Glisse, roule, freine…

…quel est le mot du jour !?

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120 réflexions sur “Glisse, roule, freine…

  1. Bonjour mesdames ..

    en ce jour je vais faire cour, non par cause d’un trop plein de travail qui s’étend sur mes tâches journalières , je prend le long bus de l’armée qui va arriver de nimes pour me rendre chez les aigles de la légion étrangère a saint-chrisol en vaucluse a la caserne Marechal Koenig au 2e REG , vous avez surement écouter les actualités comme moi sauf que nous l’avons appris de suite par radio , je connais frot bien ce régiment ils viennent souvent chez nous leur caserne par le grand ruban est a nos portes , notre solodarité s’impose ( les anciens sont toujours attendus dans ces tristes occasions , ces légionnaires sont de l’unité d’assaut de la 27e brigade d’infanterie de montagne, non des novices de la montagne avec un sau et une pelle a neige ….voila pour ma journée ..

    au domaine pas de glisse , tout roule raoul comme toujours , chez nous aucun frein notre destin baigne avec le mot fin , nous avons pas de luge par manque de neige ni de grande route c’est la campagne montagneuse du sud , chez nous c’est plus arrête ton char ben-hur , car nous avons toujiurs la langue bien pendue sans jamais tomber des nues , nous amons être au pied du mur et dire tu est légionnaire alors démerde toi ( qui veut dire pour un légionnaire (que nous ne devons compter que sur nous même pour nous en sortir) ..

    voici pour vous et pour mes camarades le chnat du 2 REG ..

    Rien n’empêche
    de la boue des rizières aux plateaux du tonkin
    honneur, fidélité pour unique refrain
    le feu, l’eau et la terre comme seul univers
    il s’avance et combat, le sapeur légionnaire,
    brisant tous les assauts quand la mitraille explose
    sur cette terre d’Indo où tant d’anciens reposent.
    dans le froid, la tourmente, a la mort a la vie
    rien n’empêche le deuxième étranger de génie.
    aujourd’hui la mémoire sonne le rappel.
    nous, légionnaires du 2 répondons a l’appel.
    ouvrir, tracer la route c’est pour le régiment
    passer coûte que coûte, voilà notre serment
    foi, vaillance et courage comme seul héritage
    nul obstacle et nul homme pour nous faire barrage.
    sur les cimes de l’alpe quand le combat résonne
    du fracas de la foudre et que l’orage tonne
    en avant képis blancs, a nous les grands espaces.
    en tout lieu en tout temps, il nous faut faire face.
    relever les défis, voilà notre ambition.
    ne jamais faire défaut, c’est notre tradition…

    chant des légionnaires de montagne ( rien n’empêche)..GO!GO!

    • Papy, voilà un poème bien connu, en hommage à tes copains légionnaires qui sont morts en service commandé ;

      Mes compagnons, c’est moi, mes bonnes gens de guerre,

      C’est votre chef d’hier qui vient parler ici

      De ce qu’on ne sait pas ou que l’on ne sait guère;

      Mais morts, je vous salue, et je vous dis : Merci.

      Il serait temps qu’en France on se prit de vergogne

      A connaître aussi mal la vieille Légion,

      De qui, pour l’avoir vue à sa dure besogne,

      J’ai le très grand amour et la religion.

      Or, écoutez ceci : « Déserteurs ! Mercenaires !

      Ramassis d’étrangers sans honneur et sans foi ! »

      C’est de vous qu’il s’agit, de vous Légionnaires !

      Ayez-en le cœur net, et demandez pourquoi ?

      Sans honneur ? Ah ! Passons-Et sans foi ? Qu’est ce à dire ?

      Que fallait il de plus et qu’aurait on voulu ?

      N’avez-vous pas tenu, tenu jusqu’au martyr

      La parole donnée et le marché conclu ?

      Mercenaires ? Sans doute : il faut manger pour vivre;

      Déserteurs ? Est-ce à nous de faire ce procès ?

      Étrangers ? Soit. Après ? Selon quel nouveau livre

      Le Maréchal de Saxe était-il donc Français ?

      Et quand donc les Français voudront-ils bien entendre

      Que la guerre se fait dent pour dent, œil pour œil,

      Et que ces Étrangers qui sont morts, à tout prendre,

      Chaque fois, en mourant, leur épargnaient un deuil ?

      Aussi bien, c’est assez d’inutile colère,

      Vous n’avez pas besoin d’être tant défendus :

      – Voici le fleuve Rouge et la rivière Claire,

      Et je parle, à vous seuls, de vous que j’ai perdus !

      Jamais Garde de Roi, d’Empereur, d’Autocrate,

      De Pape ou de Sultan; jamais nul régiment

      Chamaré d’or, drapé d’azur ou d’écarlate,

      N’alla d’un air plus mâle et plus superbement.

      Vous aviez des bras forts et des tailles bien prises,

      Que faisaient mieux valoir vos hardes en lambeaux;

      Et je rajeunissais à voir vos barbes grises,

      Et je tressaillais d’aise à vous trouver si beaux.

      Votre allure était simple et jamais théâtrale;

      Mais le moment venu, ce qu’il eut fallu voir,

      C’était votre façon hautaine et magistrale

      D’aborder le « Céleste » ou de le recevoir.

      J’étais si sur de vous ! Et puis, s’il faut tout dire,

      Nous nous étions compris : aussi de temps en temps,

      Quand je vous regardais vous aviez un sourire,

      Et moi je souriais de vous sentir content.

      Vous aimiez, troupe rude et sans pédanterie,

      Les hommes de plein air et non les professeurs;

      Et l’on mettait, mon Dieu, de la coquetterie

      A faire de son mieux, vous sachant connaisseurs.

      Mais vous disiez alors : « La chose nous regarde,

      Nous nous passerons bien d’exemples superflus;

      Ordonnez, seulement, et prenez un peu garde,

      On vous attend, – et nous, on ne nous attend plus ! »

      Et je voyais glisser sous votre front austère

      Comme un clin d’œil ami doucement aiguisé,

      Car vous aviez souvent épié le mystère

      D’une lettre relue ou d’un portrait baisé.

      N’ayant à vous ni nom, ni foyer, ni patrie,

      Rien ou mettre l’orgueil de votre sang versé,

      Humble renoncement, pure chevalerie,

      C’était dans votre chef, que vous l’aviez placé.

      Anonymes héros, nonchalants d’espérance,

      Vous vouliez, n’est -ce pas ? qu’à l’heure du retour,

      Quand il mettrait le pied sur la terre de France,

      Ayant un brin de gloire il eût un peu d’amour.

      Quant à savoir si tout s’est passé de la sorte,

      Et si vous n’êtes pas restés pour rien là-bas,

      Si vous n’êtes pas morts pour une chose morte,

      O mes pauvres amis, ne le demandez pas !

      Dormez dans la grandeur de votre sacrifice,

      Dormez, que nul regret ne vienne vous hanter;

      Dormez dans cette paix large et libératrice

      Ou ma pensée en deuil ira vous visiter !

      Je sais ou retrouver, à leur suprême étape,

      Tous ceux dont la grande herbe a bu le sang vermeil,

      Et ceux qu’ont engloutis les pièges de la sape,

      Et ceux qu’ont dévorés la fièvre et le soleil;

      Et ma pitié fidèle, au souvenir unie,

      Va, du vieux Wunderli qui tomba le premier,

      En suivant une longue et rouge litanie,

      Jusqu’à toi, mon Streibler, qu’on tua le dernier !

      D’ici je vous revois, rangés à fleur de terre

      Dans la fosse hâtive ou je vous ai laissés,

      Rigides, revêtus de vos habits de guerre

      Et d’étranges linceuls faits de roseaux tressés.

      Les survivants ont dit, -et j’ai servi de prêtre !-

      L’adieu du camarade à votre corps meurtri;

      Certain geste fut fait bien gauchement peut-être :

      Pourtant je ne crois pas que personne en ait ri !

      Mais quelqu’un vous prenait dans sa gloire étoilée,

      Et vous montrait d’en haut ceux qui priaient en bas,

      Quand je disais pour tous d’une voix étranglée,

      Le Pater et l’Avé-que tous ne savaient pas !

