C’ est le premier jour

de l’ année 2016 !!!

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63 réflexions sur “C’ est le premier jour

  1. BONNE ANNEE bonne CHANCE, bonheur et santé, buvons à l’espérance, vive la gaieté.

    Mes meilleurs vœux Dominique, Mareria, Darie, Klaus, Yannick, que cette nouvelle année vous apporte les espérances que vous attendez ou que vous rêvez. Que la fête commence, vive 2016, les coups de tél. pleuvent, concert de klaxons, quelques fusées, il y a de l’ambiance dans la campagne.
    Bises à tous….. mais que serait cette nuit du nouvel an sans le bal ?

  2. Buongiorno! Tout le monde en forme?
    Monique a ouvert le bal cette nuit, mais il faut se préparer pou celui de Vienne…Voici SULLY PRUDHOMME ( malgré peut-être une ou deux expressions surannées, j’aime bien la « comparaison » avec la mer qui tournoie entre les rochers)
    « La valse
    Dans un flot de gaze et de soie,
    Couples pâles, silencieux,
    Ils tournent, et le parquet ploie,
    Et vers le lustre qui flamboie
    S’égarent demi-clos leurs yeux.

    Je pense aux vieux rochers que j’ai vus en Bretagne,
    Où la houle s’engouffre et tourne, jour et nuit,
    Du même tournoiement que toujours accompagne
    Le même bruit.

    La valse molle cache en elle
    Un languissant aveu d’amour.
    L’âme y glisse en levant son aile :
    C’est comme une fuite éternelle,
    C’est comme un éternel retour.

    Je pense aux vieux rochers que j’ai vus en Bretagne,
    Où la houle s’engouffre et tourne, jour et nuit,
    Du même tournoiement que toujours accompagne
    Le même bruit.

    Le jeune homme sent sa jeunesse,
    Et la vierge dit :  » Si j’aimais ?  »
    Et leurs lèvres se font sans cesse
    La douce et fuyante promesse
    D’un baiser qui ne vient jamais.

    Je pense aux vieux rochers que j’ai vus en Bretagne,
    Où la houle s’engouffre et tourne, jour et nuit,
    Du même tournoiement que toujours accompagne
    Le même bruit.

    L’orchestre est las, les valses meurent,
    Les flambeaux pâles ont décru,
    Les miroirs se troublent et pleurent.
    Les ténèbres seules demeurent,
    Tous les couples ont disparu.

    Je pense aux vieux rochers que j’ai vus en Bretagne,
    Où la houle s’engouffre et tourne, jour et nuit,
    Du même tournoiement que toujours accompagne
    Le même bruit. »

  3. Mais la 1ère « valse » qui m’est venue en tête, c’est ce poème de Baudelaire:
    Harmonie du soir
    « Voici venir les temps où vibrant sur sa tige
    Chaque fleur s’évapore ainsi qu’un encensoir;
    Les sons et les parfums tournent dans l’air du soir;
    Valse mélancolique et langoureux vertige!
    Chaque fleur s’évapore ainsi qu’un encensoir;
    Le violon frémit comme un coeur qu’on afflige;
    Valse mélancolique et langoureux vertige!
    Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir.
    Le violon frémit comme un coeur qu’on afflige,
    Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir!
    Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir;
    Le soleil s’est noyé dans son sang qui se fige.
    Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir,
    Du passé lumineux recueille tout vestige!
    Le soleil s’est noyé dans son sang qui se fige…
    Ton souvenir en moi luit comme un ostensoir! »
    Les Fleurs du mal – Spleen et Idéal – Charles Baudelaire
    Et, bien sûr, la valse du « Guépard », dont voici un très court extrait:

  4. Bonjour la compagnie de l’An neuf, j’avais fait un commentaire avec poème et PAF, coupure intempestive ! je vous disait donc que lorsque l’on cherche un poème sur le bonheur et bien c’est le drame, le chagrin, bref y-a-t-il encore des poètes du bonheur simple ? aujourd’hui pas d’états d’âme, demain suffira bien pour commencer à pleurer et se lamenter -:))) Mareria commence sur une valse, le Guépar un beau film un peu longuet, somptueux et glacé si ma mémoire est bonne car c’était il y a fort longtemps…. non, pour moi ce sera Sissi et sa superbe robe, notez qu’elle n’a pas eu de chance non plus !

    Rainer Maria RILKE (1875-1926)

    Tout ici chante la vie de naguère

    Tout ici chante la vie de naguère,
    non pas dans un sens qui détruit le demain ;
    on devine, vaillants, dans leur force première
    le ciel et le vent, et la main et le pain.

    Ce n’est point un hier qui partout se propage
    arrêtant à jamais ces anciens contours :
    c’est la terre contente de son image
    et qui consent à son premier jour. »

    Bon, c’est pas hilarant mais c’est intello, c’est déjà ça. On peut faire appel aux poètes du passé mais c’est pas gagné car le bonheur c’est l’amour et moi je suis certaine que c’est bien autre chose…. ouvrons nos cours de philo :

    Titre : Les moments heureux.

    Poète : François-Marie Robert-Dutertre (1815-1898)

    Recueil : Les loisirs lyriques (1866).

    Le bonheur, j’imagine,
    C’est d’être à carnaval
    Pressant la taille fine
    D’une danseuse au bal,
    Danseuse jamais lasse
    Qui toujours avec grâce
    Tourne, bondit et passe
    Les yeux étincelants,
    Le sein tremblant de joie
    Dans un corset de soie,
    Qui s’ouvre et se reploie
    Complice des galants.

    Le bonheur, c’est encore,
    Aux vallons onduleux,
    De voir lever l’aurore
    Au fond des grands yeux bleus
    D’une blonde bergère,
    Si souple et si légère,
    Que la douce fougère
    La prend pour un oiseau,
    Et si blanche à l’épaule
    Que le vent qui la frôle
    S’en souvient jusqu’au pôle
    Et le dit au roseau

    Le bonheur, c’est la flamme,
    La flamme heureuse enfin
    Qu’allume au fond de l’âme
    Un joyeux séraphin
    Quand, dans la basilique,
    Une femme angélique,
    A l’autel catholique,
    Vous livre doucement
    Une main satinée
    A la vôtre enchaînée
    Par le nœud d’hyménée
    Et la foi du serment. »

    • Les amis, vous corrigerez à ma place les quatre fautes d’orthographe qui brillent au zénith de mon commentaire ci-dessus comme d’ailleurs dans tous les autres, passés et à venir…voici Colette Seghers, c’est beau à couper le souffle du vent :

      « Ne me cherche jamais

      Tu me cherchais ?
      Ne me cherche jamais,
      je suis là,
      embrassée du cœur aux chevilles
      dans tes mains d’homme et ta mémoire.
      Et nouée comme une pièce d’or
      dans le trésor confidentiel de ta vie,
      brigandée dans l’envers du temps…

      Ne me cherche jamais,
      je suis là,
      la nuit peut bien sécher ses grands trains d’herbes fauves
      et lancer sur ses rails le convoi des saisons,
      elle peut bien passer de l’une à l’autre
      sur ses passerelles d’orages ou le ventre sans ciel
      des froids,
      elle peut bien apporter ce qu’elle voudra,
      ce qu’elle pourra,
      sa rançon de fatigue ou sa ruée de rêves,
      je suis où tu voulais que j’aille.

