C’ est coton

Hommage à la grâce, le mot du jour est tutu.

La naissance du tutu date de la fin du XIXeme siècle.
C’ est le résultat de l’ évolution de la tenue des danseuses du ballet romantique apparu au début de ce même siècle.image(Taglioni)

Le premier ballet romantique fut « La Sylphide » (1832) dansé par une ballerine au talent célébré, Marie Taglioni, une des premières artistes à utiliser la technique des pointes qui deviendra académique.

Marie porte un jupon de superpositions de mousseline de coton, tissu aérien dont la fabrication est récemment française.
Cela confère à la ballerine une impression
d’ immatérialité confirmée par le choix de la blancheur de l’ étoffe.

image(Emma Livry)

Un tragique accident au cours duquel une ballerine prometteuse Emma Livry (élève de Taglioni) enflamma son jupon aux feux de la rampe sur scène et y laissa la vie (1863) contribua au raccourcissement de la tenue jusqu’ au tutu que nous connaissons.

Ces différentes tenues utilisaient mousseline, gaze, tulle de coton, ces tissus aériens qui seyaient parfaitement à la grâce et légèreté de ces « sylphides ».

image(Degas)

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76 réflexions sur “C’ est coton

  1. bonjour ..
    ce matin j’ai le regard grave ce n’est plus coton et pour de bon , c’st foutu le port du tutu noir nuit sur la tête , certain veule le port de la longue flanelle noir qui cache le corps et visage montre une ombre difforme a l’esprit d’un roc , la kipa qui comme une capa le condensateur qui reconduit de l’électrécité a tout va comme la kipa qui a pour pour but de rappeler et de rappeler que dieu est l’autorité suprême au-dessus de nous , pour les coyants bien sur , les enroulés de tutu autoritaire confonde kippa capa et kappa , un terme japonais qui se dit kawatarō , qui n’est qu’un petit diablotin qui vie et sort des rivières , je me demande parfois si les diablotins sortent vraiment des rivières ils arrivent plus d’orient et des déserts avec leurs idées décrites de génie , ce matin je détourne comme souvent en ce moment la page mais que voulez vous a mon age on me refait pas , je susi née en 1933 , en 1939 cela a commencer par un presque rien avec les juifs en allemagne ( de mes yeux a berlin ) , les voisins sont plus la papa , on m’a dit qu’il était malade et que les autorités sanitaire les ont conduits dans un sanatorium , pourquoi papa leurs maison est habité et leur magasin ouvert avec d’autres gens , je sais pas mon fils , je sais pas, pourquoi papa tous ces hommes femmes enfants disparaissent dans ces camions ils vont ou , je sais pas mon fils , pourquoi papa la police allemande de la jeunesse fouille notre librairie et brûle certains ouvrage , ne dit rien mon fils ne dit rien va dans ta chambre et cache toi , pour tout le monde ce n’était rien ce n’était pas vrai , en 1942 en france vous avez vues arriver le port obligatoire de l’étoile jaune qui par les ordres des occupants allemand qui ont imposer a tous les juifs de porter un signe distinctif ( une étoile jaune ) , cela commence par un ruisseau qui devient rivière et finit en océan , c’est au début qu’il faut construire un barrage pour ériguer les affluents,en 1945 a la découverte des camps je n’ai pas oublié la dite phrase ….plus jamais ça…une Shoah n’a pas suffit je pense , auschwitz , buchenwald ét d’autres était point des camps de vacances sous une main de tendresse , moi je vous dit ce n’est plus une e déportation mais une importation …

    pardonnez moi pour mes paroles ce matin qui n’a rien a voir avec le sujet de la page , mais je suis outré, choqué, déçu, scandalisé, horrifié par ce qui arrive ….je sais qu’une seule pouce peut devenir un arbre un jour et la nous voyons deja les semences sortirs de terre …a plus …j’ai du travail …je ne suis pas juif ni religieux mais je porte la kippa depuis ce matin et je vais en ville de suite faire un achat moi j’aime les juifs moi ,j’aime leurs fêtes et autres choses , en plus les filles sont belles hi!hi! …GO!GO!

    • Bonjour Klaus, il n’ y a jamais détournement de page parce que le sujet du jour n’ est qu’ un prétexte, une proposition et chacun en fait ce qu’ il veut.
      Tes commentaires sont très intéressants,
      j’ aime bien lire le fruit de tes expériences et tes points de vue.
      Bonne journée.

  2. Bonjour lumineux, quelle jolie page que Dominique nous offre là, le coton, c’est coton, être élevé dans du coton, oui mais aussi filer un mauvais coton, voilà un terrain tout doux à exploiter mais ce matin je suis débordée, hélas. La danse, les ballerines, les tutus, les petits rats de l’Opéra, le Lac des Cygnes, Coppelia, Casse Noisette, Gisèle… il y en a trop et je n’ai que cinq minutes !
    Le coton évoque aussi une grande partie de l’histoire du monde, celle de l’esclavage, mais aussi les chants noirs américains.
    Le coton a ses noces, voici une poétesse que je ne connais pas Martine Anis-Aubin (2001)

    Noces de coton

    Par un joli samedi de mai,
    Voilà un an on se mariait,
    S’offrant alors tout notre amour
    Pour des années, des mois, des jours,
    Se promettant sincérité,
    Respect mutuel, fidélité.

    Par ce beau samedi de printemps,
    Nous avons dit oui pour longtemps
    Avec l’espoir que notre union
    Verrait des dizaines de moissons,
    Nos regards tournés vers demain,
    Pleins de projets comme les gamins.

    Une année déjà a passé
    Sans que l’on ait à regretter
    Ce pacte que nous avons fait
    En cette journée du mois de mai
    Car de notre tendre complicité
    Une jolie petite fille est née.

    Elle symbolise notre amour,
    Puisse-t-il rimer avec toujours,
    Alors pour nos noces de coton,
    Les premières de notre belle union,
    Voici ces vers que je dédie
    A toi, Stéphane, l’homme de ma vie. »

    Voilà qui est une très belle déclaration d’amour !

    A moi, le coton me rappelle un cauchemar étrange, celui de l’année des oreillons, j’avais une fièvre dite de cheval à faire exploser les thermomètres et j’étais ballotée, écrasée entre des balles de coton qui roulaient en m’emportant…je mets les voiles à tout à l’heure !

  3. Bonjour , les noceurs et noceuses , et quand on a triché avec 1 ou 2 ans , comment fait-on ?
    C´est qu´il a fallu que je teste le pays pour savoir , mais comme tout est miel et douceurs au début , on ne se rend pas compte des pièges á venir … il fait -5° today …
    Quelle grâce dans ces tableaux , merci Dominique , belle idée aussi que la danse …
    J´ai surveillé la sieste du petit Mathieu un jour , et un superbe livre de Degas m´attendait sur
    la table du salon . Il a aussi peint les chevaux avec toute leur fougue . J´ai surtout regardé les
    dessins et peintures , sans avoir eu le temps de lire les textes . La prochaine fois .
    -La danse de nuit-
    Ah, la danse !- La danse
    Qui fait battre le coeur,
    C’est la vie en cadence
    Enlacée au bonheur.

    Accourez, le temps vole,
    Saluez s’il-vous-plaît,
    L’orchestre a la parole
    Et le bal est complet.

    Sous la lune étoilée
    Quand brunissent les bois
    Chaque fête étoilée
    Jette lumières et voix.

    Les fleurs plus embaumées
    Rêvent qu’il fait soleil
    Et nous, plus animées
    Nous n’avons pas sommeil.

    Flammes et musique en tête
    Enfants ouvrez les yeux
    Et frappez à la fête
    Vos petits pieds joyeux.

    Ne renvoyez personne !
    Tout passant dansera
    Et bouquets ou couronne
    Tout danseur choisira.

    Sous la nuit et ses voiles
    Que nous illuminons
    Comme un cercle d’étoiles,
    Tournons en choeur, tournons.

    Ah, la danse ! La danse
    Qui fait battre le coeur,
    C’est la vie en cadence
    Enlacée au bonheur.
    de Marceline Desbordes-Valmore. ( 1786-1859 ) . On voit son portrait à Douai , au musée de
    La Chartreuse , celui peint par Martin Drolling .
    Allez , toutes ensemble , pas chassé …pointes … pas chassé …. pointes … entrechats , hop !
    On recommence … pointes … Dur travail …
    Le ballet vu le Jour de l´An à Vienne était très réussi ; le thème était les courses de chevaux . Les danseuses ne portaient pas de tutu , mais un costume long , avec un chapeau assez haut , j´aimais bien . Elles sont toutes parties en voiture décapotable , tandis que leurs cavaliers sabraient le champagne sur le perron , ah-ah !

