Etoile …suite

TU SCENDI DALLE STELLE

PAVAROTTI

Ce chant de Noël « Tu descends des étoiles » a été composé par l’ évêque de Naples
Saint Afonso Maria de’ Liguori en 1754.

TU SCENDI DALLE STELLE

Tu scendi dalle stelle
O Re del Cielo
E vieni in una grotta
Al freddo al gelo
E vieni in una grotta
Al freddo al gelo.

O Bambino mio Divino
Io ti vedo qui a tremar,
O Dio Beato!
Ah, quanto ti costò
L’avermi amato.
Ah, quanto ti costò
L’avermi amato.

A te che sei del mondo,
Il creatore,
Mancano panni e fuoco,
O mio Signore.
Mancano panni e fuoco,
O mio Signore.

Caro eletto pargoletto,
Quanto questa povertà
Più mi innamora,
Giacchè ti fece amor
Povero ancora.
Giacchè ti fece amor
Povero ancora.

TU DESCENDS DES ETOILES

Tu descends des étoiles
Ô Roi du Ciel
Et tu arrives dans une grotte
Dans le froid et le gel,
Et tu arrives dans une grotte
Dans le froid et le gel.

Ô, mon Divin Enfant
Je te vois là tremblant,
Ô Dieu Bienheureux !
Ah ! Comme il t’en a coûté
De m’aimer !
Ah ! Comme il t’en a coûté
De m’aimer !

A toi qui es du monde
Le créateur
Il manque des vêtements et du feu,
Ô mon Seigneur,
Il manque des vêtements et du feu,
Ô mon Seigneur.

Cher enfant élu,
Comme cette pauvreté
Me fait t’aimer davantage,
Puisque l’amour t’a rendu
Plus pauvre encore,
Puisque l’amour t’a rendu
Plus pauvre encore.

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49 réflexions sur “Etoile …suite

  1. Buongiorno tutti e viva Napoli, Monseigneur l’évêque, Pavarotti, et l’Italie.
    Je donne la parole au Prince Salina dans « Le Guépard » de Visconti, au retour du bal:
    « « O mon étoile, toi ma fidèle, quand me donneras-tu enfin rendez-vous moins éphémère, loin de tout, dans ton domaine des certitudes éternelles ? »
    C’est l’Invocation de Salina au discours indirect libre dans « Le Guépard » de Lampedusa, Chapitre. VI: « « Quand la famille Salina fut installée dans sa voiture (la rosée rendait les coussins humides), don Fabrizio déclara qu’il rentrerait à pied; la fraîcheur lui ferait du bien, il avait un léger mal de tête. En vérité, il voulait puiser un peu de réconfort dans la contemplation des étoiles. On en voyait encore quelques-unes, juste au zénith. Comme toujours, leur vue le ranima. Elles étaient lointaines, toutes-puissantes, mais dociles à ses calculs; tout le contraire des hommes, qui sont trop proches, faibles et si rétifs. Il y avait déjà du mouvement dans les rues; quelques charrettes chargées de montagnes d’immondices, quatre fois plus hautes que le petit âne gris qui les tirait. Un long chariot découvert portait entassés, les boeufs qu’on venait de tuer à l’abattoir. Ils étaient partagés en quatre et exhibaient leurs mécanismes les plus intimes avec l’impudeur de la mort. Par intervalles, des gouttes de sang rouge, épais, tombait sur la chaussée.
    Au fond d’une petite rue de traverse, on entrevit l’orient, au-dessus de la mer. Vénus brillait, enveloppée de son turban de vapeurs automnales. Toujours fidèle, elle attendait don Fabrizio à chacune de ses sorties matinales : à Donna Fugata, avant la chasse, et maintenant après le bal. Don Fabrizio soupira. Quand se déciderait-elle à lui donner un rendez-vous moins éphémère, loin des épluchures et du sang, dans le domaine des certitudes éternelles? »

  2. Bonjour aux étoiles de l’Opéra, un chant magnifique que le quidam du coin connait aussi bien que « poupoule »… qui n’a pas fredonné ce ciel criblé d’étoiles ? suite à une panne de réveil, j’ai une heure de retard, je dois filer comme l’étoile mais avant voici trois ténors de mon cœur :

    et n’oubliez pas de lire le dernier poème que j’ai aligné hier soir pour couronner la nuit étoilée. A plus et bise !