      Ne me cherche jamais,
      Nous allons là où ceux qui s’aiment vont ensemble,
      épaule contre épaule,
      dans le vent des solstices. »

  5. Premier Bonjour de l´année nouvelle . Qu´elle soit heureuse à tous . Des poèmes sur le bonheur et l´harmonie , c´est ce qu il nous faut ! A nous et aussi pour le monde , mais c´est une autre histoire … Ma petite copine est en forme ce matin , elle a sauté sur le sofa d´elle-même . Me voilà rassurée , et elle contente . Elle vous souhaite , ainsi que moi-même , une année pleine de bons moments , simples et sereins .
    -ÉPILOGUE-
    A vous, puissans du monde, à vous, rois de la terre,
    Qui tenez dans vos mains et la paix et la guerre,
    À vous de décider si lassés de souffrir,
    Les grecs ont pris le fer pour vaincre ou pour mourir :
    Si du Tage au Volga, de la Tamise au Tibre,
    L’Europe désormais doit être esclave ou libre.
    Libre, elle bénira votre auguste équité ;
    Non qu’elle offre ses vœux à cette liberté
    Qui des plus saintes lois s’affranchit par le glaive,
    Marche sans but, sans frein, sur des débris s’élève,
    Triomphe dans le trouble, et, vantant ses bienfaits,
    Pour un abus détruit enfante cent forfaits.
    La sage liberté qu’elle attend, qu’elle implore,
    Qui préside à mes chants, que tout grand peuple adore,
    Par le bonheur public affermit les états ;
    Créant des citoyens, elle fait des soldats,
    Enchaîne la licence, abat la tyrannie,
    Des pouvoirs balancés entretient l’harmonie,
    Réunit les sujets sous le sceptre des rois,
    Rapproche tous les rangs, garantit tous les droits,
    Et, favorable à tous, de son ombre éternelle
    Couvre jusqu’aux ingrats qui conspirent contre elle !
    Ainsi le chêne épais reçoit sous ses rameaux,
    Défend des feux du jour ces immondes troupeaux
    Qui, cherchant à ses pieds leur sauvage pâture,
    Des gazons soulevés flétrissent la verdure,
    Insultent vainement dans ses profonds appuis
    Ce tronc qui leur prodigue et son ombre et ses fruits,
    Et les écraserait de ses vastes ruines,
    S’ils pouvaient de la terre arracher ses racines.
    de Casimir Delavigne, Les Messéniennes, Livre II (1835) ( 1793-1843 ) .
    C´est une bonne étude de texte à envoyer aux gouvernants : )
    Bonne journée . J´attends maintenant le concert de Vienne , pour commencer l´année dans
    le Beau .

  6. Merci à Darie pour la Bolduc, ce fut un thème très difficile et heureusement que nous avons eu notre québécoise pour nous tirer d’affaire.
    Parmi tous les vœux présentés dans les bulles de la bonne année de Dominique, lequel on choisirait ? la santé en premier évidemment, d’ailleurs chez nous on disait « bonne année, bonne santé » c’était automatique mais quel autre vœu choisir parmi les autres ? le mieux c’est de faire appel aux citations des grands penseurs et autres proverbes :

    – La fortune est aveugle.
    – Si le travail c’est la santé, donner donc le mien à celui qui est malade.
    – la prospérité : «  »Cela va beaucoup mieux, à mes débuts, je me serrais la ceinture, maintenant c’est la ceinture qui me serre. »(Smaïn)
    – La famille : Il est parfois difficile de savoir qui commande dans une famille : le mari, la femme, la belle-mère, ou la cuisinière mais le chien, lui, ne se trompe jamais (Marcel Pagnol)
    – La paix : « « N’ayez pas de voisins si vous voulez vivre en paix avec eux. »( Alphonse Karr)
    – La réussite : « Parti de rien, je suis arrivé très rapidement à la plus grande misère » (Groucho Marx)
    – La fête : « Noël est la seule fête où les enfants reçoivent des cadeaux sans être obligés de dire merci (Daniel Marchiolli)
    – « « Une chance sur mille est une chance sur laquelle il ne faut pas compter. »( Henri-Frédéric Amiel)
    – Le secret du succès n’est guère connu que de ceux qui n’ont pas réussi (Marcel Achard)
    -Le bien être : « « Rentrons dans notre coquille, vivons de la vie du mollusque : là est le secret du bien-être. »( Jean-Henri Fabre ; Souvenirs entomologiques (1897)
    – Les résolutions sont comme les anguilles, on les prend aisément , le diable est de les tenir » (Alexandre Dumas fils)
    – L’amour : « Quand on s’est connus, ma femme et moi, on était tellement timides tous les deux qu’on osait pas se regarder. Maintenant on ne peut plus se voir. » (Raymond Devos)

    Bonne fin de soirée à tous, pour l’amitié, c’est ici. Bises et bonne année.

  7. Bonsoir , et comme c´est de circonstance , voici :
    -Nuit de neige-
    La grande plaine est blanche, immobile et sans voix.
    Pas un bruit, pas un son ; toute vie est éteinte.
    Mais on entend parfois, comme une morne plainte,
    Quelque chien sans abri qui hurle au coin d’un bois.

    Plus de chansons dans l’air, sous nos pieds plus de chaumes.
    L’hiver s’est abattu sur toute floraison ;
    Des arbres dépouillés dressent à l’horizon
    Leurs squelettes blanchis ainsi que des fantômes.

    La lune est large et pâle et semble se hâter.
    On dirait qu’elle a froid dans le grand ciel austère.
    De son morne regard elle parcourt la terre,
    Et, voyant tout désert, s’empresse à nous quitter.

    Et froids tombent sur nous les rayons qu’elle darde,
    Fantastiques lueurs qu’elle s’en va semant ;
    Et la neige s’éclaire au loin, sinistrement,
    Aux étranges reflets de la clarté blafarde.

    Oh ! la terrible nuit pour les petits oiseaux !
    Un vent glacé frissonne et court par les allées ;
    Eux, n’ayant plus l’asile ombragé des berceaux,
    Ne peuvent pas dormir sur leurs pattes gelées.

    Dans les grands arbres nus que couvre le verglas
    Ils sont là, tout tremblants, sans rien qui les protège ;
    De leur oeil inquiet ils regardent la neige,
    Attendant jusqu’au jour la nuit qui ne vient pas.
    de Guy de Maupassant ( 1850-1893 ) dcd très jeune , 42 ans , du  » mal français  » , comme on
    disait … Comme quoi , quand on dit  » Bonne santé  » au jour de l´an , cela veut dire quelque
    chose . On ne souhaite pas spécialement  » une bonne santé  » en Suède , c´est compris dans
    les Vœux . Bonne soirée tutti .

    • Hello Darie, oui c’est vrai que la santé est tellement primordiale qu’à mon avis ce n’est pas un vœu mais une absolue nécessité, elle nous permet de profiter ou d’approcher tous les autres vœux. J’entends qu’il y a + 2° au Pôle Nord au lieu de – 20°, alors qu’en Suède il y a de la neige et du gel, je ne m’explique pas cela.
      En attendant les beaux jours, Pussel doit apprécier le coussin ou le sofa, l’essentiel c’est qu’elle soit guérie, l’hiver ne fait que commencer, mais les jours rallongent, c’est le début du bonheur. Ici, la nature se croit au printemps, il y a des arbustes en fleurs, les champs sont verts, je crois que ce n’est pas une bonne chose. Bonne fin de soirée.

  8. Bonjour la compagnie du 2e Jour, c’est la St-Basile, le roi des restes ou bien du jeûne, le messager de l’Alka Seltzer, le prince de l’Hépatoum, le féroce Malox blanc….. pour Klaus qui aime Line Renaud :

    Où vas-tu Basile
    Sur ton blanc cheval perché ?
    Je vais à la ville
    Le vendre au marché
    Ton cheval claudique
    Mais vois-tu pour t’obliger
    Contre une vache magnifique
    Je peux l’échanger

    Sitôt dit sitôt fait bonne affaire se dit Basile
    Sitôt fait sitôt dit Basile est un dégourdi.

    Où vas-tu Basile
    Avec cette vache à lait ?
    Je vais à la ville
    La vendre au marché
    Ta vache à la fièvre
    La vendre est bien compliqué
    Contre ma plus belle chèvre
    Veux-tu la troquer.

    Où vas-tu Basile
    De ta bique accompagné ?
    Je vais à la ville
    La vendre au marché
    Ce n’est pas facile
    Car elle a le dos tordu
    A la place, prends Basile
    Ce chapon dodu

    Où vas-tu Basile
    Avec ce petit poulet ?
    Je vais à la ville
    Le vendre au marché
    C’est un vrai squelette
    Jamais tu ne le vendras
    Pour ce bouquet de violettes
    Tiens, laisses-le moi.

    Où vas-tu Basile
    Avec ce bouquet joli ?
    Je vais à la ville
    Mad’moiselle Lili
    La ville est lointaine
    Donne-moi plutôt ces fleurs
    En échange pour ta peine
    Tu auras mon coeur

    Sitôt dit sitôt fait que je t’aime dit Basile
    Sitôt fait sitôt dit c’est ainsi qu’on se marie

    Dans toute la ville
    Ce mariage fit tant de bruit
    Qu’on nomma Basile
    Roi des dégourdis
    De toute cette histoire
    La morale est celle-ci
    Que celui qu’on croyait prendre
    N’est pas toujours pris »….

