Chrestomathie 

Pas d’ affolement, ce n’ est pas le mot du jour mais son équivalent fleuri puisqu’ il s’ agit de florilège (de flos la fleur, en latin) dont le synonyme , de racine grecque, est le mot anthologie (anthos, la fleur, en grec).

Voilà donc trois mots d’ un coup, qui annoncent un recueil de jolies fleurs, que dis-je, de belles lettres utiles au savoir, des extraits de textes ayant des points communs, qui autorisent à les grouper ensemble.

Une sorte de bouquet ou bien de pot-pourri dont on tournerait les feuilles une à une comme si on s’imprégnait de leur essence…

image(Pot-pourri, Herbert James Draper)

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112 réflexions sur “Chrestomathie 

  1. bonjour mesdames …

    chrestomathie je ne connais pas ce mot , je connais juste la fleur pour les saints le jour des non vivants les chrysanthèmes , le départ est pour bientôt voir imminent même dans l’instant , je vous souhaites a toutes une bonne journée , ici le soleil pointe son nez avec un beau sourire dorée , mon retour lundi en fin de journée , a bientôt ….GO!GO!

    • Re-bonjour . Bonne journée Klaus avec les camarati Légionnaires . Ces petits jeunes doivent apprécier de voir leurs Anciens en pleine forme . Vous avez assez de place pour vos grandes jambes dans la Berlingo ? La route doit sembler longue…longue… quand on est plié en quatre .
      Quel joli tableau , Dominique . Il y a une jeune chanteuse belge qui a un peu ce style , et qui
      est assez rare maintenant , c´est Selah Sue . Elle semble très sympathique et naturelle quand elle est interviewée . Et elle chante bien .
      Promenade dans le « slask » maintenant . Ce n´est pas que j´y tienne , mais il le faut …
      A deux , c´est plus amusant : )

  2. Un bonjour floral sous la tempête ! j’aime le mot et j’adore la peinture…. romantisme et beauté, une peinture qui illustrerait un parfum floréal de Guerlain ! la dame est très belle, est-ce une belle irlandaise inconnue ? je suis certaine qu’elle a une histoire ! Arpège, cortège, florilège une suite heureuse. Le pot pourri s’entend souvent dans le sens de fleurs séchées que l’on parfume pour l’ambiance de la maison, c’est aussi un extrait de répertoire de chansons choisies, je lis aussi « spicilège » …. oh que c’est laid ! je file, à plus tard.

  3. Commentaire avalé! Je recommence!
    Bonjour tous et bon séjour à Klaus.
    Je découvre ce mot de chrestomathie < Du grec ancien χρηστομάθεια, khrêstomátheia (« savoir utile »).de mátheia < μανθάνω, manthanô., apprendre à connaître découle le mot " mathématique".
    Comme le dit Dominique , la chrestomathie est une anthologie de textes choisis parmi des œuvres d'auteurs réputés classiques," notamment assemblée pour l'apprentissage d'une langue"; de fait, on en trouve pour de très nombreuses langues, et j'aurais pu rebaptiser ainsi mes manuels scolaires de textes français ( groupés par thèmes), de grec et de latin…
    Comme Darie, je suis sous le charme de.Herbert James Draper: Ah, quand refleuriront les roses de l'été?

  4. Et nous pouvons donc musarder parmi toutes les fleurs…De : Louise Colet (1810-1876),
     » Les fleurs que j’aime » < Fleurs du midi (1836)
    'Fleurs arrosées
    Par les rosées
    Du mois de mai,
    Que je vous aime !
    Vous que parsème
    L'air embaumé !

    Par vos guirlandes,
    Les champs, les landes
    Sont diaprés :
    La marguerite
    Modeste habite
    Au bord des prés.

    Le bluet jette
    Sa frêle aigrette
    Dans la moisson ;
    Et sur les roches
    Pendent les cloches
    Du liseron.

    Le chèvrefeuille
    Mêle sa feuille
    Au blanc jasmin,
    Et l'églantine
    Plie et s'incline
    Sur le chemin.

    Coupe d'opale,
    Sur l'eau s'étale
    Le nénuphar ;
    La nonpareille
    Offre à l'abeille
    Son doux nectar.

    Sur la verveine
    Le noir phalène
    Vient reposer ;
    La sensitive
    Se meurt, craintive,
    Sous un baiser.

    De la pervenche
    La fleur se penche
    Sur le cyprès ;
    L'onde qui glisse
    Voit le narcisse
    Fleurir tout près.

    Fleurs virginales,
    A vos rivales,
    Roses et lis,
    Je vous préfère,
    Quand je vais faire
    Dans les taillis
    Une couronne
    Dont j'environne
    Mes blonds cheveux,
    Ou que je donne
    A la Madone
    Avec mes vœux."

    • Bonjour les amis !
      Trois mots pour le prix d’ un dans mon panier.
      Florilège est le plus gracieux et me fait penser à la Flore préférée de mareria.
      Un vent impressionnant, mars démarre en fanfare.

  5. De Georges Séféris:
    Croquis pour un été. [Fleurs de la pierre]
    « Fleurs de la pierre devant la mer verte,
    Aux veinures me rappelant d’autres amours,
    Luisantes sous la nonchalante bruine,
    Fleurs de la pierre, visages
    Qui vinrent quand nul ne me parlait et me parlèrent,
    Et me laissèrent les toucher, le silence venu,
    Au milieu des pins, des lauriers-roses et des platanes. »
    Traduction Thomas Efthimiou

  6. Fleurs de la pierre , ou fleurs minérales , ce sont les élégantes roses des sables . Leurs formes et leurs teintes sont ravissantes . Elles peuvent même gigantesques et peser plusieurs dizaines de kilos . Elles n´ont pas inspiré beaucoup les poètes de l´Atlas , c´est curieux , car entre la rose éphémère , (  » qui ne dure que ce que dure les roses  » : )) , et le cristal éternel , il y avait de
    quoi se laisser emporter … En voici un quand même :
    -Ma rose des sables-
    Je t’ai vu naître dans cette terre aride
    Dans un amour limpide en guise de drain,
    A travers la fenêtre du temps, aucune ride
    De tes pétales hybrides qui dispersent au vent les grains

    De la splendeur de la nature : tu es la Succulente,
    Spectaculaire dans le règne de la faune et de la flore.
    Ton odeur est à la mesure des parfums qui enchantent
    Entre ciel et terre, tu baignes dans des poussières d’or!

    Tes ressources et réserves t’alimentent en sécheresse,
    Tes boutures, ta floraison ramifiée éclosent sans discontinu
    Tisserande de couture des saisons, amplifiée d’osmoses nuée
    Tu es la source : l’Aguichante des muses et déesses.

    Blanc, rouge et rosé sont tes teintes de lumière,
    Tu es unique par tes formes, par ta taille :
    Magnifique et hors normes, je te veux en fiançailles
    Et te proposer cette étreinte ma rose du désert !
    de Philippe Rambourg .
    Nous sommes allées sur le chemin forestier , et dans la neige , il y avait du sang étalé sur plusieurs mètres !…. Il y a eu un petit drame de la Nature cette nuit . J´ai bien fait de faire
    demi-tour hier . Le loup rôdait , et si ce n´était lui , c´était son frère ( le goupil ? : ))

  7. La nonpareille , Mareria , scoop , c´est un ruban pour les cheveux des petites filles , un oiseau multicolore magnifique , une sorte d´œillet , et aussi les perles de dragées sur les pièces montées . Incroyable ! Il y a de quoi faire un poème pour ce mot , à lui seul .

  8. En attendant le printemps, Nérée de Beauchemin nous promène dans son univers de fleurs, d’essences et de joie :

    Fleurs d’aurore

    Comme au printemps de l’autre année,
    Au mois des fleurs, après les froids,
    Par quelque belle matinée,
    Nous irons encore sous bois.

    Nous y verrons les mêmes choses,
    Le même glorieux réveil,
    Et les mêmes métamorphoses
    De tout ce qui vit au soleil.

    Nous y verrons les grands squelettes
    Des arbres gris, ressusciter,
    Et les yeux clos des violettes
    À la lumière palpiter.

    Sous le clair feuillage vert tendre,
    Les tourterelles des buissons,
    Ce jour-là, nous feront entendre
    Leurs lentes et molles chansons.

    Ensemble nous irons encore
    Cueillir dans les prés, au matin,
    De ces bouquets couleur d’aurore
    Qui fleurent la rose et le thym.