  3. Bonjour Dominique, et à moi aussi!
    Toujours en Italie, je découvre sur Esprits nomades et sur Wk Umberto Saba,( pseudonyme d’Umberto Poli), 1883-1956; « Marqué par les blessures de la guerre, par la Shoah, il se fait une cabane face à cela par sa tendresse un peu désenchantée, sa douce ironie, sa faculté à débusquer dans les choses les plus simples le merveilleux des jours. »
    « « La lune n’est pas née, elle naîtra plus tard
    La lune est née alors qu’au ciel les étoiles déclinent
    Là-bas, une lumière
    jaune s’est éteinte fumeuse. L’heure
    sonna. Un coq
    a chanté; d’autres coqs ont répondu ça et là». »

    L’insomnie d’une nuit d’été
    « Sous les étoiles,
    je me suis étendu
    par une de ces nuits de sombre insomnie
    qui font joie sur le sacré
    Mon oreiller était une pierre.

    Il est assis là dans le coin, le chien.
    Il est assis immobile et regarde encore
    toujours un peu plus loin.
    On dirait qu’il pense,
    On dirait qu’il est digne d’un rituel,
    et que passent dans son corps
    les silences
    de l’infini.

    Sous un ciel si bleu,
    par une nuit aussi étoilée que celle-ci,
    Jacob a rêvé de dresser une échelle
    entre les anges des cieux, et son oreiller,
    qui était une pierre.
    Dans les innombrables enfants d’étoiles
    était sa progéniture à venir;
    dans ce pays où il avait fui la colère
    du redoutable Esaü,
    un empire, à jamais inébranlable lourd de richesse
    pour ses enfants;

    Le rêve et le cauchemar étaient le Seigneur
    qui avait combattu avec lui.’
    < "Maison et campagne" (1909-1910) (adaptation personnelle cf http://www.espritsnomades.com/sitelitterature/saba/saba.html

    • Mareria, quel ténor, un grand moment d’émotion, il ne chante plus aujourd’hui mais de beaux disques à réécouter.
      Voici un magnifique duo Domingo et Sissel, l’intermezzo de Mascagni, une minute et demie de bonheur :

      • Monique il y a peu lui a été consacrée une spéciale télé où il a chanté suelsues grands airs du répertoire, seul ou avec d’autres. Dz voix est encore puissante et belle. Et quel homme sympathique!

  4. Bonjour en musique , et quelle musique … Merci ! Vivement le Jour de l´An pour le concert à Vienne et Salzbourg , avec musique et danse , dans de fantastiques décors .
    J´ai dans mes affaires le livre  » Le guépard  » , que je vais mettre aussi en haut de la pile .
    Le passage  » pittoresque  » ( Mareria ) excite ma curiosité . Je n´ai vu le film que par bribes , quand j´ai du céder la TV sans doute …
    J´ai une petite musique en magasin , qui va déparer un peu avec les ténors de la grande musique , mais elle a eu un réel succès en son temps , le disco . C´est l´occasion de connaitre Harpo , un chanteur suédois qui n´a fait que passer , et qui est maintenant un vénérable monsieur à barbe blanche . https://www.youtube.com/watch?v=KWRDFq0Xr_s
    Ne me dites pas que vous ne l´aviez pas chantonnée autrefois : ))
    Bonne journée , ici , ce sont les stars du ski qui monopolisent l´antenne …. zut alors …

      • Bonjour Dominique , le championnat se passe en Italie , me dit-on . Ils ont déversé de la neige
        artificielle . La neige en Suède est tout à fait au nord . Je viens d´apprendre quelque chose de très récent . Je vois un skieur ( de fond ) qui avance uniquement à la force des bras , les pieds restant joints . Il parait que c´est une nouvelle façon de pratiquer le ski de fond , pour innover dans le sport ! Cela doit être incroyablement difficile . Tout dans les biceps ! Ils me fatiguent rien qu´à les regarder : )) Bise , et bonne journée devant les devantures de Harrods , et
        les autres magasins . Cela doit briller de mille feux , automates et poupées qui marchent .

  5. Je viens d’aller écouter Harpo, voir une webcam, en temps réel à Peisey; c’est sûr qu’on ne doit pas chaîner! mais il y a pas mal de pistes ouvertes…Comment passer sa 1ère étoile???
    Je reviens à l’Italie. avec Giacomo Leopardi (1798, mort en 1837 à Naples: » poète, philosophe, écrivain,moraliste et philologue italien, considéré comme le plus grand poète italien du xixe siècle »
    Poésies et Œuvres morales de Leopardi: LES SOUVENIRS. (1829-1830.)

