Le langage étoilé

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– « Compter les étoiles », entreprendre
l’ irréalisable

–  « Son étoile pâlit », il perd en influence

– « Voir les étoiles à midi », être étourdi à la suite d’ un coup, voir 36 chandelles
Mais aussi dire n’ importe quoi

– Être né sous une bonne étoile

– Être la bonne (mauvaise) étoile de quelqu’un

– Les constellations, groupements d’ étoiles

– Une figure géométrique , plusieurs branches

– « Avoir la tête dans les étoiles », être imaginatif ou rêveur

– Danseur-étoile

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39 réflexions sur “Le langage étoilé

  1. Hello, comme vous l’avez compris, j’ai posté aujourd’hui sur hier, c’est une façon d’avancer en reculant ! un texte de Paul Claudel sur l’Epiphanie, l’étoile des mages, bien sûr l’étoile est un élément biblique, je pense aussi à l’étoile de David :

    L’Epiphanie par Paul Claudel

    En ce petit matin de l’An tout neuf, quand le givre sous les pieds est criant comme du cristal,
    Et que la terre en brillant, future, apparaît dans son vêtement baptismal,
    Jésus, fruit de l’ancien Désir, maintenant que Décembre est fini,
    Se manifeste, qui commence, dans le rayonnement de l’Epiphanie.
    Et l’attente pourtant fut longue, mais les deux autres avec Balthazar
    A travers l’Asie et le démon cependant se sont mis en marche trop tard
    Pour arriver avant la fin de ce temps qui précède Noël,
    Et ce qui les entoure, c’est déjà le Six de l’Année nouvelle !
    Voici l’étoile qui s’arrête, et Marie avec son Dieu entre les bras qui célèbre !
    Il est trop tard maintenant pour savoir ce que c’est que les ténèbres !
    Il n’y a plus qu’à ouvrir les yeux et regarder,
    Car le Fils de Dieu avec nous, voici déjà le douzième jour qu’il est né !
    Gaspard, Melchior et le troisième offrent les présents qu’ils ont apportés.
    Et nous, regardons avec eux Jésus-Christ, en ce jour, qui nous est triplement manifesté.
    Car, pour les pauvres, c’est trop simple, et nous voyons qu’autour de la Crèche le paysage
    Tout d’abord avec force moutons ne comporte que des bonnes femmes et des bergers
    Qui d’une voix confessent le Sauveur sans aucune espèce de difficulté.
    Ils sont si pauvres, que cela change à peine le bon Dieu,
    Et son Fils, quand il naît, se trouve comme chez Lui avec eux.
    Mais avec les Savants et les Rois, c’est une bien autre affaire !
    Il faut, pour en trouver jusqu’à trois, remuer toute la terre.
    Encore est-il que ce ne sont pas les plus illustres ni les plus hauts,
    Mais des espèces de magiciens pittoresques et de petits souverains coloniaux.
    Et ce qu’il leur a fallu pour se mettre en mouvement, ce n’est pas une simple citation,
    C’est une étoile du Ciel même qui dirige l’expédition,
    Et qui se met en marche la première au mépris des Lois astronomiques
    Spécialement insultées pour le plus grand labeur de l’Apologétique.
    Quand une étoile qui est fixe depuis le commencement du monde se met à bouger,
    Un roi, et je dirai même un savant, quelquefois peut consentir à se déranger.
    C’est pourquoi Joseph et Marie un matin voient s’amener Gaspard, Melchior et Balthazar,
    Qui, somme toute, venant de si loin, ne sont pas plus de douze jours en retard.
    Mère de Dieu, favorablement accueillez ces personnes honnêtes
    Qui ne doutent pas un seul moment de ce qu’elles ont vu au bout de leurs lunettes.
    Et ce qu’ils vous apportent à grand labeur du fond de la Perse ou de l’Abyssinie,
    Tout de même ce sont des présents de grand sens et de grand prix :
    L’or (qu’on obtient aujourd’hui avec les broyeurs et le cyanure),
    Et qui est l’étalon même de la Foi sans nulle fraude ni rognure ;
    La myrrhe, arbuste rare dans le désert qu’il a fallu tant de peines pour préserver,
    Dont le parfum sépulcral et amer est le symbole de la Charité ;
    Et pincée de cendre immortelle soustraite à tant de bûchers,
    L’unique once d’encens, c’est l’Espoir, que Melchior est venu vous apporter,
    Au moyen de mille voitures et de deux cent quatre-vingts chameaux à la file,
    Qui sans aucune exception ont passé par le trou d’une aiguille
    Dieu nu entre aux fonts de ces eaux profondes où nous sommes ensevelis.
    Comme elles Le font un avec nous, elles nous font Un avec Lui.
    Jusqu’au dernier puits dans le désert, jusqu’au trou précaire dans le chemin,
    Il n’est pas une goutte d’eau désormais qui ne suffise à faire un chrétien,
    Et qui, communiquant en nous à ce qu’il y a de plus vital et de plus pur,
    Intérieurement pour le Ciel ne féconde l’astre futur.
    Comme nous n’avons point de trop dans le Ciel de ces gouffres illimités
    Dont nous lisons que la Terre à la première ligne du Livre fut séparée,
    Le Christ à son âge parfait entre au milieu de l’Humanité,
    Comme un voyageur altéré à qui ne suffirait pas toute la mer.
    Pas une goutte de l’Océan où il n’entre et qui ne Lui soit nécessaire.
    « Viderunt te Aquœ, Domine », dit le Psaume. Nous Vous avons connu !
    Et quand du milieu de nous de nouveau Vous émergez ivre et nu,
    Votre dernière langueur avant que Vous ne soyez tout-à-fait mort,
    Votre dernier cri sur la Croix est que Vous avez soif encore !
    Et le troisième mystère précisément, c’est à ce repas de noces en Galilée,
    (Car la première fois qu’on Vous voit, ce n’est pas en hôte, mais en invité),
    Quand Vous changeâtes en vin, sur le mot à mi-voix de Votre Mère,
    L’eau furtive recelée dans les dix urnes de pierre.
    Le marié baisse les yeux, il est pauvre, et la honte le consterne :
    Ce n’est pas une boisson pour un repas de noces que de l’eau de citerne!
    Telle qu’elle est au mois d’août, quand les réservoirs ne sont pas grands,
    Toute pleine de saletés et d’insectes dégoûtants.
    (Tels les sombres collégiens qui sablent comme du Champagne
    Tout Ernest Havet liquéfié dans les fioles de la Saint-Charlemagne !)
    Un mot de Dieu suffit à ces vendanges dans le secret,
    Pour que notre eau croupie se change en un vin parfait.
    Et le vin d’abord était plat, à la fin voici le meilleur !
    C’est bien. Ce que nous avons reçu, nous Vous le rendrons tout-à-l’heure.
    Et Vous direz si ce n’est pas le meilleur que nous avons réservé pour la fin,
    Ce nectar sur une sale éponge, tout trempé de lie et de fiel,
    Qu’un commissaire de police Vous offre pour faire du zèle !

