Ma petite bonneterie

imageC’ est de saison, on sort les bonnets et c’ est le mot du jour.

image(Alfred Lombard)

Tête près du bonnet

Blanc bonnet et bonnet blancimage

Gros bonnet

Bonnet de nuit 

Bonnet de coton

imageBonnet rouge

Bonnet phrygien

Bonnet de soutien-gorge

Bonnet chinois

Bonnet carréimage

Bonnet à poil

Parle à mon bonnet

image

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71 réflexions sur “Ma petite bonneterie

  1. Bonjour , sous des tonnes de neige , un bon demi mètre au jardin , tout est à niveau . On ne distingue plus la terrasse . Tandis que je vous écris , le viking a attrapé la pelle spéciale à neige ( très large et incurvée ) , son bonnet tricoté par la grande fille 1 , et En avant toute !
    Idée géniale , Dominique ( je me demandais au chaud dans mon nid , où vous cherchiez votre inspiration , et suis admirative ! : )) C´est un tableau coloré que celui de « La dame au bonnet  » .
    On a envie de lui jeter une cape sur les épaules .
    Je ne savais pas me protéger du froid en France . Je le défiais même !
    J´ai un jour chaussé des hauts talons , avec une jupe ! par un temps glacial , avec neige .
    Et j´ai commencé à me tricoter un bonnet à la fin de l´hiver , par désespoir : )))
    Et cela en rêvant des îles …. Tout cela est parfaitement stupide . Maintenant , je sais .
    Bonne journée , on ne fait plus de bonhomme de neige ( cela n´amuse plus personne ici ) ,
    mais c´est pourtant la façon la plus efficace d´enlever la neige !
    Ma fille 1 faisait une bonne farce quand elle était petite : elle faisait des mini bonshommes de neige , et les posait sur des capots de voiture : )

  2. Bonjour les amis du dimanche, les jours c’est bonnet blanc et blanc bonnet, ils se suivent et se ressemblent, douceur et vent à ne pas mettre un bonnet dehors, Dominique s’est investie en gros bonnet, petit sujet laineux qui souvent gratte quand il est tricoté avec de la laine mohair, les grands pères le préférait en coton pour celui de nuit, on dit qu’il était triste. Voilà comment ils devenaient chauves avant l’heure ! le premier bonnet qui me vient à l’esprit, il est rouge, c’est un gentil et émouvant roman « Le bonnet de laine rouge » de Catherine Ecole-Boivin dont voici le résumé, il caracole en tête à la bibliothèque municipale, ce petit bonnet rouge m’a attendrie même si l’histoire est triste…. une histoire toute simple qui fleure bon le terroir :

    « La Hague, entre labours et usine, les années 1960, et le déroulement d’une vie, celle d’une enfant abandonnée par sa mère puis épouse malheureuse, qui choisit, envers et contre tous, le droit au bonheur. Petite, Margriette portait constamment un bonnet de laine rouge. Pas par coquetterie mais pour que sa mère puisse la repérer, au loin, entre les murets de pierres sèches de La Hague. Ce petit bonnet, la petite fille le portera toujours en souvenir de sa mère qui, désireuse de refaire sa vie ailleurs, quittera la ferme familiale pour vivre un nouvel amour. Elevée par un père aimant, Margriette grandit dans un univers rural à la fois rude et chaleureux. A vingt ans, enceinte de son premier amour  » disparu  » en Algérie, elle épouse sous les conseils des siens Maurice Lanicole, agriculteur. Mais ce dernier, plus âgé, au sérieux penchant pour la bouteille, ne lui a jamais inspiré de l’amour. En aurait-elle eu le temps entre une ferme à gérer et sa progéniture à élever ? Margriette endure le travail de la terre, sa pénibilité, son exigence dans cet environnement du Cotentin quasi insulaire dont les terres fertiles sont presque toutes réquisitionnées par l’industrie nucléaire. Même coupée du monde, au bas du bas de l’échelle sociale, privée d’affection, Margriette est un coeur qui bat, qui espère…. Le salut viendra-t-il de leur départ pour la région du Gers ? »
    Jeter son bonnet par dessus les moulins ne se dit plus, c’est entré dans les moeurs, et puis porter un bonnet c’est mieux que porter le chapeau et pourtant le chapeau est bien plus seyant ! allez donc comprendre les méandres de la langue française !