    « Belles étoiles de l’Ourse, je ne croyais pas revenir encore, comme jadis, vous regarder briller au-dessus du jardin paternel, et m’entretenir avec vous des fenêtres de cette maison où j’habitai enfant et qui vit finir mes joies. Quelles imaginations naguère, quelles folies créa dans ma pensée votre aspect joint à celui des lumières vos compagnes ! Alors, muet, assis sur un tertre vert, je passais la plus grande partie des soirées à regarder le ciel et à écouter le chant de la grenouille lointaine dans la campagne. La luciole errait le long des haies et sur les pelouses ; le vent murmurait dans les allées embaumées et parmi les cyprès, là, dans la forêt, et, sous le toit paternel, on entendait les conversations et les travaux paisibles des serviteurs. Et quelles pensées infinies, quels doux songes m’inspira la vue de cette mer lointaine, de ces monts azurés que je découvre d’ici et que je songeais à franchir un jour, imaginant au delà des mondes mystérieux et une félicité mystérieuse pour ma vie. J’ignorais mon destin : combien de fois depuis j’aurais changé pour la mort ma vie douloureuse et nue. »
    Un film « Il giovane favoloso » de Mario Martone 2014 met en scène la vie de Leopardi:  »
    Mario Martone voulait, par le biais de la biographie du poète Leopardi, continuer, comme il le dit lui-même dans une note d’intention, à tenter de mettre en lumière des pans du passé de l’Italie susceptibles d’éclairer utilement le présent. Il tenait aussi à débarasser ce libre-penseur à l’esprit ironique et frondeur, dépourvu de préjugés de classe, de la vision commode, rhétorique, tendant à attribuer sa tristesse irrémédiable à son piètre état de santé.
    Le Leopardi qu’interprète Elio Germano dans le film apparaît effectivement comme animé par un pessimisme lucide et rageur, en porte-à-faux avec l’optimisme de rigueur à une époque qui cultivait la religion du progrès universel. »http://www.avoir-alire.com/leopardi-il-giovane-favoloso-la-critique-du-film
    Et de Tolmino Baldassari, poète contemporain :
    « Vie d’hiver
    hiver rouge-gorge
    hiver moineau
    petits sauts du silence
    voilà une miette
    envol dans le laurier
    vous êtes maintenant parmi les étoiles
    nous avec les poutres de la maison. » (traduit par Martin Rueff)

    • Grâce à vous toutes, je fais connaissance avec de magnifiques poètes.
      En ce qui concerne la poésie de Baldassari, j’ imagine volontiers un petit moineau resté tranquillement niché dans les poutres, en attendant les beaux jours. -^^

  6. J´ai relu au calme et lentement tous les textes d´hier et d´aujourd´hui . Le ciel et les étoiles ont magnifiquement inspiré les écrivains . Voici un texte d´Aragon , qui a peut-être déjà été
    donné , sur une autre page , mais il est si beau .
    -LA CONSTELLATION-
    Aucun mot n’est trop grand trop fou quand c’est pour elle
    Je lui songe une robe en nuages filés
    Et je rendrai jaloux les anges de ses ailes
    De ses bijoux les hirondelles
    Sur la terre les fleurs se croiront exilées

    Je tresserai mes vers de verre et de verveine
    Je tisserai ma rime au métier de la fée
    Et trouvère du vent je verserai la vaine
    Avoine verte de mes veines
    Pour récolter la strophe et t’offrir ce trophée

    Le poème grandit m’entraîne et tourbillonne
    Ce Saint-Laurent pressent le Niagara voisin
    Les cloches des noyés dans ses eaux carillonnent
    Comme un petit d’une lionne
    Il m’arrache à la terre aux patients raisins

    Voici le ciel pays de la louange énorme
    C’est de tes belles mains que neige la clarté
    Etoile mon étoile aux doigts de chloroforme
    Comment veux-tu que je m’endorme
    Tout me ramène à toi qui m’en semble écarter

    Et parlant de tes mains comment se peut-il faire
    Que je n’en ai rien dit moi qui les aime tant
    Tes mains que tant de fois les miennes réchauffèrent
    Du froid qu’il fait dans notre enfer
    Primevères du coeur promesses du printemps

    Tes merveilleuses mains à qui d’autres rêvèrent
    Téméraires blancheurs oiseaux de paradis
    Et que jalousement mes longs baisers révèrent
    Automne été printemps hiver
    Tes mains que j’aime tant que je n’en ai rien dit

    Le secret de ces mains au-delà de notre âge
    Mènera les amants qui parleront de nous
    Mais qu’est un beau soleil à qui n’a vu l’orage
    Sans le désert qu’est le mirage
    On sait un pays grand lorsqu’il est à genoux .
    de Louis Aragon ( 1897-1982) extrait de « Les yeux d´Elsa  » .
    La Poésie est un style littéraire particulier et intéressant , car on devine les émotions du poète .
    C´est comme la peinture et la musique classique .