  4. La sylphide est un génie des mythologies celte, germanique et gauloise; l’origine du mot varie selon les sources, ou gaulois pour Littré,ou rapprochée du latin silva, forêt, pour d’autres: mystère!
    Une des sylphides célèbres de la littérature est celle de Chateaubriand qui se construit un  » fantôme d’amour « , une sorte de Muse qui l’accompagne partout…Je vous donne ce passage des MOT où il nous parle avec une certaine autodérision de son état d’amoureux transi, mais surtout des paysages de Combourg:
    « Ce délire dura deux années entières, pendant lesquelles les facultés de mon âme arrivèrent au plus haut point d’exaltation. Je parlais peu, je ne parlai plus ; j’étudiais encore, je jetai là les livres ; mon goût pour là solitude redoubla. J’avais tous les symptômes d’une passion violente ; mes yeux se creusaient ; je maigrissais ; je ne dormais plus ; j’étais distrait, triste, ardent, farouche. Mes jours s’écoulaient d’une manière sauvage, bizarre, insensée, et pourtant pleins de délices.

    Au nord du château s’étendait une lande semée de pierres druidiques ; j’allais m’asseoir sur une de ces pierres au soleil couchant. La cime dorée des bois, la splendeur de la terre, l’étoile du soir scintillant à travers les nuages de rose, me ramenaient à mes songes : j’aurais voulu jouir de ce spectacle avec l’idéal objet de mes désirs. Je suivais en pensée l’astre du jour, je lui donnais ma beauté à conduire afin qu’il la présentât radieuse avec lui aux hommages de l’univers. Le vent du soir qui brisait les réseaux tendus par l’insecte sur la pointe des herbes, l’alouette de bruyère qui se posait sur un caillou, me rappelaient à la réalité : je reprenais le chemin du manoir, le coeur serré, le visage abattu.

    Les jours d’orage en été, je montais au haut de la grosse tour de l’ouest. Le roulement du tonnerre sous les combles du château, les torrents de pluie qui tombaient en grondant sur le toit pyramidal des tours, l’éclair qui sillonnait la nue et marquait d’une flamme électrique les girouettes d’airain, excitaient mon enthousiasme : comme Ismen sur les remparts de Jérusalem, j’appelais la foudre ; j’espérais qu’elle m’apporterait Armide.

    Le ciel était-il serein ? je traversais le grand Mail, autour duquel étaient des prairies divisées par des haies plantées de saules. J’avais établi un siège, comme un nid, dans un de ces saules : là isolé entre le ciel et la terre, je passais des heures avec les fauvettes ; ma nymphe était à mes côtés. J’associais également son image à la beauté de ces nuits de printemps toutes remplies de la fraîcheur de la rosée, des soupirs du rossignol et du murmure des brises.

    D’autres fois, je suivais un chemin abandonné, une onde ornée de ses plantes rivulaires ; j’écoutais les bruits qui sortent des lieux infréquentés ; je prêtais l’oreille à chaque arbre. Je croyais entendre la clarté de la lune chanter dans les bois : je voulais redire ces plaisirs et les paroles expiraient sur mes lèvres. Je ne sais comment je retrouvais encore ma déesse dans les accents d’une voix, dans les frémissements d’une harpe, dans les sons veloutés ou liquides d’un cor ou d’un harmonica. Il serait trop long de raconter les beaux voyages que je faisais avec ma fleur d’amour ; comment main en main nous visitions les ruines célèbres, Venise, Rome, Athènes Jérusalem, Memphis, Carthage ; comment nous franchissions les mers ; comment nous demandions le bonheur aux palmiers d’Otahiti, aux bosquets embaumés d’Amboine et de Tidor. Comment au sommet de l’Himalaya nous allions réveiller l’aurore ; comment nous descendions les fleuves saints dont les vagues épandues entourent les pagodes aux boules d’or ; comment nous dormions aux rives du Gange, tandis que le bengali, perché sur le mât d’une nacelle de bambou, chantait sa barcarolle indienne.

    La terre et le ciel ne m’étaient plus rien ; j’oubliais surtout le dernier : mais si je ne lui adressais plus mes voeux, il écoutait la voix de ma secrète misère : car je souffrais, et les souffrances prient. »

  5. Ce n´est pas en léger tutu de tulle que dansent les cambodgiennes , mais dans des costumes de soieries chatoyantes . Ce n´est pas du tout le style des sylphides du Bolchoï , mais c´est élégant aussi . Les mouvements de tête et ceux des mains sont surprenants .
    Je connais la danse des bambous et celle des noix de coco , mais je ne les trouve pas : ( https://www.youtube.com/watch?v=rGcDpvsQihM Cela parait simple , sans difficulté technique, mais pour que ce soit joli , il faut que ce soit très gracieux et bien exécuté .

  6. turlu ! tutu! turlututu ! chapeau pointu qu’il est beau le tutu de la petite maigrichonne ballerine qui fait un pas de danse enrouler autour d’un ballet , une si belle fille ainsi vêtue qui fait son show la poitrine nue autour d’une barre fait strip-tease pour donner le trip , regarder cette fille en bas de soie loin de chez soi , n’est ni un opéra mélodrame de patte de cygne et plume de canard …remarquer que cela soit dans le ballet ou un torride strip deux choses les unies l’ extension et tension , sauf pour le ballet diplomatique est plus souvent autour d’ne table que sur un parquet glissant …GO!GO!

  7. « La danse est une poésie muette. » cette phrase est de Simonide de Céos (poète lyrique grec, -556 – -467); pour l’anecdote, il remporte sur Eschyle la couronne pour une élégie composée en l’honneur des morts de Marathon. Il serait aussi le premier grand poète à avoir écrit des vers en vue de leur lecture plutôt que de leur récitation orale.
    On peut voir que Diderot s’est sans doute inspiré de Simonide: « Une danse est un poème ».
    (extrait d’un « Troisième entretien sur le fils naturel »)? Vous trouverez un nid à citations sur la danse ici: http://latelierdeladanse.free.fr/?p=109
    Avec tutu, voici ce « Billet » de Stéphane Mallarmé, dont je ne comprends pas la « grammaire »…
    Pas les rafales à propos
    De rien comme occuper la rue
    Sujette au noir vol de chapeaux ;
    Mais une danseuse apparue

    Tourbillon de mousseline ou
    Fureur éparses en écumes
    Que soulève par son genou
    Celle même dont nous vécûmes

    Pour tout, hormis lui, rebattu
    Spirituelle, ivre, immobile
    Foudroyer avec le tutu,
    Sans se faire autrement de bile

    Sinon rieur que puisse l’air
    De sa jupe éventer Whistler. »

    • Mareria , je n´ai pas compris non plus le Billet de Mallarmé : )
      C´est vrai que la danse ainsi que la musique sont universelles . Et c´est amusant de voir les diversités de styles , selon les pays et les époques . J´aime bien regarder les championnats de danse professionnelle ; cela manque un peu de naturel , mais ils/elles dansent bien . On peut les voir chaque année , à la TV suédoise . Le tango , le fox-trot et le boogie sont mes préférées.
      -DANSE-
      Entrez tous dans la danse,
      Jours tendres, jeunes mois,
      Enlacez en cadence
      Vos souffles à ma voix.

      Mars, entre ! Je t’attrape,
      Espiègle ! Vert cabri
      Qui de l’hiver t’échappes,
      Trop las d’être à l’abri.

      Entrez, Avril la folle
      Qui rit entre ses pleurs,
      Mai dont le coeur s’envole
      Dans le pollen des fleurs ;

      Entrez ! Sur le pelouse,
      Dansez, mois gais, mois purs…
      Mais le reste des douze
      Est trop vieux ou trop mûr…
      de Marie Noël ( ou Marie Rouget ) , 1883-1967 .
      Ce n´est pas encore le printemps , mais bientôt …

  8. Extrait de « La femme qui danse  » de Marie-Claude Pietragalla :
    « C’est un palais de conte de fées, un château magique, où tout est grâce, élégance, mystère.
    Chaque recoin raconte une histoire, chaque pièce cache un secret. Ses habitants sont des petites filles comme elle, elfes graciles au cou de cygne qui bruissent en se coulant le long des escaliers, font la révérence en croisant Madame, l’impressionnante gardienne au chignon impeccable, et reprennent leurs rires cristallins dès que cette dernière a le dos tourné.