      Compagnons, j’ai voulu vous parler de ces choses,

      Et dire en quatre mots pourquoi je vous aimais :

      Lorsque l’oubli se creuse au long des tombes closes,

      Je veillerai du moins et n’oublierai jamais.

      Si parfois, dans la jungle ou le tigre vous frôle

      Et que n’ébranle plus le recul du canon,

      Il vous semble qu’un doigt se pose à votre épaule,

      Si vous croyez entendre appeler votre nom:

      Soldats qui reposez sous la terre lointaine,

      Et dont le sang donné me laisse des remords,

      Dites-vous simplement :  » C’est notre Capitaine

      Qui se souvient de nous,-et qui compte ses morts…… »

      Capitaine Borelli

      LE CAPITAINE DE BORELLI (1837-1906)

      CHEVALIER ERRANT ET PALADIN POÈTE

      • Waouh ! j’ai une pêche d’enfer avec le kiwi ! que de beaux poèmes je vais chercher avec le patin, celui que je connais le mieux c’était celui en feutre pour marcher sur le parquet ciré, il y avait des patins dans toutes les entrées d’autrefois, on entendait « défais tes chaussures et mets les patins »…. il y a le patin qui roule, aïe, c’est une pelle ou une galoche je n’oserai m’attarder sur le sujet mais Jean Genêt a osé si, si : « Il se pencha sur le visage du gosse et le prit dans ses mains :
        – Ah ! Si je la tenais comme je te tiens, tu parles d’un patin que j’y roulerais. »
        (Jean Genêt – Querelle de Brest)….. il n’a pas pensé aux patins à roulettes ! aujourd’hui on dit Rollers !
        Je pense musique aussi avec la Valse des Patineurs, que c’est beau…. mais revenons à nos patins voici encore Alain Hannecart et ses arabesques :

        Patinage Artistique

        Avant de te lancer sur la froide surface
        De tracer de belles lignes sur la fine couche de glace
        Et de nous éblouir des preuves de ton talent
        Travaille ton équilibre dans des passages lents

        Ne soit pas impatient de montrer ta maîtrise
        Ne force pas tes dons à faire preuve d’audace
        La grâce se conquiert ce n’est pas une surprise
        Le talent naturel remonte à la surface

        Mais seul et sans études n’espère pas de miracles
        Car ce sont en beaux vers que se rendent les oracles
        Et que s’enseignent aux hommes les chemins de la vie
        Mais ne laisse personne gouverner tes envies »………………………………….. euh, mais c’est une leçon de morale !
        Il nous reste Marc Patin (1919-1944), c’est un poète qui eu une courte vie et il fut surtout oublié pendant de longues années :

        L’oeil à la vitre
        .
        L’œil à la vitre comme l’oiseau du passé
        Je n’ai de secret que celui des pierres
        Secret des femmes muettes
        Je ressemble aux arbres du ciel
        Un turban de cendres autour de la tête
        Les mains seules vivantes et fermées
        Sur un trésor brouillé

        Un peu plus tard le jour et ses couteaux d’or froids mêlent
        L’herbe des forêts découpent le pain frais des pavés
        Dans les campagnes et dans les villes
        L’homme sort d’un long désir
        L’œil à la vitre contre l’œil fermé
        De l’été oublié. »
        .

  2. Dominique, je me rappelais qu’on avait évoqué  » Le Patineur » sur les 39 marches ( le pauvre, ce n’est pas facile!), et je viens de parcourir la page « Est-ce cela un hiver ? », illustrée par la couverture des « Patins d’argent » en rouge et or; je ne sais plus sur quelle page vous nous avez donné « « The skating minister » d’Henry Raeburn?

  3. La petite Pussel , en pleine forme , est arrivée pour 4-5 jours . Elle a bonne mine .
    Nous irons bras dessus bras dessous affronter la patinoire des sentiers forestiers , en pente !… Elle tombera de moins haut que moi … Elle a retrouvé sa place , son châle et son coussin .
    Pas besoin de glace pour glisser , pas toujours …
    -Le sonnet du cygne-
    Le vierge, le vivace et le bel aujourd’hui
    Va-t-il nous déchirer avec un coup d’aile ivre
    Ce lac dur oublié que hante sous le givre
    Le transparent glacier des vols qui n’ont pas fui !

    Un cygne d’autrefois se souvient que c’est lui
    Magnifique mais qui sans espoir se délivre
    Pour n’avoir pas chanté la région où vivre
    Quand du stérile hiver a resplendi l’ennui.

    Tout son col secouera cette blanche agonie
    Par l’espace infligée à l’oiseau qui le nie
    Mais non l’horreur du sol où le plumage est pris

    Fantôme qu’à ce lieu son pur éclat assigne,
    Il s’immobilise au songe froid de mépris
    Que vêt parmi l’exil inutile le Cygne.
    de Stéphane Mallarmé ( 1842-1898 )
    J´ai une photo très cocasse , découpée dans le journal Métro ( je le prends pour la photo du jour et le suduku ) , où on voit un canard pris de face , et qui essaye de rétablir sa position , après un atterrissage sur un lac gelé . A tomber de rire ! J´ai déjà pris de bonnes gamelles en Suède . La première a été fatale : fissure et déplacement du coccyx , ce qui est très pénible , surtout pour le remettre en place … Mais ensuite , aucun problème .

  4. Alors voilà que l’on patine sur le passé ? et le patin d’aujourd’hui alors, on freine, on freine ! les amis je n’ai pas trouvé de poème avec le patin, mais je viens de visiter la maison de Agatha Christie, ah mais quelle véranda, quelle maison, que c’est beau ! rien à voir avec les patins mais il devait y en avoir dans le salon ou la salle à manger !…… la visite, c’est par ici :

    maisons-ecrivains.fr/2008/02/agatha-christie-greenway-house

  5. Oui, Monique, Agatha a eu de belles maisons, au charme anglais inimitable, mais au confort beaucoup plus spartiate en Iraq ou en Syrie, lorsqu’elle participait aux campagnes de fouilles avec son second mari, archéologue, qu’elle avait connu à Ur. Son autobiographie, parue après sa mort, est passionnante.
    Un petit tour de piste avec Tolstoï et Anna Karénine.
    « — Es-tu ici depuis longtemps ? Mets donc vite tes patins, la glace est excellente.
    — Je n’ai pas mes patins », répondit Levine, étonné qu’on pût parler en présence de Kitty avec cette liberté d’esprit et cette audace, et ne la perdant pas de vue une seconde, quoiqu’il ne la regardât pas. Elle, visiblement craintive sur ses hautes bottines à patins, s’élança vers lui, du coin où elle se tenait, suivie d’un jeune garçon en costume russe qui cherchait à la dépasser en faisant les gestes désespérés d’un patineur maladroit. Kitty ne patinait pas avec sûreté ; ses mains avaient quitté le petit manchon suspendu à son cou par un ruban, et se tenaient prêtes à se raccrocher n’importe à quoi ; elle regardait Levine, qu’elle venait de reconnaître, et souriait de sa propre peur. Quand elle eut enfin heureusement pris son élan, elle donna un léger coup de talon et glissa jusqu’à son cousin Cherbatzky, s’empara de son bras, et envoya à Levine un salut amical. Jamais dans son imagination elle n’avait été plus charmante. »
    Quand il séjournait à Moscou, l’hiver, et quittait son cher Iasnaïa Poliana, Tolstoï avait l’habitude de patiner, sa femme aussi, et bien sûr leurs nombreux enfants.