  7. Hello, je reviens mouillée, que de pluie, oui branlebas de combat l’imprimante a cessé d’émettre, elle me bave des copies et me délaie des lettres, le chef a dit « pas question de rester une journée sans photocopieuse » oui mais elle n’a que deux ans, alors nous sommes allés voir les imprimantes, un monde fou dans le magasin, un pauvre gars qui animait et hurlait dans le micro, des gosses qui se traînaient par terre avec des jouets à pédale, d’autres au ballon, des gens errants avec des caddies (vides !) la tête dans les étoiles et les boules lumineuses, les plafonds scintillants, abrutis par le bruit et c’est là le génie des grandes surfaces, dans ces cas là ils achètent n’importe quoi… mais surtout personne pour un renseignement. Il est quand même anormal qu’une photocopieuse tombe en panne au bout de deux ans !! reste maintenant le réparateur mais avant on va la démonter (aïe !!)pour voir ce quelle étoile l’a piquée !
    Les ténors j’adore, mais j’ai un faible pour les voix dites « de haute contre » ou contre-ténors, la voix des castrats que je n’ai pas connus, attention le superbe film Farinelli était une voix synthétique quel dommage ! ah ! si Porpora pouvait revenir… mais ne perdons pas notre étoile, voici Rainer Maria Rilke :

    CIEL NOCTURNE ET CHUTE D’ÉTOILE

    Le ciel, grand, plein de retenue splendide,
    une provision d’espace, un excès de monde.
    Et nous, trop loin pour nous laisser façonner,
    trop près pour nous en détourner.

    Là-bas une étoile tombe ! Et notre désir à la voir,
    d’un regard bouleversé, rivé à elle et pressant :
    Quelles choses ont commencé et lesquelles disparu ?
    Quelles choses sont coupables ? Et lesquelles pardonnées ?

    **NACHTHIMMEL UND STERNENFALL

    Der Himmel, groß, voll herrlicher Verhaltung,
    ein Vorrat Raum, ein Übermaß von Welt.
    Und wir, zu ferne für die Angestaltung,
    zu nahe für die Abkehr hingestellt.

    Da fällt ein Stern! Und unser Wunsch an ihn,
    bestürzten Aufblicks, dringend angeschlossen:
    Was ist begonnen, und was ist verflossen?
    Was ist verschuldet? Und was ist verziehn?

    (Rainer Maria Rilke)

    Je reviens à ces voix des anges… écouter religieusement le Stabat Mater de Pergolèse écrit pour les castrats, un site intéressant à consulter; quelques belles voix à écouter, au choix :

    https://artetvia.wordpress.com/…/a-voix-haute-castrats-contre-tenors-et-h

    Nous connaissons tous la « Sarabande » de Haendel par Thierry Mutin, un petit bijou :

  8. Hommage encore aux Italiens: Giuseppe Ungaretti , 1888 – 1970 , un des grands avec d’Eugenio Montale et de Salvatore Quasimodo..On a beaucoup glosé sur:
    « Mattina – 26 gennaio 1917
    M’illumino d’immenso.  »
    « Matin – 26 janvier 1917 /Je m’illumine d’immensité.  »
    Voici aussi : « Silences océaniques
    Nids astraux d’illusions.  »
    Eternité
    « Entre une fleur cueillie et une autre donnée
    L’inexprimable rien.  »
    Ce soir
    « Balustrade de brise
    Pour appuyer ce soir
    Ma mélancolie.
    Je suis un poète
    Un cri unanime
    Je suis un grumeau de rêves.
    Je suis un fruit d’innombrables contrastes de greffes mûri dans une serre.  »
    Le « M’illumino d’immenso.  » a inspiré beaucoup, en particulier le poète brésilien Haroldo de Campos qui a traduit Ungaretti:
    « Entre une étoile et l’autre
    La nuit s’enferme
    Dans le tournoiement vide
    Sans mesure
    Entre leurs deux solitudes, »

  9. Pour Eugenio Montale ( Gênes 1896 -Milan 1981 ) qui a reçu le prix Nobel de littérature en 1975, avec ce long poème, assez sombre et réaliste, » Le tout et le rien/Il tutto e il nulla »voici le lien http://lescarnetsdeucharis.hautetfort.com/archive/2012/09/16/eugenio-montale-annalisa-cima1.html.
    Je vais imaginer que son tournesol que voici se tourne vers les étoiles:
    Portami il girasole ch’io lo trpianti de Eugenio Montale Traduction par Luestan Théel
    « Apporte-moi le tournesol que je le sème
    Dans mon terrain brûlé de sel,
    Et qu’il montre tout le jour aux miroirs d’azur
    Du ciel, l’anxiété de sa face de paille.

    Se tendent vers la clarté les choses obscures,
    Se fondent les corps en un flot
    De couleurs : et celles-ci en musiques. S’évanouir
    Est bien l’aventure des aventures.

    Apporte-moi la plante qui conduit
    Là où surgissent de blondes transparences,
    Et où s’évapore la vie ainsi qu’essence ;
    Apporte-moi le tournesol affolé de lumière. »

    • Pour être juste, un poème de Salvatore Quasimodo (1901-1968) qui a reçu le prix Nobel de littérature en 1958. < Et soudain c'est le soir –
      CHEVAUX DE LA LUNE ET DES VOLCANS à ma fille
      "Îles que j'ai habitées
      vertes sur des mers immobiles.