    Nous y boirons l’odeur subtile,
    Les capiteux aromes blonds
    Que, dans l’air tiède et pur, distille
    La flore chaude des vallons.

    Radieux, secouant le givre
    Et les frimas de l’an dernier,
    Nos chers espoirs pourront revivre
    Au bon vieux soleil printanier.

    En attendant que tout renaisse,
    Que tout aime et revive un jour,
    Laisse nos rêves, ô jeunesse,
    S’envoler vers tes bois d’amour !

    Chère idylle, tes primevères
    Éclosent en toute saison ;
    Elles narguent les froids sévères
    Et percent la neige à foison.

    Éternel renouveau, tes sèves
    Montent même aux coeurs refroidis,
    Et tes capiteuses fleurs brèves
    Nous grisent comme au temps jadis.

    Oh ! oui, nous cueillerons encore,
    Aussi frais qu’à l’autre matin,
    Ces beaux bouquets couleur d’aurore
    Qui fleurent la rose et le thym. »

    (Nérée Beauchemin, Les floraisons matutinales)

  9. Poème de George Sand qui avait pourtant un bien joli prénom :

    A Aurore

    La nature est tout ce qu’on voit,
    Tout ce qu’on veut, tout ce qu’on aime.
    Tout ce qu’on sait, tout ce qu’on croit,
    Tout ce que l’on sent en soi-même.

    Elle est belle pour qui la voit,
    Elle est bonne à celui qui l’aime,
    Elle est juste quand on y croit
    Et qu’on la respecte en soi-même.

    Regarde le ciel, il te voit,
    Embrasse la terre, elle t’aime.
    La vérité c’est ce qu’on croit
    En la nature c’est toi-même. »

  10. Darie, je ne connaissais pas ces autres sens; il paraît que c’est aussi un terme d’imprimerie) « Des plus petits caractères, que l’on appelle plus habituellement aujourd’hui Corps de six points ou, elliptiquement, Corps six. »
    Je viens de retrouver un poème de Séféris que j’ai déjà donné, mais je l’aime tellement, que revoici le début avec « La mer en fleurs « …
    « Epiphania 1937
    « La mer en fleurs et les montagnes au décroît de la lune ;
    La grande pierre près des figuiers de Barbarie et des asphodèles ;
    La cruche qui ne voulait pas tarir à la fin du jour ;
    Et le lit clos près des cyprès et tes cheveux
    D’or : les étoiles du Cygne et cette étoile, Aldebaran.
    J’ai maintenu ma vie, j’ai maintenu ma vie en voyageant
    Parmi les arbres jaunes, selon les pentes de la pluie
    Sur des versants silencieux, surchargés de feuilles de hêtre.
    Pas un seul feu sur les sommets. Le soir tombe. » (…)
    La suite, et d’autres poèmes sur http://www.espritsnomades.com/sitelitterature/seferis.html

  11. Nous sommes en pleine floraison à défaut de florilège ! les poétesses du printemps, et on retrouve les mêmes, Ida Faubert (1882-1969) poétesse haïtienne, son petit fils lui consacre un site :

    Matin de printemps

    Au profond de l’allée
    Les quénépiers en fleurs
    Répandent une odeur
    Légère et vanillée

    Un essaim bourdonnant
    D’abeilles matinales
    S’en vient dans le jour pâle,
    Joyeux et frissonnant

    Chercher dans les corolles
    Un précieux butin.
    Et dans le clair matin
    Les papillons s’envolent.

    Un rayon de soleil

    Baise au front une rose,
    Qui se trouble, et qui n’ose
    Regretter son sommeil.

    Un parfum se respire
    Sous les grands platanes,
    Un parfum printanier
    De chose en délire.

    Et je m’emplis les bras
    De fleurs à peine écloses,
    De jasmins et de roses,
    De lis et de lilas,

    Et j’écoute, charmée,
    Le murmure des eaux
    Et tous les chants d’oiseaux
    Repars dans la ramée.

    Les cieux sont éclatants
    Car le soleil s’enflamme,
    Et je sens dans mon âme
    Chanter tout ce Printemps ! »

    • Poème charmant, Monique; rien à quénépier, il faut aller voir à quenettier, arbre fruitier originaire d’une zone s’étendant de la Colombie à la Guyane, caractérisé par son fruit, qui est proche du litchi, du longane et du ramboutan..

      • Coucou Mareria, je pense effectivement qu’il y a une faute à quénépier, vous avez raison voilà que nous allons devoir vérifier nos sites qui ne sont pas toujours fidèles… je ne connais pas cet arbre voilà qui est fait….. je ne connais pas la Guyane non plus mais les litchis, c’est un délice ! le poème de Seféris est très beau, poète que je ne connais qu’à travers vous ! je connais mieux Y. Rítsos grâce à Theodorakis, je pense avoir presque tous ses disques en vinyle !!!

  12. Je préfère  » bouquet » ou  » florilège  » que « pot-pourri » . On peut le faire avec des fleurs séchées ,
    mais aussi avec une suite d´airs de musique , ou encore d´une marmite avec des viandes variées ( je n´ai pas dit « avariées » ) . Un pot-pourri de viandes et légumes …avouez que se méfierait à moins : ))
    Et récemment , je parle avec ma fille 1 des oranges sanguines , qu´on appelle « blodapelsiner » , nouvellement arrivées sur les étals . Et je dis que je n´aime pas cette appellation , et que je dis plutôt des oranges rouges . Elle a éclaté de rire et m´a dit que justement , leur nouveau nom officiel est rödapelsiner , car personne ne les achetait : ))

    • Hello Darie, le mot sanguine est devenu une couleur mais c’est vrai que l’orange rouge a comme du sang à l’intérieur et vous allez rire, mais je n’en achète jamais pourtant elle est juteuse, je ne sais pas pourquoi cette couleur me déplait. Les oranges sanguines arrivent, il me semble, à la fin des oranges type navel ou naveline, juteuses à souhait, mes préférées mais fin mars elles disparaissent. J’ai acheté des grosses fraises d’Espagne sous sachet de 1 kg, pour 2,45 euros, un peu cotonneuses, elles étaient succulentes et parfumées oui mais elles ne se sont pas gardées, le lendemain il y en avait quelques unes de pourries, ce qui explique peut être leur petit prix, un avant goût du printemps. On nous serine aux infos que les gariguettes sont sur les étals oui mais uniquement dans le Languedoc, ça fait loin pour faire les courses !
      Pour le pot pourri qui n’est guère poétique, voici ce que l’on peut trouver :

      « À l’origine, « pot-pourri » désignait un ragoût comprenant plusieurs sortes de viandes et de légumes.

      À en juger des deux termes qui le composent – et surtout du second, pas très flatteur – on peut aisément s’imaginer que le résultat dudit plat n’était peut-être pas de la qualité la plus fine. En fait, au XVIe siècle, étaient « pourris » les aliments très ramollis et éclatés, suite à un excès de cuisson, tels que les ingrédients du ragoût que l’on laisse volontairement longtemps sur le feu. Dans la langue anglaise, le terme apparaît dans cette signification la première fois dans ce sens dans le Dictionnaire des langues française et anglaise (« A Dictionarie of the French and English Tongues »). C’était le deuxième dictionnaire français-anglais jamais édité (1611) dont l’auteur était Randle Cotgrave. La particularité était qu’à chaque entrée du dictionnaire en français correspondait une définition en anglais. Il faut noter qu’à cette époque l’anglais était une langue marginale parlée par quelque 6 millions de personnes, contre 20 millions environ de locuteurs français.

      Le terme apparaîtra aussi dans les dictionnaires au sens de mélange hétéroclite, de méli-mélo, peu de temps après en Angleterre, en France déjà en 1587. Néanmoins, dans ce sens, pot-pourri est plutôt obsolète.

      L’idée du mélange a toutefois été gardée et s’applique aux herbes, fleurs et épices qui, mélangés et séchés, servent à embaumer une pièce. Nous voilà à présent bien loin de la signification originale, le pot pourri.

      En 1605, un sens est venu s’ajouter aux deux autres, celui d’une pièce de musique légère faite de thèmes empruntés à diverses sources. C’est le sens qui est principalement d’usage aujourd’hui. »……………………………. difficile de vérifier !!!!