    L’Epiphanie du jour est passée et il ne nous reste plus que celle de la nuit,
    Où l’on fait voir aux enfants les Mages qui redescendent vers leur pays,
    Par un chemin différent, tous les trois en une ligne oblique.
    C’est un grand ciel nu d’hiver avec tous ses astres et astérisques,
    Un de ces ciels, blanc sur noir, comme il en fonctionne au dessus de la Chine du Nord et de la Sibérie,
    Avec six mille étoiles de toutes leurs forces les plus grosses, qui palpitent et qui télégraphient !
    Quel est parmi tant de soleils celui qu’un ange arracha comme une torche au hasard.
    Pour éclairer le chemin où procèdent les trois Vieillards ?
    On ne sait pas. La nuit est redevenue la même et tout brûle de toutes parts en silence.
    Le livre illisible du Ciel jusqu’à la tranche est ouvert en son irrésistible évidence.
    Salut, grande Nuit de la Foi, infaillible Cité astronomique !
    C’est la Nuit, et non pas le brouillard, qui est la patrie d’un catholique,
    Le brouillard qui aveugle et qui asphyxie, et qui entre par la bouche et les yeux et par tous les sens,
    Où marchent sans savoir où ils sont l’incrédule et l’indifférent,
    L’aveugle et l’indifférent dans le brouillard sans savoir où ils sont et qui ils sont,
    Espèces d’animaux manqués incapables du Oui et du Non !
    Voici la nuit mieux que le jour qui nous documente sur la route
    Avec tous ses repères à leur place et ses constellations une fois pour toutes,
    Voici l’An tout nouveau, le même, qui se lève, avec ses millions d’yeux tout autour vers le point polaire,
    Ton siège au milieu du Ciel, ô Marie, Étoile de la Mer !

    (Paul Claudel)

    ….Je ne saurais vous dire pourquoi je n’aime pas ce texte-là, mais alors pas du tout… mais chut, il ne faut pas dire qu’on n’aime pas Claudel, parole de convertie !

    • Bonjour , pas de telefon ce matin , on a changé de jour . Monique , j´aime beaucoup ce texte .
      Une littérature très actuelle sur des faits deux fois millénaires ! Ces allusions à l´eau des citernes , d´eau pour les voyageurs , cela m´a fait penser à une femme intrépide ( anesthésiste) que j´avais rencontrée dans un cloitre qui faisait  » auberge  » , à Jérusalem . Elle avait traversé le Sinaï en vélo ! Et elle disait que régulièrement , de grandes jarres d´eau étaient déposées le long du chemin , pour les gens qui allaient au Monastère Sainte-Catherine . Elle avait aussi traversé un désert aux USA , aussi en vélo . Je la regardais avec des yeux ronds , absolument interloquée par ses aventures … Elle avait dit qu´une fois , elle avait eu peur , lorsque des chiens sauvages l´avaient poursuivie … Heureusement , une voiture était passée au bon moment pour la sauver . C est ce qui s´appelle la Providence !
      Nous avons  » habillé  » ( pas moi , mais le chef des travaux ) , une pièce avec des lattes de bois sur les murs , il parait que cela va encore mieux isoler du froid . Etait-ce bien utile avec le réchauffement planétaire ?… En tous cas , c´est beau . J´ai des tiroirs à remplir …

      • Bonjour Darie, encore une aventure à raconter dans votre futur livre, qui pourra aussi inclure tant d anecdotes avec vos enfants, je pense au petit « bichou » avec sa badine. Imaginez-vous bien installée dans une pièce lambrissée de bois, qui sent bon la forêt ( j’aime personnellement beaucoup ce genre de maisons), le stylo à la mains, ou avec un clapier qui marche!

      • Un clapier qui court comme un petit lapin !
        ´ jour Mareria et tout le monde de la compagnie du nez dans les étoiles.
        Après cette pluie d’ étoiles de quatre pages mais trois jours, demain, changement de décor !

      • Darie, j’ai trouvé amusant d’aligner un texte que je n’aime pas, ce n’est pas le meilleur de Claudel, c’est un écrivain incontournable qu’il fallait lire, je parle de ma génération… il y a ainsi quelques grands écrivains qui m’ont été imposés, d’où la rébellion qui perdure ! Y-a-t-il une providence ? voilà un sujet philosophique intéressant …..et puis voilà un poème insolite, une poétesse que nous n’avons pas encore citée ici, « un pur hasard » qui fait penser à la chanson d’Edith Piaf « Mon légionnaire » :

        Hélène Vacaresco

        Il passa…

        Il passa ! J’aurais dû sans doute
        Ne point paraître en son chemin ;
        Mais ma maison est sur sa route,
        Et j’avais des fleurs dans la main.

        Il parla : j’aurais dû peut-être
        Ne point m’enivrer de sa voix ;
        Mais l’aube emplissait ma fenêtre,
        Il faisait avril dans les bois.

        Il m’aima : j’aurais dû sans doute
        N’avoir pas l’amour aussi prompt ;
        Mais, hélas ! quand le cœur écoute,
        C’est toujours le cœur qui répond.

        Il partit : je devrais peut-être
        Ne plus l’attendre et le vouloir ;
        Mais demain l’avril va paraître,
        Et, sans lui, le ciel sera noir.

        L’âme sereine, 1896

        Darie, ce matin le jardinier est venu planter dix nouveaux petits hôtes dans mon jardin, c’est Noël avant l’heure, dix petits Piracanthas croissance rapide et pour le bonheur des oiseaux…. oui mais c’est encore des arrosages futurs en plus !!! donc je souhaite une année 2016 pleine d’ondées, juste quelques jours de beau temps, de temps en temps, un juillet aoûté de douceur sans chaleur… euh … comme dirait Dominique « taper, pas sur la tête ! » il fait beau 15° !

      • Darie, j’aime les murs recouverts de bois, c’est très chaleureux et chic, on en voit dans certains films anglais, vous savez ces grandes bibliothèques où les bois moulurés seuls se mêlent aux livres, un 2e niveau de livres monte au plafond avec une échelle roulante pour les atteindre…. dans un tel endroit, je ne ressors plus. Cela me fait penser à ce romancier espagnol Carlos Ruiz Zàfon j’ai beaucoup aimé « L’Ombre du vent » dans la série « Le cimetière des livres oubliés » il m’avait impressionnée par son étrangeté, entre mystère et thriller. Bonne fin de soirée Darie.