      D'algues sèches et de fossiles marins
      les plages où galopent fous d'amour
      les chevaux de la lune et des volcans.

      Au moment des secousses,
      les feuilles, les grues assaillent l'air :
      dans la lumière des alluvions
      brillent des ciels chargés ouverts aux astres ;

      les colombes s'envolent
      des épaules nues des enfants.

      Ici finit la terre :
      avec de la sueur et du sang
      je me construis une prison.

      Pour toi je devrais me jeter
      aux pieds des puissants,
      adoucir mon cœur de brigand.

      Mais traqué par les hommes
      je suis encore en plein dans l'éclair,
      enfant aux mains ouvertes,
      aux rives des arbres et des fleuves :

      ici la latomie féconde
      l'oranger grec pour les noces des dieux."
      Et, 4 vers de Lorand Gaspar : :
      "Les amandiers dans la nuit ! Ô les dents de clarté ! Pulsation sourde d’étoiles Dans l’épaisseur de la terre"

  10. Le problème avec les nombreux poèmes, c’est qu’on ne sait plus ce quoi a été donné…. et Albert Samain (1858-1900)

    Les constellations
    ( Aux flancs du vase (1898).

    Clydie, au crépuscule assise dans les fleurs,
    Regarde, à l’orient, de ses beaux yeux rêveurs
    Les constellations, claires géométries,
    Au velours bleu du soir fixer leurs pierreries.
    Mélanthe les indique et, le doigt vers les cieux,
    Les nomme par leurs noms doux et mystérieux :
    Pégase, le Dragon, Cassiopée insigne,
    Andromède et la Lyre, et la Vierge et le Cygne,
    Et le grand Chariot qui brille éblouissant
    Et, seul, n’a point de part aux bains de l’Océan.
    La majesté des dieux avec l’ombre descend,
    Donnant une âme auguste aux choses familières.
    Sur le bord opposé du golfe, des lumières
    Brillent ; par instants glisse et s’éloigne un bateau.
    Le bruit des rames va s’affaiblissant sur l’eau…
    Et les amants, dont l’âme au firmament s’abîme,
    Enivrés de la nuit transparente et sublime,
    Parfois ferment les yeux et soudain, ô douceur !
    Retrouvent tout le ciel étoilé dans leur cœur. ».

    Sans oublier l’intarissable Victor Hugo :

    Abîme – La Voie Lactée

    Millions, millions, et millions d’étoiles !
    Je suis, dans l’ombre affreuse et sous les sacrés voiles,
    La splendide forêt des constellations.
    C’est moi qui suis l’amas des yeux et des rayons,
    L’épaisseur inouïe et morne des lumières,
    Encor tout débordant des effluves premières,
    Mon éclatant abîme est votre source à tous.
    O les astres d’en bas, je suis si loin de vous
    Que mon vaste archipel de splendeurs immobiles,
    Que mon tas de soleils n’est, pour vos yeux débiles,
    Au fond du ciel, désert lugubre où meurt le bruit,
    Qu’un peu de cendre rouge éparse dans la nuit !
    Mais, ô globes rampants et lourds, quelle épouvante
    Pour qui pénétrerait dans ma lueur vivante,
    Pour qui verrait de près mon nuage vermeil !
    Chaque point est un astre et chaque astre un soleil.
    Autant d’astres, autant d’immensités étranges,
    Diverses, s’approchant des démons ou des anges,
    Dont les planètes font autant de nations ;
    Un groupe d’univers, en proie aux passions,
    Tourne autour de chacun de mes soleils de flammes ;
    Dans chaque humanité sont des coeurs et des âmes,
    Miroirs profonds ouverts à l’oeil universel,
    Dans chaque coeur l’amour, dans chaque âme le ciel !
    Tout cela naît, meurt, croît, décroît, se multiplie.
    La lumière en regorge et l’ombre en est remplie.
    Dans le gouffre sous moi, de mon aube éblouis,
    Globes, grains de lumière au loin épanouis,
    Toi, zodiaque, vous, comètes éperdues,
    Tremblants, vous traversez les blêmes étendues,
    Et vos bruits sont pareils à de vagues clairons,
    Et j’ai plus de soleils que vous de moucherons.
    Mon immensité vit, radieuse et féconde.
    J’ignore par moments si le reste du monde,
    Errant dans quelque coin du morne firmament,
    Ne s’évanouit pas dans mon rayonnement.