      • Merci Monique , pour les explications sur le pot-pourri . Effectivement , le sens a tellement changé , qu´il en est devenu non conforme à la réalité !
        J´aime beaucoup les oranges sang… , les oranges rouges : ) Celles qui arrivent chez nous sont très juteuses , avec de fines pelures , sucrées , et c´est vrai que leur prix est toujours bas , sans doute pour en faire la promotion .
        Les fraises que j´ai achetées ( promotion , les premières ) n´avaient pas beaucoup de goût .
        Elle étaient énoooormes ! Je vais attendre les strawberry fields suédois , et les cueillir
        moi-même en Juillet . Il y a quelques années , des petits malins , peu connaisseurs de la Suède, avaient ratissé un grand champ de fraises en une nuit . Il a été facile de les retrouver , car les revendeurs doivent avoir des papiers ( provenance , propriétaires ) . On ne vend rien à la sauvette en Suède . Comme je vous le disais sur le journal , rien de frauduleux n´est toléré .
        Les peines sont toujours effectuées , ( prison , amendes ) . Mais les peines de prison sont parfois étonnamment basses .

  13. Une évocation des arbres de Guadeloupe par une responsable de la maison du bois (http://www.guadeloupe-fr.com/magazinedestinationguadeloupe/article=18351/):
     » De l’acajou rouge, véritable bois de luxe utilisé pour habiller l’intérieur des bateaux ou confectionner des boîtes de cigares au courbaril qui servait à confectionner les beaux meubles et les belles maisons et qui est aujourd’hui en voie de disparition, cette balade constitue une véritable initiation à la découverte de la forêt tropicale et une plongée dans le patrimoine créole. Car à travers le bois, c’est toute la culture des Antilles qui se dévoile, tant il fait partie de la vie de tous les jours. On l’ulilisait autrefois pour construire les cases traditionnelles, les saintoises de pêche, les jouets, les instruments de musique, les chaussures.elle va d’arbre en arbre, égrenant la longue liste des usages du mahogany petites ou grandes feuilles, de l’acajou blanc, du fromager surnommé l’arbre à soucougnan, du monbin dont les fruits très parfumés font un excellent punch. Elle ramasse une gousse de flamboyant utilisée comme cha-cha lors des défilés de carnaval, avant de s’attarder devant le gaïac qui ne pousse que de quelques centimètres par an et qui est protégé par arrêté ministériel. «Cet arbre extraordinaire possède quantité de vertus, des racines à la feuille, explique-t-elle. Chaque famille en possédait un auparavant.» On ne saurait omettre le catalpa, le galba, le balata bel bwa, l’amandier pays, le cacaoyer, le kenettier, le bois de campêche, le bois de rose, le calebassier qui dressent fièrement leurs branches centenaires au-dessus du caillebotis qui serpente dans ce parc, véritable concentré de toutes les richesses de la forêt tropicale ».
    Je ne connais guère que le flamboyant et le fromager, au bois d’une légèreté incroyable.

    • Mareria, le voilà notre « kenettier » !! mon correcteur refuse le mot et le souligne en rouge, non mais ! je ne connais pas tous ces arbres sauf le catalpa, j’en ai un grand dans le jardin, il fait des fleurs splendides et parfumées mais c’est un arbre qui ne fait pas d’ombre malgré son envergure et ses feuilles aussi larges que deux mains réunies, au moindre vent les branches tendres se cassent, l’an dernier j’ai mis une « attelle » et j’ai sauvé la branche momentanément. J’aime les troncs d’arbres leurs couleurs et leurs écorces, ils parlent autant que les feuilles.

  14. Monique, je suis allée voir la page de photos de catalpas en fleurs: une splendeur; certaines fleurs en gros plan me font penser aux iris..Manque le parfum! Mais j’imagine qu’il a inspiré bien des poèmes!
    Sur le flamboyant , ce poème de René Depestre:
    Le poète
    (Imité d’Emily Dickinson)
    « Pour faire un poète
    il faut un homme et une femme
    une femme et un homme
    et puis un flamboyant en fleurs
    mais le flamboyant peut suffire
    si l’homme et la femme tardent trop
    a fêter le prodige du sang. »

    • Mareria, je vous ai répondu à la mauvaise place, c’est-à-dire plus bas :))) le flamboyant en fleurs, une merveille pas possible d’avoir cet arbre dans le jardin du Nord mais on peut l’accrocher en poster ! Déjà nous avons des difficultés à garder le liquidambar.

  15. Mareria, vous pensez à un mot local ? j’ai cherché en vain ! ……. les fleurs de catalpa sentent un mélange de miel et de bergamote, quand le catalpa fleurit, je prends une petite chaise de jardin et je vais lire dessous…. ainsi j’entends les abeilles butineuses, je vois les papillons, j’entend vivre l’arbre et surtout j’ai un œil sur mon petit mirabellier qui a fait 8 mirabelles l’an dernier et que j’ai mangées après une lutte acharnée avec les merles ! je n’espère pas encore faire des confitures mais d’année en année, si tout va bien :)))))))))))

    • Oui , le jacaranda , quelle beauté , le flamboyant aussi . Notre tulipier de Virginie n´a pas encore fleuri , le tronc a toujours 2 mètres de hauteur . Tous les espoirs restent permis …
      Mais je n´ai plus d´illusion : ))
      J´espère pouvoir goûter un jour un jus de kenettier ou quenettier , les fruits sont appétissants .

      • Vous savez Darie: la fleur du tulipier de Virginie est très décevante, petite, d’une couleur insipide; j’en ai un dans le jardin ( il doit avoir 20 ans ou plus): c’est une erreur d’achat; je croyais acheter un magnolia ….C’est vous qui m’avez fait découvrir le jacaranda, et je garde des souvenirs émus de la floraison des flamboyants au Sénégal!

      • Mareria , il fait trop froid chez nous pour un tulipier , il ne donnera sans doute jamais de fleurs .
        On le laisse pour la verdure et pour tous les soucis qu´il nous a donnés ! sourire .
        Une bonne nouvelle : le calendrier rose . Un petit prince Oskar est né hier . Il ne sera pas roi , puisque l´accession au trône de Suède dépend de la primogéniture ( drôle d´expression : ))
        Ceci dit , bébé Oskar s´en fiche complètement , il a bien d´autres préoccupations . Rire .

  16. Du poète portugais Eugénio de Andrade:
    AUX JACARANDAS DE LISBONNE
    « Ce sont eux qui annoncent l’été.
    Je ne connais d’autre gloire, d’autre
    paradis : à l’entrée les jacarandas
    sont en fleurs, un de chaque côté.
    Et un sourire, paisible demeure,
    qui m’attend.
    Tout l’espace d’alentour
    multiplie ses miroirs, ouvre
    des terrasses sur la mer.
    C’est comme dans les songes les plus enfantins :
    je peux voler presque au ras
    des nuages les plus hauts – frères des oiseaux –,
    et me perdre dans l’air. »

  17. Et voici dans la foulée , un poème à la splendeur des flamboyants , par André Légallant , un auteur mauricien .
    -Nos couleurs-
    Rouge des flamboyants
    foyers d’incendie
    aux quatre phares de l’horizon
    symbole du sang répandu de nos aïeux
    Je te nomme fraternité.

    Bleu des îles australes
    miracle de la mer indienne
    qui déferle sur nos côtes
    d’éternelles symphonies
    Je te nomme fidélité.

    Jaune des plages aux sables d’or
    que protègent de hauts cocotiers
    dont les cimes ruissellent
    de trésor du couchant
    Je te nomme prospérité.

    Vert de nos immenses camps de cannes
    debout autour de vieux moulins
    qui sentent le sucre et la mélase
    le dur labeur en plein soleil
    Je te nomme fertilité.

    Rouge bleu jaune et vert
    désormais réunis pour la gloire d´un peuple
    sur le chemin de la liberté
    plus d’un siécle aujourd’hui
    vous porte le salut .
    de André Légallant , qui a composé son poème , à l´occasion de l´indépendance de l´île Maurice en 1968 .
    Nous avions un copain VAT ( coopération ) , qui était parti à l´île Maurice avec un pêcheur .
    Et le copain , en pleine mer , lui demande avec quels instruments il navigue . Alors le pêcheur lui montre son transistor , et lui dit :  » J´écoute la radio mauricienne , je tourne le poste , quand le son est bien net , c´est la bonne direction !  » Il a eu la frayeur de sa vie pendant 4-5 heures .
    Puis , TERRE !!! C´était le copain qui a eu une amie dans le coma , après s´être bouchée le nez en éternuant très fort .