  6. Extraordinaires photos , Mareria . J´aime bien le dernier cliché , où il est assis sur son fauteuil en rotin . Ces premières photos de plus de 100 ans , d´un monde complètement révolu , avant la Révolution russe (!) , ont une valeur inouïe . Heureusement , la numérisation les a rendues éternelles , et nous en fait profiter .
    Quand le froid est intense et va durer quelques semaines , les écoles suédoises font souvent leur propre patinoire . On fait une rebord autour du terrain de jeu , de 30 cms de haut , et on envoie l´eau sur le sol bien gelé . Et chacun(e) amène ses patins et son casque ( obligatoire ) , et voilà une récréation appréciée ! Souvent les enfants ont leurs propres patins , qu´on revend dans des  » foires  » organisées . J´ai d´ailleurs ma paire , et sans faire de prouesses , je me débrouillais bien . Sur les lacs , c´était amusant , mais cela peut être très risqué .
    Là où il y a un courant , la glace est mince , on peut passer à travers …
    Le viking , vers 14-15 ans jouait à un jeu stupide mais passionnant , avec ses copains .
    Ils se lançaient sur les plaques de glace , charriées par le Göta Kanal , ils sautaient de plaque en plaque… , jusqu´à ce que des policiers les somment de sortir de la rivière .
    Le pire était de rentrer chez soi , trempés et gelés , à pied ou en vélo : ))

    • Darie, ce jeu était vraiment dangereux! Mais je pense que ce genre de climat donne des constitutions plus robustes que par ici sauf en bord de mer)..
      J’en reviens à Tolstoï; j’ai bien lu une dizaine de fois le Journal de sa femme Sophie Tolstoï ( 1862-1910 ), 2 gros volumes, une mine inépuisable ! le 1er tome est paru en 1980, et je me rappelle l’émission Apostrophes de l’époque avec la présence de Tatiana. Albertini Soukhotine Tolstoï, sa petite-fille venue le présenter; il y avait aussi un petit-fils Serge Tolstoï, venu présenter « Tolstoï et les Tolstoï »; j’ai retrouvé cette émission, accessible en ligne ( génial, car il y est aussi question de Saint-Ex et de Hugo): durée 1H 16; je me réjouis de la revoir.
      http://www.ina.fr/video/CPB80051818

      • Toujours sur le sujet , vous pouvez visiter la maison de Moscou, devenue Musée Tolstoï :  » La chambre des Tolstoï communique avec la nurserie où traînent un cheval de bois à bascule, des patins à roulette, quelques jouets et deux petits lits en fer blanc ».
        http://amisleontolstoi.com/maison-tolstoi-moscou/
        Et bien sûr voir les photos de Iasnaia Poliana , en tapant ces mots: elles sont nombreuses, et on y trouve aussi des photos de famille, et celle de la tombe de l’écrivain, qui a tant ému Stefan Zweig ou Dominique Fernandez. Cette tombe n’est en fait qu’un simple monticule, sans croix, ni pierre tombale, ni inscription.:  » « Ni la crypte de Napoléon sous la coupole de marbre des Invalides, ni le cercueil de Goethe dans le caveau des princes, ni les monuments de l’abbaye de Westminster n’impressionnent autant que cette tombe merveilleusement silencieuse, à l’anonymat touchant, quelque part dans la forêt, environnée par le murmure du vent, et qui ne livre par elle-même nul message, ne profère nulle parole. »Stefan Zweig, Le Monde d’hier. Souvenirs d’un Européen

      • Dominique, je comprends. Avez-vous visité ces lieux, ou d’autres en Russie? je me rappelle que vous avez appris le russe.

      • J’ ai fait un voyage linguistique à Moscou en 1967 et nous étions logés à l’ université.
        6 jours de train aller-retour depuis Paris.
        A cette époque, nous étions très surveillés et impossible de se promener hors de Moscou, seulement la visite de la ville religieuse de …son nom me reviendra, et encore sous bonne garde.
        Pas de voitures dans les grandes avenues désertes, des queues pour les arrivages de citron, des livres imprimés avec des papiers de différentes couleurs, des pages roses succédaient à des pages vertes …
        Un passage à la radio pour une interview.
        La canicule de juillet, des sortes de distributeurs d’ eau dans les rues avec un verre unique attaché par une ficelle.
        Le métro incroyable de luxe et des femmes obèses avec les bras nus, épais comme des jambons qui y bousculaient sauvagement, dans le métro tout le monde bousculait tout le monde, une sorte d’ art de vivre -:)))
        A la cantine, des boulettes de viande pendant un mois tous les jours et des tomates, des odeurs de chou à soulever le cœur et des cafards dans les pirojkis achetés dans la rue.
        Ah, c’ était le bon temps !
        -:)))

      • Ce sont sûrement des souvenirs qui marquent, et vous les racontez d’une manière irrésistible…Le métro de Moscou ou de Saint Pétersbourg est resté d »un luxe inimaginable; j’ai failli mettre un lien vers des photos l’autre jour. Et l’embonpoint est souvent dû à la nourriture trop bourrative ( genre patates) parce qu’on ne trouve pas autre chose; il est vrai que les cafards peuvent donner des protéines!.

  7. Et si on relisait les Patins d’argent ?

    « Il y aura tantôt vingt ans que, par une belle matinée de décembre, deux enfants, un jeune garçon, et une jeune fille moins âgée encore que lui, pauvrement vêtus tous les deux, étaient assis l’un devant l’autre sur les bords d’un canal gelé de la Hollande, et semblaient occupés d’une besogne qui n’allait pas toute seule.

    Le soleil n’avait pas encore paru, mais les confins de l’horizon se teignaient déjà des lueurs pourpres du jour naissant. C’était l’heure, pour la plupart des bons Hollandais, d’un paisible repos ; le digne et vieux mynheer van Stoppelnoze lui-même sommeillait encore.

    De temps en temps une agile et svelte paysanne portant un panier bien équilibré sur sa tête, arrivait effleurant à peine la surface polie du canal. Un gros garçon en patins courait à son travail et échangeait avec elle, en glissant, un bonjour sympathique.

    La jeune fille et le jeune garçon, son frère, les deux enfants dont nous avons parlé à la première ligne de ce récit, s’évertuaient toujours à attacher sous leurs pieds un instrument bizarre. Ce n’était certainement pas ce qu’on peut appeler des patins, mais c’était quelque chose d’informe destiné évidemment à en tenir lieu ; car à quoi pouvaient servir deux grossiers morceaux de bois dur, dont les dessous amincis en forme de lames étaient percés de trous à travers lesquels passaient des cordons de cuir destinés à les fixer autour des pieds, sinon à faire glisser tant bien que mal des pieds sur la glace ?

    Ces drôles de machines avaient été fabriquées par Hans, le garçon. Leur mère n’était qu’une pauvre paysanne, trop pauvre pour songer à acheter des patins à ses enfants. Tout primitifs qu’étaient ceux-ci, ils leur avaient procuré déjà plus d’un moment heureux, et à cette heure où nos jeunes Hollandais tiraient à qui mieux mieux sur leurs cordons avec leurs doigts rouges et glacés, pour les fixer à leurs pieds, on ne pouvait cependant surprendre sur leurs figures sérieuses, penchées jusqu’à leurs genoux, aucun rêve de patins d’acier, d’un usage plus sûr et plus commode. Non, ces patins de bois leur suffisaient ; aucune vision ambitieuse ne venait troubler la satisfaction intérieure dont ils étaient remplis.

    Au bout d’un instant, le jeune garçon se releva. Ses patins, à lui, étaient assujettis. Il fit le mouvement de bras d’un patineur qui prépare son élan ; et après avoir laissé tomber un insouciant : « Venez-vous, Gretel ? » Il glissa légèrement à travers le canal.

    « Hans ! Hans ! lui cria sa sœur d’un ton plaintif, je n’en viendrai jamais à bout ; mon pied me fait encore trop mal. Vous savez que les cordons m’ont blessée à la cheville, le dernier jour de marché, et je ne puis les endurer attachés à la même place.

    — Nouez-les un peu plus haut, répondit Hans qui continua à patiner sans la regarder.

    — Mais je ne peux pas ; pour être noué plus haut, le cordon est trop court. »

    Le frère fit entendre un coup de sifflet tout hollandais qui n’exprimait aucune mauvaise humeur, mais qui voulait dire :

    « Que les filles sont donc ennuyeuses ! »

    Il revint pourtant vers sa sœur :

    « Êtes-vous sotte, Gretel ? lui dit-il, de porter des souliers de cette espèce, quand vous en avez une bonne paire de cuir tout neufs à la maison ! Autant vaudraient vos sabots.