    Les Nébuleuses

    A qui donc parles-tu, flocon lointain qui passes ?
    A peine entendons-nous ta voix dans les espaces.
    Nous ne te distinguons que comme un nimbe obscur
    Au coin le plus perdu du plus nocturne azur.
    Laisse-nous luire en paix, nous, blancheurs des ténèbres,
    Mondes spectres éclos dans les chaos funèbres,
    N’ayant ni pôle austral ni pôle boréal :
    Nous, les réalités vivant dans l’idéal,
    Les univers, d’où sort l’immense essaim des rêves,
    Dispersés dans l’éther, cet océan sans grèves
    Dont le flot à son bord n’est jamais revenu ;
    Nous les créations, îles de l’inconnu !

    L’Infini

    L’être multiple vit dans mon unité sombre.

    Dieu

    Je n’aurais qu’à souffler, et tout serait de l’ombre.

  11. Au tour de Pablo Neruda:
    La Poésie
    Et ce fut à cet âge… La poésie
    vint me chercher. Je ne sais pas, je ne sais d’où
    elle surgit, de l’hiver ou du fleuve.
    Je ne sais ni comment ni quand,
    non, ce n’étaient pas des voix, ce n’étaient pas
    des mots, ni le silence:
    d’une rue elle me hélait,
    des branches de la nuit,
    soudain parmi les autres,
    parmi des feux violents
    ou dans le retour solitaire,
    sans visage elle était là
    et me touchait.

    Je ne savais que dire, ma bouche
    ne savait pas
    nommer,
    mes yeux étaient aveugles,
    et quelque chose cognait dans mon âme,
    fièvre ou ailes perdues,
    je me formai seul peu à peu,
    déchiffrant
    cette brûlure,
    et j’écrivis la première ligne confuse,
    confuse, sans corps, pure
    ânerie,
    pur savoir
    de celui-là qui ne sait rien,
    et je vis tout à coup
    le ciel
    égrené
    et ouvert,
    des planètes,
    des plantations vibrantes,
    l’ombre perforée,
    criblée
    de flèches, de feu et de fleurs,
    la nuit qui roule et qui écrase, l’univers.

    Et moi, infime créature,
    grisé par le grand vide
    constellé,
    à l’instar, à l’image
    du mystère,
    je me sentis pure partie
    de l’abîme,
    je roulai avec les étoiles,
    mon coeur se dénoua dans le vent. »

    Et aussi: L’ÉTOILE
    « Bon, je ne suis pas revenu. Non revenir
    ne me fait plus souffrir, le sable a décidé
    et comme élément de la vague et du passage,
    comme syllabe du sel, comme pou de l’eau,
    moi, souverain, esclave de la côte, j’ai
    plié le front, je me suis enchaîné à mon rocher.

    Il n’y a pas de libre choix pour nous qui sommes
    parcelle de l’étonnement,
    Il n’y a pas d’issue pour ce retour
    à soi, à cette pierre de soi-même,
    Il n’existe plus d’autre étoile que la mer. »


  12. Александр Суханов /Alexandre Sukhanov – Моя звезда / Mon étoile
    Dans le scintillement des astres, parmi les mondes.
    D’une étoile je répète le nom…
    Non pas afin de pouvoir l’aimer,
    Mais parce qu’auprès des autres règne l’obscurité.

    Et si mon cœur est accablé,
    Une réponse, auprès d’elle seule, je rechercherai …
    Non pas parce qu’auprès d’elle il fait clair,
    Mais parce qu’avec elle, il n’y a nul besoin de lumière.

    Dans le scintillement des astres, parmi les mondes,
    D’une étoile je répète le nom…
    Pas pour que je puisse l’aimer,
    Mais parce qu’auprès des autres, règne l’obscurité.

    • Ce lien permet d’écouter beaucoup de titres qui s’enchaînent ,:mais n’entendant pas le russe, je ne peux vous en dire plus mais c’est un agréable récital!

    • Merci Darie, c’est extraordinaire, SUPER, je n’avais jamais entendu cela, finalement mais il gagne à être connu M. Poutine ! il doit savoir s’amuser, et chanter, et rire à sa table et qui sait, il apprécie peut être la poésie ?en plus, il est pas mal, avec des yeux bleus !!! les Cosaques du Don, vous connaissez ? superbe !

    • Darie, on ne peut pas oublier le poète russe Vladimir Maïakovski, j’ai une anthologie de la poésie russe chez Gallimard, collection poche, ces poètes sont tous maudits quand on lit leur biographie, il doit y avoir quelque part ce mystère que l’on appelle « l’âme russe », c’est une poésie profonde et désespérée.

      « Mais peut-être
      Ne reste-t-il
      Au temps caméléon
      Plus de couleurs ?
      Encore un sursaut
      Et il retombera,
      Sans souffle et rigide.
      Peut – être,
      Enivrée de fumées et de combats,
      La terre ne relèvera-t-elle jamais la tête ?