    Des danseuses en tutu, qui se costument, se maquillent, font claquer leurs pointes au rythme d’un piano, tout là haut, dans le studio aux fenêtres rondes, s’aventurent dans les cintres ou se cachent dans un coin de rideau pour apercevoir, sur l’immense scène, une diaphane Giselle flotter au sortir de sa tombe ou une Juliette agonisante s’effondrer sur le corps d’un Roméo. »

    Pas de page sur la danse sans Rudolf Noureev; il y a beaucoup de vidéos ! voici encore un extrait du Lac où il danse avec Margot Fonteyn; https://www.youtube.com/watch?v=qG7JvpPGdEU

  9. Dans les années 1954, j’ai eu le bonheur de voir un spectacle de danse par la compagnie de
    George de Piedrablanca de Guana, marquis de Cuevas, mécène et directeur de ballet américain d’origine chilienne (Santiago du Chili 1885-Cannes 1961).
    Après avoir fondé une école de danse et une compagnie (le Ballet international) à New York en 1944, il se fixe à Monte-Carlo, où sa troupe et le Nouveau Ballet de Monte-Carlo fusionnent sous le nom de Grand Ballet de Monte-Carlo. La troupe prend le nom de Grand Ballet du marquis de Cuevas en 1951, puis en 1958 celui de International Ballet of the marquis de Cuevas. Le répertoire de la troupe comportait un fonds d’œuvres classiques ainsi que des créations dont les plus marquantes furent le Prisonnier du Caucase (1951), Annabel Lee (1951) et Idylle (1954) de George Skibine, Doña Inés de Castro (1952) d’Ana Ricarda, Piège de lumière (1952) de John Taras, une grandiose production de la Belle au bois dormant (1960). La troupe fut dissoute en 1962. Malgré de nombreuses et nombreux danseurs étoiles étrangers, les danseurs russes restent les plus prestigieux de toute l’histoire de la danse classique. Le tutu a aussi ses drames, Janine Charrat, danseuse étoile, est grièvement brûlée sur un plateau de télévision, son tutu s’enflamme alors qu’elle danse près d’une bougie, cette même année 1962, elle met toute son énergie à se rétablir et remonte sur les planches l’année suivante, en ce temps les tutus étaient longs et c’est pour cette raison qu’ils ont été raccourcis….Le tutu est composé de matières fluides et transparentes provenant majoritairement des pays de l’Orient : La gaze originaire de Gaza en Palestine : étoffe importée en France à la fin du Moyen-Age. La mousseline originaire de Mossoul en Irak : tissu qui garnit le dessus des volants des tutus, est apparue en France au XVIIIe siècle. L’organdi et l’organza originaires d’Ouzbékistan importés des Indes au XVIIIe
    siècle Le tulle, originaire d’Angleterre, est une sorte de dentelle fabriquée en France dans la ville du même nom Tulle. Combien d’heures de travail quotidien, une discipline de fer, un régime sans relâche pour friser cette perfection qui fait croire que la danseuse est une plume aérienne et qu’elle ne touche pas terre ?… qui se souvient de Mireille Nègre, celle qui danse pour Jésus, notre danseuse carmélite ? une vocation unique, un parcours extraordinaire, une forme éthérée céleste !

    Bon, mais qui a encore emprunté mes chaussons ?

  10. Bonjour Monique, je me rappelle bien Mireille Nègre, et l’écho qu’a eu son abandon de statut de danseuse étoile à l’Opéra pour devenir carmélite, à 28ans. A présent, « Elle est chorégraphe et directrice d’une académie de danse à Paris, représentante de l’association Danser pour la Paix. ».
    J »avais son 1er livre: « Je danserai pour toi, Desclée de Brouwer, 1984 »
    Dès qu’on cite un nom de danseur ou danseuse, d’autres, tout aussi prestigieux resurgissent!
    Ce voyage que vous nous faites faire avec les tissus est très intéressant.

  11. Je me souvenais vaguement de cette danseuse-religieuse , mais uniquement pour l´avoir vue
    dans un magazine , Paris-Match peut-être . Le reportage  » Visages  » est intéressant , on la voit rayonnante , parler de tout son parcours et de ses convictions . Je l´ai mis en attente et lirai la suite plus tard .
    C´est Maya Plisetskaya qui était extraordinaire aussi , avec ses mouvements de bras d´une souplesse inouïe , quand elle était Le Cygne . J´ai vu un petit inédit , à la TV , il y a longtemps , où elle dansait à contre-jour devant une fenêtre , mais impossible de le retrouver . Quand elle dansait encore à 61 ans , elle était magnifique de perfection .

  12. Darie, je viens d’aller voir des vidéos et la vie de Maïa Plissetskaïa: son père a été exécuté par le régime comme « ennemi » du peuple, sa mère a été déportée dans un camp de travail avec son jeune fils bébé; et elle-même a eu à subir les tracasseries antisémites, et autres….
    Incroyable:  » Maurice Béjart crée, pour elle, le ballet intitulé Ave Maïa qu’elle dansera, pour son 70 e anniversaire et ses débuts dans le corps de ballet de Maurice Béjart ».
    Elle est morte en mai dernier.

    • C´est terrible et attristant , Mareria , de penser que cette idéologie les ont privés ( les russes .
      et nous aussi ) de tant d´artistes de tous les Arts . Il a y avoir d´épouvantables frustrations ,
      et par milliers … Le nazisme aussi . Le film  » Le pianiste  » , qui est la vie de Wladyslav Szpillman est très impressionnant . Il se termine par son dernier concert , devant un public  » sidéré  » au sens propre . Pas un geste , pas un mouvement ; c´est bien d´avoir terminé le film ainsi .
      On mesure encore plus le désastre qu´était cette guerre . Le talent , la Vie contre le néant .
      En ce moment , on voit aussi cela !

  13. comme vous savez je suis un peu beaucoup rêveur avec des songes ravageurs qui écartent toutes mes aigreurs , je suis pas l’idiot du village je porte pas le chapeau de toto ni le cabot d’un dingo, juste parfois un peu bredin a la limite du crétin , alors je chante je change les mots qui finisssent en chanson et le mot fin ….as-tu vu la morue du légionnaire , as-tu mis le tutu de la légion , on nous appelle les fortes têtes , on a mauvaise réputation , nous aimons voir danser une morue en tutu les seins nus , nous sommes des parvenu revenu pour la vue , nous sommes des lascards des types pas ordinaires , ont dit de nous ce sont des légionnaires , ah! les femmes les femmes qu’elle soit en tutu en jupette en robe noir et corbeille ou simplement en ève nous avons toujours dans notre musette un brin de caresse , que cela soit contre les viets, contre l’ennemi partout ou le combat fait signe, nous avons sur nous une image d’un sourire , parfois celle d’une femme ou celle d’une mère , dédaignant toujours l’appel de la tombe nous oublions celle qui nous tend la main , les hommes jaloux de notre indépendance et les femmes jalouses de notre dépendance , parfois nous partons de bon matin sans voir le chagrin des visages fin , pour une belle une laide on s’en fout on lui chante notre plus belle chanson , on lui dessine la nuit du doigts au plafond qu’elle est comme une fée perchée sur la plus légère des branches , pour le légionnaire toute femme c’est de l’amour qui passe , une heure une nuit c’est l’unisson.qui cache au cœur les peines , comme a chanter la piaf …avec mes souvenirs jai allumé le feu.mes chagrins, mes désirs…..non, rien de rien non, je ne regrette rien.ni le bien qu’on m’a fait ni le mal,tout ça m’est bien égal….ce que les femmes ne savent pas c’est que le légionnaire a un coeur et qu’il aime aussi …d’un amour sincère …qui reste a vie comme la parole donnée c’est cela le vrai légionnaire , j’ai donnée deux fois ma parole une fois a 6 ans , j’ai dit je t’aime et tu seras ma femme un jour et je t’aimerais toujours , un jour j’ai donner ma parole a moins de 17 ans encore aujourd’hui j’honore ce jour , je suis toujours ce légionnaire , j’ai plus un amour mais je reste fidèle en ce jour et pour toujours …je pourrais vous dire un truc mais bon vous allez rire …mais la honte ne fait aps partit de ma musette comme la peur …quand je suis retourner en allemagne a berlin après 64 années , j’ai rien reconnus ni ma maison ni ma rue , rien de rien , j’ai juste ave cun plan et ma langue retrouver a 120 mètre de mon ancienne maison ou résider ma princesse de jeunesse , un matin je me suis assis sur un banc a une trentaine de mètre ou plus ou elle vivait , dans l’après midi je sis revenu sur ce banc j’ai fumer et fumer les yeux fermés , quand je me suis levé il y avait une femme agée qui me regardait moi l’inconnu elle me fixée des yeux et me quitter pas du regard , quand je suis partis pour toujours et sans retour …au loin je me suis retourner et la dame me suivait toujours …croyez pas ou oui , j’ai senti une flamme en moi chaude et j’ai vue que la dite dame avait la main sur sa poitrine ….une coïncidence ou rien peu importe moi je sais …..c’est ma parole d’homme qui a réchauffer la rue un certain jour et a fait renaitre un reste d’amour qui dure une vie …

    bon assez parler de moi , je suis plus fort a parler des femmes j’en, et fait le tour et les contours que sur les ballets et opéra j’ai jamais été un castra ..je taquine hi!hi!..GO!GO!