  2. Bonjour tout le monde! bonjour Professeur Tournétoile; Monique, j’aime bien le souffle de Claudel, et partage la même opinion que vous sur les moues de dédain de certains ( je pense à des collègues..).
    Pour commencer, voici l’hymne à la joie de la 9ème de Beethoven: l’e texte chanté dans le quatrième mouvement reprend seulement une partie du poème de Friedrich von Schiller, et a reçu quelques modifications; voici la fin: « Heureux,tels les soleils qui volent/ Dans le plan resplendissant des cieux,/ Parcourez, frères, votre course, /Joyeux comme un héros volant à la victoire!
    Qu’ils s’enlacent tous les êtres !/Ce baiser au monde entier !/Frères, au-dessus de la tente céleste/Doit régner un tendre père /Vous prosternez-vous millions d’êtres ?/Pressens-tu ce créateur, Monde ?/Cherche-le au-dessus de la tente céleste,/Au-delà des étoiles il demeure nécessairement..;  » Réponse à Heine?

  3. Un retour en ex-URSSS, avec « Zvezda po imeni Solntse » Une étoile nommée soleil, » »de Viktor Tsoï; chanson devenue l’hymne officieux de la perestroïka; »lLa chanson inaugure la bande originale d’Igla, film tout aussi culte – sorti en 1989, à Alma-Ata : au crépuscule de l’Empire »; on la trouve chantée avec d’autres sur http://www.lecourrierderussie.com/2015/07/dix-chansons-pensee-russes/
    « Neige blanche, glace noire
    Sur la terre craquelée
    Patchwork sur elle
    Ville sur un lacet de la route
    Et des nuages flottent au-dessus de la ville
    Cachant la lumière céleste
    Et au dessus de la ville: une fumée jaune
    La ville a deux mille ans
    Habitée sous la lumière d’une étoile appelée soleil
    Et depuis deux mille ans il y a la guerre –
    Une guerre sans une raison précise
    La guerre c’est une affaire de jeunes
    Remède contre les rides

    Rouge, rouge, sang
    Dans une heure il n’y a que la terre
    Dans deux sur elle il y a des fleurs et de l’herbe
    Dans trois elle est revenue à la vie
    Et réchauffée par les rayons d’une étoile nommée soleil

    Et nous savons que cela a toujours été ainsi
    Que le destin était que nous aimons plus
    Celui qui vit par les lois d’un autre
    Et qui doit mourir jeune

    Il ne se souvient pas du mot « Oui » et du mot « Non »
    Il ne se souvient pas des noms ou des grades
    Et il est capable d’atteindre les étoiles
    Ne pensant pas que c’est un rêve
    Et tomber brûlé par une étoile nommée soleil »

  4. bonjour du matin il faut avoir la vue et l’esprit pour voir loin d’un songe éveillé une étoile de jour brillée au firmament , je suis né sous une bonne étoile qui laisser tomber sur mon doux visage d’enfant de la poussière d’orée de fée , un petit lutin enveloppé dans une peau de saucisse pour me donner de l’appétit de ses petits bras il faisait passer au dessus de mon petit lit de bois blanc a fleur bleu un lampion de couleur pour qu’une aurore boréale reflète sur ma polaire bleu de froid d’hiver , le petit schrat droit dans ses baskets a scratch regarder son visage de gobelin se refléter dans le thé glacé framboise a oeils de crapaux dan ssa pinte entre les bulles roses sucrés , au dessus de mon petit lit un coloriage de voûte céleste astrale fééfrique , l’érlkönig et le gobelin était de garde pour que mes nuits soivent douces , pas de petit ange car un ange bouge en dormant et toute la nuit se trouver dans des courants d’air fait par les battements d’ailes et des pertes de petites plumes blanches qui obstrues les enrées nasales non merci ….vaut ieux avoir un gobelin avec un parasol et une paire de palme en main qui chante lunette de soleil sur le nez ..je suis le petit gobelin pas très fin qui se rend a la plage , j’ai oublié en buvant mon thé glacé que je ne savais pas nager et qu’entre deux vagues il y avait un requin blanc , un gobelin a la mer par toujours sage qui ne sait pas nager finira toujours dans le gros œsophage d’un requin blanc ..pour me déposer sous le sapin mon cadeau de noël…le roman au pays de la fée et du dragon ( adieu indochine ) ….dans la première moitié des années cinquante, alors que l’Indochine française, déchirée par des conflits sanglants ..patati patata …du chocolat ….des chaussettes ….un pantalon de velour et des bretelles larges rouge…bises a toutes ..le travail m’attend…GO!GO!

    • Bonjour Klaus , il y a deux belles chansons pour vous , sur la page  » Etoile …suite  » .
      Vous allez avoir la larme à l´œil , mais ein guten frühstück va vous consoler ensuite .
      Bonne journée .

    • Bonjour Klaus, l’étoile de la Légion, en te lisant je pense aux livres de Marcel Bigeard un grand combattant et un homme chaleureux…. si on le cite sur le journal, on est censuré, j’ai honte de penser qu’il pourrait être aussi banni de notre histoire, un patriote dans l’âme ! bises