    • Darie, tout de même, tomber dans le coma pour un éternuement c’est tout de même un peu fort ! voici Ode au magnolia, de Pablo Neruda :

      Une fleur de magnolia
      pure
      ronde comme un cercle
      de neige
      monta jusqu’à ma fenêtre,
      me réconciliant avec la beauté.
      Entre ses feuilles lisses
      – ocre et vert –
      fermée,
      elle était parfaite
      comme un oeuf
      céleste,
      ouverte
      elle était la pierre
      de la lune,
      Aphrodite embaumée,
      planète de platine.
      Ses grands pétales me rappelèrent
      les draps
      de la première lune
      amoureuse,
      et son pistil
      érigé
      était tour nuptiale
      des abeilles.

      Ô blancheur
      entre
      toutes les blancheurs,
      fleur immaculée,
      amour resplendissant,
      odeur de neige blanche
      et de citrons,
      secrète secrétaire
      de l’aurore,
      coupole
      des cygnes,
      rayonnante apparition!

      Comment
      te chanter sans
      toucher
      ta
      peau très pure,
      t’aimer
      seulement
      aux pieds
      de ta beauté,
      et t’emporter
      dormante
      dans l’arbre de mon âme,
      resplendissante, ouverte,
      aveuglante,
      sur la forêt obscure
      des songes!

      (Pablo Neruda)

      • Monique , c´était dû à une hyper-pression , quand elle s´était bouchée le nez . Et un vaisseau a claqué . Nous n´avons pas su la fin de cette histoire , mais j´aurais aimé le savoir . Combien de temps de coma , les séquelles éventuelles … Nous n´avons pas su . C´est quand la copine a éternué en se bouchant le nez , qu´il a crié :  » Il ne faut jamais faire cela !  »
        Depuis cela , j´éternue tout mon soul et dit « Excusez-moi  » : )) Je ne prends pas de risque …

      • La fugacité de la floraison du magnolia apparaît bien dans ce poème de Wang Wei (699-761), dynastie Tang;
        « Au bout des branches, les fleurs de magnolias
        dans la montagne rougissent leur corolle.
        Près d’un torrent, un logis solitaire et vide.
        En foule, les fleurs éclosent, et tombent ».

  18. Que de beaux arbres, ah ! le magnolia, des fleurs en forme de lotus mais attention, en une semaine les fleurs tombent désespérément, comme le cerisier à fleurs, un beau parasol éphémère d’une semaine et encore sans trop de vent ! ensuite il faut attendre un an avant de revoir cette magie fleurie, les feuilles n’ont aucun intérêt.
    L’aventure c’est l’aventure, tout à l’heure une jolie pinsonne est entrée en collision avec une vitre de la véranda et boum, par terre KO. Le chef se précipite, enfile ses gants de jardin et ramasse la pauvre pinsonne dont la tête pendait lamentablement sur le poitrail ! nous voilà à deux au trente-sixième dessous, le chef l’a tenue une demi heure dans la main et elle respirait…. alors il l’a déposée délicatement au pied du gros marronnier à cause des chats et on a commencé la veillée, elle s’est mise à bouger un peu la tête…. alors le chef l’a reprise dans la main et HOP elle a fait quelques coups d’aile vers un noisetier et puis elle s’est mise à voler pour de bon. Demain je vais la voir picorer ses graines, j’ai repéré qu’il y a deux couples de pinsons. Un vrai sauvetage et ce n’est pas le premier oiseau que l’on ramasse ainsi. Les pinsons sont chassés par des crétins qui ont décrété que le pinson avait le même goût que les ortolans, la bêtise humaine n’a pas de borne…. les pinsons sont une espèce protégée aujourd’hui.

    • Et ils sont si jolis . Je ne comprends même pas qu´on ait envie de leur arracher les plumes !
      Pourquoi se passer du plaisir de les regarder ? C´est si amusant de les voir voleter .

    • Darie, vous avez raison, sa femme s’appelle Ida et ils ont eu une petite fille que l’on peut voir dans la galerie des « images ». D’après wkpdia, c’est un peintre oublié. J’aime beaucoup ses nymphes.

  19. Darie, on nous a appris à éternuer « discrètement » et mettre la main devant le nez mais pas se le boucher, maintenant je comprends, la discrétion a quand même ses limites mais tout de même cette jeune femme n’a pas eu de chance…. j’avais une grand mère bien aimée qui ne prononçait jamais le mot fatalité, elle disait toujours « c’était le destin »…elle croyait ferme au destin, ce qui est écrit ne peut être changé… il y a un peu de vrai dans la mesure où ce destin ne nous laisse pas immobile et sans réaction devant les évènements. Alors, selon son crédo, le destin nous attend tous au coin de la rue….. j’ai lu votre commentaire au sujet de Calais… où vous dites avoir pointé dans votre pays durant dix ans et bien que cela ne soit pas drôle, j’ai été prise d’un fou rire ! cela me semble tellement étranger, exagéré, anormal et je dirais carrément humiliant…. c’est une situation qui ne peut pas arriver ici où c’est peut être un peu le b…….je le conçois.

  20. Je suis allée pointer sans trop me poser de questions , mais c´est vrai qu´à la fin , j´en avais assez . Un jour , je n´ai pas pu m´y rendre , car mon dernier-né avait 2 mois , il faisait très froid , des congères partout , 2kms jusqu´à la Police avec ma poussette( et le retour ) , un fiston de 2,5 ans , j´ai donc fait la sourde oreille … Et on ne m´a jamais rappelée . C´est pourquoi le laxisme avec les roms qui mendient depuis 2-3-4 ans m´étonne énormément . C´est vraiment bizarre pour la Suède , qui contrôle (contrôlait ) tout .
    Vous avez vu les dessins de nus de Herbert Draper . J´aime beaucoup les beaux nus ,
    surtout en dessin , au crayon ou au fusain . C´est souvent plus sobre qu´en peinture .
    Dernière petite sortie avec Pussel , devant la maison . Vite , elle s´endort . Bonne nuit .

    • Ces dessins sont très beaux mais j’aime par dessus tout le tableau que nous a choisi Dominique,et je l’ai envoyé à ma fille, à des amies. Bonne nuit mesdames.

      • Mareria, c’est la plus belle toile du peintre, une poésie, c’est vrai qu’elle se distingue de toutes les autres toiles….. mais le mot florilège manque aux poésies, pas facile mais Chrestomathie c’est impossible. Bonne fin de soirée.

    • Darie, là je comprends mieux, les faits tels que vous les décrivez, la marche dans la neige avec bébé et poussette sont assez sidérant….. la Suède a été très longtemps un modèle de discipline et une société réussie, une référence pour nous mais il semble qu’aujourd’hui elle entre dans des difficultés que le pays n’avait pas prévues… j’espère que vous ne connaitrez jamais les attentats que nous avons vécus en 2015 ! nul ne sait comment tout cela finira. Non seulement nous ne contrôlons plus rien mais en plus nous ne prenons pas en considération les renseignements précieux de nos services policiers et cela c’est inadmissible , il parait que nous manquons d’effectifs, inimaginable ! les roms sont nombreux partout mais ici aussi ils bénéficient d’une justice laxiste incompréhensible.
      Les dessins de nus de Herbert Draper sont très beaux, les lignes très fluides, épurées, mais je préfère les toiles. Bonne fin de soirée.