      Peut être,
      Un jour ou l’autre,
      Le marais des pensées se fera cristal,

      Un jour ou l’autre,
      La terre verra le pourpre qui jaillit des corps,
      Au-dessus des cheveux cabrés d’épouvante
      Elle tordra ses bras, gémissante

      Peut-être…
      Écoutez !
      Puisqu’on allume les étoiles,
      c’est qu’elles sont à
      quelqu’un nécessaires ?
      C’est que quelqu’un désire
      qu’elles soient ?
      C’est que quelqu’un dit perles
      ces crachats ?
      Et, forçant la bourrasque à midi des poussières,
      il fonce jusqu’à Dieu,
      craint d’arriver trop tard, pleure,
      baise sa main noueuse, implore
      il lui faut une étoile !
      jure qu’il ne peut supporter
      son martyre sans étoiles.

      Ensuite,
      il promène son angoisse,
      il fait semblant d’être calme.
      Il dit à quelqu’un :
       » Maintenant, tu vas mieux,
      n’est-ce pas ? T’as plus peur ? Dis ?  »

      Écoutez !
      Puisqu’on allume les étoiles,
      c’est qu’elles sont à quelqu’un nécessaires ?
      c’est qu’il est indispensable,
      que tous les soirs
      au-dessus des toits
      se mette à luire seule au moins
      une étoile? »

  13. Mais quel florilège de poésies et de musiques, merci Mareria et Darie et merci à Dominique qui nous porte dans les étoiles (pas toujours gaies selon le poète) de l’ambiance de Noël. Jacques Brel nous chantait aussi « l’inaccessible étoile », j’ai un livre avec tous les textes de ses chansons, l’étoile est citée maintes fois…. mauvaise ou bonne étoile, je préfère penser qu’il n’y en a que des bonnes, un peu comme les ange gardiens ! voici Francis Lalanne, sans domicile fixe, sans attache, sans compte en banque, mais une vie riche et pleine, tout dépend du sens qu’on lui donne, il se situe hors des sentiers battus pour trouver les authentiques, selon son idéal de vie !

    « On ne guérit pas de l’amour par la haine.
    On ne guérit de l’amour que par un autre amour.
    Que nul ne sache qui tu es, je t’aime ! et qui je suis qu’importe…

    Éveille-toi comme d’un baiser !
    Quitte la mort pour l’autre vie !
    Prends le mal à la gorge et le jour à la nuit !

    Envole-toi ! Envahis-toi !
    Redeviens un nuage ! Une étoile ! Un ange !
    Recommence ton âme ! Et fais le vide en tout pour te remplir d’espace !

    Élève-toi vers l’eau !

    Enfonce-toi dans l’air !

    Recouvre-toi de terre et marche sur le feu !
    Fais fondre le soleil sur les congères de l’instant !
    Invente ta lumière et perle-la de rêve !
    Parle-lui de ce vent dans tes poumons que l’on appelle le bonheur ;
    cette respiration qui n’est plus un réflexe ;
    qui te remplit comme d’hélium ces ballons d’oiseaux prisonniers dedans ta cage thoracique…
    A chaque mot, chaque regard, noie tes larmes dans la rosée !
    broie le noir de l’univers ! et fais… le plein d’éternité. »

    (Francis Lalanne – Le Roman d’Arcanie – Les Belles Lettres)

    Bonne fin de soirée à tous et merci.

    • Attention, demain c’est l’hiver et le jour de la neige…. avec 15° nous ne sommes pas prêts pour les glissades ! comme cadeau original, des flocons de neige en bocal à la place du poisson rouge.

      • Bonsoir les stars des vues de l’ esprit !
        Vous faites des merveilles !!!!!!!!
        Flocon de neige en bocal, je ne suis pas chaude, faut l’ alimenter régulièrement, ce n’ est pas pratique, mieux vaut une jolie photo !?
        Bonsoirs les petites amies.

  14. J´ai des soucis avec mes mails , cela cafouille depuis 5 jours . Les enfants me téléphonent , inquiets , qué passa ? pourquoi tu ne réponds plus ?.. Demain , la grande fille 2 va résoudre mon problème . J´ai déjà 30kr d´amende pour ne pas avoir rendu L´Express à temps : (
    C´est comme pour la voiture , il faut que cela démarre au quart de tour ! Ouvrir un capot de voiture pour moi , c´est l´horreur ( et dire que certains adorent mettre les mains dans le cambouis , faire de la mécanique , démonter leur moteur … )
    J´ai essayé de trouver quelque chose , une video , un poème , un texte , sur le drapeau bleu avec 12 étoiles , rien … Mais j´ai trouvé autre chose de très bien joué  » Stars and Stripes  » .
    C´est magnifique ! Cela a de l´allure …