    — Comment ! Hans, vous oubliez donc que le père a jeté dans le feu mes beaux souliers neufs. Ne les avez-vous pas vus tout recroquevillés au milieu de la tourbe rouge, avant que j’aie pu les en retirer. Je puis encore patiner avec ceux-ci, mais avec mes sabots je ne le pourrais pas. Prenez garde à ma cheville, Hans. »

    Imaginons la joie de Hans et Gretel s’ils avaient pu bénéficier de nos technologies en matière de patinage ?

    Matin blanc de givre, – 6°, horizon plombé.

  8. Monique, j’avais oublié que les personnages ont le même nom que dans le conte: avez-vous ce livre dans votre bibliothèque du mercredi?
    J’ai enfin trouvé ce qui me trotte dans la tête depuis ce midi, un poème de Verlaine mis en musique par Ferré, dans le fameux disque Verlaine/ Rimbaud:
    Le patin à glace
    « Il patinait merveilleusement.
    S’élançant, qu’impétueusement !
    R’arrivant si joliment vraiment !

    Fin comme une grande jeune fille,
    Brillant, vif et fort, telle une aiguille,
    La souplesse, l’élan d’une anguille.

    Des jeux d’optique prestigieux,
    Un tourment délicieux des yeux,
    Un éclair qui serait gracieux.

    Parfois il restait comme invisible,
    Vitesse en route vers une cible
    Si lointaine, elle-même invisible…

    Invisible de même aujourd’hui.
    Que sera-t-il advenu de lui ?
    Que sera-t-il advenu de lui ? »
    Paul Verlaine, Amour X
    Je n’arrive pas à trouver la vidéo de cette chanson, alors que presque toutes les autres sont accessibles.-

      • C’est une belle idée, Dominique, mais je n’ai pas votre expérience, ni d’ailleurs celle de Monique!
        C’est la 1ère fois que je vois écrit le poème de Verlaine: j’ai toujours été étonnée, à l’entendre chanté, par ce « qu’impétueusement »; et je le comprends encore moins à le lire…Ferré a écrit une musique que suit bien les évolutions du patineur sur la glace.

  9. J´étais plongée dans la bibliographie de Michel del Castillo . Il a souffert le martyre dans sa jeunesse , et je cherchais le dernier tome de sa trilogie , pour connaitre l´épilogue , mais il
    n´est pas écrit . C´est une existence hors du commun , et il s´en est bien sorti .
    Dominique , il parait que les murs de certaines maisons de Moscou ne sont pas droits , ni
    d´aplomb , mais qu´ils tiennent bon . Avez-vous remarqué cela ?

      • Je pense , Dominique , que c´est vrai , parce qu´il y avait des images . Mais il fallait être au pied du mur ( ha-ha , le maçon : )) pour s´en rendre compte . Ces immeubles doivent être inscrits absolument aux monuments historiques russes ! sinon au patrimoine de l´Humanité .
        Ils sont solides et résistent à tout !

  10. Les amis, Michel Tournier a fait son entrée chez les juniors de la bibliothèque, nous avions quatre livres de cet auteur, dont un illustré très joliment « Pierrot ou les secrets de la nuit », ainsi que « Vendredi ou la vie sauvage », tous empruntés ! ils sont tous arrivés déguisés en bibendum, on se serait cru dans le Grand Nord…. quoi, il y a juste – 9°… en plus j’avais emmené trois paquets de kleenex, j’ai dû tous les donner, voilà que je verse dans le social, c’est Darie qui sera étonnée, j’ai joué à l’ONG :)))))))
    Merci à Mareria et à Darie pour les jolis poèmes sur le patin, le patinage, bref quelle glissade élégante mais une lutte sans merci se pointe à l’horizon de la poésie, écrire des vers ? un poème à dix mains ? du collectif ? ouah ! je me sens enrhumée !
    Le petit informaticien doit venir demain, une interruption momentanée de l’image…. qui se souvient quand cela arrivait sur notre petit écran NB ! parfois on avait le petit train, l’intermède, ou l’interlude et HOP tous aux années 60, une époque magnifique.

    • Mais pourquoi étonnée Monique ? Vous auriez du succès en Suède Les suédois ne se mouchent jamais en public . En classe , les enfants sortent pour se moucher ; et en réunion de parents , j´étais sur les nerfs quelquefois d´entendre tous ces renifleurs …
      Le petit train …. souvenirs .

      • Quand on éternue ou quand on tousse, on doit le faire dans son coude pour éviter de disperser … vers les autres et de « contaminer » de sa propre main tout ce que l’ on toucherait ensuite.

      • Darie, je crains le froid de Suède, en fait j’aime le Nord quand il est tempéré :))) il y a plusieurs moyens pour contenir des éternuements mais pas le besoin de se moucher. Je ne suis pas certaine que ce soit le froid le responsable d’un rhume, j’ai toujours entendu dire que c’était plutôt une douce humidité ! là, j’avoue ma méconnaissance en la matière.

      • Les suédois éternuent toujours dans leur coude . Je ne suis pas suédoise , j´attrape vite mon kleenex , et je dis un Atchoummm retentissant .
        Un copain à la Réunion nous avait racontées une histoire incroyable . Il va chercher une amie pour aller au cinéma , et la mère de l´amie lui annonce qu´elle était à l´hôpital dans le coma ! Elle s´était tellement bien bouchée le nez en éternuant , que cela avait provoqué une hyper pression dans le cerveau ! Je ne connais pas la suite , si elle s´en est sortie , si elle a eu des séquelles … Il était en Coopération ( VAT ) , et il est reparti ensuite .
        Alors , si vous éternuez , ne pincez Jamais votre nez ! Bona sera tutti . atch…oum ! : ))

  11. Comment dire le contraire de « Ne pas se moucher du pied / du coude »? On ne va pas mettre la forme affirmative!
    « Au XVIe siècle, quelqu’un qu’on « mouchait du pied » était quelqu’un qu’on bernait facilement. Donc un niais, assimilé à une chandelle qu’on aurait pu ‘moucher’ (ou éteindre) sans même avoir besoin d’y mettre la main.
    Le verbe ‘moucher’ y avait d’ailleurs aussi le sens de ‘tromper’ ou ‘séduire avec des arguments trompeurs’.
    C’est à partir du XVIIe siècle que la signification a évolué.
    A cette époque, les saltimbanques (donc des gens de basse classe) pouvaient, dans la rue et grâce à leur souplesse, se contorsionner et se passer le pied sous le nez, comme s’ils se mouchaient avec.
    Par comparaison, les gens de la haute ne risquaient pas de se moucher du pied.
    A cette époque également, beaucoup de personnes de condition modeste avaient l’habitude de se moucher sur leur manche et quelqu’un qui se mouchait de la manche ou du coude était un malappris, aisément reperé par les taches vertes et gluantes sur son bras.
    Par contre l’élite de la société utilisait un mouchoir et n’avait donc aucun besoin de se moucher du coude.
    Ces deux variantes de l’expression permettaient de bien différencier la piétaille de l’aristocratie.
    Cette locution, dans sa forme négative, est petit à petit devenue ironique, pour désigner des gens imbus d’eux-mêmes, prétentieux, qui affichent de grands airs ou qui tentent de se faire passer pour des personnes raffinées, aisées ou intelligentes.
    cfhttp://www.expressio.fr/expressions/ne-pas-se-moucher-du-pied-du-coude.php

    • Je lis , je lis , Mareria , mais je ne suis pas concernée : )) je ne suis jamais enrhumée !
      Trop froid sans doute ?… J´ai eu des grippes , un mal de gorge , il y a 3-4 ans , qui m´a terrassée ( sarkoïdose ) , mais à part cela , je crois que je peux remonter à 20 ans pour un rhume , et encore … C´est le climat , je pense . -10° présentement . Evidemment , les risques de tomber et de se casser les quatre membres sont plus élevés … Je vais acheter ces fameux
      Lulus demain , sous les conseils de Pussel ! Elle se retourne souvent pour voir si je la suis : ))