    • Klaus , les souvenirs sont restés intacts . Soit la dame vous a reconnu , soit vous lui rappeliez
      quelqu´un . Il ne faut pas se faire mal . Dominique a dit que la nostalgie n´est pas une bonne tendance . D´ailleurs il y a « -algie » dans le mot , qui signifie  » douleur  » .
      Si vous vous sentez bredin , vous savez où se trouve le débredinoire : )
      Heureusement , il n´y a que des bredins , et pas de bredines . Donc , les toiles d´araignée
      sont pour les hommes seulement , ha-ha ( taquinerie itou ) Bon appétit .

    • Klaus, tu avais parlé rapidement de ce moment en Allemagne, et je t’assure que cela m’a beaucoup impressionnée; je m’étais dit qu’il aurait fallu aller parler à cette femme, pour savoir: c’est une coïncidence si troublante. Mais, c’est la vie…

    • Papy, la vieille dame, en se touchant la poitrine, avait peut être les premiers signes de l’infarctus du myocarde ? on ne peut pas retrouver intact une maison, une femme, un environnement après 64 années d’exil et surtout 5 années d’une guerre qui fut terrible aussi pour le peuple allemand…. les souvenirs restent enfermés à jamais dans le cœur, ils sont comme des flashs de soleil, parfois ils aident à vivre mais rarement à revivre. Tu as bien choisi ta voie librement, et comme le disait Gabin, il ne faut pas trop se retourner si on veut avancer….évidemment, il y a un âge où l’on aimerait reculer, je crains l’EMI, si, si, le tunnel, la lumière, les fleurs, les fontaines jaillissantes, la voix des anges ou des castrats…. bon je fais demi tour, je retourne à mon obscurité où m’attendent mes pantoufles, mon livre, mon coussin préféré, et la robe de chambre, baptisée en lingerie « robe d’hôtesse », comme si on allait recevoir des étrangers en déshabillé…. voilà le froid qui arrive, tous au pilou rebaptisé « polaire », le genre de vêtement où tu te demandes où est passé l’ours qui va avec, justement le froid arrive ! bonne soirée

      • Monique , ambiance cocooning ? Demain , on nous annonce -15° … On verra si c´est vrai . Parfois , monsieur Météo exagère . Les loups vont sortir du bois …. Il y en a eu un qui est passé au bord du bois , à 30 mètres du jardin , il y a au moins 15 ans …. Ce sont des bucherons dans leur caravane , pendant le casse-croûte , qui l´ont vu . Le viking a été déçu , et moi , j´ai
        dit :  » Au secours , mes petits , personne ne sort plus !!!  » Sourire .

    • Mareria , cette chanson est sortie juste à mon arrivée en Suède , que j´écoutais sur un tout petit poste longues ondes . Il a succombé à une immersion dans le lac, quand fille 2 , à 2,5 ans , a voulu le faire flotter …. Elle est revenue en le jetant dans mon panier , dégoulinant , en faisant Pppfff , l´air de dire ,  » Il ne flotte même pas  » . Les parents , nous étions plongés dans des revues , et j´ai dit  » C´est bien fait pour nous . Il faut les surveiller …  » Je ne suis plus jamais revenue à la plage , avec un livre ou magazine ! C´était une vraie leçon .
      Plus de petit poste longues ondes , plus de lien avec la France , rien , pendant des années …
      sauf les vacances , bien sur . Les images de la vidéo sont belles . L´émission  » des Racines … »
      a montré toutes les villes le long du Rhin , de sa source à son embouchure , c´était une très belle émission .

      • Quel sens de l’expérience scientifique avait cette petite demoiselle! sa réaction est tellement drôle…
        Bonne nuit; ( je n’arrive pas à comprendre pourquoi les élèves ont été emmenés sur une piste fermée: quel drame absurde!)

      • Mareria , plus de 20 ans après , je la vois encore ! Nous n´étions pas fiers de nous …
        Ce petit poste avait été gagné par son papa , au marathon de Stockholm . Un de mes oncles , très doué en postes radios anciens , l´a fait fonctionner à nouveau , mais il ne captait pas plus
        loin que … Göteborg ! ou le fond du jardin , par rapport à sa capacité antérieure : ))
        Bonne soirée

    • Hello Darie, je viens de batailler sur le journal, j’ai le moral à zéro même s’il y a encore plus 2° ici ! je n’arrive pas à vous imaginer dans la neige avec – 15°, d’un autre côté cela a du bon, le froid tue les microbes. Le loup doit se nourrir, le pauvre, mais attention quand même, solitaire il n’est pas agressif en principe, il faudrait demander au chef s’il s’attaque à l’homme dans vos forêts… nous avons les nôtres aussi, dans le Nord, ce sont d’autres sortes de loups qui sont bien plus menaçants. Un très beau film avec la petite video, j’ai beaucoup aimé… et cela me rappelle les aventures de Jack London.
      Je suis constamment déconnectée, je n’y comprends rien, c’est fatigant !

      • Monique , mon premier hiver ici a été une galère … exotique . Il faisait -20° chaque matin , 7h, durant des semaines , et -15° à midi . Le chêne du jardin collectif n´avait retrouvé ses feuilles que mi-juin . Je me gavais de porridge pour me réchauffer . L´avoine chauffe le corps , et je
        l´avais ressenti moi-même , d´instinct . Vers Noël , il avait fait -32 ° , mais j´étais en France
        ( infarctus de mon père ) . Le viking a eu peur que je ne revienne pas … La copine de la Réunion m´avait dit , alors que les enfants se succédaient :  » Un enfant tous les ans ! C´est tout ce que tu as trouvé pour te réchauffer ?  » C´est une farceuse : )) On riait beaucoup là-bas .
        Bonne soirée , à tout les derniers debout .

  14. Bonsoir Mareria, aujourd’hui du monde à la bibliothèque, avec le froid les lecteurs lectrices se réveillent….. Patricias Kaas se fait rare, elle a perdu beaucoup de sa voix mais c’est le lot de toutes les chanteuses et chanteurs. Comme elle, mademoiselle chante le blues.
    L’accident de montagne est invraisemblable et c’est une grave erreur humaine, un manque de vigilance…. la piste était bien interdite. Tous les ans, il y a ceux qui bravent les conseils et qui ne reviendront pas, c’est tout de même très bête, en plus c’est de l’inconscience car on met aussi la vie des autres en danger. Bonne fin de soirée

  15. chaloute ….a toutes……excusez-moi j’ai un chat dans la gorge suite a un manque de rhum blanc…

    c’est pO coton de recevoir des gnons sur les arcades sourcilière sans sans sourciller pour prendre l’apparence sans délicatesse la tête a titus le roi lion en tutu rose fait de tulle de soie a rebord brodée de fleurs blanches que bérénice én couturère émérite sans prendre de coup de ballet en bonne réformatrice par ce sacrifice avant la pause et l’opéra-bouffe, le chef de scène le grand antonin le pieux , le grand oncle romain du petit lion titus aurelius fulvus boiionus antoninus originaire de nemausus ( nimes ) , et vi le paternel adoptif du marc aurèle et de hardy et lucius verus dit la vérrue pour un long duo comique sous l’emprise de rome , j’ai penser a écrire tout cela ce matin en fumant ma gitane sous trois gouttes d’eau , c’est fou comme une fine pluie habille de la tête aux pieds mon écrit , de coton a prendre des gnons en passant par titus le petit lion et finir par l’empereur et consuls de rome ….la cervelle se vide parfois du matin avant de prendre le travail …..je suis de peinture cuisson ce matin donc ….surveillance en alternance…..cela fait partie du domaine purement technique ( observation et pause casse croûte…..Bonne journée a toutes a plus en fin de journée ..GO!GO!