    Reste le bonnet d’astrakan, un petit extrait de « La sonate à Kreutzer » de L. Tolstoï :
    « C’était le printemps. Nous voyagions depuis deux jours. À chaque station des voyageurs étaient descendus de notre wagon, d’autres y étaient montés, mais trois personnes, comme moi, restaient dans le train : une dame qui fumait des cigarettes, ni jolie ni jeune, le visage émacié, coiffée d’une toque et vêtue d’un paletot de coupe masculine ; son compagnon, un monsieur très loquace, d’une quarantaine d’années, dont les bagages étaient neufs et soignés ; puis un monsieur se tenant à l’écart, un monsieur de petite taille, qui avait des mouvements saccadés, des yeux extraordinairement brillants, courant avec rapidité d’un objet à l’autre, et des cheveux bouclés, prématurément gris. Il portait un pardessus élimé à col d’astrakan, de chez un bon faiseur, et un haut bonnet d’astrakan. Quand il déboutonnait son pardessus on apercevait une poddiovka et une chemise russe brodée…. » à plus

  3. Bonjour! Bonté gracieuse, quelle jolie page. Je viens d’ôter mon bonnet de dentelle ( ancestral), c’est plus joli mais moins chaud qu’un bonnet de nuit!
    Voici un premier bonnet qui « décoiffe »:
    « « […] Et sur l’Académie, aïeule et douairière,
    Cachant sous ses jupons les tropes effarés,
    Et sur les bataillons d’alexandrins carrés,
    Je fis souffler un vent révolutionnaire.
    Je mis un bonnet rouge au vieux dictionnaire.
    Plus de mot sénateur ! plus de mot roturier !
    Je fis une tempête au fond de l’encrier,
    Et je mêlai, parmi les ombres débordées,
    Au peuple noir des mots l’essaim blanc des idées ;
    Et je dis : Pas de mot où l’idée au vol pur
    Ne puisse se poser, tout humide d’azur ! […] »
    Victor Hugo. Les Contemplations, Réponse à un acte d’accusation,

    • Qui décoiffe , Mareria ! C´est bien vrai , et ce que je me disais hier encore .
      Avec ces bonnets , on arrive dans les magasins avec des têtes d´épouvantail : )
      -EPOUVANTAIL-
      Ils m’ont planté là comme un clou
      Au beau milieu du champ de blé
      Bras écartés sourcils froncés
      Chapeau de paille sur le caillou

      Je voulais être Pinocchio
      Pour amuser petits et grands
      Mais mon job est moins gratifiant
      Je dois faire peur aux enfants

      Epouvantail mais pas de bois
      Bois dont on taille
      Les cœurs durs et froids
      Epouvantail mais trop sensible
      Ce sale travail
      Mission impossible

      De moi les oiseaux n’ont plus peur
      Je crois même qu’ils m’ont adopté
      Avant de picorer tout le blé
      Ils se blottissent contre mon cœur

      La nuit je souris aux lucioles
      Alors ceux qui m’avaient planté
      M’ont arraché haché brûlé
      J’étais trop tendre pour ces bestioles

      Epouvantail mais pas de bois
      Bois dont on taille
      Les cœurs durs et froids
      Epouvantail mais trop sensible
      Ce sale travail
      Mission impossible .
      de Patrice Pichs . La tête du bonhomme de neige est plus banale : un galurin , deux cailloux et une carotte . D´ailleurs il y a des concours d´épouvantails , mais jamais de bonshommes de neige , n´est-ce pas ? hi-hi . https://www.youtube.com/watch?v=KsJyni4J9e4

  4. Je vois qu’Alfred Lombard  » a travaillé avec l’architecte Pierre Patout dès 1925 sur l’aménagement et la conception des décors intérieurs des grands paquebots de la Compagnie Générale Transatlantique et en particulier des paquebots l’île-de-France et l’Atlantique, et cette collaboration a atteint son apogée en 1935 avec le paquebot Normandie, » Je viens d’aller voir quelques tableaux qui me plaisent bien, avec une « Madame Lombard au chapeau » ( et jolie robe bleue).
    Petit retour en arrière: La pièce  » Love letters » était bien jouée, elle a été donnée au théâtre Antoine en 2014, et j’ai retrouvé un papier enthousiaste du Fig.

    • Bonjour Mareria, en allant visiter Alfred Lombard, c’est gai et coloré, je tombe sur Egon Schiele, que c’est beau aussi mais pas de bonnet en vue…. ou alors sur le zinc d’un bar du port, du bon, du bon, Dubonnet, bien sûr !!! … qui se souvient de la pub ? j’ai remarqué qu’une pièce bien jouée peut donner de la consistance à la faiblesse d’une histoire, ce qui n’est pas le cas de la vôtre.

      • Monique, cette pièce est une bonne idée, bien exploitée, bien interprétée, mais elle ne va pas me laisser un souvenir impérissable..
        Les tableaux de Schiele me mettent mal à l’aise sauf un ou deux de paysages dont « Four Trees II « , que m’a offerte un de mes fils en carte postale d’anniversaire, et que j’aime bien.