  5. Pour en savoir plus sur le rôle joué par les étoiles et les constellations, tel que l’évoquent Hésiode et Homère », ce site de la Société Astronomique de Lyon http://www.soaslyon.org/index.php/histoire-de-l-astronomie/histoire-chronologique/39-lastronomie-des-grecs-hesiode-et-homere avec un article de 2015 est clair et concis( bien aussi l’article sur l’astronomie grecque ches Wk):
    Quelques extraits: « Homère, dans l’Odyssée, décrit l’utilisation des constellations par les marins. Ulysse quittant Calypso : « Assis près de la barre, …/… son œil fixait les Pléiades et le Bouvier, qui se couche si tard, et l’Ourse, qu’on appelle aussi le Chariot, la seule des étoiles, qui jamais ne se plonge aux bains de l’Océan, mais tourne en même place en guettant Orion ; l’avis de Calypso était de toujours naviguer en gardant l’Ourse à gauche de la main. ». Mais ces références sont rares ; les grecs préfèrent naviguer de jour lorsque « l’Aurore aux doigts de rose » se lève. » ….
    « Hésiode dans « La Théogonie » (v. 700 av. J.-C.) ou naissance des dieux, raconte à la fois la généalogie des divinités mais aussi l’origine de Cosmos…Les travaux sont rythmés par les saisons mais aussi par les astres….
    Ainsi : « commence les moissons au lever des Pléiades, filles d’Atlas, les labours à leur coucher »«au moment de l’année où Sirius prend beaucoup à la nuit mais peu au jour… », c’est à dire à l’automne…
    « Lorsque Zeus a mené à son terme le soixantième jour après le solstice d’hiver, l’étoile Arcturus quitte le cours sacré de l’Océan, elle s’élève radieuse au début de la nuit … taille tes vignes. » Il faut biner la vigne quand les Pléiades sont absentes du ciel, Sirius invite au repos et aux ardeurs sexuelles de l’été caniculaire mais quand paraît Orion il faut vanner le blé ; enfin il faut vendanger lorsque « Orion et Sirius auront gagné le milieu du ciel et que l’Aurore aux doigts de rose verra Arcturus ».
    Les étoiles guident aussi les marins : « Quand les Pléiades, fuyant la force du vigoureux Orion, s’abîment dans l’Océan brumeux, les vents, de concert, déchaînent leur souffle ». Il faut alors rester au port.
    « C’est donc une astronomie d’observation et utilitaire que connaissent les anciens Grecs….Mais les Grecs vont réellement dépasser le stade de l’observation pour faire de l’astronomie une science en relation avec le développement des mathématiques et particulièrement de la géométrie.(..).
    L’immense majorité des noms des étoiles, constellations, planètes est toujours une référence à la mythologie grecque.

    .

  6. Une belle scène dans la nuit étoilée: le veilleur guette, signalée par le relais des torches allumées, l’arrivée d’Agamemnon, au palais de Mycènes- la guerre de Troie est finie, et la tragédie va commencer, mise en scène par Eschyle dans la 1ère pièce de l’Orestie  » Agamemnon ».
     » LE VEILLEUR
    Dieux : ne mettrez-vous point fin à mes travaux ! Des années s’écoulent, depuis que, placé, ainsi qu’un chien fidèle, au haut du palais des Atrides, je considère l’assemblée nocturne des étoiles, et le lever et le coucher de ces deux flambeaux du ciel, de ces deux princes brillants des astres, qui ramènent aux mortels l’hiver et l’été. J’attends le signal éclatant du feu qui doit annoncer la prise d’Ilion ; ainsi le veulent les insidieux desseins d’une épouse. Cependant, je ne quitte point cette couche inquiète et mouillée de la rosée ; couche que jamais ne visitent les songes, car la crainte en chasse le sommeil, et empêche qu’il ne ferme mes paupières. Lorsqu’on croit que, par des chansons ou par des airs, je charme la fatigue de mes veilles, je ne fais que pleurer sur le sort de ce palais, qui n’est plus gouverné sagement comme autrefois. Mais, grâce aux Dieux, voici la fin de mes travaux ; l’heureux signal perce l’obscurité…
    Salut, ô flambeau de la nuit, ô toi, qui fais luire un jour de douceur, qui ramènes les fêtes de la victoire dans Argos ! quelle joie ! quelle joie! Portons cette nouvelle à l’épouse d’Agamemnon ; éveillons-la : que dans son palais le cri de l’allégresse salue ce flambeau, puisque enfin Troie est prise ; ce feu brillant m’en assure. Ah ! c’est moi qui préluderai dans la fête ; c’est par moi que mes maîtres sauront leur bonheur : mes veilles n’ont point été perdues.
    Puissé-je, à son retour, tenir dans cette main la main de mon roi !… »

  7. Toujours Eschyle, dans  » PROMÉTHÉE ENCHAÎNÉ. » montre Héphaistos en train d’attacher sur son rocher du Caucase, Prométhée dont l’orgueil est puni par Zeus: il a donné le feu aux hommes, et d’autres bienfaits; son supplice doit être éternel:
     » je vais te clouer sur ce mont sauvage, où tu n’entendras la voix, où tu n’apercevras le visage d’aucun mortel ; où, desséché par les brûlants rayons du soleil, tu verras se flétrir la fleur de ton corps. Trop tard, à ton gré, la nuit viendra cacher le jour sous sa robe émaillée d’étoiles; trop tard le soleil viendra dissiper la gelée du matin : tu vivras, sans cesse accablé par la douleur du mal présent « .

  8. Je lis entre deux remplissages de tiroirs . J´ai retrouvé mon beau collier dans un porte-monnaie pour enfants , lequel était dans un sac à bricoles ! On fait des choses stupides parfois , de peur de voir ses affaires cambriolées … Mais il n´y a que des voleurs d´outils de jardin et de vélo ici .
    Les poules du voisin ne me démentiraient pas , si elles savaient parler : )
    L´Etoile du Berger sera visible dans 4 jours , si les nuages se dispersent …
    -A l´Etoile du Berger-
    Pâle Etoile du soir, messagère lointaine,
    Dont le front sort brillant des voiles du couchant,
    De ton palais d’azur, au sein du firmament,
    Que regardes-tu dans la plaine ?
    Que cherches-tu sur la terre endormie ?
    Mais déjà sur les Monts, je te vois t’abaisser ;
    Tu fuis en souriant, mélancolique amie
    Etoile qui descend sur la verte colline,
    Et ton tremblant regard est près de s’effacer.
    Triste larme d’argent du manteau de la nuit
    Toi que regarde au loin le pâtre qui chemine,
    Tandis que pas à pas son long troupeau le suit.
    Etoile où t’en vas-tu dans cette nuit immense ?
    Cherches-tu sur la rive un lit dans les roseaux ?
    Où t’en vas-tu si belle, à l’heure du silence
    Tomber comme un perle, au sein profond des eaux ?
    Ah ! si tu dois mourir, bel astre, et si ma tête
    Va dans la vaste mer plonger ses blonds cheveux,
    Avant de nous quitter, un seul instant arrête :
    Etoile de l’amour, ne descends pas des cieux !
    de Alfred de MUSSET (1810-1857)
    La boite à mails est rétablie ; mon frère , qui rame aussi avec son appareil , a résolu mon problème . Mais je ne peux rien faire pour lui pour son skype … C´est pas juste , dit-il : ))

  9. C’est l’étoile de tristesse chez nos poétesses, l’amour est une étoile qui tombe :

    Claude Fourcade
    Idylle
    Jamais en nuls regards n’ont coulé de tels pleurs !
    Jamais timide orgueil n’eut plus chastes douleurs !
    De l’attente amoureuse où rêve sa pensée
    La belle solitaire en revient plus lassée
    Mais laisse à l’infidèle un espoir de pardon ;
    Puis, n’osant croire encore à ces soirs d’abandon
    Pareils aux soirs d’avril repliés sous la nue,
    Garde secrète au coeur une flamme ingénue ;
    Car toujours le silence est plus doux que l’aveu,
    Le reflet du flambeau que l’or même du feu,
    Plus que la nudité le mystère du voile
    Et plus qu’un sûr bonheur la vacillante étoile.
    (Publié dans Le Divan, 1939)