  16. Mauvaise manip des touches …. je recommence , et avec le sourire : ))
    Bonjour , sous un vrai froid de canard … -11° , mais on a les moufles et les bonnets .
    J´irais bien surveiller la cuisson des céramiques aussi , et ronronner près du four , en attendant que le Mickey -réveil sonne le second früchtück , n´est-ce pas , Klaus ?.. Taquinerie du jeudi .
    Tulle se situe en Corrèze , n´est-ce pas ?
    -Corrèze , ô mon pays ! –
    Le premier chant d’amour qui sortit de mes lèvres
    Fut chanté sous l’azur, mon pays, de ton ciel ;
    Pour témoins, il avait tes arbres solennels,
    Silencieux amis qui partageaient mes fièvres !

    Les projets exaltés, rayonnants d’allégresse,
    Qui s’envolaient, joyeux, de mon cœur de quinze ans,
    Prirent, ô mon pays, pour discrets confidents,
    Tes oiseaux et tes fleurs, miroirs de ma tendresse.

    C’est en vain, mon pays, que mon cœur s’interroge ;
    Il n’est nul souvenir où tu ne sois mêlé,
    Nul soupir, nul sanglot par mon cœur exhalé,
    Que n’ait discrètement scandé ta vieille horloge.

    Mes rêves sont des fleurs cueillies en tes prairies,
    Dans tes champs, tes jardins, les sentiers de tes bois.
    Je vous rends aujourd’hui moins que je ne vous dois,
    Féconds inspirateurs de toutes mes féeries !…

    J’ai vu s’épanouir tes lilas et tes roses,
    J’ai frémi, chaque année, aux souffles des printemps,
    J’ai clamé dans ton sein l’ardeur de mes vingt ans,
    J’ai vu de tes étés les lourds apothéoses,

    J’ai subi, tout pensif, l’âpre mélancolie
    De tes automnes d’or aux délicats couchants,
    Dans le triste déclin des arbres jaunissants,
    J’ai lu la vanité des terrestres folies,

    J’ai frissonné, parfois, au souffle de ta bise.
    Dans le recueillement glacé de tes hivers,
    Mon cœur triste et muet a souvent découvert
    Le néant des amours dont notre cœur se grise.

    Non, ne me dites pas que ce sont là chimères,
    Que les arbres, partout, ont la même couleur,
    Que le parfum des fleurs est aussi pur ailleurs ;
    Les fils aiment-ils donc quelqu’un plus que leur mère !

    Nulle part les oiseaux n’ont gazouillis si tendre
    Qu’en les bocages verts de mon petit pays !
    Nulle part un printemps si charmant ne sourit !
    Nulle part le ruisseau n’est si doux à entendre !…

    D’ailleurs, aux souvenirs se mêlent des visages ;
    Ils complètent pour moi l’amour de mon pays !
    Le pays, c’est pour moi le cœur de mes amis,
    Autant qu’un lumineux et tendre paysage !…

    Et je t’ai dédié mes fièvres insensées,
    Mes amours, mes frissons, mes espoirs, mes sanglots.
    Recueille, ô mon pays, ce tumultueux flot
    Qui jaillit de mon cœur plus que de ma pensée.

    Ton charme et ton émoi rendaient ma voix plus pure,
    Je me suis attendri dans le bleu de tes soirs,
    C’est toi qui m’insufflais la tendresse et l’espoir.
    Du rythme de mon cœur tu battis la mesure!

    Les chansons de mon cœur, au fond, ce sont les tiennes,
    Et je n’en suis vraiment que l’ardent traducteur ;
    Le frisson qui m’anime en est le seul auteur.
    Prends ce pauvre bouquet dont les fleurs t’appartiennent.

    Corrèze, ô mon pays, je t’offre ces poèmes,
    Projets, rêves, espoirs, qu’un jour tu me soufflas !
    Rythme ardent de mon cœur, qui te pare d’éclat,
    Comme le fol amant embellit ce qu’il aime !…
    de Henri Martin . Il y a de nombreux  » Henri Martin  » , celui-ci était notaire-poète à Allassac , en Corrèze , au début du XXième siècle . Bonne journée .

      • Oui…Dominique …. fait trrrès frrroid …. Et ce n´est pas le soleil ( il est là , resplendissant ! ) qui nous réchauffe . Mais quand même , c´est une présence sympathique : )
        En tous cas , c´est beau . Les suédois défient le froid , et je les entends d´ici tous en chœur :
         » Det är så schönt …  » Ils/elles ne râlent jamais devant la neige .
        Mentalité suédoise , et pas française : )))
        Vous avez vu comme j´ai détourné le mot  » tulle  » en  » Tulle  » ? hi-hi .

      • Bonjour , bonjour: le we s’annonce encore plus froid! Darie, ce détournement de tulle en Tulle est très malin, tant que nous sommes pas en « Hollande »…

      • Mareria , ho-ho…. si on nous entendait … Les internautes parlent de Hollandie . Donc , pas
        d´incident diplomatique en vue … Ce n´est pas le quart d´heure ( expression de ma mère ) .
        Il y a assez de sujets épineux en ce moment , et c´est peu dire …

  17. Bonjour gentes damoiselles et damoiseau, après une superbe nuit blanche en compagnie de Miss Trachéita, la belle de nuit qui n’aime que le miel et le thym, je suis fin prête avec la gdb pour affronter une réunion de village, les ténors devront bien se tenir car je vais leur postillonner au nez qu’ils n’ont pas toujours fins. Je suis d’une amabilité débordante, la bouche en cœur avec une humidité pas possible du côté de la fenêtre, bottes et capuchon s’imposent !
    L’amour du pays, c’est sacré, comme devrait l’être celui de la patrie, un petit poème d’une poétesse qu’on aime bien :

    L’odeur de mon pays….Lucie delarue-mardrus

    L’odeur de mon pays était dans une pomme.
    Je l’ai mordue avec les yeux fermés du somme,
    Pour me croire debout dans un herbage vert.
    L’herbe haute sentait le soleil et la mer,
    L’ombre des peupliers y allongeait des raies,
    Et j’entendais le bruit des oiseaux ,plein les haies,
    Se mêler au retour des vagues de midi.
    Je venais de hocher le pommier arrondi,
    Et je m’inquiétais d’avoir laissée ouverte,
    derrière moi, la porte au toit de chaume mou…

    Combien de fois, aussi, l’automne rousse et verte
    me vit-elle, au milieu du soleil et debout,
    Manger, les yeux fermés, la pomme rebondie
    de tes prés, copieuse et forte Normandie!
    Ah! je ne guérirai jamais de mon pays!
    N’est-il pas la douceur des feuillages cueillis
    Dans la fraicheur, la paix et toute l’innocence!

    Et qui donc a jamais guéri de son enfance?

    Tiré de Ferveur par Lucie Delarue-Mardrus
    1880-1945 originaire de Normandie

    … Et notre Anna de Noailles

    Le pays

    Ma France, quand on a nourri son coeur latin
    Du lait de votre Gaule,
    Quand on a pris sa vie en vous, comme le thym,
    La fougère et le saule,

    Quand on a bien aimé vos forêts et vos eaux,
    L’odeur de vos feuillages,
    La couleur de vos jours, le chant de vos oiseaux,
    Dès l’aube de son âge,

    Quand amoureux du goût de vos bonnes saisons
    Chaudes comme la laine,
    On a fixé son âme et bâti sa maison
    Au bord de votre Seine,

    Quand on n’a jamais vu se lever le soleil
    Ni la lune renaître
    Ailleurs que sur vos champs, que sur vos blés vermeils,
    Vos chênes et vos hêtres,

    Quand jaloux de goûter le vin de vos pressoirs ;
    Vos fruits et vos châtaignes,
    On a bien médité dans la paix de vos soirs
    Les livres de Montaigne,

    Quand pendant vos étés luisants, où les lézards
    Sont verts comme des fèves,
    On a senti fleurir les chansons de Ronsard
    Au jardin de son rêve,

    Quand on a respiré les automnes sereins
    Où coulent vos résines,
    Quand on a senti vivre et pleurer dans son sein
    Le coeur de Jean Racine,

    Quand votre nom, miroir de toute vérité,
    Émeut comme un visage,
    Alors on a conclu avec votre beauté
    Un si fort mariage

    Que l’on ne sait plus bien, quand l’azur de votre oeil
    Sur le monde flamboie,
    Si c’est dans sa tendresse ou bien dans son orgueil
    Qu’on a le plus de joie… »

    Lire de tels poèmes met du baume au cœur pour toute la journée, comme on dit « un peu de douceur dans ce monde sanguinaire »….