  5. Nos poétesses habituelles ne sont pas en mal de bonnet, voici Marie GEVERS, un petit bonnet qui sent le renouveau :

    Printemps

    Le grand coq était blanc,avec un chapeau rouge,
    Et l’enfant tout en rouge avec un bonnet blanc:
    Le vent léger bougeait sur les pelouses
    Et les cris des pinsons traversaient le printemps.

    Le coq battait de l’aile et chantait son chant rouge,
    L’enfant se mit à rire et son rire était blanc.
    Son rire frôlait l’air comme les plumes douces
    Dont s’évente le vol des pigeons roucoulants.

    La pluie avait si fort imprégné d’eau les mousses
    Que le ciel se mirait dans leurs bouquets noyés
    Et perlait en fraîcheur sur les écorces rousses
    Quand le soleil parut dans le matin lavé.

    La terre fut dorée au choc de la lumière,
    Tout le jardin vibrait comme un coq dans son chant,
    Des nuages, au loin, tels des glaciers brillèrent,
    Et le ciel fut pareil au rire de l’enfant.
    (Missembourg, 1918)

  6. Cet « ’enfant avec un bonnet blanc » me rappelle les bonnets des 3 enfants; ils ont beaucoup porté des « bonnets de quart », pratiques et chauds: rayés, unis: l’un était entre le bleu azur et le bleu ardoise.
    Mais il y a eu aussi les cagoules, avant qu’ils ne les jettent par dessus les moulins…
    En tout cas, ils n’ont jamais eu le couvre-chef dont était affublé le jeune Charles Bovary, et l’on voit que le nom de casquette est incongru pour lui:
    « Nous avions l’habitude, en entrant en classe, de jeter nos casquettes par terre, afin d’avoir ensuite nos mains plus libres ; il fallait, dès le seuil de la porte, les lancer sous le banc, de façon à frapper contre la muraille en faisant beaucoup de poussière ; c’était là le genre.
    Mais, soit qu’il n’eût pas remarqué cette manœuvre ou qu’il n’eût osé s’y soumettre, la prière était finie que le nouveau tenait encore sa casquette sur ses deux genoux. C’était une de ces coiffures d’ordre composite, où l’on retrouve les éléments du bonnet à poil, du chapska, du chapeau rond, de la casquette de loutre et du bonnet de coton, une de ces pauvres choses, enfin, dont la laideur muette a des profondeurs d’expression comme le visage d’un imbécile. Ovoïde et renflée de baleines, elle commençait par trois boudins circulaires ; puis s’alternaient, séparés par une bande rouge, des losanges de velours et de poils de lapin ; venait ensuite une façon de sac qui se terminait par un polygone cartonné, couvert d’une broderie en soutache compliquée, et d’où pendait, au bout d’un long cordon trop mince, un petit croisillon de fils d’or, en manière de gland. Elle était neuve ; la visière brillait.
    – Levez-vous, dit le professeur.
    Il se leva ; sa casquette tomba. Toute la classe se mit à rire.
    Il se baissa pour la reprendre. Un voisin la fit tomber d’un coup de coude, il la ramassa encore une fois.
    – Débarrassez-vous donc de votre casque, dit le professeur, qui était un homme d’esprit.
    Il y eut un rire éclatant des écoliers qui décontenança le pauvre garçon, si bien qu’il ne savait s’il fallait garder sa casquette à la main, la laisser par terre ou la mettre sur sa tête. Il se rassit et la posa sur ses genoux. »
    Flaubert, Madame Bovary, première partie, chapitre premier

    • La Cagoule , c´était un mouvement trouble avant et pendant la guerre . Mais je ne suis pas historienne pour pouvoir en juger . Les historiens eux-mêmes ont eu du mal à la cerner complètement . Les cagoules ont maintenant un sens bien précis , car le visage n´est pas apparent . Ma mère ne voulait jamais que nous disions  » cagoule  » , mais passe-montagne .
      Je n´ai jamais eu de bonnet quand j´étais jeune , toujours ces  » affreux  » passe-montagnes que nous étions les seules à porter , ma sœur et moi . Evidemment , nous avions bien chaud !
      Mais à cet âge , on ne pense qu´à faire comme les autres , et que ce soit beau .
      Souvenirs d´enfance … on se croit parfois bien malheureux , alors qu´il n´en est rien ! Sourire .