    • Mareria, ce que j’aime les vieilles expressions françaises, et Claude Duneton nous manque, lui qui se référait à Furetière, le maître ! qui sait pourquoi ont fait atchoum quand on éternue suivi d’un poli « à tes souhaits » : « Autrefois, le fait d’éternuer était interprété comme un bon ou un mauvais signe, en fonction des circonstances : selon la position de la Lune, selon qu’il faisait jour ou nuit, etc.
      Lorsque l’on éternuait et que les signes étaient négatifs, les peuples de l’Antiquité disaient « que Jupiter te conserve » (expression qui est devenue « que Dieu te bénisse » chez les chrétiens .
      L’éternuement était souvent associé à la maladie et au mauvais sort. Certaines personnes croyaient que l’âme pouvait quitter le corps pendant l’éternuement. D’autres disaient que l’éternuement était provoqué par l’expulsion d’un démon hors du corps, ou encore que le diable pouvait entrer par la bouche (pour se protéger, les gens mettaient la main devant la bouche quand ils bâillaient, et cette coutume est restée).
      Parfois l’éternuement était aussi vu comme un signe de chance. Ainsi, les Grecs pensaient que le fait d’éternuer révélait la présence d’un esprit divin, auquel on pouvait adresser des voeux.
      L’expression « à tes souhaits » a donc plusieurs origines possibles : prodiguer des souhaits de bonne santé, protéger la personne du mauvais sort, ou encore féliciter la personne chanceuse qui éternue. »

  12. Et nos expressions françaises, tout comme nous avons pédalé dans la semoule, il y a patiner dans la choucroute, tout dépend du menu, c’est une question culinaire … expression venant du milieu cycliste, qui décrit ce que ressent le coureur victime d’un coup de pompe.. on n’a pas pensé à « patiner un cuir » (ou un bois), ce qui ne veut pas dire qu’on va passer et repasser sur le cuir avec des rollers encore que ce serait le plus efficace. Entre nous que c’est beau un vieux sac patiné à l’ancienne, de couleur fauve, avec des ferrures couleur laiton mat…. Comme il faut toujours retomber sur ses pieds avec les patins, il nous reste la patine du temps, poème de Robert Casanova, il était instituteur, aujourd’hui il soigne ses oliviers dans son village natal de Corse :

    LA SAGE PATINE
    DU TEMPS

    La sage patine du temps
    Nous laisse une cicatrice
    Aux blessures de jadis

    La sage patine du temps
    Nous gomme chacun des grains
    De nos chagrins anciens

    La sage patine du temps
    Efface tous les procès
    De nos faiblesses passées

    La sage patine du temps
    Referme bien les persiennes
    Sur nos tristesses anciennes

    La sage patine du temps
    Purifie les brûlures
    De nos jours blêmes peu sûrs

    La sage patine du temps
    Apaise chacune des plaintes
    De nos querelles éteintes

    La sage patine du temps
    Elime très lentement
    Tous nos tourments d’antan

    La sage patine du temps
    Chasse les désenchantements
    De nos échecs d’avant

    La sage patine du temps
    Détruit nos nuits épiques
    Sans repos et antiques

    La sage patine du temps
    Délave dans nos pauvres yeux
    Nos vœux devenus vieux

    La sage patine du temps
    Polit délicatement
    Nos peurs d’auparavant

    La sage patine du temps
    Nous laisse une cicatrice
    Aux blessures de jadis »

    … donc on ne vieillit pas, on se patine, moi je trouve cela très rassurant et bien vu. Ce soir je vais donc me patiner (attention aux contrepèteries) avec un vieux livre… bonne fin de soirée à tous.

      • Bravo pour la peau de chagrin !!! « De peau et chagrin au sens de cuir, dérivé du turc sagri ou çâgri, qui désignait d’abord la croupe du mulet ou de l’âne, puis, par métonymie, la peau de ces animaux dont on fabriquait tambours, chaussures ou reliures de livres. La peau de sagrin du XVIe siècle est devenue peau de chagrin par contagion du mot usuel chagrin .Le sens figuré de l’expression vient du fait que la peau qui couvre les tambours est d’abord mouillée, étirée, et elle rétrécit en séchant ; et non pas du titre du livre de Balzac. La peau de chagrin donnée par un mystérieux antiquaire au héros lui permet de réaliser ses désirs mais elle rapetisse à chaque vœu jusqu’à ce qu’il n’en reste plus rien. Sans vous, Dominique, je ne serais pas allée piocher ces magnifiques précisions !

  13. Pour en revenir aux éternuements et à l’action de se moucher, comme le dit justement Dominique en France on est encore bien élevé, on éternue d’une manière contenue sans dire atchoum et on se mouche discrètement en tournant le dos. Il y a « le mouchoir américain », je ne m’étendrai pas, je pense que vous le trouverez discrètement mais il est franchement sale ! le mouchoir fut longtemps un accessoire de coquetterie, il était en dentelle et on le cachait dans la manche du poignet… c’était très utile pour l’époque des « pamoisons », on tamponnait le nez de madame avec des sels. Je pense aussitôt à des pièces de théâtre de boulevard !!!

  14. Je découvre que Raymond Radiguet ami de Cocteau, auteur de deux romans, « Le bal du comte d’Orgel » et du « Diable au corps » (film avec Gérard Philipe et Micheline Presle) mort à 20 ans, s’est d’abord révélé en poésie…Dans « Les Joues en feu », on découvre celui que Jean Cocteau n’avait pas hésité à qualifier de  » maître « . Ecrits entre l’âge de 14 et 18 ans, faits d’images simples et colorées, parfois volontairement naïves, ces poèmes ont la beauté de l’enfance » :

    Les joues en feu

    De son amour noircir les murs,
    C’est très difficile à la ville ;
    Souvent les murs étant de verre
    Aux patineurs je porte envie

    Mais me contente de mes vers ;
    Seuls les voleurs sont assez riches
    Pour inscrire sur la vitrine
    Le prénom de leur bien-aimée.

    Que ton diamant, Poésie,
    Une de ces vitrines raye,
    Des bavardes boucles d’oreilles,
    J’achète ou vole le silence

    Pour en orner de roses lobes.
    Patineur, la glace est rompue
    (En belle anglaise copiée,
    Ma poésie, avec ses pieds).????

  15. bien le bonjour mesdames ..

    me voila de retour de mon tour en vaucluse auprès du renouveau, je n’ai aucune envie de contredire Dominique et recevoir des coups de trique cela est juste pour la rime sous un air marine de tamisé par une rosée qui se transforme en brouillard qui fait disparaitre les bateaux en balade , pour avoir un léger humour matinale depuis et bien avant la fin du 19e siècle et au début du 20e siècle et de l’au-delà le pound le penny le pence la livre sterling qui fait le poid a (monet d’apprécier la ville de londres qui a dit ces mots …sans le le brouillard,la ville de londres ne serait pas une belle ville…a mon avis monet devait avoir des actions de l’invention du chimiste physicien italien alessandro volta , tout cette longueur our dire que ce n’est plus de la glisse et sa roule pas droit du tout et qu’il font un frein qui freine un stop légendaire , ce n’est plus une intérogation mais une affirmation , la france les français les hommes de la haute et grande politique de tous partis confondus sous la forte oppression musclée d’une certaine religion courbe le dos et se met a genoux pour ne pas dire et faire un amalgama ou un amal al-djamā en arabe , personne ne pipe mot sur les vidéos les petits livrets qui circulent en france sur le net et dans les librairies type oriental, des jeunes des moins-jeuens des barbus et d’autres casquettes coca cola chante et disent que la france et les français sont coupable de leurs propres terrorismes dans la terreur a des fins politiques et idéologiques pour approfondir la laïcité contre le grand esprit religieux de l’islam et du coran de vérité , j’ai regarder cela hier ( avec des jeuens fort en ordi pour les vidéos de france paris lyon marseille toulouse du nord picardie des landes at autres ) que c’est des jean des henri des jacky des anais des lucie qui ont éxécutés le sattentas de paris et dans la france profonde , la police sous les ordres du gouvernement ont mis en place des jeunes musulmans assassinés par la, police au nom de la dite liberté laique , les prénoms et noms de france sont devenus des hamides des ali et autres pour faire monter les points du président et pour créer un racisme avec la foi du musulman qui sera un jour proche la seule religion , pas un homme politique en parle vraiment , les familles des tuès ( je parle des térroristes portent plainte contre x ) , ou va la france que devient l’homme qui sait dit quite a crever dans cette tranchée les pieds gelées je mourirais debout mais je ne courberait pas l’échine devant l’ennemi , tout le monde dort ne voit que les élections et disent en syrie en irak ils reculent alors que sur le pays du fromage et ceux qui l’entourent nous reculons la tête baissée , un matin cela ne sera plus le pays du fromage mais de crème caillée ..nous avons deja des milliers de grumeleurs a nos portes …excuser moi pour ce commentaire ..j’ai la vision du futur et le souvenir du passé car des hommes sont morts la chemise ouverte pour recevoir une balle pour que la france garde sa liberté …a plus ..GO!GO!