    Le tutu doit se taire, les chaussons peuvent parler aurait dit Hugo à trois ans, mes chaussons à moi me disent combien je serais à l’aise si je pouvais y les glisser mes pieds toute la sainte journée au lieu d’affronter les raisons de la colère !

    A plus tard, ce n’est qu’un au revoir provisoire, foi de concierge je serai là en fin d’après midi et quand j’arriverai vous me reconnaîtrez, je ferai tututututut !

    • Soignez-vous bien , Monique , il ne faut pas que cela descende sur les bronches , cela fait encore plus mal . Mâcher de la propolis est assez laborieux ( c´est coriace ) , mais c´est
      efficace . C´est un ATB naturel . A la fin , cela se désagrège désagréablement dans la bouche , alors on avale le tout rapidement avec de l´eau . C´est un peu cher , mais c´est un bon remède.

      • Darie, mais où sont nos poètes d’antan dont les vers nous enchantaient, il n’y a plus de poètes avec pignon sur rue, si j’ose dire, rien que des textes plus ou moins psychanalytiques proches de la thérapie de groupe !!!! l’autre jour avec le chef, on disséquait les paroles des nouvelles chansons à la mode, incroyable, c’est à pleurer, il n’y a plus de texte !
        Merci pour le remède, je vais essayer, c’est usant mais voilà le soleil et comme nous avons aujourd’hui trois minutes de soleil en plus, il faut se réjouir. Merci Darie.

  18. Comme disait miss Kaas dans la chanson sus-citée, « Je plane sur des musiques d’Apollinaire « ..

    Marie
    « Vous y dansiez petite fille
    Y danserez-vous mère-grand
    C’est la maclotte qui sautille
    Toute les cloches sonneront
    Quand donc reviendrez-vous Marie

    Les masques sont silencieux
    Et la musique est si lointaine
    Qu’elle semble venir des cieux
    Oui je veux vous aimer mais vous aimer à peine
    Et mon mal est délicieux

    Les brebis s’en vont dans la neige
    Flocons de laine et ceux d’argent
    Des soldats passent et que n’ai-je
    Un cœur à moi ce cœur changeant
    Changeant et puis encor que sais-je

    Sais-je où s’en iront tes cheveux
    Crépus comme mer qui moutonne
    Sais-je où s’en iront tes cheveux
    Et tes mains feuilles de l’automne
    Que jonchent aussi nos aveux

    Je passais au bord de la Seine
    Un livre ancien sous le bras
    Le fleuve est pareil à ma peine
    Il s’écoule et ne tarit pas
    Quand donc finira la semaine »
    Guillaume Apollinaire, Alcools

    • Bonjour Mareria, joli poème, Apollinaire est un de nos grands poètes, il a inspiré autant qu’Aragon pour Jean Ferrat. Je me souviens encore de Serge Reggiani récitant « Sous le pont Mirabeau », un des plus beaux poèmes d’Apollinaire et bien au delà….c’est vrai « et que l’espérance est violente… » tirée un peu du contexte !!!! juste pour la musique…..

      Sous le pont Mirabeau coule la Seine
      Et nos amours
      Faut-il qu’il m’en souvienne
      La joie venait toujours après la peine

      Vienne la nuit sonne l’heure
      Les jours s’en vont je demeure

      Les mains dans les mains restons face à face
      Tandis que sous
      Le pont de nos bras passe
      Des éternels regards l’onde si lasse

      Vienne la nuit sonne l’heure
      Les jours s’en vont je demeure

      L’amour s’en va comme cette eau courante
      L’amour s’en va
      Comme la vie est lente
      Et comme l’Espérance est violente

      Vienne la nuit sonne l’heure
      Les jours s’en vont je demeure

      Passent les jours et passent les semaines
      Ni temps passé
      Ni les amours reviennent
      Sous le pont Mirabeau coule la Seine

      Vienne la nuit sonne l’heure
      Les jours s’en vont je demeure

      (Guillaume Apollinaire)

      • Bonjour Monique et Miss Trachéita! Je me rappelle Reggiani chantant et disant ce Pont Mirabeau.. Et je me souviens aussi avoir un comme sujet de dissert de philo en HKH;: » Les jours s’en vont je demeure ».
        Suivez bien les conseils de Darie, ou vous aurez droit au grog des familles!

  19. A propos d´eau glacée , le viking , c´est un vrai viking … il vient d´aller à pied , le long du Göta Kanal , guetter son copain pêcheur , Martin , ( farce : un martin-pêcheur : )) qui cherche son poisson quotidien … Courageuses petites bêtes , et on ne peut rien pour elles . Pas la peine de leur jeter du pain , ou un poisson du marchand . Il leur en faut un , bien vivant , sinon rien !

  20. Bonjour Darie, le martin pêcheur un oiseau magnifique, une beauté et c’est pourquoi je me dis que devant une telle perfection de la création il y a forcément un maître d’œuvre ! le viking est un vrai gaillard solide, pas une poule mouillée des pays tempérés, cela doit être passionnant d’observer les oiseaux dans leur milieu naturel et surtout à l’heure de l’oiseau, pas à l’heure du touriste !!! il est difficile d’aider ces oiseaux sauvages, rien à voir avec nos tourterelles des (faux) bourgs qui mangent les graines que des mains charitables ont jeté à la volée. Ainsi je veille sur les oiseaux de la campagne, même la corneille est devenue une grosse fainéante, elle mange la pâtée du poulailler.

  21. Qui dit danse, dit Muse de la danse, j’ai nommé, pour les Grecs, Terpsichore; Τερψιχόρα / Terpsichóra, de τέρπεω / térpeô, « apprécier » et χoρός /khorós, « la danse ». Belle jeune fille, couronnée de guirlandes, et tenant une lyre au son de laquelle elle dirige en cadence tous ses pas..Khorós est devenu choeur, et d’autres mots sont fabriqués à partir de cette base: chorégie, chorégraphie, etc
    Les Muses (grec Μοῦσαι, Moûsai) sont les neuf filles de Zeus et de Mnémosyne. . Mnémosyne dérivant du grec μνήμη, mnèmè, la mémoire ( cf mnémotechnique), cela ferait des Muses, les Filles de la Mémoire.
    La racine grecque « μουσ- » se retrouve dans des mots tels que μουσική, mousikè, musique, et devenu musique ( ce mot n’a pas beaucoup changé au fil de tous ces siècles…Ne pas oublier μουσεῖον, mouseiôn, musée, et devenu « musée »..
    La tradition leur attribuait deux résidences : une sur le mont Parnasse ( qui domine Delphes), l’autre sur l’Hélicon. Leur maître est Apollon.
    « C’est Platon (dans Ion) vers 401 av. J.-C., puis les néo-platoniciens, qui font des neuf Muses les médiatrices entre le dieu et le poète ou tout créateur intellectuel, d’après la conception de l’art selon laquelle le poète est possédé, transi par le dieu. »
    Sur la page wk  » Muses », on voit un bas-relief attribué à l’atelier de Praxitèle, ive siècle av. J.-C. qui représente trois muses ravissantes.

    • J´ai honte devant vous , Mareria …. je n´avais jamais fait le rapport entre muse , musique et musée … Pourtant ! … faut être aveugle pour ne pas le voir ! sourire .
      J´ai toujours pris les trois mots dans leur jus , comme on dit , sans chercher la racine initiale .
      Je bats ma coulpe énergiquement .

  22. Point ne faut battre votre coulpe ( sauf pour vous réchauffer); vos professeurs auraient pu le signaler.. Et, vous savez, j’en découvre tous les jours, avec cette même colère contre moi!