      • Darie, je devais avoir une dizaine d’années, et ma mère au printemps m’a « chapeautée » d’un béret ( genre basque) rouge; quelle « humiliation »; un jour, il est tombé par la fente entre le sol et l’ascenseur, et on a cru que je l’avais fait exprès, ce que je n’aurais jamais osé…Le béret a été vite récupéré, et il a fallu le porter stoïquement; mais je n’avais aucun problème à porter le béret bleu marine des Jeannettes…

      • Mareria , j´ai eu aussi un béret , bordeaux aussi , 3 ans . Mais je le trouvais joli : )
        Comme quoi , tout est  » dans la tête  » , rire . ( C´était l´époque des uniformes , Saint-Bernard )
        J´ai croisé en France l´an dernier , des Guides qui quêtaient , et elles avaient toujours le foulard torsadé , mais plus de béret .
        A l´époque , j´aurais donné beaucoup pour en faire partie . Les filles de ma classe ne parlaient que de cela , et semblaient s´y amuser beaucoup . Des marches et des pique-niques , elles faisaient des bivouacs pour le WE . L´aventure , quoi !

  7. J´ai fait un petit tour sur les bons mots sur le bonnet .
    Et voici les mots choisis de Monsieur Jourdain , qui nous ont ravi :
    « Par ma foi ! il y a plus de quarante ans que je dis de la prose sans que j’en susse rien, et je vous suis le plus obligé du monde de m’avoir appris cela. ».
    Et puis :  » Quoi ? Quand je dis : Nicole apportez-moi mes pantoufles et me donnez mon bonnet de nuit , c’est de la prose ?  » Voilà un bonnet de nuit qui n´était pas triste .
    Il n´y a plus qu´aux bébés prématurés , que l´on met un petit bonnet de nuit …

    • Encore un passage délectable de Molière! Pour les bonnets des nourrissons, j’ai vu que la jeune génération, quelle que soit sa santé, en porte toute la journée à la maternité..
      Et pour en revenir au scoutisme, je n’ai fait partie que des petites( n’étant pas allée chez les guides), mais cela m’a beaucoup apporté! en particulier les camps de 8 jours en juillet! la tente, les feux de camps, les corvées ( certaines permettaient de passer les badges, j’en avais 6 portés fièrement portés sur la manche de mon gilet bleu marine), les soirées feu de camp , les chants, les jeux de piste, etc Une année où il pleuvait sans arrêt, nous avions eu le droit d’utiliser le cantonnement du château : c’étaient toujours dans les parcs ou les forêts de château que nous faisons le camp…J’ai regretté de ne pas continuer.

  8. J’ai eu l’occasion de visiter un musée du costume, mais aussi le travail des dentelières et brodeuses d’antan, tout était fait main et j’ai admiré le travail magnifique des robes de baptême et aussi les bonnets…. ils était doublés de soie, il n’y avait pas deux broderies semblables, des tous petits points invisibles pour des mains de fées.
    J’ai eu un bonnet de laine rouge tricoté par ma grand mère, il piquait, grattait, dessous mes cheveux étaient trempés, j’essayais de tricher, je le portais haut mais la grand mère me disait alors  » : rentre bien ta tête dans ton bonnet sinon, il ne sert à rien » ! Dominique nous donne un choix de bonnets, lequel préférez-vous ? moi j’aime bien celui qui a des nattes ! il y a aussi le bachi avec le pompon rouge qui porte bonheur, le plus difficile c’est d’attraper le marin !

    • Bonjour les petites amies !
      Pluie froide, c’ est le jour du bonnet.
      J’ ai vu, il y a longtemps une représentation d’ une pièce de Pirandello « Le bonnet du fou » au théâtre de l’ Atelier à Paris.
      Histoire éprouvante , comment isoler psychologiquement et socialement une femme, avec la complicité de tous, pour
      l’ empêcher de dénoncer un mauvais comportement du maître (et époux) ce qui mettrait en danger l’ équilibre du groupe et la hiérarchie ; jusqu’ à la faire passer pour folle et l’ interner.
      Cette pièce de 1916 analyse des ressorts de fonctionnement social avec pertinence.
      Depuis que j’ ai vu cette pièce, on a révélé le processus de harcélement moral, des lois pour protéger les « lanceurs d’ alerte » ont été votées,
      la Grande Bretagne avant les autres pays.

    • J »ai mis un vieux bonnet de dentelle, qui vient de je ne sais qui, très ouvragé, sur la tête d »un vieil ours en peluche qui se repose sur un rocking chair…
      J’aime bien le bonnet blanc « de meunier », qui m’a rappelé que j’en ai eu un dans ce genre, qui se nouait; il fallait essayer d’échapper aux perpétuelles otites, sans « avoir trop la tête près du bonnet »…

  9. Je ne sais ce qu’il en est des journaux anglais, mais les 3 grand italiens révèlent « l’affaire » de Bielefeld au 1er de l »an en Westphalie…Pour que l’info y sorte, c’est qu’elle est fondée.