    De Jovette-Alice Bernier (1900-1981)

    Aux chemins des étoiles (extraits)

    Je m’en vais dans le soir comme un fiévreux qui rêve,
    Et qui monte très haut, flottant dans un linceul,
    Et qui voudrait qu’enfin le vertige s’achève,
    Mais qui monte toujours, étonné et tout seul.
    Dans l’espace, mes sens érigent leurs antennes,
    Pour distinguer le bruit qui naît du bruit qui meure;
    Je cherche dans le ciel quelle étoile est la mienne,
    Je cherche des oublis qui sont toujours ailleurs.
    Quand le jour insolent raille mon stratagème,
    Je montre à son soleil les misères que j’ai;
    Et pour parer mon deuil, je porte en diadème,
    La clarté que j’ai prise aux astres étrangers.
    Les astres qui brillaient pour d’autres, je les porte,
    Et je vais, attentive, à travers les humains,
    Songeant que mon étoile, un autre me l’apporte,
    Et nous échangeons nos astres en chemin. »

    • Monique , j´ai oublié de vous dire que la soprano  » Sissel  » est bien connue en Suède . C´est le
      prénom qui m´y avait fait pensé , je ne l´avais pas reconnue . Peut-être l´ai-je vue au gala du prix Nobel à Oslo . Il y a beaucoup de chanteurs/euses en Norvège et Suède , d´écoles de chants , de chœurs . Ils/elles aiment beaucoup chanter . Nous voyons parfois ( rarement ) des représentations norvégiennes .

  10. Vous avez raison, Dominique! Et voici Marie Laforêt dans « Pour une étoile »:
    Pour une étoile perdue dans le ciel
    Je vois trois cent mille étoiles
    Dans tes yeux d’ambre et de miel,
    Pour une étoile perdue dans le ciel
    Je vois trois cent mille étoiles
    Briller comme des soleils

    Tu me trouves un peu distraite
    Mais quand je suis près de toi
    Je regarde les planètes
    Que tu allumes pour moi
    Comme un gentil feu de joie

    Et la lune en est jalouse
    Quand elle passe sur le toit
    Quand elle passe sur le toit

    Pour une étoile perdue dans le ciel
    Je vois trois cent mille étoiles
    Dans tes yeux d’ambre et de miel,
    Pour une étoile perdue dans le ciel

    Je vois trois cent mille étoiles
    Briller comme des soleils

    A ces galaxies nouvelles
    J’ai donné d’étranges noms
    Galaxie de la querelle
    Météore du pardon
    Nébuleuse des passions

    Et la lune en est jalouse
    Au-dessus de la maison
    Au-dessus de la maison

    Pour une étoile perdue dans le ciel
    Je vois trois cent mille étoiles
    Dans tes yeux d’ambre et de miel,
    Pour une étoile perdue dans le ciel
    Je vois trois cent mille étoiles
    Briller comme des soleils
    (x2) La la la …

    c’est un mix, et en n° 5  » Mes bouquets d’asphodèle »….

  11. Dio mio, la vidéo existe bien; je ne vais pas tenter un nouvel écran noir…. Il suffirait d’y dessiner des étoiles! Dominique, vous pouvez bouter tout cela « dans l’espace »!

  12. bonjour a toi l’étoile des mers , que fait tu percher tout la haut dans les cieux a coté des dieux , tu brille de six branches portant le sceau de salomon en portant sur tes doubles épaules formant deux triangles portant le divin prénom de david , la force doit etre avec toi qui ta donner une branche de plus te voila avec six doigts et six sens , je contemple le vide du ciel comme un amrin sans gouvernail qui cherche la proue pour voir venir le vent , le ciel n’est point la mer pourtant des vaisseaux naviguent bien porter par le vide bleu sans fin ni lien , le ciel devient parfois banquise avec l’ours polaire ou parfois cuisine avec la casserole dans des constellatons d’étoiles formant supendues dans la voûte céleste comme le grain de sable dans l’immensité désertique, chercher la nuit une étoile qui file ou une étoile fixe c’est comme un marin sur le dos d’un poisson austral a la recherche d’une île dans l’hémisphère sud , le marin navigateur astronaute du vaisseau d’eau apollo XI arrivant a terre dit a l’insulaires débonnaire le ventre a l’air a l’ombre d’une paillote lunaire ….c’est un petit pas pour l’homme, un bond de géant pour l’humanité……j’écrit ce que je peut en fin de journée j’ai vidé mon sac au fil des heures a toute vapeur en orateur discoureur pour mon propre bonheur et malheur de mais camarades navigateurs , si j’aurais eu moins de fatigue et plus de jugeote je vous aurais écrit un monologue comme romain werlen ….un panaché de ceci et cela de la mer et de l’espace pour mon simple bonheur ….chercher son bonheur, c’est chercher une île déserte et minuscule dans une petite barque inconfortable munie d’une seule rame , le malheur, c’est perdre la rame , la sagesse, c’est comprendre que l’île n’existe pas….bises a toutes .GO!GO!

  13. Le saviez-vous? moi pas! L’Étoile d’Italie (en italien, Stella d’Italia) est le symbole le plus antique de l’identité de l’Italie comme espace géographique.
    l’Italie était appelée Hespérie d’après Hespéros, l’étoile du soir, selon l’ancien nom géographique que lui ont donné les Grecs.
    La mythologie de l’Étoile d’Italie date du vie siècle av. J.-C., quand le poète Stésichore crée la légende d’Énée qui, fuyant la ville de Troie prise et brûlée par les Grecs, décide de retourner en Italie, la terre de ses ancêtres. Le récit du voyage d’Enée, guidé en mer vers les côtes italiennes par son étoile maternelle, l’étoile de Vénus, est ensuite repris par Varron et par Virgile, donnant naissance à une double tradition(…)
    L’image allégorique de l’Italie couronnée de tours est née quelques siècles plus tard.
    Sur les pages Wk « Etoile d’Italie » et  » emblème de l’Italie,on peut voir la représentation de de la République italienne, recréée en 1948 : »Le symbole créé par Paolo Paschetto se compose d’une étoile blanche sur une roue dentée grise entourée par des rameaux de chêne et d’olivier liés d’un ruban rouge aux mots « REPVBBLICA ITALIANA » en lettres d’or. »
    « La signification éthique et idéale de l’Étoile d’Italie correspond, jusqu’à l’époque du Risorgimento, à la devise de Léonard de Vinci : « Qui se fixe sur une étoile ne se retourne pas ». Après l’ unification de l’Italie, la présence d’énormes étoiles symboliques décorant la tribune d’honneur des cérémonies officielles qui sont présidées par le roi Victor-Emmanuel II, induit de plus en plus les Italiens à parler, de manière affective, du « Stellone » (la grande étoile) qui protège l’Italie »…

  14. Hello, après les Grecs, les Italiens, les Russes, les Français, voici les Anglais avec Joseph Addison et en V.O s’il vous plait :

    Ode

    The spacious firmament on high
    With all the blue ethereal sky,
    And spangled heavens, a shining frame,
    Their great Original proclaim.
    The unwearied sun from day to day
    Does his Creator’s power display,
    And publishes in every land
    The work of an almighty hand.