    • Bonjour Klaus , vous me faites peur … J´ai lu la biographie de Edmonde Charles-Roux , qui vient de quitter ce monde . Et j´ai lu qu´elle avait été ambulancière-infirmière dans
      le 11ième REI , durant la Seconde Guerre Mondiale . Elle a même reçu un grade d´honneur de la Légion Etrangère . La Légion va sans doute lui rendre honneur .
      Bonne journée , c´est la dernière journée de grand froid pour nous . Heureusement , la réserve de bûches est vide , il faudra compter sur le soleil ( comme chez vous : )

      • Bonjour tout le
        Monde, je ne savais pas qu’ Edmonde Charles-Roux était décédée .
        J’ avais lu aussi son livre sur Chanel et Oublier Palerme que j’ avais aimés à
        l’ époque.
        Bises.

  16. Bonjour très …frais … -15° , et même -19° à la station de contrôle météo . Ya d´l´abus …
    Pussel tremblait hier après 10mn dehors . Une vie de chien …. je comprends mieux . C´est le passage obligé par la feuillée à l´orée du bois ,..
    Toujours pas d´aurore boréale en vue , il parait qu´il faut aller plus haut , toujours plus haut .
    C´était le titre d´une belle chanson ( celle qui l´a fait connaitre en France ) de Tina Arena .
    Quelle belle et puissante voix elle a . On l´entend encore chanter , mais rarement .
    http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/william_chapman/l_aurore_boreale.html
    Bonne journée , nous y allons ..( dehors …)

  17. Bonjour d’un matin de givre, blancheur et froid, – 6°, pas un oiseau dehors, l’eau est gelée, les arbres ressemblent à des fantômes blanc, épais brouillard sur la campagne. Pour Emile Verhaeren, le gel est mauvais signe, engourdissement et mort :

    Le gel

    Sous le fuligineux étain d’un ciel d’hiver,
    Le froid gerce le sol des plaines assoupies,
    La neige adhère aux flancs râpés d’un talus vert
    Et par le vide entier grincent des vols de pies.

    Avec leurs fins rameaux en serres de harpies,
    De noirs taillis méchants s’acharnent à griffer,
    Un tas de feuilles d’or pourrissent en charpies ;
    On s’imagine entendre au loin casser du fer.

    C’est l’infini du gel cruel, il incarcère
    Notre âme en un étau géant qui se resserre,
    Tandis qu’avec un dur et sec et faux accord

    Une cloche de bourg voisin dit sa complainte,
    Martèle obstinément l’âpre silence – et tinte
    Que, dans le soir, là-bas, on met en terre un mort. »

    Il n’a pas pensé au Gel parfumé pour le bain ! heureusement Alfred de Vigny pense à tout

    « Le bain d’une dame romaine

    Une Esclave d’Egypte, au teint luisant et noir,
    Lui présente, à genoux, l’acier pur du miroir ;
    Pour nouer ses cheveux, une Vierge de Grèce
    Dans le compas d’Isis unit leur double tresse ;
    Sa tunique est livrée aux Femmes de Milet,
    Et ses pieds sont lavés dans un vase de lait.
    Dans l’ovale d’un marbre aux veines purpurines
    L’eau rose la reçoit ; puis les Filles latines,
    Sur ses bras indolents versant de doux parfums,
    Voilent d’un jour trop vif les rayons importuns,
    Et sous les plis épais de la pourpre onctueuse
    La lumière descend molle et voluptueuse :
    Quelques-unes, brisant des couronnes de fleurs,
    D’une hâtive main dispersent leurs couleurs,
    Et, les jetant en pluie aux eaux de la fontaine,
    De débris embaumés couvrent leur souveraine,
    Qui, de ses doigts distraits touchant la lyre d’or,
    Pense au jeune Consul, et, rêveuse, s’endort. »

    Ce matin, impossible d’éternuer sans dire atchoum, ne pas oublier qu’un rhume ce n’est rien puisqu’il tient dans un mouchoir de poche….j’ai mangé deux kiwis, voilà pourquoi je suis hyper vitaminée ce matin, si, si…. j’attends le petit informaticien sympa et surtout très rapide, quand il explique quelque chose, il faut comprendre au quart de tour, il faut donc rajouter un jus d’orange aux deux kiwis car je serais juste ce matin. Déjà, quand le tél. a sonné, j’ai cherché d’où venait la sonnerie et dans un premier réflexe j’ai filé vers la porte d’entrée ! pas d’inquiétude, tout va s’arranger ! à plus tard et bises.

  18. Une pensée pour Edmonde Charles Roux, un grand écrivain, lire « l’Irrégulière », une très belle biographie de Melle Coco Chanel, j’ai beaucoup aimé aussi « Oublier Palerme ». A plus !

  19. Bonjour dans le gris intégral! Un petit tour de patins à roulettes avec Chaplin dans  » Les temps modernes »; c’est la scène où avec sa compagne, ils passent la nuit dans un grand magasin, et l’épisode des patins est vertigineux!; la version intégrale se trouve sur youtube; mais je n’ai trouvé cette scène que sur daily ( 1mn)

  20. Honneur à la Suède et aux Ballets suédois et au « Skating-Rink »: fondés par le riche industriel suédois Rolf de Maré, , ils accueillent toutes les avant-gardes : Jean Cocteau, Ricciotto Canudo, Fernand Léger, Les compositeurs du Groupe des Six, Picabia, Satie, Milhaud et Arthur Honegger.
     » .Skating-Rinknote est un ballet pour patins à roulettes commandé par Rolf de Maré pour les Ballets suédois, chorégraphié par Jean Börlin sur une musique d’Arthur Honegger, composée en 1921-1922. Les décors et costumes sont de Fernand Léger et l’argument de Ricciotto Canudo. Le ballet est créé le 20 janvier 1922 au Théâtre des Champs-Élysées à Paris »
    Mais cela n’a pas eu le succès escompté!
    Personnellement, je n’ai jamais chaussé de patins à glace, mais me défendais sur roulettes.

    • C’ est drôle un ballet pour patins à roulettes !
      En Suède, on aurait pu attendre un ballet pour patins à glace.
      Holiday on Ice a toujours un grand succès.
      Comme vous mareria, je n’ ai jamais tenté le patinage sur glace mais tous les jeudis, on s’ entraînait aux patins à roulettes sur les pistes du « petit Luxembourg « , attenant au jardin du Luxembourg et on ne voyait pas passer le temps.
      Curieusement le mot patinage s’ adresse plus volontiers à celui sur glace.

    • Je ne connais pas du tout , Mareria , je vais en parler à mon  » gouvernement  » , comme disait
      mon grand-père en parlant de Mère-Grand . Il est parti au travail à pied ( 4-5 kms ) pour ménager la voiture : )
      Avez-ous vu le norvégien , en caleçon léger , courir après sa voiture par -17° !?
      Quand j´habitais mon appartement à Lille , le garçon du dessus m´a dit , qu´il avait dû sauter un soir , aussi en petite tenue , sur mon balcon , puis sur le trottoir , pour récupérer son auto qui partait toute seule ( enfin … accompagnée d´un chauffeur !… )
      C´était durant le WE . J´ai raté la scène !