  15. De Heinrich Heine Questions
    .
    Près de la mer, prés de la mer déserte, nocturne,
    Un jeune homme est debout,
    La poitrine débordant de chagrin, l’esprit plein de doute ;
    il interroge les flots avec ses lèvres assombries :
    « Oh ! expliquez-moi l’énigme,
    L’antique et douloureuse énigme,
    Sur laquelle tant de têtes se sont penchées:
    Têtes à calottes de hiéroglyphes,
    Têtes en turban et barrettes noires,
    Têtes coiffées de perruques et mille autres
    Pauvres fronts humains baignés de sueur.
    Dites-moi, la vie humaine a-t-elle un sens ?
    D’où vient l’homme? Où va-t-il ?
    Qui habite là-haut dans les étoiles d’or ? »

    « 

  16. Hello Dominique, quelle merveille ces deux pages d’étoiles, après les étoiles en cuivre de Darie qui ne sont pas du pipeau -:)) un dernier tour avec les cowboys du film  » La kermesse de l’Ouest, » avec la chanson « l’étoile filante » c’était avec Lee Marwin que j’aimais bien, un des piliers du western, la qualité de la vidéo n’est pas bonne mais cette vieille chanson n’a pas pris une ride :

    Je suis né sous une étoile filante
    Et je vis comme une étoile filante
    Je n’ai pas de femme, même pas un lit
    Je cours comme un cheval qui fuit devant un incendie
    Je suis né sous une étoile filante
    J’ai joué à qui-perd-gagne et j’ai jamais gagné
    Mais j’ai aimé ce jeu-là, je n’ai pas de regrets
    Car un loup qui meurt de faim ira toujours plus loin
    Qu’un cabot qui dort devant son vieil os
    Je suis né sous une étoile filante
    Et je vis comme une étoile filante
    Au hasard des routes, ma vie roulera
    Jusqu’à ce sacré jour où mon étoile tombera
    Je mourrai comme une étoile filante
    Comme une étoile filante
    Compagnons des longs chemins
    Amis des nuits de gnôle
    Si vous trouvez votre copain crevé avec ses bottes
    Enterrez-le bien profond et piétinez le sol
    Pour que de sa tombe il ne file encore
    Je suis né sous une étoile filante
    Sous une étoile filante »

    Nous sommes tous nés sous une étoile filante, elle file comme un bas dans la nuit des temps et bise.

    • PS : (ah, non !!!) ne me cherchez pas sur le réseau, je suis au pilori pour 24 heures chrono, ce n’est pas la Redoute mais c’est une autre redoutable…. le pourquoi est presque risible, alors rions-en !

  17. Boinne soirée , je relirai et ré-écouterai demain tous ces airs entrainants , émouvants ,exaltants.
    Je tape mal , à côté des touches , je suis agacée par ces mails évanouis dans la nature .
    La nuit porte conseil , je vais voir si c´est vrai . Bonne soirée . ( Pas de ciel étoilé ce soir … )

    • Darie, pour Noël, je vais avoir un clapier neuf, je n’y vois plus rien, même les consonnes sont effacées ! une soirée formidable à relire tout cela, c’est la magie du blog de Dominique et quel orchestre ! demain, la messagerie reviendra comme par miracle et bonne nuit.

  18. Mareria, quoi warum ? mais qui se souvient de Ugo ¨Jürgens né en 1934 et mort en 2014 ? Un peu de nostalgie avec « warum »

    Voilà une belle citation de Heine, elle se réalise en ce moment, détruire les livres pour détruire l’histoire des hommes. Bonne nuit.

  19. Un spécial Monique de Neruda:
    « Crachent-ils fumée, feu, vapeur
    les trois o des locomotives ?
    Dans quel parler tombe la pluie
    sur les villes de la douleur ?
    Quelles syllabes harmonieuses
    le vent marin répète à l’aube ?
    Est-il étoile plus ouverte
    que le terme coquelicot ?
    Est-il deux crocs plus affilés
    que les syllabes de chacal ? »
    Et une ou deux étoiles avant qu’elles ne filent:
    « Sous un amas d’étoiles’ ~ René Char.
    ÉVADÉ D’ARCHIPEL
    « Orion,
    pigmenté d’infini et de soif terrestre,
    n’épointant plus sa flèche à la faucille ancienne,
    les traits noircis par le fer calciné,
    le pied toujours prompt à éviter la faille,
    se plut avec nous
    et resta.
    Chuchotement parmi les étoiles. »
    Et pour terminer en musique ( là encore plusieurs titres s’enchaînent:  » Brille, brille, mon étoile »… (en russe Гори, гори, моя звезда…) est une chanson populaire, du genre « romance », datant probablement de 1846..Elle fut chantée par les plus grands, comme Fedor Chaliapine, Boris Chtokolov (en), Ivan Rebroff, Vladimir Vissotski ou Anna German.
    .https://www.youtube.com/watch?v=g7rw1-996FU par Олег Погудин
    Kalispèra!

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