    Soon as the evening shades prevail,
    The moon takes up the wondrous tale,
    And nightly to the listening earth
    Repeats the story of her birth ;
    Whilst all the stars that round her burn,
    And all the planets in their turn,
    Confirm the tidings as they roll,
    And spread the truth from pole to pole.

    What though in solemn silence, all
    Move round this dark terrestrial ball ?
    What though nor real voice nor sound
    Amidst their radiant orbs be found ?
    In Reason’s ear they all rejoice,
    And utter forth a glorious voice,
    Forever singing as they shine :
    « The hand that made us is divine ! »

    (Joseph Addison, The Spectator, 1712)

    Voilà la traduction, si elle est bonne :

    « L’immense firmament, à nos coeurs très sacré,
    Avec l’espace bleu tellement éthéré,
    Et les cieux constellés dans leur cadre brillant,
    Proclament en tout leur Créateur Tout-Puissant ;
    Le soleil, dans son cours sans fin, jour après jour,
    Montre du Créateur la puissance et l’amour,
    Et publie dans tous les pays qu’il enchante
    L’ouvrage d’une Main bonne et toute-puissante.
    Aussitôt que du soir l’ombre enfin prédomine,
    Du conte merveilleux la lune nous fascine,
    Et soir après soir à la terre qui l’écoute,
    Répète sa naissance, en parcourant sa route,
    Tandis que chaque astre, autour d’elle si brûlant,
    Comme chaque planète, à leur tour, constamment,
    Confirment la nouvelle, en roulant sans contrôle,
    Semant la vérité d’un pôle à l’autre pôle.
    Qu’importe si dans un silence primordial,
    Tous se meuvent autour du sombre orbe mondial ?
    Qu’importe si nul son, si nulle voix aux cieux,
    Ne s’entend au milieu de leurs orbes radieux ?
    Aux voix de la raison tous ils se réjouissent,
    Disant glorieusement de doux mots qui frémissent,
    Et chantant, pendant que chacun nous illumine :
    « La Main qui nous créa vraiment est bien divine ! »

    Joseph ADDISON (1672-1719), journaliste, essayiste, poête, dramaturge et homme politique anglais.

  15. C’est très bien Monique de penser à nos amis anglais.
    Je veux absolument faire entrer ici Chateaubriand; j’ai pas mal de passages, mais ou trop fades, ou trop plein d’adjectifs ( poèmes de jeunesse), ou par trop romantiques; ou bien, il ne fait pas assez nuit, c’est le crépuscule avec coucher de soleil dans la belle « Lettre sur la campagne romaine » …Alors je le laisse parler de ses nuits à Combourg, adolescent: nuit, étoiles et vent…
    « La fenêtre de mon donjon s’ouvrait sur la cour intérieure ; le jour, j’avais en perspective les créneaux de la courtine opposée, où végétaient des scolopendres et croissait un prunier sauvage. Quelques martinets qui, durant l’été, s’enfonçaient en criant dans les trous des murs, étaient mes seuls compagnons. La nuit, je n’apercevais qu’un petit morceau du ciel et quelques étoiles. Lorsque la lune brillait et qu’elle s’abaissait à l’occident, j’en étais averti par ses rayons, qui venaient à mon lit au travers des carreaux losangés de la fenêtre. Des chouettes, voletant d’une tour à l’autre, passant et repassant entre la lune et moi, dessinaient sur mes rideaux l’ombre mobile de leurs ailes. Relégué dans l’endroit le plus désert, à l’ouverture des galeries, je ne perdais pas un murmure des ténèbres. Quelquefois, le vent semblait courir à pas légers ; quelquefois il laissait échapper des plaintes ; tout à coup, ma porte était ébranlée avec violence, les souterrains poussaient des mugissements, puis ces bruits expiraient pour recommencer encore. À quatre heures du matin, la voix du maître du château, appelant le valet de chambre à l’entrée des voûtes séculaires, se faisait entendre comme la voix du dernier fantôme de la nuit. Cette voix remplaçait pour moi la douce harmonie au son de laquelle le père de Montaigne éveillait son fils. »

    • Mareria, ce petit extrait donne l’envie de relire Chateaubriand, c’est déjà si loin. Ici, il y a le mot étoiles et aussi le mot ténèbres mais l’étoile brille au milieu des ténèbres, dans le ciel clair du jour on ne la voit pas, c’est pourquoi nous avons besoin de la nuit, rien que pour apprécier la lumière, c’est un peu cela aussi dans la vie. Espérons que le ciel sera dégagé ce soir, je vais observer cette voûte céleste mais pour le moment c’est d’un sombre radieux. Bonne fin de soirée.

  16. Je vais abaisser le niveau culturel , à la BD , mais pourquoi pas ? C´est bien aussi . Et puis ce
    n´est pas n´importe quelle BD . C´est Astérix ! ha-ha ….
    Mieux encore .  » Astérix chez les Vikings  » ! Cachez-vous dans les chaumières ….
     » Grossebaffe  » ( le chef viking ) arrive …. hi-hi ….

    • Darie, la BD est une culture à part entière, elle a son salon mais pas encore son académie, mais il me semble qu’elle a sa chanson dans « la femme libérée » on cite Claire Bretécher que j’aime beaucoup :

      Je prends quelque liberté avec nos étoiles mais Claire Bretécher en est une dans la BD.

  17. Jamais pages n’auront été plus étoilées que ces deux-là… les étoiles, la galaxie, les constellations, l’espace infini qui n’a pas de nom (l’éternité peut être ?) mais voici à nouveau une des plus élégantes de nos poétesses, Anna de Noailles

    « Espaces infinis » (extrait Les Forces Eternelles ) :

    Je reviens d’un séjour effrayant : n’y va pas !
    Que jamais ta pensée, anxieuse, intrépide,
    N’aille scruter le bleu du ciel, distrait et vide,
    Et presser l’infini d’un douloureux compas!