      • Dominique , comme je l´avais dit sur l´article , il y a des fermes , des habitations très isolées en Norvège ( en Suède aussi ) , et sans auto , on est en rade sans pouvoir rien faire !
        Ma belle-sœur s´est fait un jour voler sa voiture par un prisonnier en perm … , et la voiture
        était inutilisable . Elle est assistante sociale , et elle a dû batailler ferme , pour avoir une auto de service, car elle refuse de loger , là où elle travaille . Les agressions sont toujours possibles avec certaines personnes ( familles dont on retire les enfants , drogués , alcooliques , ex-détenus , assistés qui réclament toujours plus , etc. ) Elle en a vu de toutes les sortes ! Elle décompte les jours pour prendre sa retraite . A un moment , il le faut …
        Mais tout le monde a plus ou moins besoin de sa voiture . Et puis , mettez-vous à sa place .
        Il venait peut-être de l´acquérir ! C´est vexant : ))

  21. Darie, le chef est parti pour faire 4 ou 5 km à pied ? incroyable avec le froid et la neige mais c’est éreintant ! nous avons bien ri avec le jeune homme court vêtu et le vol de sa voiture, il a de l’endurance, voilà une bonne leçon au voleur que j’aurais copieusement boxé avant de le livrer à la police, sans doute avait- il un slip de la marque Kangourou ! imaginons la publicité : « Kangourou, le slip anti vol ». Si le jeune homme fréquente une salle de gym, encore une excellente référence. Maintenant le voilà célèbre, toutes les filles vont lui tomber dans les bras, protection absolue, mieux qu’un garde du corps !

    • J´avais vu le  » slip Kangourou  » : ) Je ne savais pas quoi répondre , mais maintenant , je me dis que  » ou un slip léopard  » aurait pu être la bonne réplique : ))
      Vous voyez comme ils sont coriaces , les vikings . Et je vois que les nouveaux le sont encore : )
      -17° , tout nu , et se battre ainsi , sans doute en baskets et sans chaussette , c´est un vrai !!!

      • slip Kangourou en peau retourné de renne ….hi!hi!…hola! notre petite est une tigresse elle porte le slip léopard …17° , tout nue …mafois elle fait l’ange sur le dos dans la neige la Darie …..elle fait du ski moi du patin a roulettes ….slip Kangourou…attend ya une poche non???…non pour un petit marsupial …mais pour une flasque de lait de poule bien au chaud dans le porte-bébé ventral babybjorn….n’oublie pas les lois romaines …

  22. loin de moi d’avoir pris mon jour de naissance pendant la grande époque mahâvîra dans un palais de terre du royaume de magadha a la recherche de riches gisements de minerais pour que le magadha prospère bien au dela de la vallée du gange , en ce jour comme le songe mon soleil brille la carosserie de la panhard comme si mon ciel serait celui du bihar , de vivre au sud c’est un peu la hilosophie de la vie éloigné mais calme comme le bouddhisme fiancé avec l’hindouisme et marié avec égalité du jaïnisme pour comprendre la non ignorance de toutes cette insolence de la belle provence , que dire sans avoir l’esprit du moine fondamentaliste qui baigne dans le berceau du bouddhisme pour exprimer ma gratitude au dieu bouddha ou a son père le diable pour cette journée magnifique de tout les désirs , c’est le nirvāṇa a se promener non en ( bodhi)boutonné et fort sexy en soie kiabi et colore la vie , j’ai travailler cette aprème en maillot en manche courte a passer le râteau dans les allées du château , j’ai eu chaud j’ai transpirer frontale par ce doux travail , dans ma chambre tout ouvrant non fermer rpour faire entrer la chaleur du soleil il fait en cette heure 18,5° avec un semblant d’odeur de pointe d’été , c’est pas l’inde ni la vallée des singes ou la vache est reine mais il fait bon doux de vivre chez nous , si cela continu nous allons sortir table chaise de campagnarde guitares et tambourins pour des festins fins au fond du jardin , quand je pense a notre petite inuit de l’arctique da coté de göteborg qui est obliger de se balader avec un fer a souder glosbe pour aler déguster des fruits de mer sous le grand marché couvert …bon il est 17h18 chez Darie il fait nuit elle se prépare a souper chez moi au sud il fait encore soleil je file boire une bière au foyer a regarder le ciel et me dire merci mon D…j’arrive pas le dire ..GO!GO!

  23. mareria ……….j’en suis pas sur de sur mais dans les films de jean marais de cape et d’épée on parle d’un certain médecin charles patin ami de lagardère et dans d’autres roles qui fut destitué par le bon roi louis XIV …si tu ne viens pas à lancien , lamémoire ira à toi …GO!GO!

  24. Non Mareria , mais je connais son père , Guy Patin ., hi-hi …
     » Il est probable que Guy Patin a servi de modèle à Diafoirus, le médecin ridicule du Malade imaginaire. Il fut en tout cas comme lui l’auteur, d’une thèse contre Harvey et « contre les circulateurs », qui conclut : « Ergo motus sanguinis circularis est impossibilis. »
    Traduction :  » Le mouvement circulaire du sang est impossible  » .
    C´est exact et inexact . Le sang tourne , avec passage obligé par les poumons et le cœur , mais il ne tourne pas en rond non plus . Ah monsieur Diafoirus , quel farceur … Rire .

  25. Apparemment, ce Sieur fur bien connu au XVIIème; fils d’un médecin célèbre, qui a sans doute été le modèle de Thomas Diafoiru, et épistolie, rmédecin lui-même, assez polyglotte, il a eu des ennuis avec Colbert pour « trafic » de livres interdits à la cour:  » il quitta, sur les conseils de son père, la France, parcourut l’Allemagne et l’Italie avant de s’établir à Padoue où il occupa successivement les chaires de médecine et de chirurgie. Il fut membre de l’académie des Ricovrati et de celle des Curieux de la nature (Leopoldina). ». Numismate et « archélogue »
    Allez, encore un petit « coup » de patins:

  26. vous rigolez toutes mais notre Darie Daktari joue la panthère rose et skippy le kangourou vivant au cœur de la nature de suède , il lui manque juste une nageoire dorsale pour porter le prénom de flipper , menfin le divin dauphin filant a vive allure le dos a göteborg en pleine mer froide sa nageoire caudale stabilisatrice a ne pas confondre avec les nageoires pectorales qui servent a se dériger sur stockholm, il ta faut un sac a dos pour dauphin fait sur mesure , une attache avec anneau pour la nageoire dorsale et deux autres pour les nageoires pectorales , et une lumière a led clignotante sur l’aileron …un sac a dos pour dauphin et pourquoi pas …les dauphins ont le droit en pleine mer de faire la pause boisson chaude type lait de poule ….alors un dauphin prénommer Darie en slip léopard avec une poche kangourou pour le doux lait de poule …c’est la torpille viking automoteur…et elle nage en dessous de la surface …comme le sous -marin …hola! un sous -marin a des
    tubes lance-torpilles de 533mm de diamètre environ …si tu pèche au filet de traine par inadvertance la Darie …tu as a manger pour un mois pour tout l’équipage du chalutier … manger des ailerons grillés a l’ail et persils ….ohé! Darie nage pas vers le Danemark hi!hi!..Darie que je ne vois point ton périscope vers les îles féroé..sinon tu seras vider …mafois elle est intelligente la darie elle a une petite tête, oui une toute petite tête de périscope équiper de la visée IFR et détection radar…de navire battant pavillon du danemark ..mafois la petite Darie fait partie de la försvarsmakten…repérée en mer baltique ou tac-tic..a demain …je file …au foyer a l’apéro ( bière et olive et quiches et croutons au fromages de chèvre …bises a toutes ……GO!GO!

  27. Quand vous aurez tous épuisé tous les Patins du coin, je reviendrai…. il me semble que le niveau culturel de cette page est en nette baisse. D’abord personne ne parle de la naissance du patin alors qu’il y a un site qui se décarcasse !!! le patin roule depuis 1760 !
     » Le néerlandais Hans Brickner aurait été le premier à créer des patins, en fixant des roulettes en bois sous ses chaussures, au début du 18ème siècle. On ne sait que partiellement qui a inventé le patin à roulettes, tant il manque d’archives et de documents. On trouve ensuite quelques références à la pratique du patinage à roulettes en 1743 à Londres (Royaume-Uni). Malheureusement, il ne semble subsister aucune trace de l’inventeur »… il n’y a qu’un Néerlandais pour avoir inventé un truc qui glisse !