    Songez qu’aujourd’hui, c’est le contraire, celui qui part avec un bouquet de violettes espère bien en tirer une vache….. je fais allusion à la gentille émission « l’amour est dans le pré ». A plus !

    • bonjour Monique, c’ est de l’ Hepatoum avec vit C ?
      Quelle forme !
      Chez certains cela va être la Saint-Restes plusieurs jours, dinde à toutes les sauces.
      On nous annonce pluie et vent, Basile mets tes bottes en caoutchouc si tu vas au marché, tu vas te faire arroser.

  9. Bonjour …a l’aube du 2e Jour ou 3ème jour sans conaissance spiritualite perpétuelle pour la de st-Basile le marlou loulou de sainte émilie cappadoce en asie mineurea écouter une seule musique de sainteté héréditaire, pour l’ancien il en rit de l’hepatoum a ballonnement digestif il a un estomac a trois coffres au nom de pim pam poum , la fin le commencement s’éloigne dans un brouillard de souvenirs l’années passée , sous un rayon de soleil d’une légère pluie la nouvelle marque ces pas colorier dans une danse festival fade , le poète pierre de ronsard a écrit ce poème contente-toi d’un point , tu es, je n’en mens point,trop chaude a la curée , un coup suffit, la nuit,l’ordinaire qui suit est toujours de durée.autre du même a la même dame dans le temps qui passe , chez la légion au 2e régiment étranger de génie de montagne chante le temps qui passade dans le souvenir qui passe , la vieille caserne oubliée.le camp la remplace, avec ses feux à la veillée.dans la brune grise, la sentinelle demeure,oui, oui, oui, la sentinelle demeure.la sentinelle demeure avec une ardeur qui éloigne la torpeur que cela soit sur le terrain a valence au domaine et sur la terre de france et dan sles pays éloignés , l’ancien plus légionnaire ancien guerrier au coeur fidèle de volonté n’a pas lâme d’un poète , il n’a pas l’esprit et savoir d’un philosophe ou ces paroles gaves dans l’abondances les écoles, les religions les académies juste un groupe d’amis , je ne suis moindre panaché sur le plan scientifique et philosophique a me bruler les ailes dans les lumières pour faire tenir en force en tête d’affiche la raison sur la foi et la croyance , le vieux klaus parfois non simple d’esprit a juts en lui une âme d’enfant qui a chaque matin un regard neuf émerveiller chaque jour d’avantage par la vie , je suis qu’un simple homme loin de la noblèsse et d’un royaume enchanteur de prncesse et lutin qui boive le thé sur une feuille verte d’un pommier du jardin d’eden , sans noblesse je n’ai pas étudié a bologne et sapienza de rome pour devenir un grand écrivain italien a tourner autour de la tour de pise pour trouver le chamin qui conduit a paris pour serrer la pince a voltaire qui du conte d’algarotti me voila en cher cygne de padoue dans la mare au canard , surtout que je ne suis pas le moine saint antoine de padoue a genoux pour une ou deux prières pour obtenir la grâce de retrouver un objet perdu ou une mémoire envollée , comme disait voltaire , lorsque ce grand courrier de la philosophie,condamine l’observateur,de l’afrique au pérou conduit par uranie , par la gloire, et par la manie,s’en va griller sous l’équateur , maupertuis et clairaut, dans leur docte fureur,vont geler au pôle du monde.je les vois d’un degré mesurer la longueur,pour ôter au peuple rimeur patati patata , il fort le voltaire c’est un bon navigateur dans l’océan des mots sous une vague immense de rythme,je ne suis donc ni l’un ni l’autre non plus un conte de cape et d’épée qui a marquer l’histoire dans les pages de livre , ce que je sais quand je me tiens debout au soleil dans mon ombre grandissante sur le lissage d’un mur surement que vie en moi par mémoire du diderot du platon du kant du sartre du descartes du nietzche du voltaire du heidegeer et du nietzche , et une ponte de grec de socrate a platon pour avoir l’air un peu moins con …je sais il est long mon commentaire mais c’est mon premier de cette nouvelel année et de toute manière je fais toujours a ma bonne volonté ….GO!GO!

    • Bonjour Klaus, le premier commentaire et …pas le moindre !
      Je lis tout, les mots propres, les mots communs, les onomatopées et c’ est vrai que tu n’ en fais qu’ à ta tête…bien faite.

  10. Bonjour , chaleureux mais rapide , car nous partons à Göteborg pour la journée . La belle-sœur a changé ses plans , pour nous permettre comme chaque année , d´admirer les lumières de
    la ville , le long du Götakanalen . Nous l´avons tous réclamé chacun de notre côté , sans nous concerter : )) Un repas plus simple , c´est très bien . Comme disait toujours mon père durant les préparatifs d´une réception , et qui mettait ma mère en  » boule  » :  » Tes invités ne viennent pas pour manger , mais pour te voir et pour parler ensemble  » .
    Elle était encore plus sur les dents ! Fils 2 le rappelle de temps en temps , et moi , cela me fait rire , bien sur : )
    Dominique , good morning , aver la pluie en GB , ne sont-ce pas des cuissardes pour pêche
    à la truite qu´il faudrait ? J´espère que non , bonne journée , les soldes chez Harrods ont
    commencé ? sourire .
    Monique , bonjour , très drôle votre petite bafouille sur Basile . Je me dépêche .
    Bonne journée . Au plaisir de vous lire ce soir .

  11. Et selon ma formule consacrée, « hello et à l’eau », oui le beau soleil a joué la carapate, il pleut avec un grand vent, mais qu’à cela ne tienne, on ne va pas faiblir et l’heure de la galette approche, c’est demain ! autrefois, elle tombait au moment des étrennes de la concierge qui, ce jour là, ne sortait pas son carton ou ardoise avec « je reviens de suite » et elle s’arrangeait pour nous rencontrer dans le hall ou l’escalier, elle n’en finissait pas de briquer ! ma grand mère l’appelait « pipelette » et elle l’était énormément mais quand elle faisait une brioche, on trainait un peu devant la loge, elle nous en donnait toujours un petit morceau, à tel point que je me demande encore aujourd’hui si elle ne la faisait pas pour nous, ses mômes de la cour, comme elle nous appelait. A plus, je vais affronter les éléments déchaînés.

    • Joli tableau de l’ épouse Piplet.
      Je suis une experte en galette des rois frangipane ou crème d’ amande.
      Maintenant, on les fourre à tout mais pour moi, la tradition demeure, et je suis déterminée, amande !
      Quand je dis « experte » c’ est en dégustation, bien sûr.

      • Dominique, la galette je l’achète chez le pâtissier et à lui seul c’est toute une histoire ! ce couple de boulanger-pâtissier faisait les beaux jours du coin, on venait de loin, des villages environnants pour goûter toutes sortes de variétés de pains, de fougasses (olives et chorizo) des gâteaux succulents, inventifs, des confiseries maison… bref le commerce marchait bon train, et voilà qu’un jour, la belle boulangère met « un peu plus de fard sur ses paupières, un peu plus de rose sur ses joues et un peu plus de rouge sur ses lèvres », la voilà blonde comme une bière et aussi mousseuse derrière le comptoir… il y avait anguille sous roche, aurait dit ma pipelette, car un bellâtre de WE venait d’acheter une jolie maison et la boulangère est tombée entre un mille feuille et une religieuse, et la voilà partie avec lui ! le boulanger a donc vendu le commerce, une boulangerie sans sa boulangère c’est triste ! voilà donc de nouveaux boulangers-pâtissiers à l’œuvre, on venait toujours des alentours mais ça n’a pas duré, les gâteaux n’étaient plus ce qu’ils étaient et les pains non plus. Au bout d’un an dans le pétrin, le couple vend le commerce et déménage ….aussitôt vendue aussitôt rachetée, voilà à nouveau la boulangerie-pâtisserie en fête, des pains, des petits fours frais, des pains à gogo, la vie sortait enfin de la farine et du fournil… au bout de quelques années PAF, le pauvre boulanger fait un AVC, adieu les pains et les bons gâteaux, la boulangerie vivote mais ne tient pas longtemps… c’était sans compter sur la chance, un autre couple d’artisans, pros de la boulange, a racheté la boulangerie qui a deux portes parce qu’elle fait un coin de rue, on rentre par une porte, on ressort par l’autre d’où innovation et rénovation, la boulangère a une machine qui rend la monnaie, les pièces tombent toutes seules, c’est amusant, quelquefois on trouve dix centimes que le précédent client n’a pas vu et depuis, il y a un tel étalage qu’on ne sait plus quoi choisir, sans compter les casse-croûte de rêve tous les jours, des chocolats maison, des « pâtes de fruits » en forme de nectar et j’ai bien regardé, même avec un peu plus de fard ou de rose ou de rouge, la boulangère n’est pas près de se faire enlever,( avec la bouchère c’est certainement la fin de l’infidélité). Ainsi, entre un salambo, un puits d’amour on teste la crème pâtissière, avec le St-Honoré on teste la Chantilly et avec Paris-Brest et un Succès, on teste la crème pralinée. A la Chandeleur, ce sont les crêpes à toute heure, les sorties d’école se régalent de croissants aux amandes et de gaufres, les grands mères quatreurisent avec les chouquettes ou les tuiles maison, les cakes collent de fruits confits… la boulangerie pâtisserie a souvent changé d’enseigne, moi je l’aurais appelée « la scoumoune »…. depuis je fais des vœux pour les deux gentils boulangers pâtissiers, que 2016 les garde en bonne santé.