    Ne tends jamais l’oreille aux musiques des sphères,
    N’arrête pas tes yeux sur ces coursiers brûlants :
    Rien n’est pour les humains dans la haute atmosphère,
    Crois-en mon noir vertige et mon corps pantelant.

    Le poumon perd le souffle et l’esprit l’espérance,
    C’est un remous d’azur, de siècles, de néant ;
    Tout insulte à la paix rêveuse de l’enfance,
    En l’abîme d’en haut tout est indifférent.

    Et puisqu’il ne faut pas, âme, je t’en conjure,
    Aborder cet espace, indolent, vague et dur,
    Ce monstre somnolent dilué dans l’azur,
    Aime ton humble terre et ta verte nature

    L’humble terre riante, avec l’eau, l’air, le feu,
    Avec le doux aspect des maisons et des routes,
    Avec l’humaine voix qu’une autre voix écoute,
    Et les yeux vigilants qui s’étreignent entre eux.

    Aime le neuf printemps, quand la terre poreuse
    Fait sourdre un fin cristal, liquide et mesuré ;
    Aime le blanc troupeau automnal sur les prés,
    Son odeur fourmillante, humide et chaleureuse.

    Honore les clartés, les sentiers, les rumeurs ;
    Rêve ; sois romanesque envers ce qui existe ;
    Aime, au jardin du soir, la brise faible et triste,
    Qui poétiquement fait se rider le coeur.

    Aime la vive pluie, enveloppante et preste,
    Son frais pétillement stellaire et murmurant;
    Aime, pour son céleste et jubilant torrent,
    Le vent, tout moucheté d’aventures agrestes !

    L’espace est éternel, mais l’être est conscient,
    Il médite le temps, que les mondes ignorent ;
    C’est par ce haut esprit, stoïque et défiant,
    Qu’un seul regard humain est plus fier que l’aurore !

    Oui, je le sens, nul être au coeur contemplatif
    N’échappe au grand attrait des énigmes du monde,
    Mais seule la douleur transmissible est féconde,
    Que pourrait t’enseigner l’éther sourd et passif ?

    En vain j’ai soutenu, tremblante jusqu’aux moelles,
    Le combat de l’esprit avec l’universel,
    J’ai toujours vu sur moi, étranger et cruel,
    Le gel impondérable et hautain des étoiles.

    Entends-moi, je reviens d’en haut, je te le dis,
    Dans l’azur somptueux toute âme est solitaire,
    Mais la chaleur humaine est un sûr paradis;
    Il n’est rien que les sens de l’homme et que la terre!

    Feins de ne pas savoir, pauvre esprit sans recours,
    Qu’un jour pèse sur toi du front altier des cimes,
    Ramène à ta mesure un monde qui t’opprime,
    Et réduis l’infini au culte de l’amour.

    Puisque rien de l’espace, hélas ! ne te concerne,
    Puisque tout se refuse à l’anxieux appel
    Laisse la vaste mer bercer l’algue et le sel
    Et l’étoile entrouvrir sa brillante citerne,

    Abaisse tes regards, interdis à tes yeux
    Le coupable désir de chercher, de connaître,
    Puisqu’il te faut mourir comme il t’a fallu naître,
    Résigne-toi, pauvre âme, et guéris-toi des cieux. »

    Je relève cette phrase magnifique « le gel impondérable et hautain des étoiles » ce soir c’est la nuit la plus longue de l’année, peut être pourrons-nous repérer l’étoile du matin, car elle existe, c’est le surnom de Vénus !… et nous n’échapperons pas à Hugo :

    Vénus

    Ciel ! un fourmillement emplit l’espace noir,
    On entend l’invisible errer et se mouvoir ;
    Près de l’homme endormi tout vit dans les ténèbres.
    Le crépuscule, plein de figures funèbres,
    Soupire ; au fond des bois le daim passe en rêvant ;
    A quelque être ignoré qui flotte dans le vent
    La pervenche murmure à voix basse : je t’aime !
    La clochette bourdonne auprès du chrysanthème
    Et lui dit : paysan, qu’as-tu donc à dormir ?
    Toute la plaine semble adorer et frémir ;
    L’élégant peuplier vers le saule difforme
    S’incline ; le buisson caresse l’antre ; l’orme
    Au sarment frissonnant tend ses bras convulsifs ;
    Les nympheas, pour plaire aux nénuphars pensifs,
    Dressent hors du flot noir leurs blanches silhouettes ;
    Et voici que partout, pêle-mêle, muettes,
    S’éveillent, au milieu des joncs et des roseaux,
    Regardant leur front pâle au bleu miroir des eaux,
    Courbant leur tige, ouvrant leurs yeux, penchant leurs urnes,
    Les roses des étangs, ces coquettes nocturnes ;
    Des fleurs déesses font des lueurs dans la nuit,
    Et, dans les prés, dans l’herbe où rampe un faible bruit,
    Dans l’eau, dans la ruine informe et décrépite,
    Tout un monde charmant et sinistre palpite.
    C’est que là-haut, au fond du ciel mystérieux,
    Dans le soir, vaguement splendide et glorieux,
    Vénus rayonne, pure, ineffable et sacrée,
    Et, vision, remplit d’amour l’ombre effarée. »

    Dépêchons-nous, Dominique a dit que demain, elle changeait le thème, alors tirons, tirons dans les étoiles, celle-ci est ma dernière salve !