  23. C´est dangereux d´arpenter les rues recouvertes de plaques de glace . La Ville déverse du fin gravier sur les chaussées et les trottoirs ( posts cyclables aussi ) , mais les rues en pente sont traitres . Toujours les aborder de face , toujours regarder où on pose le pied , et ne jamais se précipiter … Et si on tombe , ne pas essayer de se rattraper , c´est inutile : )
    Mieux vaut se laisser choir à plat sur le dos . On a le réflexe de poser les poignets . Et c´est pour cela que le fractures sont fréquentes . Mais il faut penser vite !
    Les chutes des danseuses sont moins cocasses , elles ont de la grâce même quand elles tombent .
    -LA DANSEUSE-
    Par un jour, la cour du prince convia une danseuse
    Accompagnée de ses musiciens.
    Elle fut présentée à la cour,
    Puis elle dansa devant le prince
    Aux sons du luth, de la flûte et de la cithare.
    Elle dansa la danse des étoiles et celle de l’univers ;
    Puis elle dansa la danse des fleurs virevoltant dans le vent.
    Et le prince d’être subjugué.
    Il la pria de s’approcher.
    Elle se dirigea alors vers le trône
    Et s’inclina devant lui.
    Et le prince de demander :
    « Belle femme, fille de la Grâce et de la joie, d’où vient ton art ?
    Comment peux-tu maîtriser la terre et l’air dans tes pas,
    L’eau et le feu dans ta cadence ? »
    La danseuse s’inclina de nouveau devant le prince et dit :
    « Votre Altesse, je ne saurais vous répondre,
    mais je sais que :
    L’âme du philosophe veille dans sa tête.
    L’âme du poète vole dans son cœur.
    L’âme du chanteur vibre dans sa gorge.
    Mais l’âme de la danseuse vit dans son corps tout entier. »
    de Khalil Gibran ( 1883-1931 ) . C´est un joli texte , et la conclusion , très juste . C´est ce
    que dit Mireille Nègre , dans l´interview ( Visages ) qu´on peut suivre , après Le Danube bleu , donné hier par Monique à 15h07 .

  24. Oui, c’est un beau poème, Darie.
    Pour marcher sur la glace, « ne partez pas sans vos Crampons anti verglas LULU « , efficaces; ceux de maintenant tiennent mieux aux pieds ( j’ai connu les 2 générations.)

  25. en fin d’apres midi je me sent léger comme une plume sous une forme composé de plomb a jouer a l’odonatoptère sous l’atmosphère de notre terre , mon ombre s etransforme en libéllule en ange mes ailes bruissent l’air , ce n’est pas coton de tenir bon sous ce léger vent poussant venant des montagnes , mes songes mes pensées sont a la dérives c’est la crise me voila avec l’âme du français qui s’émerveille de la veille au soir , je n’ai pas encor pris l’esprit d’un chatouilleur de ventrale de moineau a marcher le long de l’eau pour carresser l’épine dorsale d’un hareng pour détacher l’arête centrale , j’ai non plus les pieds dans les glaïeuls pour cause que je ne dort point mais n’en demeure aps loin de citer le dormeur du val , je me vis point étendu dans l’herbe sous la nue a coté d’une morue vue que je suis debout et tout vêtu d’un tutu fuchsia et d’un chapeau pointu, pas de haut comme une ballerine plate comme une sardine a faire mes pointes sur mes orteilles musclés , sur le bout de spieds car sur la poitrine ce n’est plus des pointes mais des pompes, écouter écouter bien le couplet qui tombe comme un couperet du camélidé domestique d’amérique du sud qui résonne en provence qui coupe mes écrits comme fin ….ballerine, en sourdine tu n’auras dansé ta vie qu’un seul été , taille fine, en bottines , entraînée par ton cavalier…..je sais je sais je fais toujours des écarts a la page mais vous savez parfois en fin de journée c’est dur de faire de grands écarts…..a demain toutes et a moi aussi bise l’ancien bonne nuit klaus fait de beaux rêves , merci l’ami toi aussi …GO!GO!

    • Les odonatoptéres sont des libellules ? Première nouvelle ! Je ne savais pas .
      Klaus , vous parlez de libellules , de ballerines , de harengs , de morue , de Rimbaud , tout cela pêle-mêle dans le même commentaire . C´est une prouesse littéraire : ))
      Et vous vous parlez dans le miroir ? Ça , c´est original . Attention que les voisins de chambrée ne vous surprennent pas … hi-hi …  » A qui tu causes , l´Ancien ?  » , ils vont dire …
      Bonsoir à tous les deux , Klaus et à son double dans le miroir …

  26. Après la neige fondue, voici une tempête de vent et de pluie, et je lis que la gastro entérite fait son entrée, ma région est dans le rouge…. patatras, encore des menaces en vue sur la Picardie !
    J’ai rencontré les inconditionnels de la crèche dont les enfants, d’autres résolument contre, vieux révolutionnaires en retraite à l’écharpe rouge, mais nous nous en sortirons avec les crêpes de la Chandeleur, généralement, avec une pâte spéciale rhum à volonté, ils verront l’avenir sous un meilleur angle et peut être la crèche à l’envers. Donc notre crèche, l’info n’a pas suivie, mi visible, mi planquée, avec des santons genre paysans du 19e, rappelant plus un Millet qu’une Nativité, perdue dans des bottes de foin, reste en place jusqu’au 4 février, le tout portes grandes ouvertes si la personne qui coince les clés dans son giron veut bien nous ouvrir les portes. Nous essuierons nos pieds avant d’entrer, nous avons promis.
    Nous avons de grandes réalisations en vue mais pas en cours, nous manquons de tout, de subventions surtout, le gouvernement a descendu la comète qui leur tirait des plans.
    Tout baigne surtout au sens propre !

    • Courage Monique , et n´allez pas embrasser à tout va , les derniers qui veulent vous souhaiter encore une bonne année . C´est l´échange de virus assuré …
      Chez nous , le brise-glace passe et repasse dans le Göta Kanal . Nous aussi avons des épées de Damoclès sur nos têtes … On nous a annoncé -20° samedi . C´est ce qu´on va voir !…
      Euh…. on na le voir vraiment , malheureusement .
      Si on pouvait voir aussi une aurore boréale , cela me consolerait …
      Si cela arrive , je réveille tout le monde : ))

      • Hello Darie, une agricultrice nous a annoncé -8° pour jeudi prochain en rase campagne, on va faire la courses toutes les deux avec nos pronostics… avec – 20°, vous êtes parée pour les sourcils blancs et cils assortis, vous serez déguisée en zibeline ou en hermine, quels animaux magnifiques…..il paraît que dans certains camps de vacances de Sibérie il peut y avoir – 45°, voilà pourquoi personne n’arrivera jamais à conquérir la Russie, c’est son hiver qui est imprenable…. en cas d’aurore boréale, pensez à nous qui sait une petite photo par le biais de notre Chamoniarde !
        Oui, à partir de demain, je n’embrasse plus personne , mais il y a la monnaie, les comptoirs des magasins, les fruits touchés, les fromages tâtés avec les pouces, les poignées des caddies infectées, chez le pharmacien, c’est déjà l’ordonnance qui est malade ! la prudence s’impose, cagoule et gants ou alors la solution d’une personne qui a décidé de faire semblant qu’elle ne vous a pas vue pour éviter le contact, je finis par en rire ! courage Darie !

      • Monique , on vient de donner les consignes de prudence à la TV . C´est surtout pour les petits enfants , et les personnes âgées . Mais tout le monde doit être vigilant . J´ai tout appris la première année . Les doubles semelles intérieures sont indispensables , et en France , on n´y pense pas . Vivement le printemps , à force de l´appeler … J´ai toujours mon  » sac d´hiver  » en voiture , de quoi affronter le froid si on est en panne . Le viking et son frère , jeunes , ont dû une nuit , abandonner leur auto , pour cause de tempête de neige . Il faut pouvoir faire quelques
        kms pour atteindre une maison … Je regarde un reportage sur les côtes méditerranéennes …
        De quoi patienter . Des fleurs partout , un ciel bleu , et des femmes en noir qui rient : ))