      • Coucou ! Que de péripéties dans cette petite boutique . On dirait une histoire d´Alphonse Daudet . J´arrive justement alors que le programme du  » Meilleur pâtissier est en route .
        Il y aura deux déçus , qui sont pourtant très compétents …
        La galette à la frangipane , c´est la meilleure aussi pour moi , surtout si je tombe sur le
        diamant … J´amène aussi mon détecteur de métaux : )

      • Dominique , cela ne marche pas avec les diamants ? Voilà pourquoi je n´en trouve jamais !
        Et avec le morceau de verre ? comment cela se passe , please ?… rire .

  12. Pour répondre à Papy , le 2e jour, Dieu dit: « Qu’il y ait un firmament au milieu des eaux et qu’il sépare les eaux d’avec les eaux » et il en fut ainsi. Dieu fit le firmament, qui sépara les eaux qui sont sous le firmament d’avec les eaux qui sont au-dessus du firmament, et dieu appela le firmament « ciel ». Il y eut un soir et il y eut un matin. »…… Le ciel est un peu haut et « il peut attendre », mais chaque matin est un renouveau, je ne sais plus qui a dit « tous les matins du monde sont sans retour » c’est très beau. Je redonne ce beau poème de Ida Flaubert (1882-1969) poétesse haïtienne, en avant pour un avant goût du printemps :

    Matin de printemps

    Au profond de l’allée
    Les quénépiers en fleurs
    Répandent une odeur
    Légère et vanillée

    Un essaim bourdonnant
    D’abeilles matinales
    S’en vient dans le jour pâle,
    Joyeux et frissonnant

    Chercher dans les corolles
    Un précieux butin.
    Et dans le clair matin
    Les papillons s’envolent.

    Un rayon de soleil
    Baise au front une rose,
    Qui se trouble, et qui n’ose
    Regretter son sommeil.

    Un parfum se respire
    Sous les grands platanes,
    Un parfum printanier
    De chose en délire.

    Et je m’emplis les bras
    De fleurs à peine écloses,
    De jasmins et de roses,
    De lis et de lilas,

    Et j’écoute, charmée,
    Le murmure des eaux
    Et tous les chants d’oiseaux
    Repars dans la ramée.

    Les cieux sont éclatants
    Car le soleil s’enflamme,
    Et je sens dans mon âme
    Chanter tout ce Printemps ! »

    Et GO GO pour la fièvre du samedi soir même si on n’est pas Travolta ! bonne soirée.

  13. Dominique, il y a des contes de Noël authentiques, ils sont presqu’aussi beaux que les « faux », même si ce ne sont que des petites anecdotes de la vie courante.

  14. mesdames au sourires césame qui fait luire la page sur le grain de sable de la vie , un jour un chercheur d’or dans les montagnes du vermont a dit en voyant le reflet d’un rayon de soleil sur le fil da la rivière , je vois luire dans cette eau quelque chose qui ressemble a de l’or c’est l’été indien de la nouvelle angleterre , je trouve cela si beau et si bien dit pourtant je ne suis pas un odanak un petit fils d’abénaquis, le sourire césame illumine le visage et rend par son trait la bonne humeur et la joie comme a nul part ailleurs , ane pas confondre avec le sésame culinaire le sesamum indicum cultivé pour ces graines a peau rouges surement d’origine d’une tribu indienne , vous allez rire je demande a PL qui passe a coté de moi comment on écrit nul par ailleurs il faut écrire nul ou nulle il me répond avec son sourire c’est du gaulois écrit le trou du cul du monde , j’ai pas compris de suite , après je demande a josé il me dit que cela veut dire pareil ( ah! bon nul pars ailleurs et trou du cul du monde ) quoi que c’est a nul pars ailleurs , mafois avec eux deux je sais pas car l’un crois au farfadet et l’autre au fée , bon je dois prendre ma douche , j’ai travailler dans la poussière je vous dis a demain mat après la messe au bistrot et la bénédiction du pichet de vin blanc et le jambon et saucisson , passez toutes une bonne nuit ( je souhaites une bonne année et de gros bisous a Yannick son épouse et a sa fille et vous toutes bien sur …….GO!GO!

    • Papy, bonne année à toi aussi, que peut-on te souhaiter ? une balade aux îles ventées ? la joyeuse carrée s’amuse, les copains ont tous des blagues dans leur musette et même si ce sont les mêmes que l’an dernier, ça fait toujours rire, on peut toujours les pimenter avec des gestes ou des intonations inédites, tout dépend de l’histoire évidemment. Bises et attention au vin de messe !

      • J´attends Klaus demain à la porte de sa chambrée , pour lui souhaiter une bonne année .
        Des mirlitons , des petits pétards , des mini vuvuzelas , c´est parfait pour se réveiller à l´aube : )

  15. Bonsoir , après une belle journée à Göteborg . Les illuminations sont toujours aussi superbes ,
    le long du Göta Kanal seulement . Plus loin , c´est plutôt minimaliste . Certains abusent de gentillesse , et mettent des éclairages façon  » Tivoli  » , comme dit la belle-sœur . Trop , c´est trop , mais comme c´est seulement 2 ou 3 appartements , c´est drôle . Les voisins d´en face de chez eux sont des gens qui n´aiment pas Noël … , aussi , c´est le noir complet … C´est pas de chance que cela tombe sur eux . Elle en plaisante , et arbore ses 4 sapins lumineux exprès : )
    Comme d´habitude , j´arrive avec une belle robe et des gadgets brillants , et les autres sont tous en jeans , et en trucs sans forme , noirs ou … noirs aussi .
    Les français(e) ont plus le sens du chic et de l´élégant , Vlan ! Sourire .

      • Et comment !!… rire . J´ai déjà été sidérée de la nonchalance des tenues , lors d´invitations .
        Imaginez une sorte de garden-party en plein été , c´est l´occasion de mettre une jolie robe ,
        n´est-ce pas ? Eh bien , tous les hommes étaient en jeans , sauf mon cavalier officiel ( rire ) ,
        en costume léger , chemise élégante , ainsi que le parlementaire ( un vrai ! ) très très chic .
        Et chez les femmes , des quasi ensembles de plage ( bermuda court et des trucs chiffonnés ) , des pantalons noirs , des chemisiers banals , sombres . J´étais anurie ! Les jeunes étaient très bien . Le lendemain , j´ose du bout des dents dire que franchement …. personne n´avait fait
        d´effort … avec leur  » position sociale  » à tous ( professeur d´université , chercheur , médecins divers , etc) et ma fille 2 me dit :  » Mais c´est toujours toi la plus belle !  »
        Eh bien , ça m´a fait beaucoup de plaisir d´entendre ça . Cela met un peu de chic à une réception , cela fait plaisir aux autres , on fait honneur aux hôtes , enfin… vous me
        comprenez , n´est-ce pas ? : ))

    • Quelle épopée, Darie, votre commentaire est très drôle, cela me rappelle la maison d’un village voisin, toute la maison est décorée jusqu’aux contours du toit, la cheminée, ils n’ont pas pu décorer la fumée sinon ils l’auraient fait, un grand père Noël en lumières, les rennes, les pots de fleurs scintillent, la charrette du jardin, c’est une curiosité oui MAIS c’est dans un village plongé dans l’obscurité des temps, personne ne décore, pas une guirlande et le (petit) maire a voulu faire des économies, tout est sinistre, pas une boulangerie, pas un troquet, juste cette maison du père Noël à se demander si elle ne va pas s’évanouir comme le carrosse de Cendrillon, dès le 4 janvier.
      Vous avez représenté le chic français, l’honneur est sauf !! tout cela a dû être fatigant quand même, alors rien ne vaut une polaire, des charentaises devant l’âtre où crépite la bûche. Pour les diamants, ils sont éternels oui mais pas nous alors à quoi bon !!!! Bonne fin de soirée.