  18. Oui Monique , les journées vont gagner une petite minute de jour à la fois . Tant mieux .
    Pas de ciel clair ce soir . L´étoile du berger sera peut-être là pour la  » nuit divine  » . Je regarderai en tous cas ! Petit dialogue de l´étoile et du berger …
    -L´étoile du berger-
    LE BERGER.
    Étoile du berger, si tu voulais m’entendre,
    Toi qui brilles là-haut comme un pur diamant ;
    Où mon œil n’atteint pas, ton regard peut descendre.
    Par cette belle nuit tu verras clairement…
    L’ÉTOILE.
    Je vois plusieurs pays… Lequel regarderai-je ?
    LE BERGER.
    Le pays au delà des étangs.
    L’ÉTOILE.
    J’aperçois
    Un chemin déroule comme un ruban de neige.
    Il sort d’une colline et se perd dans les bois…
    LE BERGER.
    Mais pour aller plus loin.
    L’ÉTOILE.
    Oui. Le voilà qui marche
    En plaine, par les champs de trèfle voyageant.
    Après un long détour il saute un pont d’une arche
    Où dans les joncs miroite une source d’argent.
    Là je dois m’arrêter : le chemin a deux branches.
    LE BERGER.
    Prends celle qui descend dans le creux d’un ravin.
    L’ÉTOILE.
    Sous de vieux châtaigniers j’y vois des maisons blanches
    Qui grimpent au hasard… j’en compte quinze ou vingt.
    Tout le village dort.
    LE BERGER.
    Va jusqu’à la dernière.
    Dis-moi si les volets ne sont pas entr’ouverts ?
    L’ÉTOILE.
    Aux fenêtres d’en haut passe un fil de lumière.
    LE BERGER.
    Et ton regard discret que voit-il à travers ?
    L’ÉTOILE.
    Une fille aux bras nus, songeuse, ouvre l’oreille
    (Les cheveux dénoués, oubliant son miroir)
    Au couplet printanier du rossignol qui veille,
    Lui chantant le secret de son cœur sans la voir.

    Avril épanouit tout son luxe autour d’elle,
    Mariant, pour lui plaire, et couleur et parfum,
    Fleurs des bois, fleurs des prés, fleurs des eaux… Mais la belle
    Pour qui sont les bouquets n’en regarde pas un.

    Je devine pourquoi. La fleur qu’elle respire
    Est dans sa gorge brune et tout près de son cœur.
    L’amoureuse lui donne un baiser.
    LE BERGER.
    Peux-tu dire
    Le nom de la fleurette ?
    L’ÉTOILE.
    Un muguet.
    LE BERGER.
    C’est ma fleur !
    de André Lemoyne ( 1822-1907 ) , extrait de Les charmeuses .
    J´ai vérifié que l´extrait n´avait pas été donné . Et en relisant , je vois des choses qui
    m´avaient échappées . Les textes sont vraiment beaux , et les étoiles ne sont pas des …
    des quoi ?…. disons , des visions ordinaires . Des millions de soleils qu´on peut voir à des milliards de kms ! Extraordinaire . Difficile à comprendre aussi . Bonne soirée .

    • Darie, c’est très joli ce dialogue entre l’étoile et le berger…elle brillera le 24 pour la Nativité…et autrefois on chantait « Il est né le divin enfant… » les vieilles dames étaient gantées, un chapeau avec voilette !!!! quand on entonnait « minuit chrétiens c’est l’heure solennelle » et puis ce passage « prie à genoux, attends ta délivrance, Noël…..Noël voici le Rédempteur….. », quelle ferveur, nous avions tous des frissons qui n’étaient pas de froid, c’est un très beau chant. Bonne nuit et à demain.

  19. Alors encore ceci, avant cette obscure clarté qui tombe des étoiles ( mais non, il y a des nuages)
    Chambre de feuilles
    « La nuit, la flaque
    prend l’étoile,
    la fait naître à la terre
    comme une fleur. » Geneviève Rafanel
    et quelques petits haïkus:
    « Automne en montagne,
    tant d’étoiles
    tant d’ancêtres lointains » Nozawa Setsuko( XXème)
    « La lampe éteinte
    les étoiles fraîches
    se glissent par la fenêtre » Natsume Sôseki, 1865 1915
    « Solitude,
    après le feu d’artifice
    une étoile filante »
    Shiki (Masaoka Shiki), 1867 1902 (père fondateur du haiku moderne).
    Et pour terminer « La Nuit étoilée » de Van Gogh, Nuit étoilée d’Edvard Munch, http://www.cineclubdecaen.com/peinture/peintres/munch/nuitetoilee.htm, les cieux étoilés de Chagall…Bonne nuit.

  20. bonjour ….

    ce n’est plus une étoile qui brille mais une constellation , ce la est vrai que c’est bientôt le jour de la nativité de l’enfant jésus de la fin du voyage a bethléem, un jour bénit pour les chrétiens , mon fort athéisme m’interdit toute croyance a un dieu ou un serpent a trois trois têtes est un menbres en forme de petit bras pour le port d’une rolex , j’aime la nuit de noël non pour une fête rattachée a une tradition religieuse, je me contrefout du chrisitanisme a part égal du satanisme , la nuit de noël est pour moi qu’une grande fête hivernal gustative qui honore simplement mes papilles , la nativité de jésus ou de la vierge marie ou d’hitle me laisse indifférent , que l’enfant roi soit de bethléem ou de galillée comme le petit gnome de braunau am inn ou de salzbourg ke m’en tape le saucisson , pour moi les deux sont plus de la naissance du mal que du bien , je suis non chrétien non plus évangéliste apocryphile de jacques du règne byzantin ou hitlérien de la haute autriche qui offre leurs âmes a une croix gammée , de savoir ou est néé la marie ou le jésus ou le gnome que ces parents soivent , joachim et anne marie et joseph ou élisabeth de judée ou d’alois et de maria anna me laisse froid , je ne fais pas un combat de toute une vie a la religion je la laisse jsute loin de moi , cela n’emèche pas que j’ai beaucoup lu sur la religion , j’ai retenu ces mots ( tu es mon fils aujourd’hui, je t’ai engendré dans une grande lumière toi l’enfant de la crèche qui conduiras les hommes et les femmes sur le chemin de l’amour car dieu s’est fait homme pour que l’homme devienne dieu , l’homme c’est souvent pris pour un dieu hier comme de nos jours , Le christ c’est donc donner a nous et nous a donner sa paix, mafois je vois pas la paix moi , l’homme a pris naissance un jour et depuis il a fait que de lorgner ce que possède le visin avec l’envie de prendre son butin , je suis plus du saint-marcelin que de saint irénée , je préfère le foie et jambon que l’espérance dans la foi et cela non qu’une fois , si il y aurait un deu ou des dieux ils font la sieste de longue ou il pointe a pôle emploi ou alors dieu est un dépourvu d’acuité visuelle un nivoirien bon a rien , pourquoi il laisserai se faire des guerres en son nom avec des morts et martyrs a perpétué , comment peut on prier un dieu pour sa grande sagesse a coté d’une arme et des corps meurtris par milliers , et patati et patata , c’est ma façon de voir les choses, j’en ai vu des camarades embrassé une médaille ou un objet avant de sauter pour avoir une aide des cieux qui n’est pas venus soit il comprenez pas la langue ou il était en grève syndical , l’ancien lui aucune partition de prière ni de médaille , une cigarette ou un sourire ou juste fermer les yeux pour pas voir la tristesse dans le fond des yeux sous le carcan d’un coran ou quatre évangiles….a plus je file au foyer..GO!GO!

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