    • Les évènements odieux qui se passent en Allemagne sont bien planifiés, ils ont été organisés en masse, c’est une déclaration de guerre contre la démocratie allemande, les femmes sont ciblées, c’est la nouvelle arme de ces barbares (cela me rappelle l’entrée des Ukrainiens dans le Berlin de la seconde guerre mondiale). Deux jours dans les médias frileux avant d’éventer l’affaire de Cologne alors que tout cela avait lieu en même temps dans d’autres endroits, jusqu’aux boîtes de nuit…. ne plus sortir, se terrer, voilà une autre forme de pression. Je ne comprends pas l’inertie de l’Allemagne, je ne comprends pas ceux qui les couvre et qui leur donnent encore ce titre de réfugiés, on sait qui ils sont, ils ont été décrits, rien à voir avec les Syriens.

  10. Il y a aussi la « charlotte », elle est née d’une évolution du bonnet auquel furent ajoutés des bords et des liens pour le nouer sous le cou. Elle servait à cacher les cheveux afin d’indiquer la respectabilité. Elle fut portée par de nombreuses femmes du XVIIIe siècle comme bonnet d’intérieur, c’est ce que dit wkpedia
    Ouvrons le portail du bonnet :

    .Le bonnet est utilisé fréquemment par les pêcheurs ou les commandos (en noir). Partisan français montant à bord du destroyer polonais ORP Piorun (G65) en 1944 (papy c’est à toi !).

    Bonnet dans sa forme ancienne.
    Bonnet moderne.
    Bonnet de soleil
    bonnet à la cocarde : porté en Allemagne et en France au XVe et XVIe siècles.
    bonnet d’âne : coiffe de papier, munie de deux oreilles imitant celles d’un âne, et dont on coiffait les écoliers paresseux pour les punir par la honte.
    bonnet à poil : bonnet en poil d’ours porté entre autres par les grenadiers de la Garde impériale de Napoléon Ier, puis par la Garde royale du souverain britannique.
    bonnet de nuit : très en vogue au XVIIIe siècle où les hommes avaient souvent le crâne rasé pour porter des perruques, il était en coton, soie ou velours. Il se portait en intérieur et non pour dormir.
    bonnet phrygien : couvre-chef de Cybèle la Républicaine.
    bonnet de police : calot ; bonnet de drap de la petite tenue.
    bonnet de police à visière : voir képi.
    bonnet de marin : coiffure des militaires du rang de la marine nationale française.
    tuque : bonnet d’hiver

    Bon, les amies, ce bonnet ne me laissera pas un souvenir chauffant, surtout que le Nord se réchauffe. Pour être franche, un peu comme pour Mareria, le bonnet me fait penser aux rages de dents, aux otites, aux oreillons et autres joyeusetés infantiles et puis cette théoprie qui veut nous faire croire que l’on s’enrhume par la tête, c’est pas prouvé, moi je m’enrhume par les pieds !

      • Le hibou est vraiment très chouette, et les bonnets carrés ne sont pas ronds; j’ai un souvenir ému et intimidé( j »avais la vingtaine) d’un dîner qui réunissait une grande partie des étudiants du campus d’Exeter, tous en uniforme; table d’honneur, sur l’estrade, en temps que fille de prof invité; Monique , j’applique vos conseils orthographiques…J’ai toujours les bottes en caoutchouc rouges que j’ai dû acheter pour arpenter les landes de Dartmoor avec un groupe d’amis ( lectrices etc) que je me suis fait en très peu de temps.

      • Mareria, je comprends votre émotion et je vous fais partager la mienne quand my son diplômé a porté la toge et le bonnet carré ; le corps enseignant venant du fond de
        l’ amphithéâtre en costumes moyenâgeux, pour aller sur l’ estrade s’ asseoir à la grande table.
        Les diplômés appelés par leur nom, filmés recevant le rouleau du diplôme et je passe les détails plus personnels.

      • Quelle fierté légitime; cela a de l’allure et compte sûrement beaucoup aussi dans la vie des étudiants: ici, rien; un bout de papier qu’on va chercher au secrétariat, mais peut-être même plus: on doit envoyer les « peaux d’âne « par internet!
        J’ai connu l’époque , dans le primaire, de la distribution des prix dans le théâtre de la ville, où des professeurs siégeaient en toge, avec épitoge dont la couleur dépendait de la matière enseignée, toque, et gants de cuir.

    • Très juste! mais je rêve d’une vraie chapka etc et de m’installer confortablement dans une troïka, et fouette cocher à travers les forêts de bouleaux!

      • Mareria , ma mère a du accompagner mon frère ( 11 ans ) qui devait aller en montagne en
        convalescence , et elle parle avec lyrisme du trajet en traineau , tiré par des chevaux , au son des grelots , et sous des couvertures chaudes . Avec un vrai cocher et sa badine .