  27. C’est très seyant, sûrement, un tutu fuchsia.; il faut l’assortir aux chaussons! Bonne soirée, Klaus.
    Je sais que je vais être un peu longue, mais voici une tradition de danse ( très éloignée des sylphides etc), qui est développée dans une village des Pouilles: « Melpignano, petit village de 2 200 habitants, forme avec huit autres communes une enclave hellénophone appelée Grecìa Salentina, située à une quinzaine de kilomètres au sud de Lecce. (..)La population locale parle encore un dialecte grec, connu sous le nom de “griko” ou encore “grecanico”, vestiges de la Grande Grèce de l’Antiquité et de la domination byzantine.(…)Chaque été depuis 1998 accueille la Notte della Taranta [la Nuit de la Tarente], un mégaconcert gratuit qui vient clore près d’un mois de festival itinérant dédié à la musi­que populaire des Pouilles et organisé dans les neuf communes de la Grecìa Salentina. (..)Conformément à la volonté d’ouverture des promoteurs, les musiciens et chanteurs participant au concert sont dirigés par un chef d’orchestre issu d’un genre musical radicalement différent. Ainsi, en 2003, c’est sous la baguette de Stewart Copeland, le batteur de Police, que s’est déroulée la Nuit de la Tarente ou, en 2000, sous celle du jazzman Joe Zawinul, fondateur du groupe Weather Report.
    Le chef d’orchestre invité dispose d’un mois pour s’approprier le répertoire traditionnel du Salento et le réinterpréter selon son propre code musical lors du grand concert final. Mais d’autres groupes, comme Buena Vista Social Club, ou d’autres artistes italiens, comme Franco Battiato, Gianna Nannini et Lucio Dalla, sont également invités à participer sur scène aux côtés des chanteurs et des musiciens traditionnels de la région.(…)
    ‘C’est là que notre musique traditionnelle reprend son sens premier et nous apporte un re­mède contre les angoisses véhiculées par le monde moderne et la mondialisation”, observe encore Sergio Blasi. Car la pizzica, dérivée de la tarentelle, une danse et une mu­sique populaires pratiquées dans tout le Sud de l’Italie, est née, en effet, pour guérir. Elle est directement liée au tarentisme, un rituel de guérison mêlant danse, musique, transe, possession et dévotion chrétienne, dont l’existence est documentée dès le XIVe siècle. Mais celui-ci aurait des origines bien plus anciennes puisque certains n’hésitent pas à le rapprocher des rites dionysiaques de l’Antiquité.
    Ce rituel était censé guérir les personnes, des femmes pour la plupart, qui avaient été piquées par la tarentule ou lycosa tarantula, une araignée très répandue dans la région. Les victimes – les tarantate – étaient alors frappées d’hystérie, secouées de convulsions ou, au contraire, plongées dans une profonde léthargie. Pour se libérer de l’emprise de l’araignée qui vivait en elle, la tarantata n’avait d’autre choix que de danser jusqu’à épuisement sur le rythme effréné de la pizzica exécutée par des chanteurs à la voix nasillarde et haut perchée et des joueurs de tambourins, de violons et d’accordéons diatoniques.(..) »
    Ce sont des extraits d’u article très intéressant sur le site: http://www.lemonde.fr/voyage/article/2010/08/18/italie-dans-les-pouilles-le-village-ou-la-danse-fait-des-miracles_1398822_3546.html#2UXkdoFFDYjjzsZq.99
    Donc,tarentelle, tarenrule, tarente: même origine

    • mareria….bé! moi j’aurais pas dansé mais cuisiné la tarentule avec un filet de citron et ‘ail , un souvenir du cambodge qui sait ….a demain

    • Mareria, là je connais, j’étais jeune alors mais je me souviens avoir dansé sur cet air là, j’ai eu la chance de faire plus de dix années de danse classique mais nous avions un « palmarès » étendu à l’Italie et aux danses russes (évidemment) pour les fêtes de fin d’année ou les kermesses, les petits rats étaient mis à contribution pour le spectacle. Je me souviens d’un Clair de lune de Werther où nous, les petits rats, portions des ailes d’ange et voilà que je les perds en route, j’ai dû continuer comme si de rien était alors que les autres enfants riaient en criant « elle a perdu ses ailes, elle a perdu ses ailes ».. c’était pourtant des gestes déliés et très lents, une chorégraphie d’équilibriste ! quels souvenirs hilarants !

    • Superbe Mareria, quel rythme endiablé, c’est vif, gai, quelle grâce ces danseuses mais cela me parait aussi éreintant que les danses irlandaises…. ou les derviches tourneurs, dans un autre style ! nous avons aussi une tarentelle à la française, infiniment plus pépère et façon loubard, ce n’était pas la peine d’enfiler un tutu pour cela, manque le saucisson et le gros rouge mais merci à Yves Duteil qui est un grand poète… musique :

      • Bonsoir les amies, comment allez-vous ?
        Savez-vous que l’ un des tous premiers articles de ce blog, avant qu’ il ne devienne notre club, est consacré à la tarentelle-tarentule !
        Mais ce n’ est pas fouillé comme vos intéressants commentaires.

      • Je m´en souviens , Dominique , c´est assez ancien . Maintenant que j´ai bien lu le lien donné par Mareria , je vais mieux fixer cela dans ma mémoire .
        Mareria , la pizzica salentina donne un peu le tournis … On est KO , on va au lit , et alors repos forcé , qui aide à la guérison . C´est cela ? Rire .
        Quant à la petite tarente , elle soigne par hypnose : )) Elles ont des pattes á bouts ronds ,
        j´ai vu cela cette semaine sur les animaux à Madagascar , on dirait de vrais doigts !
        Bonne soirée tutti . Le froid sibérien s´est abattu sur le jardin …

  28. Darie, j’espère que le chef ne fera pas de gastro car il fait un malaise vagal presque à chaque fois et j’en suis pour de la peur, c’est assez spectaculaire mais ce n’est pas grave sauf si on chute, et c’est la chute qui est parfois mortelle. Il faut penser à ne pas se lever mais au contraire se coucher, pas évident car on éprouve le besoin de se rafraîchir au robinet.
    Le printemps, c’est dans deux mois c’est presque demain, on patiente.

  29. Hello l’amie Dominique, je me souviens de cette tarentule mais nous avons su varier :))) nous sommes en pleine répétition avec Mareria qui nous invite dans des danses italiennes à couper le souffle mais nous gardons ainsi la forme olympique… nous trompons la grisaille en chantant et en dansant, tout cela est bien entraînant. Du tutu à la tarentelle, il parait que c’est à Melpignano dans les Pouilles que l’on fait des miracles avec la tarentelle avec mandoline, tambourins et autres instruments de percussion. Bonne fin de soirée.

  30. Les amis, je sors d’un livre qui m’a épuisée et je ne parviens pas à entrer dans un autre, je vais donc tenter une seconde fois car il parait que la persévérance est la condition de toute réussite… oui d’accord, je l’ai inventé mais puisque j’y crois. Bises et bonne fin de soirée avec un extrait d’Alfred de Musset, un hommage superbe à La Malibran en 27 stances :
    ………………
    « N’était-ce pas hier, fille joyeuse et folle,
    Que ta verve railleuse animait Corilla,
    Et que tu nous lançais avec la Rosina
    La roulade amoureuse et l’oeillade espagnole ?
    Ces pleurs sur tes bras nus, quand tu chantais le Saule,
    N’était-ce pas hier, pâle Desdemona ?

    X

    N’était-ce pas hier qu’à la fleur de ton âge
    Tu traversais l’Europe, une lyre à la main ;
    Dans la mer, en riant, te jetant à la nage,
    Chantant la tarentelle au ciel napolitain,
    Coeur d’ange et de lion, libre oiseau de passage,
    Espiègle enfant ce soir, sainte artiste demain ?

    XI

    N’était-ce pas hier qu’enivrée et bénie
    Tu traînais à ton char un peuple transporté,
    Et que Londre et Madrid, la France et l’Italie,
    Apportaient à tes pieds cet or tant convoité,
    Cet or deux fois sacré qui payait ton génie,
    Et qu’à tes pieds souvent laissa ta charité ?….. »

    • Je vous imagine, Monique, d’ entrechat en entrechat, évoluant gracieusement de livre en livre comme on s’ élance de pierre en pierre pour franchir le gué mais la rive
      s’ éloigne parceque le savoir est à l’ infini.

      • RIRE Dominique, ils sont loin les entrechats, j’évite aujourd’hui les entre croches du pied et aujourd’hui mes doigts volent beaucoup mieux sur les feuilles des livres que mes pieds sur le tapis !! il y a un temps pour tout, ce que c’est beau ce livre de l’Ecclésiaste. Bise et bonne soirée.

      • Dominique, tout à l’heure un vague souvenir de coms sur tarentule/elle m’a traversé l’esprit tandis que je regardais la nouvelle version de la Grande liberté; invités tous intéressants ( dont Mathieu Ricard); Busnel m’a un tantinet énervée en parlant de « censure » à propos du roman «Gader Haya»…c’était une phrase glissée dans le rubrique « actualités »; le reste était riche.
        Monique, j’ai toujours remarqué qu’avoir fait de la danse classique assez longtemps donnait un port de reine …
        Bonne nuit au chaud et bises.

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