      • Monique , les poussette suédoises sont les Rolls Royce des poussettes . Mais avec les congères , c´était compliqué . Ce qui est très dangereux , ce sont les stalactites de glace , qui menacent les passants . Depuis quelques accidents tragiques ( un nourrisson de un mois tué dans son landau , en autres ) , les syndics sont obligés de vérifier tous leurs immeubles soigneusement . On ne met pas assez les gens en garde contre cela . Il y a quelques années , plus de 40 personnes ont été tuées en un hiver à Moscou !
        Je marche souvent sur l´allée centrale ( pour cyclistes ) dès qu´il y a dégel et regel .
        Je me méfie …. vous savez ce que c´est?… Les gaulois et les gauloises ont toujours craint que le ciel ne leur tombe sur la tête … On ne se refait pas … sourire …

  21. Bonjour, belles fleurs!
    Voici un poème d’ Odysseas. Elytis: » Le jardin était dans la mer * Ο κήπος έμπαινε στη θάλασσα »
    Le jardin était dans la mer
    Œillets d’écume cap profond
    Ta main s’en allait avec l’eau
    Comme une traîne nuptiale
    Ta main libérait tout le ciel

    Des anges à onze épées
    Flottaient à côté de ton nom
    Coupeurs de vagues à leurs crêtes
    Et les voiles blanches penchaient
    Aux courtes rafales du vent

    Avec des épines de roses
    Tu cousais les rubans de l’attente
    Aux cheveux des collines de ton amour
    Et disais ; celle qui peigne la lumière
    Est une cascade ici qui s’amuse

    Flèche voleuse scandale du rire
    O petite enfant du jour qui n’en finit pas
    Dans les arbres rayonnants tu jouais avec les racines
    Tu ouvrais les cornets de l’eau
    Gaulant les jujubes de l’oubli

    Et quand venait la nuit aux prodigues violons
    Dans les moulins à demi-détruits tu parlais
    Tout bas avec une magicienne
    Dans tes seins tu cachais un cadeau
    Qui était la lune elle-même

    Lune de-ci lune de-là
    Énigme que lisait la mer
    Sans aucun mal et pour ton seul plaisir
    Œillets d’écume cap profond
    Le jardin était dans la mer.
    (Soleil Premier) Traduction de Dominique Grandmont in 37 poètes grecs de l’Indépendance à nos jours, Oswald éditeurs, 1972.
    Sur la page http://dornac.eklablog.com/elytis-le-jardin-etait-dans-la-mer-a83429514, on trouve plusieurs interprétations de ce poème sur la musique de Theodorakis, dont  » Maria Farantouri accompagnée de Mikis Theodorakis et de l’orchestre des bouzoukis. », et je crois qu’il s’agit d’une des chansons les plus connues,et deux collages d(‘Elytis.

  22. Bonjour d’un matin incertain, il balance entre soleil et pluie on verra bien, promesse et mensonge , c’est la vie, quoi ! toujours dans les fleurs mais personne n’a trouvé le mot florilège, moi non plus ! un petit poème de Sophie d’Arbouville (1810-1840) j’aime bien sa qualité de poétesse « salonnière » Sainte Beuve en fit sa muse, elle meurt à 40 ans des suites d’un cancer :

    Pétition d’une fleur
    Poésies et nouvelles (1840).

    À une dame châtelaine.
    (Pour la construction d’une serre.)

    Pauvre fleur, qu’un rayon du soleil fit éclore,
    Pauvre fleur, dont les jours n’ont qu’une courte aurore,
    Il me faut, au printemps, le soleil du bon Dieu,
    Et quand l’hiver arrive, un asile et du feu.
    On m’a dit — j’en frémis ! — qu’au foyer de la serre
    Je n’aurai plus ma place, et mourrai sur la terre
    Au jour où l’hirondelle, en fuyant les frimas,
    Vole vers les pays où l’hiver ne vient pas.
    Et moi, qui de l’oiseau n’ai pas l’aile légère,
    Sur toi, contre le froid, j’avais compté, ma mère !
    Pourquoi m’abandonner ? Pauvre petite fleur,
    Ne t’ai-je pas offert l’éclat de ma couleur,
    Mon suave parfum, jusqu’aux jours de l’automne ?
    Ne t’ai-je pas donné ce que le ciel me donne ?

    Si tu savais, ma mère, il est dans ce vallon,
    Non loin de ton domaine, un jeune papillon
    Qui versera des pleurs, et mourra de sa peine,
    En ne me voyant plus à la saison prochaine.
    Des sucs des autres fleurs ne voulant se nourrir,
    Fidèle à son amie, il lui faudra mourir !…
    Puis une abeille aussi, sur mon destin, s’alarme :
    Sur ses ailes j’ai vu briller plus d’une larme ;
    Elle m’aime, et m’a dit que jamais, sous le ciel,
    Jeune fleur dans son sein n’avait eu plus doux miel.
    Souvent une fourmi, contre le vent d’orage,
    Vient chercher vers le soir l’abri de mon feuillage.
    Te parlerai-je aussi de l’insecte filant,
    Qui, sur mes verts rameaux s’avançant d’un pas lent,
    De son réseau léger appuyé sur ma tige,
    À tout ce qui dans l’air ou bourdonne ou voltige,
    Tend un piège adroit, laborieux labeur
    Que ta main va détruire en détruisant ma fleur ?
    Et puis, quand vient la nuit, un petit ver qui brille
    Me choisit chaque soir, et son feu qui scintille,
    Lorsque mes sœurs n’ont plus pour elles que l’odeur,
    Me permet de montrer l’éclat de ma couleur.

    Tu vois, je suis aimée ! et cette heureuse vie,
    Me serait, à l’hiver, par tes ordres ravie ?…
    C’est ton or qui m’a fait quitter mon beau pays,
    Où, des froids ouragans je n’avais nuls soucis ;
    Aussi je pleurais bien au moment du voyage…
    — L’exil est un malheur qu’on comprend à tout âge !
    Mais une vieille fleur, estimée en tous lieux,
    M’a dit qu’auprès de toi mon sort serait heureux ;
    Qu’elle avait souvenir, jusques en sa vieillesse,
    D’avoir fleuri pour toi du temps de sa jeunesse ;
    Qu’aussitôt qu’on te voit, t’aimer est un devoir,
    Qu’aimer paraît bien doux quand on vient de te voir ;
    Que tu n’as pas un cœur qui trompe l’espérance,
    Que les amis te sont plus chers dans la souffrance,
    Et que petite fleur, flétrie et sans odeur,
    Trouverait à l’hiver pitié pour son malheur ;
    Que tout ce qui gémit, s’incline, souffre et pleure,
    Cherche, sans se tromper, secours dans ta demeure ;
    Que, tes soins maternels éloignant les autans,
    Auprès de toi toujours on se croit au printemps !

    Allons, construis pour nous une heureuse retraite,
    Et Dieu te bénira… car c’est lui qui m’a faite,
    Et simple fleur des champs, quoique bien loin des cieux,
    Comme le chêne altier, trouve place à ses yeux. »

  23. Quant Jacques Prévert joue aux pompes funèbres, il fallait y penser :

    Fleurs et couronnes

    Homme
    Tu as regardé la plus triste la plus morne de toutes les fleurs de la terre
    Et comme aux autres fleurs tu lui as donné un nom
    Tu l’as appelée Pensée.
    Pensée
    C’était comme on dit bien observé
    Bien pensé
    Et ces sales fleurs qui ne vivent ni ne se fanent jamais
    Tu les as appelées immortelles…
    C’était bien fait pour elles…
    Mais le lilas tu l’as appelé lilas
    Lilas c’était tout à fait ça
    Lilas… Lilas…
    Aux marguerites tu as donné un nom de femme
    Ou bien aux femmes tu as donné un nom de fleur
    C’est pareil.
    L’essentiel c’était que ce soit joli
    Que ça fasse plaisir…
    Enfin tu as donné les noms simples à toutes les fleurs simples
    Et la plus grande la plus belle
    Celle qui pousse toute droite sur le fumier de la misère
    Celle qui se dresse à côté des vieux ressorts rouillés
    A côté des vieux chiens mouillés
    A côte des vieux matelas éventrés
    A côté des baraques de planches où vivent les sous-alimentés
    Cette fleur tellement vivante
    Toute jaune toute brillante
    Celle que les savants appellent Hélianthe
    Toi tu l’as appelée soleil
    …Soleil…
    Hélas! hélas! hélas et beaucoup de fois hélas!
    Qui regarde le soleil hein?
    Qui regarde le soleil?
    Personne ne regarde plus le soleil
    Les hommes sont devenus ce qu’ils sont devenus
    Des hommes intelligents…
    Une fleur cancéreuse tubéreuse et méticuleuse à leur boutonnière
    Ils se promènent en regardant par terre
    Et ils pensent au ciel
    Ils pensent… Ils pensent… ils n’arrêtent pas de penser…
    Ils ne peuvent plus aimer les véritables fleurs vivantes
    Ils aiment les fleurs fanées les fleurs séchées
    Les immortelles et les pensées
    Et ils marchent dans la boue des souvenirs dans la boue des regrets
    Ils se traînent
    A grand-peine
    Dans les marécages du passé
    Et ils traînent… ils traînent leurs chaînes
    Et ils traînent les pieds au pas cadencé…
    Ils avancent à grand-peine
    Enlisés dans leurs Champs-Elysées
    Et ils chantent à tue-tête la chanson mortuaire
    Oui ils chantent
    A tue-tête
    Mais tout ce qui est mort dans leur tête
    Pour rien au monde ils ne voudraient l’enlever
    Parce que
    Dans leur tête
    Pousse la fleur sacrée
    La sale maigre petite fleur
    La fleur malade
    La fleur aigre
    La fleur toujours fanée
    La fleur personnelle…
    …La pensée… »