      • J’ai fait cette expérience une fois, à Peisey, ( dans la vallée), mais le temps était très brumeux: tout était fantomatique .

  11. Dominique, les commentaires sont censurés, non seulement les infos ne sont pas données en temps réel mais en plus on ne peut pas s’exprimer ! comment s’appelle un tel régime ? tout cela me donne la nausée et la révolte à la clé !

  12. Et moi , je ne décolère pas . Et je vais vous lire …, ce qui ne me calmera pas , vois-je .
    J´ai eu peur avec ma fille 2 , qui a du éconduire un homme d´Ery…. qui l´a suivie du tramway jusqu´à son entrée . Elle sait se défendre , mais on ne sait jamais comment cela peut tourner .
    Heureusement , elle a déménagé 3-4 jours plus tard . Mais les faits du 31-12 ont eu lieu aussi à
    Kalmar , et peut-être ailleurs , on ne sait pas … La pomme européenne est pourrie …

    • Darie si vous allez sur le site fdesouche vous lirez qu’une personnalité française (une femme) met l’accent sur le fait que ce ne sont pas des migrants mais des gens « alcoolisés »…. en Allemagne, un maire a été viré pour ses propos et son comportement lâche et irresponsable devant la gravité de la situation, comment s’appelle une autorité d’état qui ne protège pas ses concitoyens ? l’Europe est sclérosée, elle a fait allégeance !
      Nous on est peinard, entre hommages, plaques et plantation…. on ne risque rien !

  13. Savez-vous qu´une bonneterie , comme son nom ne l´indique pas , ne fabrique pas des bonnets , ou pas que ? On y fabrique toutes sortes de choses , tricotées le plus souvent .
    Le grand-père fabriquait toutes sortes de corsetteries , avec ou sans baleines , sous-vêtements pour dames , pas très sexy , pour le peu dont je me souviens : )) On disait une bonneterie .
    Les faillites de mai 68 ont fait un grand bouleversement dans le nord , dans le textile .
    Bouleversement par le vide . J´ai encore des bobines de ficelles , rose chair , pour corsets .
    Avis aux amatrices : )) Cela me sert comme liens divers .

  14. Voici un site bien documenté et clair sur le bonnet phrygien, bonnet de Mithra: en tapant « mithra marianne même combat.doc », on le trouve ( je ne peux mettre 2 liens actifsl
    il y a aussi tout simplement l’article Wk sur les origines du bonnet phrygien, illustré par exemple par  » un vase scythe en or représentant des guerriers scythes avec des bonnets phrygiens. ive siècle av. J.-C. », et un site qui a l’air encore mieux, avec de grands possibilités d’exploration..
    http://antikforever.com/Asie_Mineure/Phrygiens/les%20Phrygiens.htm

  15. Et voici le bonnet à grelots, Il Cappello a Sonagli, une chanson d’ Angelo Branduardi, dans son album « Branduardi canta Yeats »
    Le bonnet à grelots
    Le bouffon marchait au jardin :
    Le jardin s’était tu ;
    Il dit à son âme de se lever
    D’aller là-haut à sa fenêtre.
    Elle se leva gainée d’une robe bleue
    Aux premiers appels des hiboux :
    Sa voix s’était faite savante à penser
    Au rythme serein d’un pas léger ;

    Mais la reine ne voulut pas l’entendre ;
    Elle se leva dans sa robe de nuit pâle,
    Referma la lourde croisée
    Et poussa les verrous.

    Il dit à son coeur d’aller vers elle,
    Quand les hiboux se furent tus ;
    Vêtu d’un habit et frémissant
    Il chanta pour elle derrière la porte.

    Sa voix s’était faite douce à rêver
    A des cheveux flottants légers comme des fleurs;
    Mais elle prit sur sa table son éventail
    Et le chassa dans les airs.

    « J’ai un bonnet à grelots  » songea-t-il,
    « je le lui enverrai avant de mourir » ;
    Et l’heure où blanchit la matin
    Il le laissa sur son passage.

    Elle le mit sur son sein
    Sous le voile de ses cheveux,
    Et de ses lèvres rouges lui chanta une chanson d’amour
    Jusqu’à l’heure où passent les étoiles.

    Elle ouvrit sa porte et sa fenêtre,
    Par où entrèrent le coeur et l’âme ;
    A sa droite vint le rouge
    A sa gauche vint la bleue.

    Ils se mirent à bruire comme des grillons,
    Babil savant et doux ;
    Ses cheveux comme une fleur s’étaient refermés
    Et dans ses pas la paix de l’amour. »

    • Mareria, j’ai quelques disque d’Angelo Branduardi, la première fois que je l’ai vu c’était dans une émission de TV (Maritie et Gilbert Carpentier ????) il est arrivé avec une chevelure longue et frisée, un poète fou et chantant mais quel talent avec son petit violon. Un parcours discret qui a propulsé un temps la musique médiévale et baroque dans la grande variété ! et pour les paroles, on retrouve la signature d’Etienne Roda-Gil !

