus de goût….pour la bruyère, j’hésiterais mais on peut toujours essayer.
        Les villages s’agrandissent en lotissements mais les services diminuent, sauf les terrains de loisir et autres salles de sport très fréquentés. Bonne fin de soirée.

      • Monique , l´urbanisation devrait être stoppée net . Il faudra bien qu´elle s´arrête un jour ,
        alors c´est maintenant . Le danger est dans le grignotage des pourtours des petites villes et villes moyennes . Le lotissement de 80 maisons qui menaçait votre village est-il relégué aux
        oubliettes définitivement ? J´ai vu de mes yeux les villes nouvelles en approchant de Paris .
        Cela m´avait frappée ( dans le train ) il y a 2-3 ans .
        Les tomates confites , c´est un régal ! Je vais essayer dans les salades . Je me cantonnais
        aux spaghettis .
        J´attends qu´on m´appelle … ( taxi de nuit à nouveau , mais j´admire les gâteaux en
        attendant : )) bonne soirée aussi .

  10. J´ai déniché l´étymologie de bruyère : ) C´était pourtant facile !
     » La bruyère, bruyante doit son nom au bruissement de ses fleurs et des douces et innombrables aiguillettes de ses feuilles, quand elles sont agitées par les vents toujours puissants qui soufflent là où elles poussent.  »
    J´ai aussi en magasin un breuvage de sorcière pour séduire les femmes farouches , mais ce
    n´est pas le miel de bruyère qui fera passer la bave de crapaud et des poils de chauve-souris !
    Je vous en fais grâce . Rire .
    Mais j´ai pire encore !
     » Missionnaires et baleiniers souffraient dans l’Arctique de la cécité des neiges. Pour la traiter, ils mettaient de la mélasse ou du sucre fin dans leurs yeux. Les Inuvialuit les imbibaient par contre de fumée de feu de bruyère. Ces remèdes étaient aussi mauvais que le mal lui-même.  »
    A éviter si vous allez au pôle Nord …
    Voici le lien , il y a de la lecture , poétique , géographique , thérapeutique … http://m3m.homelinux.org/wikiGG/index.php/Des_citations_sur_la_bruyère

  11. Il y a des pipes en argile , en terre , en porcelaine , en écume de mer ( c´est une roche ! mais on plaisante souvent sur le sujet : )) et en bruyère .
    Quand on disait autrefois ,  » il a cassé sa pipe  » , c´est que l´homme était arrivé au terme d´une longue vie . Ceci pour la terre cuite sans doute , mais pas si elle était en racine de bruyère ;
    elle était solide .

  12. Darie j’allais fermer mais je vais répondre à votre question et quelle mémoire Darie, chapeau !
    non, le maire n’a pas pu créer le petit centre ville qu’il projetait (en rasant des maisons qu’il aurait rachetées à bas prix) ni les 83 pavillons car les deux grands terrains nécessaires appartiennent à deux propriétaires qui ne veulent pas vendre (au maire !) nous voulons garder notre tranquillité et surtout l’esprit de village et non pas l’esprit HLM, même en pavillons. Bonne soirée et prudence au taxi de nuit.

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