      • Monique , j´ai du suivre deux matchs de hockey sur glace ! Je ne m´y attendais pas … Pas 2 : ))
        Le viking , en voyant que je suivais un peu m´a dit :  » Tu vas finir par t´intéresser au hockey  »
        Et finalement , il suffit de regarder les hockeyeurs , de vrais virtuoses du patinage , je le reconnais , et avec les commentaires des suédois ( qui s´y connaissent : sport national ! ) et
        cela va . C´est extrêmement rapide et le stress finit par monter ?!! C´est en rapport avec la
        vitesse des performances et la trajectoire du palet qui file comme l´éclair ! c´est curieux : ))

  16. Demain ce serait l’Epiphanie pour certains, en fait elle dure un mois en pâtisserie, elle est chassée par la Chandeleur, une fête pousse l’autre c’est français ! troquer la galette contre une crêpe, ceci permet d’arriver tout doucement au Carême où là ce sont les sérieuses résolutions, comme alléger son esprit et son corps des kilos superflus, gardons l’esprit pratique. Vous aurez compris que ce n’est pas un commentaire religieux mais de bien être pour tous.
    Justement, Dominique a inscrit le raout dans les bulles et je me demandais ce qu’est un raoût aujourd’hui, il a bien changé par rapport à celui d’il y a un demi siècle. C’était à Paris, nous étions deux personnes engagées dans le bénévolat et nous recevons une invitation pour un goûter en bonne et due forme de la personne responsable qui chapeautait les équipes. Avec cette amie, nous nous présentons vêtues sobrement puisqu’il s’agit de bonnes oeuvres et là dans un grand salon, nous voyons des tailleurs style Chanel brodés de perles, les chemisiers à dentelle, les escarpins vernis noir, un évêque archi bourgeois faisant des effets de manche, trois prêtres très habitués au grand monde et surtout au monde des femmes et nous aurions pu tenir notre place mais c’est la conversation qui nous a fait fuir, on se serait cru chez une colo de Marie Chantal, elles ruisselaient de perles, une vraie cour des miracles….. nous sommes parties sur la pointe des pieds, nous n’avons dit au revoir à personne mais cette dame a perdu deux de ses meilleures militantes, parce que nous, nous y croyions à cette cause? il faut savoir que dans ce monde là, où l’on fait d’ailleurs beaucoup de bien, on ne peut le nier, nous sommes un peu les ouvriers qui travaillent pour les lauriers de la patronne; c’est cela qui nous a paru inacceptable.
    Un petit dernier poème sur l’Epiphanie et très bonne fin de soirée à tous.

    José Maria de Heredia
    Recueil : Les Trophées

    Épiphanie

    Donc, Balthazar, Melchior et Gaspar, les Rois Mages,
    Chargés de nefs d’argent, de vermeil et d’émaux
    Et suivis d’un très long cortège de chameaux,
    S’avancent, tels qu’ils sont dans les vieilles images.

    De l’Orient lointain, ils portent leurs hommages
    Aux pieds du fils de Dieu, né pour guérir les maux
    Que souffrent ici-bas l’homme et les animaux ;
    Un page noir soutient leurs robes à ramages.

    Sur le seuil de l’étable où veille saint Joseph,
    Ils ôtent humblement la couronne du chef
    Pour saluer l’Enfant qui rit et les admire.

    C’est ainsi qu’autrefois, sous Augustus Caesar,
    Sont venus, présentant l’or, l’encens et la myrrhe,
    Les Rois Mages Gaspar, Melchior et Balthazar. »

    Voici une invitation à espérer :
    Après que l’étoile eut guidé les rois mages jusqu’à la crèche, le concierge du ciel se demanda :
    « Que faire de cette nouvelle étoile ? Où la placer ? »

    Il sillonna le ciel, fit le tour des constellations et demanda aux myriades d’étoiles si elles ne pouvaient pas se serrer un peu, laisser un peu d’espace, faire une petite place à cette nouvelle venue…

    « Il n’en est pas question, répondirent-elles, nous sommes installées dans cet ordre depuis toujours, il est impossible de changer notre ordonnance ! »
    Du côté de la Voie Lactée, même réponse de la Grande Ourse : « Pas de place ! »

    « Que faire ? », se demanda-t-il. « Cette étoile a un destin particulier, elle a guidé les mages jusqu’au Sauveur du monde. Elle a obéi à des lois particulières.. Elle est très proche de la Terre : mais oui, la voilà la solution ! Je vais la donner au monde. »

    Alors, il alla dans son atelier, et là, il cassa l’étoile en mille morceaux, en mille éclats dont il remplit son tablier. Il sortit et, comme le semeur, à la volée, il lança les éclats d’étoile partout sur la Terre.

    Mais ils n’allèrent pas n’importe où : certains se logèrent dans les chambres des hôpitaux et devinrent les veilleuses dont les malades ont tant besoin pour ne pas être angoissés la nuit. D’autres descendirent au fond des mines, là où les mineurs de fond ont besoin d’être guidés par une lampe frontale. D’autres encore se placèrent comme fanaux sur les barques, dans les phares sur la mer, pour éviter aux embarcations de s’échouer sur les rochers. Enfin, le plus grand nombre vint habiter le cœur des hommes.

    Chacun de nous a reçu un éclat de l’étoile de Noël. À nous de le faire briller, de raviver sans cesse cet éclat de lumière dans notre cœur.

    Conte paru dans la presse paroissiale du diocèse d’Annecy. Sur cette bonne parole, bonne fin de soirée à tous.

  17. Une triste nouvelle pour ce 2e jour de l’an nouveau, le chanteur Michel Delpech est parti avec ses oiseaux migrateurs dans le Loir et Cher, il était très malade, rongé par un cancer, mais nous lui devons les plus belles chansons d’une époque. Il a été élégant jusqu’au bout… c’est sa dernière chanson, la fin du chemin sur terre mais moi j’aime croire qu’il y a un autre chemin où l’on se rencontrera quelque part ailleurs. Adieu Michel.

  18. Bonjour boréal ou presque . -5° , ce que je supportais aisément autrefois , mais moins bien maintenant . C´est l’âge sans doute : ) c´est surtout le vent . Le blizzard , hier le long du Göta Kanal à Göteborg , était mordant . Il soufflait directement du pôle nord . Les jeunes ont rebroussé chemin , sous nos sarcasmes : )) Les  » gens de la préhistoire  » que nous sommes
    ( qu´ils disent ) supportent mieux . C´est qu´on en a vu d´autres …
    Le départ sur la pointe des pieds de Michel Delpech est l´occasion d´écouter  » Le loir-et-Cher « ,
    une chanson que j´aime bien , avec un humour au second degré , savoureux . https://www.youtube.com/watch?v=fBzkMa4jvq8
    Monique , bonjour , la copine de a Réunion habite au beau milieu des châteaux de la Loire , et un jour je lui disais :  » Tu fais attention à tenir ta tasse de thé comme il faut ? ton langage est devenu châtié ? tu as oublié les expressions du nord et l´accent léger qu´on a parfois ?  »
    Elle m´a répondue que ces gens  » d´la haute  » , la plupart était infréquentable !…
    Epiphanie aujourd´hui , et à l´Elysée , ils/elles ont une galette offerte par le bon peuple …. ,
    mais ni fève ni couronne . En Suède , il y a un roi , mais pas de galette dans les boutiques .
    Bonne journée . Comment se portent les fleurs dans vos jardins ??!…

    • Darie un diamnche boréal ou presque , tu le supportais aisément autrefois , ma pauvre petite fille tu aime plus avoir la tignasse sous le blizzard , tu as fait une marche hier le long du gota de kanal a göteborg , a tu vu baltzar dans un bar , Darie ta ford a été soumis a un péage de routes a göteborg, tu as quand même pas fait une marche jusqu’a stockholm, mafois avec ce froid glacial marcher le long du göta kanal sur la froide côte occidentale, dimanche prochain tu accroche la remorque porte drakkar et tu va faire une virée sur le fleuve göta älv , une pause au restaurant viking harend a gogo sur le bord du canal de trollhättan et direction de la mer baltique avec une pause pipi a söderköping, Darie attend je regarde le thermomètre dans ma cambre , je n’ai aps encore allumer le chauffage , il fait exactement 17 ,8° , tu vois la fiff ici c’est le sud et non la laponie , si tu sort prend ta moumoute en poil de renne et tes mitaines de fourrure de lapin, bon je file au foyer …a demain matin ….c’est dimanche je vai rendre visite a des visins cette aprème ….bises a tout le monde …GO!GO!