    • Nous avons un beau CD de Angelo Branduardi , elles toutes sont belles . Il a un style tout fait unique ; on se croirait dans les fêtes du Moyen-Âge , au son de la vielle à roue , avec Triboulet , le bouffon de François 1ier qui sautille partout , avec son chapeau à clochettes . Voici son petit
      poème , tout juste écrit pour nous .( Il est du XVième siècle , un peu avant Triboulet )
      -SOUHAIX ( avec un X , plus loin c´est avec un T ) DU MONDE-
      Pour mon souhait qui nuyt et jour m’assotte,
      Je souhaite des choses nompareilles
      Premierement une belle marotte,
      Echapperon garny de grans oreilles,
      Des sonnettes faisant bruyt à merveilles,
      Fy desoucy, de chagrin et de deul,
      Dancer de l’ait dessoubs buissons et treilles,
      Bon appétit pour vuider pots, bouteilles,
      Et à la fin pour trésor un linceul.

      d´un auteur inconnu … Ces bouffons avaient le privilège d´amuser le roi , mais surtout de pouvoir tout lui dire , sans jamais être puni . C´était un bon moyen pour le roi , de savoir ce
      qu´on pensait de lui . Cela devrait encore exister , même sous la République , n´est-ce point ?
       » Sire Président , votre politique est une catastrophe !  »
      Qu´en pensez-vous , les ci-devants du blog ? rire .

  16. La distribution des prix est toujours un sujet brûlant pour moi, une de ces évocations qui provoque une révolte , elle ne s’éteindra jamais, dussé-je vivre comme Mathusalem…. j’ai eu la chance d’avoir quelques prix de français et d’histoire, comme vous toutes, à la remise des prix, tous les parents étaient là, tous, sauf les miens ! je ne m’étendrai pas sur les raisons de cette défection volontaire qui fut une véritable humiliation. Il faut préciser que c’était une institution privée et payante, mes parents se sont saignés aux quatre veines selon la formule consacrée, alors il n’y a rien à dire, c’est la vie, j’ai eu des parents fantômes, c’est marrant, non ?

      • Oui Dominique, c’est très triste surtout quand on sait pourquoi ils ne sont jamais venus, comme à la petite école, comme à la grande, comme aux fêtes et aux kermesses ! mais je ne suis pas à plaindre du tout, c’est juste que l’enfance a été un peu triste, mais l’époque l’était aussi.

      • C’ est d’ autant plus douloureux quand on est enfant unique.
        Quand je me suis présentée au CP, je
        n’ existais pas, ma mère avait omis
        de m’ inscrire à la mairie et je ne suis entrée en classe qu’ en fin de matinée, tout au fond de la classe, 48 élèves.
        Rebelote, quand je me suis présentée en
        6 ème , dans le nouvel établissement, mon nom n’ était sur aucune liste des nombreuses 6 èmes dans la cour.
        Je me suis retrouvée toute seule dans la grande cour, un pion est venu me récupérer et j’ ai fait toutes les classes les unes après les autres, aucun prof ne voulait un élève en plus, alors, au bout de la x classe, je suis entrée au culot et me suis installée à une table…au fond de la classe.
        Ma mère avait omis de m’ inscrire au collège.

  17. Incroyable Dominique, ne pas inscrire son enfant à l’école mais ce n’est plus du laxisme c’est de la …. bref je ne suis pas habilitée à juger mais quelle est donc cette génération qui a souffert au point d’oublier de simples devoirs comme celui-là ? j’ai souvent réfléchi au problème du « nom », une époque où il fallait avoir un nom figurant dans tous les bons bottins !!!! le fond de la classe, une place de rêve pour connaître et apprécier à leur juste valeur tous ceux qui sont devant. Heureusement Dominique, le fond de la classe vous aura porté chance, la preuve qu’on peut se tailler une place avec de la persévérance.

    • Chère Monique, elle n’ avait pas omis
      d’ inscrire à l’ école ses autres enfants.
      Et avec récidive…en ce qui me concerne.
      Et vous savez quoi, j’ ai été tellement embarrassée par mon entrée au CP après les autres filles, je suis restée avec mon vêtement sur moi et ensuite pendant un mois , je le pliais et m’ asseyais dessus parce que la maîtresse ne m’ avait pas dit à quel portemanteau je pouvais l’ accrocher et je n’ osais pas demander.