    « John Joseph Merlin (1760)

    « On pourrait croire l’invention des patins à roulettes assez récente, mais en réalité, les tout premiers modèles, bien différents des « rollers » que nous connaissons, sont apparus il y a plus de deux siècles ».
    On attribue donc l’invention des patins à roulettes (1) à John Joseph Merlin (1735-1803) originaire de Huy, en Belgique. Il eut l’idée, vers 1760, d’adapter le patinage sur glace à la terre ferme en fixant des rouleaux en métal sur une plaque de bois. Pour l’anecdote (2), l’inventeur s’est écrasé dans un miroir de valeur au cours d’une soirée mondaine à Londres et a failli y laisser la vie. Cela a peut-être été la première chute de l’histoire du patin… »

    On peut donc s’appeler Merlin et se prendre un gadin sur un patin !!! avez-vous eu la curiosité d’aller voir les images des anciens patins ? c’est à mourir de rire ou de bûches… on peut dire que le patin a ses kamikazes….. mince, c’est l’heure d’enfourner mes endives au four. à plus.

    • Monique, c’ est intéressant mais entre nous, je crois qu’ il n’ y a pas d’ inventeur de la première paire de patins, ni de ballon, ni de canne de golf…
      Endives au jambon, quand c’ est bien cuisiné, c’ est bon !

      • Dominique, cervelas strasbourgeois endives, c’est tout simple et vite fait.
        Le site a l’air sérieux :

        http://www.rollerenligne.com/articles-473-le-roller-histoire-de-1760-a-nos-jou

        Je n’ai jamais chaussé ni patin, ni patin à roulettes, ni rollers, juste une patinette sorte de grand patin pour deux jambes, électrique, elle revient à la mode, on a vu des policiers sur ces patinettes à Paris et ça va jaser chez les caïds banlieusards. J’imagine une descente de police sur patinette, la mitraillette attachée au guidon ! voilà une idée dec roquis pour les caricaturistes .
        Pour la canne de golf, je ne sais pas, c’est un sport anglais, il serait intéressant de lire !! sur wiki : « Codifié en Écosse en 1754 par le Royal & Ancient Golf Club de Saint Andrews, ce sport a des origines diverses dont le jeu de mail. Il fut ainsi importé des Pays-Bas où il était pratiqué sous le nom de « colf » dès le XIIIe siècle. »

  28. Moi aussi j’ai des histoires , écoutez donc (on peut la raconter à Pussel dans l’oreille) :

    « Comment appelle-t-on un homme intelligent, sensible et beau ?
    Une rumeur ! »………………… et VLAN !

  29. Les premiers patins , je ne sais pas d´où ils sortent , mais les premiers skis étaient des planches de bois , avec de la peau de phoque fixée dessous . On peut avancer , mais on ne recule pas ,
    les poils étant dirigés vers l´arrière .
    J´ai vu un jour un reportage sur les Nénètses . Ils ont des vies laborieuses . Et pour chasser , il n´y a pas 36 façons , il faut courir derrière les bêtes durant des heures . Ils ont des raquettes ou des skis ainsi équipés . Ils ont recours aux chamanes pour les aider , mais … il faut y croire …

    • A chaque fois qu’on repasse le reportage Rendez-vous en terre inconnue qui se déroule chez les Nenets, je le regarde, et y découvre toujours du nouveau.
      On appelle aussi « patinettes » les skis courts, beaucoup plus que la normale: mon fila aîné en a une paire.

      • Mareria , j´ai regardé rendez vous en terre inconnue chez les Nenets , ce n´est pas le documentaire que j´avais vu . J´ai entendu qu´il faisait -15° au petit matin dans le Tchoum ….
        Quelle vie difficile , c´est impressionnant .C´est quasiment de la survie .

  30. En fait, ce que je croyais être une patinette électrique pour les transports urbains, s’appelle une trottinette, c’est la même chose c’est aussi « le scooter anglais ». Elle existe en trois roues, c’est plus stable pour faire le marché, j’ai repéré le micro kickboard, il y a un frein à l’arrière et elle se plie en un clin d’œil. La trottinette a sa poésie, grâce à Charly Lellouche qui a quitté la France qu’il ne reconnaissait plus pour partir en Israël:

    « Femme à la trottinette

    L’avez vous vu passer, femme à la trottinette,
    Accompagnant son fils pour aller à l’école,
    Cheveux de feu au vent, rêveuse, un peu poète,
    Lui caracole, fier, voyez comme il est drôle.

    Au retour s’en revient, la mère comme une enfant,
    Juchée sur cet engin, défiant l’équilibre,
    Fendant de ses « hola » l’audace d’un passant,
    Elle est belle, insouciante et elle se sent libre.

    Mais voilà c’est l’automne et les feuilles taquines,
    Un peu rousses comme elle et, mouillées par la pluie,
    Elles la font glisser, la rose et ses épines,
    Les quatre fers en l’air, elle a mal à l’envie.

    Se relevant vexée, c’est elle qui trottine,
    Mais s’est foulée le pied et, portante le coupable,
    Elle rentre penaude, avec peine chemine,
    Et ce soir, claudiquant, portera le cartable.

    L’enfant va lui crier « maman un peu plus vite ! ».
    « Attends-moi petit loup ! », la mère s’époumone,
    « Tu vois bien que je boite, et les feuilles, évite ! ».
    Histoire de trottinette et d’un matin d’automne.

    À Mélissa (2002)

    …. Il a écrit ce très beau poème à notre France, il est d’actualité aujourd’hui :

    « France je vais partir

    France je vais partir, pourtant si tu savais
    Comme j’aime tes parcs, tes villes, tes villages,
    La verdure des champs et l’odeur de tes prés,
    Chacun de tes trésors en tous tes paysages.
    France je t’ai aimée, au delà des parcours,
    Comme on aime une femme et respecte sa mère,
    Pourtant je vais partir, en profonds désamours ;
    Face à l’indifférence en nos cris de colère.
    Terre de liberté où l’on vient agresser,
    Quand on porte à son cou six branches d’une étoile ;
    Et la fraternité ? Quand on vient insulter
    Un gosse en son école, en respectant le voile.
    Ma France je m’en vais, pourtant j’écris en vers
    Et j’ai fait du théâtre en langue de Molière,
    Tu le sais en ton cœur, ta toile d’univers,
    Je t’ai peinte en mes mots et gravée sur ma pierre.
    France je vais partir, et toi tu le sais bien
    Comme j’aime Paris que j’ai mis en mes lignes,
    En chaque coin de rue j’y ai tissé un lien,
    Ses places, monuments , Montmartre et ses vignes.
    Et si je vais partir, oubliant notre exil,
    Car c’est bien le dernier, vers ma Terre Promise,
    Tu sais, ne t’en fais pas je garderai ce fil,
    Qui reste au fond de soi quand on se dépayse. »

    Charly Lellouche, 23 Avril 2004 .

    J’espère que Charly a trouvé le bonheur, bonne fin de soirée à tous.

      • Dominique, c’est en lisant Riposte laïque que je suis tombée sur cet auteur et son adieu à la France, je crois qu’il est très pudique, tolérant, fraternel aussi, il ne condamne pas mais il part, il cède la place, comme beaucoup d’autres… j’ai beaucoup de mal à accepter cela, mais on ne peut l’exprimer nulle part sur les forums, on connait la chanson et la pesante menace… et ici, nous devons garder un lieu où poser nos bagages et se retrouver dans la paix et l’amitié. Je suis très triste, car on regarde ces évènements « impuissants » et l’impuissance est certainement le mot le plus terrible à assumer. Que dire de plus sinon exprimer cette impuissance et le dégoût pour les élites qui permettent cela. Bises.

  31. Bonsoir , j´ai revu toute la vie des Nenets … De quoi je me plains avec -12° ? J´ai honte .
    Encore deux jours , et c´est fini . Heureusement , il n´y a plus de bûches … Et je ne peux pas
    en chercher chez le voisin , comme le millionnaire voleur … Il a un fusil : )) Bonne nuit .

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