      • Bonne année Klaus , et toujours une bonne santé . L´appétit est bon ? alors ça va .
         » …la tignasse sous le blizzard … » Ppffff , on voit que vous êtes dans un pays chaud , comme un lézard au soleil provençal ! J´ai un gros bonnet ET une capuche quand je sors .
        Vous savez donc que nous avons l´écotaxe ? Personne n´a touché aux portiques ! et nous attendons que la caisse se remplisse pour améliorer encore les voies d´autoroute : ))
        C´est un plaisir de faire la route GBG-THN ( 4 voies ) sans voir plus de 10 voitures . On pourrait mettre le pilotage automatique  » voiture sans conducteur  » et dormir ! Ça , c´est l´avenir . Rire .

  19. bonjour et bon dimanche a toutes..

    de retour de ma matinée paroissiale bercée dans le christianisme a lever le coude au comptoir avec le bon vieux françois qui au bout de la troisième bouteille a mis sa soutane blanche mmaculée de tache de vin rouge a l’envers , le sa calotte blanche sur le coté réciter un verset biblique en slam , un petit saupoudrage de l’eucharistie au dessus de trois tartines de terrine de sanglier cela fait sauvage un vrai retour a l’ancienne messe campagnarde , regarde le avec son voile blanc c’est comme un ange sans ailes qui tient pas la bouteille , mais non françois c’est pas jésus qui arrive en moto c’est pas de l’anhydride carbonique sortis des échappements d’une moto non plus l’arrivée d’un niouveau pape élu a l’issue d’un conclave pour une visite apostolique au bar c’est paul qui fume plus que gainsbarre, françois remonte ta soutane que l’on vois tes bas résille et tourne ton annau du pêcheur pour faire croire que tu est une fiancée en véritable courtisane , bon françois il est l’heure de rentrer au château pour faire des gâteaux au chocolat , met ton pallium de laine blanche pour ne pas prendre froid , baisse ta tête différenciée de pensée primate sinon ta tiare pontificale ne passseras pas a la porte , hola ! françois pour un argentin tu tiens pas le vin fait attention le trottoir est a tout le monde , voyons françois c’est pas parce que la terre est ronde qu’il faut que l’on tourne en rond et arrête de donner des coups de férule crucifère a ce chien vagabond regarde la blonde la sur le trottoir c’est le sosie officiel de brigitte bardot,bardot, françois ne monte aps sur cette moto , c’est une machine agricole d’un biker , un hells angels, tu vois pas son cuir françois , mais déscend de cette moto , le voila qui chante , je n’ai besoin de personne en harley davidson , j’appuie sur le starter et voici que je quitte la terre , j’irais peutêtre au paradis mais dans un train d’enfer.pour le moment tu a la gueule a terre et tu vomis ton déjeuner du matin , françois la prochaine fois tu reste a rome au vatican, tu as de l’occupation a la stato della città del vaticano , tu as qu’a jouer ( non aps au docteur avec les bonnes sœur ) mais en oncle picsou le pauvre le plus riche du monde a compter tes stockent de pièces d’or de l’IOR, pour tes neveux tu prend des enfants de choeur des familles de la cosa nostra et de la stidda et de la ndrangheta et de la sacra corona unita et comme chef comptable de la camorra et d’orangina surtout a pulpe fiction, surtout , surtout françois fait toi livrer une douzaine de pizzas , des royales en dix mminutes en papascootomobile francisme piaggio ou en papafiatomobile québécisme a quatre roues motrices , vous voyez ou cela peut amener un matin un casse-croûte derrière une baie vitrée de terrasse de bar qui offre la vue libre sur une église …GO!GO!

  20. Bonjour la gentille compagnie, c’est l’épiphanie oui et ce matin pas possible de mettre un pied devant l’autre, des poignards dans les genoux, j’ai dit bon, ça suffit, assez joué avec les couteaux, raccrochez-les dans la cuisine mais hélas ils ne m’ont pas écoutée, ces mauvais esprits appelés en jargon « rhumatismoïdes » j’ai donc pris le lanceur de couteaux par les cornes et HOP, deux genouillères à zéro, depuis je fais comme le lapin sous pile, manque le tambour mais j’avance par saccades, c’est la rigolade !….. tout de même, il y a la galette, et moi j’aime beaucoup la frangipane… le chef a dit que c’était plus digeste à la pomme, mais moi je tiens à la crème d’amande, alors s’il ne veut pas de sa part (par hasard et j’en doute) je la mange, c’est tout simple… aplanissons les problèmes !….. il pleut, il vente, il n’y a pas de grenouille sauf en cuisses dans le congélateur car personne n’a voulu en manger, quoi ! on a bien dégusté des escargots après qu’ils soient morts de faim. Les amis, une journée à la maison, tranquille pénardos, avec les rois mages et un bon livre près du feu qu’en dites-vous ? le jardin s’est habillé de mauvaises herbes, mais les soucis survivent gaiement, des boutons de roses, de pivoines, bref je commence à m’inquiéter, ici c’est le Sud mais où est passé le Nord ? à plus !

  21. bonne année Darie …un gros bisous a toi a tes filles et poignée de pinces au varègues , cela est vrai comme un lézard au soleil provençal , je porte juste une chemise d’hiver chaude a carreaux , il fait soleil , le temps est un peu fou je pens j’ai vu a la téloche qu’il fait le double en température au pôle nord, il parait que les ours polaires les phoques et autres oiseaux subissent de plein fouet le dérèglement climatique,, la crème solaire est en vente au bord des plages comme la location de serviette de transat et de para-sol pour la protection contre les rayons UV, les ours et baleines a bosses savent pas que l’huile de carotte facilite le bronzage et répare la peau après des coups de soleil., je sais aps si des CRS surveille les plages , remarque faire le bouche a bouche a un phoque hi!hi!…bon Darie je te laisse j’ai faim et tu a s vu l’heure , ici c’est le sud on mange pas a 11 h et il fait pas nuit a 16 h …hi!hi!…bises..GO!GO!

  22. Je ne sais plus si ce poème a été donné … Melchior , Gaspard et Balthazar , les rois mages , avec l´or , la myrrhe et l´encens . Je ne connais pas le parfum de la myrrhe , qui entre dans la composition de la Bénédictine . C´est l´occasion de regarder l´Abbaye bénédictine de Fécamp , qu´on a vue sur l´émission  » Les monuments préférés des français  » , une superbe bâtisse .
    -LES ROIS MAGES-
    Ils perdirent l’Etoile, un soir. Pourquoi perd-on
    L’Etoile ? Pour l’avoir parfois trop regardée…
    Les deux Rois Blancs, étant des savants de Chaldée,
    Tracèrent sur le sol des cercles, au bâton.

    Ils firent des calculs, grattèrent leur menton…
    Mais l’Etoile avait fui comme fuit une idée.
    Et ces hommes, dont l’âme eut soif d’être guidée,
    Pleurèrent en dressant les tentes de coton.