  18. Chère Dominique, je comprends, et c’est dur pour vous, que vous n’étiez pas la préférée, c’est impardonnable pour une mère, je crois que j’aurais eu des mots très durs pour ma mère dans ce cas, un enfant a besoin de savoir « pourquoi », c’est une question essentielle et vitale, c’est une injustice qui demande justice et explication ! en fait, vous avez subi un réel traumatisme à cette rentrée, se faire petit, s’effacer, ne pas prendre de place parce qu’on ne peut pas justifier sa présence, ne pas faire de bruit et se dire que les adultes ont leurs raisons, c’est très dur à cinq ou six ans ! l’enfance, tout part de là…

    • Et j’ ajoute qu’ à partir de mes 7 ans, elle ne m’ adressait plus la parole d’ avril à septembre, si si, jusqu’ à l’ âge adulte.
      Et quand je demandais des éclaircissements autour de moi, on me répondait de ne pas faire attention (?) ce qui banalisait ce comportement anormal.
      -:))

      • On est forcément marqué à vie par les blessures d’enfance; celles qui sont faites d »injustice; qui font qu’on n’est pas comme les autres sont terribles; combien d’années pour les surmonter, si on y arrive jamais?

      • D’avril à septembre ? le printemps et l’été ? bizarreries inexplicables si c’est une question de saisons :)))) vous n’aurez donc jamais d’explication si tant est qu’il y en ait une de raisonnable, c’est à frémir ! c’est usant de chercher des raisons qui ne peuvent qu’être inacceptables. Dans ces conditions, on a envie de réussir et de partir très vite ailleurs, le plus loin possible, je pourrais même comprendre qu’on ne revienne jamais la saluer. Bise Dominique.

      • Les parents ne sont pas parfaits , j´en sais aussi quelque chose ! Je n´étais point la préférée , mais j´étais si dissipée , et ma sœur toujours si sage et obéissante , je le voyais … Et elle chantait tout le temps ! Mais quand elle est dcd , j´ai entendu une phrase qui m´a clouée sur place … J´ai pardonné , car il/elle avaient tellement de peine . Cela fait dire des bêtises qui dépassent la pensée . Et il/elle ne se rendaient pas compte que moi aussi j´étais fort
        triste . Heureusement , les amies ont plus de tact parfois , et plus de compréhension .
        En fait , chacun se débrouillait pudiquement avec sa tristesse …

      • C´est très triste Dominique , mais il y a forcément une raison . Il faut oublier ( laisser de côté plutôt ) les moments qui font mal . Bonne nuit .

  19. Amis de la bonnetière c’est l’heure de vous tirer mon chapeau, non sans donner un coup de chapeau à notre panache préféré, notre bonnet à plume ! l’actualité a jeté un froid polaire, mais nous avons sauvé l’essentiel, à l’école nous n’avons jamais porté le bonnet d’âne, l’âne intelligent qu’il faut réhabiliter.
    Pour le tableau d’ Alfred Lombard, je m’interroge, comment une femme nue peut-elle penser à se vêtir d’abord d’un bonnet ? mystère de la création et de l’imagination, il me semble que moi j’aurais sauté dans ma robe de chambre mais je ne suis dans aucun tableau, qu’on se rassure ! nous avons su esquiver un certain type de bonnet qui ne nous a pas parlé autrement qu’en A,B,C;D,E,F et la suite je suppose mais pas de mauvaise publicité, nous sommes encore dans les soldes. Je file en immersion totale dans le dernier Delphine de Vigan, je n’en suis qu’aux premières vagues mais sûr, ce n’est pas là que je vais me noyer de rire !!! bonne fin de soirée à tous.

  20. Oui , je suis là , je lis sur le journal , et relis ici les commentaires . Je suis perplexe ce soir …
    A chaque jour suffit sa peine . Mais point trop s´en faut … Bonne nuit et bises .

    • Darie, tandis que des officines font portes ouvertes, d’autres prennent feu les portes fermées, c’est drôle ce système de vases communicants. Bah, comme je le dis avant d’être modérée, encore un effet de réverbération du soleil sur les vitraux, c’est la guerre du feu sans silex ! si cela avait été une autre bâtisse, je ne vous dis pas les émeutes, les marches blanches, les discours bref la panoplie d’un pays qui est à la dérive, le nôtre. Promis, demain tout baigne car nous sommes dans un doux pays où tout est fait pour notre bonheur !! bonne nuit aussi.

  21. Voilà que je suis écroulée de rire, je me dis que bien qu’enfant unique, je n’ai pas été la préférée ! il fallait le faire et je l’ai réussi :))) quand je vous dis que l’on peut faire des miracles !!!! ……il y a des non-dits dans toutes les familles, mais à ma connaissance de tels manquements n’étaient pas au niveau de la mère mais plutôt du père, comme quoi il y a des exceptions. Bonne nuit les petits.

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