  24. Bonjour , sous une bonne couche de neige toute neuve . Cela ne nous effraye pas , puisque notre équipement est complet , adéquat et surtout entretenu . Et maintenant , je laisse le déblayage aux hommes . Ces promenades avec ma petite copine m´ont réconciliée avec la neige . Depuis 10 ans , je ne voyais plus que les inconvénients . Elle ne fait pas autant de balades dans son quartier , ses maitres sont moins … disons , sportifs …
    Dominique , le mot chrestomathie commence entrer dans mon esprit , j´ai eu du mal aussi : )
    Puisque Monique est dans la rubrique nécrologique ( rions-en , plutôt que d´en pleurer : )) ,
    voici de quoi contrarier le destin .
    -L´immortelle blanche-
    Madrigal. ( qui est un poème court , galant , souvent adressé à une femme )
    Donnez-moi vos couleurs, tulipes, anémones ;
    Œillets, roses, jasmins, donnez-moi vos odeurs ;
    Des contraires saisons le froid ni les ardeurs
    Ne respectent que les couronnes
    Que l’on compose de mes fleurs :
    Ne vous vantez donc point d’être aimables ni belles ;
    On ne peut nommer beau ce qu’efface le temps :
    Pour couronner les beautés éternelles,
    Et pour rendre leurs yeux contents,
    Il ne faut point être mortelles,
    Si vous voulez affranchir du trépas
    Vos brillants, mais frêles appas,
    Souffrez que j’en sois embellie,
    Et, si je leur fais part de mon éternité,
    Je les rendrai pareils aux appas de Julie,
    Et dignes de parer sa divine beauté.
    de Pierre Corneille , 1606-1684 . Cet auteur est-il toujours étudié en classe ? Parfois , je me le demande , quand je lis régulièrement que des pans entiers de l´Histoire de France ont été expédiés aux oubliettes … Bonne journée , le printemps est à nos portes , euh… vos portes !

  25. Point de nécrologie, le soleil brille, je guette les pinsons, pour le moment ils sont partis pour un autre resto ! floréal, floréal lui aussi y avait pensé, c’est notre Victor Hugo !

    Ordre du jour de floréal

    (Victor Hugo (1802-1885)
    Les chansons des rues et des bois (1865).

    Victoire, ami ! je dépêche
    En hâte et de grand matin
    Une strophe toute fraîche
    Pour crier le bulletin.

    J’embouche sur la montagne
    La trompette aux longs éclats ;
    Sachez que le printemps gagne
    La bataille des lilas.

    Jeanne met dans sa pantoufle
    Son pied qui n’est plus frileux ;
    Et voici qu’un vaste souffle
    Emplit les abîmes bleus.

    L’oiseau chante, l’agneau broute ;
    Mai, poussant des cris railleurs,
    Crible l’hiver en déroute
    D’une mitraille de fleurs »

    Moralité, il faut toujours dire les choses avec des fleurs ça passe tellement mieux ! « Floréal était d’ailleurs un journal, c’était l’hebdomadaire illustré du monde du travail, périodique français de 1919 à 1923. le coquelicot était son emblème, on peut lire :

    « ….-H. Rosny aîné a publié une série d’articles aux thèmes variés — actualités, éducation, moeurs, boxe… — dont voici deux extraits :

    n°2 du 14 janvier 1922 – Molière

    « Il y a quelque chose de touchant dans la célébration des centenaires, bi-centenaires, tri-centenaires, millénaires des grands hommes. Ce sont des cérémonies plutôt bienfaisantes. Elles suscitent de beaux discours et des écrits brillants. Mais aussi des discours infiniment stupides et des chroniques ridicules. L’esprit de troupeau y joue le grand rôle et l’esprit de troupeau est toujours assez sot, quand il n’est pas, en outre, fanatique ou féroce. »

    « °30 du 29 juillet 1922 – Le Gaspillage social

    « Dans tous les pays, le gaspillage social est énorme, et il l’est d’autant plus que la population des cités est plus considérable par rapport à la population totale. Aux champs le gaspillage est minimum. Le paysan a un esprit pratique et dur qui le rend peu accessible aux raisons qui favorisent le parasitisme dans les villes. »

    ……… finalement rien n’a changé ! bon AM à tous.

    • Monique , c´est la vraie conclusion , effectivement . Les belles années étaient trop belles …
      Voici un peu d´éternité , dans la poésie .
      -L´éternité-
      Elle est retrouvée.
      Quoi ? – L’Eternité.
      C’est la mer allée
      Avec le soleil.

      Ame sentinelle,
      Murmurons l’aveu
      De la nuit si nulle
      Et du jour en feu.

      Des humains suffrages,
      Des communs élans
      Là tu te dégages
      Et voles selon.

      Puisque de vous seules,
      Braises de satin,
      Le Devoir s’exhale
      Sans qu’on dise : enfin.

      Là pas d’espérance,
      Nul orietur.
      Science avec patience,
      Le supplice est sûr.

      Elle est retrouvée.
      Quoi ? – L’Eternité.
      C´est la mer allée avec le soleil .
      de Arthur Rimbaud (1854-1891) .
      Mareria doit certainement connaitre l´orietur . Je traduis cela par réalité , perspective , mais je me trompe sans doute …

  26. Darie, pour orietur, en fait c’est le futur d’un verbe orior, et cela signifie  » se lèvera ». Cf  » La forme verbale latine « orietur » (littéralement: il se lèvera) est souvent appliquée au soleil dans les textes prophétiques. Suzanne Bernard, dans son édition critique des Classiques Garnier, cite Malachie, IV, 20 : « Et orietur vobis timentibus nomen meum sol justiciae » (Et se lèvera pour ceux qui craignent mon nom un soleil de justice).
    C’est le verbe qui a donné » orient ».

    • Mareria , merci pour les explications . Je savais que vous saviez : )
      Donc , je « brulais » un peu avec ma « perspective » . Orient , oui , là c´est très clair !

  27. Dans ce florilège, il faudrait donner toute sa place au « Blason des fleurs et des fruits  » de Paul Eluard, mais je l’ai « aligné » le 12 octobre dernier, sur la jolie page concoctée par Dominique sur les bulbes, où je viens de mettre le nez ( constatant que j’ai déjà oublié les noms de fleurs découverts ce jour-là). Un peu de musique pour se consoler avec la Valse des fleurs de Tchaikovsky …https://www.youtube.com/watch?v=MAIJUmsGnI4

    • Magnifico , Mareria . En fermant les yeux , on se croit au Concert du Nouvel An à Vienne !
      Ah mais non , il ne faut pas fermer les yeux ! Ces petites fleurs de pêcher ou de pommier ?
      étaient ravissantes , et à la fin , un flamboyant , celui du bout de ma rue à l´Etang-Saint-Paul : )

    • C’est très beau Mareria, comme on dit un peu de douceur dans ce monde de brutes…et je viens de lire la dernière info qui est en tête du journal, je suis anéantie, alors je me suis réfugiée dans le monde des oiseaux, l’oiseau Quetzal resplendissant une merveille, le Motmot à sourcils bleus, le Mérion couronné, l’Araçari de Beauharnais une palette de couleurs, le Trogon à nuque rouge, le Coq-de-roche orange une beauté et une tête très étrange, le Touraco de Livingstone une pelouse volante, l’oiseau de Wilson du paradis, que ne donnerais-je pour juste les voir évoluer. Bonne fin de soirée et merci pour les liens.

  28. Et puis encore  » Green » de Paul Verlaine, chanté par Ferré:
    « Voici des fruits, des fleurs, des feuilles et des branches
    Et puis, voici mon coeur qui ne bat que pour vous ; »….