    Mais le pauvre Roi Noir, méprisé des deux autres,
    Se dit :  » Pensons aux soifs qui ne sont pas les nôtres.
    Il faut donner quand même à boire aux animaux.  »

    Et tandis qu’il tenait un seau d’eau par son anse,
    Dans l’humble rond de ciel où buvaient les chameaux,
    Il vit l’Etoile d’or qui dansait en silence.
    de Edmond Rostand ( 1868-1918 ) .
    Le soleil est arrivé , un beau soleil radieux , qui chauffe psychologiquement , ou virtuellement : )

  23. C´est le Palais Bénédictine , et non pas l´abbaye . La bâtisse qui mélange la pierre et la brique,
    et qui présente des fenêtres en chien assis , est typique du Nord . Toutes les maisons ne sont pas aussi majestueuses dans le nord , mais on reconnait le style .

  24. Un temps de chien pour les rois mages qui n’avaient pas de nom dans St-Matthieu où il n’est question que de mages ! voici une galette arrosée :

    Les rois mages, Pierre GAMARRA

    Dans le désert, la caravane.
    Poussière, poussière. La nuit
    recouvre toute palmeraie.
    Les rois s’en vont vers une étoile.

    Princes de toutes les couleurs,
    ne redoutez pas les simouns.
    Écoutez votre coeur limpide
    vous parviendrez jusqu’à l’étable.

    La bise redouble de fers,
    de fouets, de poignards, de garrots.
    Les sables comme des mers folles
    anéantissent l’horizon.

    Vous marcherez, rois blancs et noirs,
    frères de toutes les partances,
    frères de toutes les douleurs,
    vers cette étoile de là-bas.

    Elle veille sur le berceau
    sur la graine, sur la promesse,
    sur le lis, l’iris, la pervenche,
    sur le fruit qui dort dans mes bras.

    Frères des myrrhes, rois des dunes,
    compagnons des pistes perdues
    soyez heureux, la nuit s’efface,
    l’étoile tremble sur l’enfant. »
    Pierre GAMARRA (XXe siècle) ce poète écrivain très connu nous a quittés en 2009….
    Mais un tel jour ne saurait échapper à notre Victor Hugo, ici « Les mages » extrait des « Contemplations » juste le chant premier car il est très long, mais le lire en intégral est un régal, Hugo c’est un monument, un peintre, un musicien :

    Les Mages

    Pourquoi donc faites-vous des prêtres
    Quand vous en avez parmi vous ?
    Les esprits conducteurs des êtres
    Portent un signe sombre et doux.
    Nous naissons tous ce que nous sommes.
    Dieu de ses mains sacre les hommes
    Dans les ténèbres des berceaux ;
    Son effrayant doigt invisible
    Écrit sous leur crâne la bible
    Des arbres, des monts et des eaux.

    Ces hommes, ce sont les poètes ;
    Ceux dont l’aile monte et descend ;
    Toutes les bouches inquiètes
    Qu’ouvre le verbe frémissant ;
    Les Virgile, les Isaïe ;
    Toutes les âmes envahies
    Par les grandes brumes du sort ;
    Tous ceux en qui Dieu se concentre ;
    Tous les yeux où la lumière entre,
    Tous les fronts d’où le rayon sort.

    Ce sont ceux qu’attend Dieu propice
    Sur les Horeb et les Thabor ;
    Ceux que l’horrible précipice
    Retient blêmissants à ses bords ;
    Ceux qui sentent la pierre vivre ;
    Ceux que Pan formidable enivre ;
    Ceux qui sont tout pensifs devant
    Les nuages, ces solitudes
    Où passent en mille attitudes
    Les groupes sonores du vent.

    Ce sont les sévères artistes
    Que l’aube attire à ses blancheurs,
    Les savants, les inventeurs tristes,
    Les puiseurs d’ombre, les chercheurs,
    Qui ramassent dans les ténèbres
    Les faits, les chiffres, les algèbres,
    Le nombre où tout est contenu,
    Le doute où nos calculs succombent,
    Et tous les morceaux noirs qui tombent
    Du grand fronton de l’inconnu !

    Ce sont les têtes fécondées
    Vers qui monte et croît pas à pas
    L’océan confus des idées,
    Flux que la foule ne voit pas,
    Mer de tous les infinis pleine,
    Que Dieu suit, que la nuit amène,
    Qui remplit l’homme de clarté,
    Jette aux rochers l’écume amère,
    Et lave les pieds nus d’Homère
    Avec un flot d’éternité !

    Le poète s’adosse à l’arche.
    David chante et voit Dieu de près ;
    Hésiode médite et marche,
    Grand prêtre fauve des forêts,
    Moïse, immense créature,
    Étend ses mains sur la nature ;
    Manès parle au gouffre puni,
    Écouté des astres sans nombre …
    Génie ! ô tiare de l’ombre !
    Pontificat de l’infini !

    L’un à Patmos, l’autre à Tyrane ;
    D’autres criant : demain ! demain !
    D’autres qui sonnent la diane
    Dans les sommeils du genre humain ;
    L’un fatal, l’autre qui pardonne ;
    Eschyle en qui frémit Dodone,
    Milton, songeur de Whitehall,
    Toi, vieux Shakespeare, âme éternelle ;
    Ô figures dont la prunelle
    Est la vitre de l’idéal !

    Avec sa spirale sublime,
    Archimède sur son sommet
    Rouvrirait le puits de l’abîme
    Si jamais Dieu le refermait ;
    Euclide a les lois sous sa garde ;
    Copernic éperdu regarde,
    Dans les grands cieux aux mers pareils,
    Gouffre où voguent des nefs sans proues,
    Tourner toutes ces sombres roues
    Dont les moyeux sont des soleils.

    Les Thalès, puis les Pythagore ;
    Et l’homme, parmi ses erreurs,
    Comme dans l’herbe les fulgores,
    Voit passer ces grands éclaireurs.
    Aristophane rit des sages ;
    Lucrèce, pour franchir les âges,
    Crée un poème dont l’oeil luit,
    Et donne à ce monstre sonore
    Toutes les ailes de l’aurore,
    Toutes les griffes de la nuit.

    Rites profonds de la nature !
    Quelques-uns de ces inspirés
    Acceptent l’étrange aventure
    Des monts noirs et des bois sacrés ;
    Ils vont aux Thébaïdes sombres,
    Et, là, blêmes dans les décombres,
    Ils courbent le tigre fuyant,
    L’hyène rampant sur le ventre,
    L’océan, la montagne et l’antre,
    Sous leur sacerdoce effrayant !

    Tes cheveux sont gris sur l’abîme,
    Jérôme, ô vieillard du désert !
    Élie, un pâle esprit t’anime,
    Un ange épouvanté te sert.
    Amos, aux lieux inaccessibles,
    Des sombres clairons invisibles
    Ton oreille entend les accords ;
    Ton âme, sur qui Dieu surplombe,
    Est déjà toute dans la tombe,
    Et tu vis absent de ton corps.

    Tu gourmandes l’âme échappée,
    Saint Paul, ô lutteur redouté,
    Immense apôtre de l’épée,
    Grand vaincu de l’éternité !
    Tu luis, tu frappes, tu réprouves ;
    Et tu chasses du doigt ces louves,
    Cythérée, Isis, Astarté ;
    Tu veux punir et non absoudre,
    Géant, et tu vois dans la foudre
    Plus de glaive que de clarté.

    Orphée est courbé sur le monde ;
    L’éblouissant est ébloui ;
    La création est profonde
    Et monstrueuse autour de lui ;
    Les rochers, ces rudes hercules,
    Combattent dans les crépuscules
    L’ouragan, sinistre inconnu ;
    La mer en pleurs dans la mêlée
    Tremble, et la vague échevelée
    Se cramponne à leur torse nu.

    Baruch au juste dans la peine
    Dit : – frères ! vos os sont meurtris ;
    Votre vertu dans nos murs traîne
    La chaîne affreuse du mépris ;
    Mais comptez sur la délivrance,
    Mettez en Dieu votre espérance,
    Et de cette nuit du destin,
    Demain, si vous avez su croire,
    Vous vous lèverez plein de gloire,
    Comme l’étoile du matin !

    L’âme des Pindare se hausse
    À la hauteur des Pélion ;
    Daniel chante dans la fosse
    Et fait sortir Dieu des lions.
    Tacite sculpte l’infamie ;
    Perse, Archiloque et Jérémie
    Ont le même éclair dans les yeux ;
    Car le crime à sa suite attire
    Les âpres chiens de la satire
    Et le grand tonnerre des cieux.

    Et voilà les prêtres du rire,
    Scarron, noué dans les douleurs,
    Ésope, que le fouet déchire,
    Cervantès aux fers, Molière en pleurs !
    Le désespoir et l’espérance !
    Entre Démocrite et Térence,
    Rabelais, que nul ne comprit ;
    Il berce Adam pour qu’il s’endorme,
    Et son éclat de rire énorme
    Est un des gouffres de l’esprit !

    Et Plaute, à qui parlent les chèvres,
    Arioste chantant Médor,
    Catulle, Horace, dont les lèvres
    Font venir les abeilles d’or ;
    Comme le double Dioscures,
    Anacréon près d’Épicure,
    Bion, tout pénétré de jour,
    Moschus, sur qui l’Etna flamboie,
    Voilà les prêtres de la joie !
    Voilà les prêtres de l’amour !

    Gluck et Beethoven sont à l’aise
    Sous l’ange où Jacob se débat ;
    Mozart sourit, et Pergolèse
    Murmure ce grand mot : Stabat !
    Le noir cerveau de Piranèse
    Est une béante fournaise
    Où se mêlent l’arche et le ciel,
    L’escalier, la tour, la colonne ;
    Où croît, monte, s’enfle et bouillonne
    L’incommensurable Babel !

    L’envie à leur ombre ricane.
    Ces demi-dieux signent leur nom,
    Bramante sur la Vaticane,
    Phidias sur le Parthénon ;
    Sur Jésus dans sa crèche blanche,
    L’altier Buonarotti se penche
    Comme un mage et comme un aïeul,
    Et dans tes mains, ô Michel-Ange,
    L’enfant devient spectre, et le lange
    Est plus sombre que le linceul !

    Chacun d’eux écrit un chapitre
    Du rituel universel ;
    Les uns sculptent le saint pupitre,
    Les autres dorent le missel ;
    Chacun fait son verset du psaume ;
    Lysippe, debout sur l’Ithome,
    Fait sa strophe en marbre serein,
    Rembrandt à l’ardente paupière,
    En toile, Primatice en pierre,
    Job en fumier, Dante en airain.

    Et toutes ces strophes ensembles
    Chantent l’être et montent à Dieu ;
    L’une adore et luit, l’autre tremble ;
    Toutes sont les griffons de feu ;
    Toutes sont le cri des abîmes,
    L’appel d’en bas, la voix des cimes,
    Le frisson de notre lambeau,
    L’hymne instinctif ou volontaire,
    L’explication du mystère
    Et l’ouverture du tombeau !

    À nous qui ne vivons qu’une heure,
    Elles font voir les profondeurs,
    Et la misère intérieure,
    Ciel, à côté de vos grandeurs !
    L’homme, esprit captif, les écoute,
    Pendant qu’en son cerveau le doute,
    Bête aveugle aux lueurs d’en haut,
    Pour y prendre l’âme indignée,
    Suspend sa toile d’araignée
    Au crâne, plafond du cachot.

    Elles consolent, aiment, pleurent,
    Et, mariant l’idée aux sens,
    Ceux qui restent à ceux qui meurent,
    Les grains de cendre aux grains d’encens,
    Mêlant le sable aux pyramides,
    Rendent en même temps humides,
    Rappelant à l’un que tout fuit,
    À l’autre sa splendeur première,
    L’oeil de l’astre dans la lumière,
    Et l’oeil du monstre dans la nuit ! …. »

    • Monique , je n´ai pas retrouvé mes trois mages pour les placer dans la crèche . J´ai mis de beaux petits lutins à la place . C´était pour personnaliser ma crèche : )
      Le bœuf et l´âne non plus , ils sont dans un carton non identifié . Mais j´ai un joli poème de Charles Péguy , dont je vous mets le lien , car il est aussi un peu long . Charles Péguy , tué dès les premiers jours de la première guerre mondiale .
      http://www.medaille-miraculeuse.fr/wp-content/uploads/2011/01/Péguy-La-Crèche.pdf
      Nous sommes attendus chez les parents de Pussel pour un petit souper . A bientôt .

      • Darie, cela ne fait rien, les santons sont toujours heureux d’accueillir d’autres personnages, cette étoile du berger a brillé pour le monde. Péguy un autre grand écrivain et poète, trop tôt disparu, combien de ces grands écrivains sont tombés pendant la Grande guerre, comme Alain Fournier ou Apollinaire….. ce qu’elle est riche notre littérature de ces hommes qui ont traversé notre histoire. Bonne soirée chez Pussel, c’est peut être aussi convivial que chez Laurette….. ce que je l’aimais Laurette !

      • Monique , crevettes à volonté et salades diverses , c´était parfait , sous la douce chaleur d´un feu en céramique . Le nôtre est plus moderne , avec des liserons peints sur le devant .
        Mais chez Pussel , c´est un feu de céramique ancien , assez volumineux , avec les éléments du sommet façonnés en festons et motifs de coquillages . C´est très beau . Mais j´aurais peur
        d´habiter cette maison , car elle est toute en bois , même les murs et les plafonds . Elle est assez ancienne , et si elle brûlait ( Dieu les en garde ! ) , ce serait une torche .
        Je connais une personne à la bibliothèque qui a perdu son mari et deux de ses quatre enfants , dans l´incendie de leur maison . C´est assez rare , heureusement . Parfois , les bêtes rongent les gaines des fils électriques …
        Quand je suis entrée , Pussel a filé dans l´escalier , et me regardait à travers les barreaux .
        Elle a cru que je venais la kidnapper : )) Elle est très en forme .
        Je préférais la chanson  » Le Loir-et-Cher  » de Delpech , elle est vraiment drôle .
        Et  » Marianne  » , dont les paroles prennent un sens particulier maintenant …

  25. Darie les crevettes et les salades en toute saison, je suis une adepte des salades variées et c’est vrai que près d’un bon feu l’hiver, on ne mange pas forcément chaud. La maison en bois (il y en a une ou deux dans les environs) cela me ferait peur, c’est vrai que le bois est moins rassurant que la pierre mais le bois en Suède cela n’a rien d’étonnant ! quel drame épouvantable pour cette dame, comment survivre après une telle tragédie ? évidemment, elle devait vivre pour ses deux autres enfants mais tout de même ce que cela doit être dur !
    Pussel ne veut pas quitter sa maison, c’est clair, elle est un peu comme les chats qui eux sont très attachés à leur maison plus qu’à leur maître, il parait, je ne saurais l’affirmer …. Bonne fin de soirée

  26. Alors que je courais d’une page à l’autre, que vois-je ? l’expression autant pour moi avec cette orthographe au temps pour moi. Vite, le site du savoir wkpdia : « « Au temps pour moi » est une locution exprimant la reconnaissance d’une erreur de la part du locuteur. On rencontre couramment la graphie « Autant pour moi », que, selon l’Académie française, « rien ne justifie », mais qui est défendue par certains hommes de lettres et certains grammairiens…..L’Académie française ne se prononce pas sur le moment où le sens (militaire) de « Au temps pour moi » aurait glissé vers celui de « Je me suis trompé » : « Il est impossible de savoir précisément quand et comment est apparue l’expression familière au temps pour moi, issue du langage militaire, dans laquelle au temps ! se dit pour commander la reprise d’un mouvement depuis le début (au temps pour les crosses, etc.). De ce sens de c’est à reprendre, on a pu glisser à l’emploi figuré. On dit Au temps pour moi pour admettre son erreur – et concéder que l’on va reprendre ou reconsidérer les choses depuis leur début. C’est parce que l’origine de cette expression n’est plus comprise que la graphie Autant pour moi est courante aujourd’hui, mais rien ne la justifie »…..finalement, où est la faute ? dans l’orthographe ou dans le sens où l’on a fait une erreur ? c’est en deux temps et trois mouvements que je vous dis bonne et belle nuit.

    • C´est un vrai scoop pour moi , Monique ! Mais alors , comment devons-nous l´écrire ?
      Si on écrit  » Au temps pour moi  » , les internautes vont être écroulés de rire et de moqueries , car il est d´usage désormais d´écrire  » Autant pour moi  » : ))
      J´ai un jour laissé une faute passer à mon insu ( pas vu plutôt ) une amande au lieu d´amende , et un internaute m´a agonie de longs sarcasmes ! Le pauvre , il était mort de rire …
      Je fais attention de me relire maintenant , il pourrait succomber la prochaine fois : )))

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