  29. L´éternelle jeunesse , l´élixir de jouvence , les roses qui ne durent qu´un été ….
    Je me suis remise à jour avec la pop music .
    Je me suis souvenue du grand hit « Forever young » , et j´avais toujours cru qu´il était un succès du groupe norvégien A-HA , mais il n´en est rien , c´est un succès d´un groupe allemand , Alphaville , un nom que je découvre !?… Ce n´est pas grave , mais comme je disais toujours à mes enfants  » Il vaut mieux savoir qu´ignorer  » , quand je demandais des nouvelles du quartier , des ami(e)s , des parents et frères et sœurs des amis … Il y a un mot suédois , qui englobe les frères et les sœurs , c´est pratique , c´est « syskon » .
    Mais je parlais des roses d´abord ….
    -Mignonne, allons voir si la rose-
    A Cassandre
    Mignonne, allons voir si la rose
    Qui ce matin avoit desclose
    Sa robe de pourpre au Soleil,
    A point perdu ceste vesprée
    Les plis de sa robe pourprée,
    Et son teint au vostre pareil.

    Las ! voyez comme en peu d’espace,
    Mignonne, elle a dessus la place
    Las ! las ses beautez laissé cheoir !
    Ô vrayment marastre Nature,
    Puis qu’une telle fleur ne dure
    Que du matin jusques au soir !

    Donc, si vous me croyez, mignonne,
    Tandis que vostre âge fleuronne
    En sa plus verte nouveauté,
    Cueillez, cueillez vostre jeunesse :
    Comme à ceste fleur la vieillesse
    Fera ternir vostre beauté.
    de Pierre de Ronsard ( 1524-1585 ) je reviens avec la suite …

  30. Darie, vous nous ramenez au sujet du tableau!
    Une petite promenade vers les fleurs de montagne dont le début est une vraie « Rhapsodie in blue ». Par ailleurs, si l’on pense bien au sens étymologique du mot rhapsodie, on peut aussi dire que cette page est un essai de chrestomathie, d’anthologie, de florilège et de …rhapsodie; mot qui vient du verbe ῥάπτω, rháptô (« coudre ») et de ᾠδή, ôidế (« chant »). La rhapsodie chez les Grecs, désignait les morceaux détachés de l’Iliade et de l’Odyssée, que chantaient les rhapsodes. CQFD.

    • C´était aussi une belle video , Mareria . Une belle symphonie de bleu .
      C´est avec le film  » Braveheart  » qu´on a mieux connu l´Histoire de l´Ecosse , et le chardon en est le symbole . Encore un beau film , avec une mémorable bataille de guerriers !
      Les films Highlander avec Christophe Lambert , et Rob Roy avec Liam Neeson étaient tournés là-bas , je crois . C´était du beau cinéma ( pour moi ) , et on ne voit plus de tels films . Maintenant , c´est surtout le cinéma des effets spéciaux : ((

  31. Et un petit -« Sonnet à Marie » –
    Je vous envoie un bouquet, que ma main
    Vient de trier de ces fleurs épanouies,
    Qui ne les eut à ces vêpres cueillies,
    Tombées à terre elles fussent demain.

    Cela vous soit un exemple certain,
    Que vos beautés, bien qu’elles soient fleuries,
    En peu de temps, seront toutes flétries,
    Et, comme fleurs, périront tout soudain.

    Le temps s’en va, le temps s’en va ma Dame,
    Las ! le temps non, mais nous nous en allons,
    Et tôt serons étendus sous la lame,

    Et des amours, desquelles nous parlons
    Quand serons morts, n’en sera plus nouvelle :
    Donc, aimez-moi, cependant qu’êtes belle.
    de Pierre de Ronsard . qui était apparenté à la reine Elisabeth I d´Angleterre , lis-je .
    Par quel côté ? Par ce vilain Henry VIII ? qui n´aimait ni l´amour courtois , ni la poésie …

  32. Henri VIII plus connu sous le nom de Barbe Bleue qui se souvient de ce conte dit « de fée » et absolument féroce.?… petite, j’ai cherché longtemps ce qu’il y avait dans le placard, on m’avait déjà dit que c’était le Croquemitaine quand je n’étais pas sage et je pensais alors que s’ils étaient plusieurs dans ce pauvre cagibi, ils devaient être serrés… Ce que j’ai aimé « Anne, ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir ? » une expression qui est encore utilisée. Quelle époque où l’on réglait ses affaires de divorce à la hâche.

    • Monique , la s-d-b chez mes grands-parents était très grande ( et froide aussi ! ) , et je l´avais
      assimilée à la chambre de Barbe-Bleue ! Je ne voulais jamais y aller sans ma sœur , qui était plus jeune . Elle n´avait pas peur , ni du noir , ni de l´eau , ni des bestioles . Et moi , j´étais une grande peureuse , j´imaginais toujours des bandits , des bêtes partout .
      Je regardais souvent les informations à la TV , toute jeune , et je me souviens des guerres du Viet-Nam , d´Algérie , de Chypre , de Saint-Domingue , peut-être d´autres encore . Cela me faisait peur mais je voulais tout voir . C´est peut-être la cause …
      J´ai vu ce fameux billot de The Tower of London , affreux , encore poisseux de sang : ))

      • Darie, rire :))))) quand on est gosse on se fabrique des mondes avec des mystères à se faire peur, alors il faut bien choisir une pièce, une porte secrète, pourquoi pas la s.d.b ?…. nous avions une grosse clé très ouvragée, mes parents la gardaient alors qu’elle n’ouvrait absolument rien chez nous, ils sont partis avec le secret de la clé, je n’ai jamais su quelle serrure elle ouvrait, mais je n’ai jamais osé la jeter….jusqu’à ce qu’elle s’égare dans un déménagement !!
        L’histoire de la Tour de Londres est épouvantable, j’ai lu il y a déjà quelque temps « Meurtres à la cour de Richard III » de Sophie Cassagnes-Brouquet..et quelques livres sur les Tudor. Le billot (poisseux) en question est-il le vrai ?

      • Il passe pour être Le Billot , Monique . Cette pièce est assez sordide , peu éclairée , et le billot
        est sur le sol . Je suis vite sortie : ) Mais les joyaux de la Couronne valent qu´on s´y attarde .
        Chez madame Tussaud , on voit aussi la salle des horreurs . Il y a un courant d´air froid exprès
        dans les jambes ! C´est sombre comme une cave , sordide à souhait , avec des souvenirs des
        grands crimes , comme la tétine d´un bébé tué par sa méchante nurse . Ça m´a marquée : )
        Bonne nuit quand même , ( avec un polar ? ) Rire .

  33. le bonjour du1° régiment étranger de génie au quartier général rollet a laudun , je ne suis pas un génie ni aladin avec la foi élevée en pleine lumière de la lampe merveilleuse au nez et a la barbe de jafar qui fait sa léssive avec vizir …..je rajeunis sous le pas de la jeunesse , les marches les armes et les vivres qui alourdissent le paquetage me manquent …qui sait si par moment ou très souvent l »adrénaline qui est partit aurait besoin de revenir en bon neurotransmetteur au cour de combats contre les serviteurs d’un soit disant dieu …mais la fougue l’envie est toujours présente comme les années et les sur les paumes de mes mains gravées et plissées par les nombreuses années écoulait ……écoutez ….écoutez le chant …vous écoutez ….c’est la relève notre sang ceux de l’instant ….ils passent devant ma fenêtre…écoutez la musique de leurs pas …

    au port reviennent les légionnaires vers une rose noire
    ils chantent un air a propos d’argent et d’honneur et fidélité
    en effet, bientôt peut faire toute la différence
    embrasse encore une fois ton légionnaire
    rose noire d’oran peut-être ne le reverras-tu plus
    rose noire, rose noire embrasse encore une fois ton légionnaire

    Schwarze Rose von Oran Küss’ noch einmal deinen Legionär’
    Schwarze Rose von Oran, Schwarze Rose von Oran….

    a mon retour …….comme toujours ……..dans l’honneur et fidélité..bises ..GO!GO!

      • Dominique , Klaus and compagny , bonjour ! Ça , c´est le signe de la jeunesse perpétuelle !
        Envie , envie … Quand on ne veut plus rien , c´est mauvais signe . J´ai frôlé l´état de n´avoir même pas envie de manger ! Je me disais qu´une pilule de vitamine de chaque sorte eût été
        aussi pratique . Ça allait mal , moi qui était une gourmande de tout , Même un porridge me semblait bon quand j´avais faim ! J´ai une tante de près de 90 ans qui ne pense qu´à aller se taper la cloche ( expression de mon père ) au restaurant . Et tous les ascètes de son entourage la critiquent pour son embonpoint , son manque de lecture , de …parler d´autre chose aussi : )) J´ai fini par dire que c´est son côté bon vivant qui nous amusait tout , alors il faut la laisser vivre en paix et comme elle veut . De toutes façons , elle ne changera plus !
        Il y a un soleil qui essaye de percer les nuages , mais en vain …

  34. Un bonjour de neige, oui, il a neigé cette nuit, tout est blanc et là où la neige a fondu c’est la boue, les narcisses m’ont fait croire que c’était le printemps, mars est un trompeur, un briseur de rêves…. PAN, j’entends un coup de feu, c’est quoi, on tire sur les merles ? ils sont une dizaine dans le jardin, c’est le calais des oiseaux, on doit faire la police pour que la pitance des petits oiseaux ne soit pas volée par trois corbeaux, trois tourterelles (l’une est veuve), et la colo de merles qui folâtrent toute la journée et viennent manger la gamelle des autres !
    J’apprends que l’écrivain américain Pat Conroy est mort, quelle tuile pour lui d’abord et aussi pour le roman, j’ai adoré « Le prince des marées », un pavé d’une finesse extraordinaire avec des personnages crucifiants mais attachants. Paru en livre de poche !
    Il ne faut pas croire qu’un bon vivant est un marrant perpétuel, je vous le dis (non pas en vérité car ce n’est pas de moi !) souvent il ne pense qu’à manger et boire, on dit un goinfre, un goulard (terme argotique évidemment). C’est quelqu’un qui se trompe de nourriture car estomac bien rempli peut aussi cacher esprit vide. Manger comme quatre à 90 ans, c’est signe des privations de toute une vie….. cette tante a-t-elle épousé un sibérien du goulag ? non ! voilà que je mélange avec mon pavé de Kenn Follett, j’arrive au bout du 3e tome, et s’il nous lit…. euh, je lui conseille de ne pas en écrire un 4e.

    • Si ma mémoire est bonne Monique, Ken Follett n’ est plus en état d’ écrire quoique cela soit.
      La tourterelle veuve, c’ est celle vêtue de gris ?
      Quant à aimer manger, cela ne veut pas dire goinfre, un goinfre se remplit.
      Calais s’ est volatilisé direction Picardie, aux armes citoyens, sortez les tromblons des buffets et PAN sur les piafs !
      J’ ai adoré « Le prince des marées », un grand roman et j’ éprouve une profonde admiration pour ces écrivains symphoniques.
      Barbra Streisand a fait de son mieux mais porter au cinéma une œuvre de cette richesse est un défi que L’ on relève mais que L’ on ne peut gagner.

      • Pardon à Ken Follett, heureusement il va bien. Je L’ ai confondu avec je ne sais plus qui, écrivain prolifique, mort récemment
        d’ un Alzheimer, qui faisait plutôt dans
        L’ héroïc fantasy.

      • What ?! Ai-je bien lu ? PAN sur les piafs ?!! Fourbissez-vous l´équipement des trois limiers , deux petits et un grand , pour pister ces innocents gazouilleurs , le pif au ras du sol ?
        Irvin ( c´est un chasseur , il me semble ) va marcher sur ses oreilles , va inévitablement aboyer , et les petits oiseaux s´envoler . Les deux peureux ont déjà sauté dans le fossé .
        Voilà , bel épilogue du conte picard : ))

      • Oui Iiiiiirvin est un chasseur, aucun poulet rôti n’ est en sécurité.
        Quant aux deux miniatures, ce sont deux braves petits terriers .
        Iirviiiin trempe ses oreilles dans mon bol de café et ne s’ en rend même pas compte et se demande pourquoi soudain, je gueule.
        Il a le cuir épais des broussailleurs et les petits ne détestent que le vent arrière qui les détourne de leur trajectoire.
        Il y a désormais des corbeaux à Paris, et à Londres où ils vivaient dans la fameuse Tour de Londres, garants de la Royauté, on en rencontre aussi maintenant dans la ville et mon carré urbain.

      • Hello Dominique, j’ai fait une faute à Ken mais il est actuellement un des écrivains les plus lus, beaucoup d’histoire et de politique dans ses romans, cela nous permet d’avoir une rétrospective d’évènements que nous avons traversés. J’ai appris un peu sur l’histoire des présidents américains, le scandale de Watergate, la vie agitée de Kennedy, les faiblesses de Bob… le mur de Berlin, le régime communiste et les présidents soviétiques. Un grand survol de l’année 1960 à nos jours. C’était le dernier tome de sa trilogie « Le siècle » j’ai beaucoup aimé le premier « La chute des géants ».
        Un autre livre magnifique à découvrir (si ce n’est déjà fait), de Donna Tartt « Le chardonneret » une histoire puissante avec des personnages forts, une errance entre le bien et le mal écrite d’une façon magistrale, telerama nous donne une belle critique :

        http://www.telerama.fr/livres/le-chardonneret,106981.php

        Pour les tourterelles, c’est certainement un ménage à trois !

    • Monique , le mari était bon vivant aussi ( très sympathique et plus raisonnable ) , mais une embolie / phlébite dans l´avion , ont eu raison de lui .
      C´est stressant en fait de ne pas avoir faim , quand on sait qu´il faut absolument manger , sous peine de perdre ses dernières petites réserves . C´est même démoralisant , mais grâce à ces pages ouvertes par Dominique régulièrement , je pensais à autre chose que de me faire du mauvais sang . La bonne humeur , les écrits de tou(te)s , sont un bon stimulant .
      C´est l´occasion de le dire .

      • Darie, non pas PAN sur les piafs, on tire en l’air pour chasser les nuisibles mais ils n’ont peur de rien et finalement ce sont les petits oiseaux qui s’envolent….et ils reviennent tous en même temps. Impossible d’interdire un rassemblement d’oiseaux nuisibles ils se glissent avec les bons mais c’est partout pareil.
        Oui, c’est inquiétant de ne pas avoir faim, si même la gourmandise ne joue pas son rôle bénéfique, il faut donc suivre le guide Dominique pour l’ouverture de l’appétit en suivant papy à la trace qui lui, a une faim insatiable. Le mauvais sang est mauvais conseiller, Darie cela se soigne avec des poèmes et le bonheur « lucide » existe c’est Alphonse Beauregard qui le dit :

        Bonheur lucide.

        Alphonse Beauregard (1881-1924)
        Les alternances (1921).

        J’avais le souvenir d’ineffables aurores,
        De ruisseaux cascadants cachés dans les vallons,
        De pourpres archipels et de grèves sonores
        Que visitent les flots crêtes et les hérons.

        Je gardais le sourire accueillant des pinières
        Qui filtrent le soleil dans leur dôme verni.
        J’avais en moi des horizons où les rivières,
        Dévalant des hauteurs, coulent vers l’infini.

        Et lorsque je voulus m’exprimer, ô Nature,
        Je trouvai ma pensée unie à ton décor,
        Fondue en toi, plus souple, harmonieuse et pure
        Et sachant se parer de symboles et d’or.

        Ce n’étaient, cependant, que des baisers rapides
        Ces révélations de formes, de couleurs ;
        Je passais, tu venais me ravir, mais stupide
        J’allais chercher au loin des plaisirs tapageurs.

        Aujourd’hui l’art m’a fait abandonner la hâte
        De voir ce qui m’attend au terme du chemin.
        Et chasse de mon cœur l’accoutumance ingrate
        D’assujettir le jour présent au lendemain.

        Libre, je viens à toi. Nature qui m’appelles.
        Déjà mes pas, froissant le trèfle, ont dégagé
        L’odeur d’après-midi vaguement sensuelles.
        Je m’enivre de paix riante et d’air léger.

        La lumière éblouit l’esprit et l’étendue.
        Les montagnes, là-bas, où finit le lac bleu,
        Avec les bois distants en chaîne continue,
        Font un cirque parfait, d’un dessin fabuleux.

        Des arbres espacés monte le chant des grives.
        La beauté de ce jour en moi trouve son nid,
        Et semble une caresse ancienne que ravive
        Un cœur infiniment lucide et rajeuni. »

        Et puis pour nous mettre en appétit, Jean Richepin on aurait préféré Richepain !!

        « Ballade du rôdeur des champs

        Nul ne peut dire où je juche :
        Je n’ai ni lit ni hamac.
        Je ne connais d’autre huche
        Si ce n’est mon estomac.
        Mais j’ai planté mon bivac
        Dans le pays de maraude,
        Où sans lois, sans droits, sans trac,
        Je suis le bon gueux qui rôde.

        Le loup poursuivi débuche.
        Quand la faim me poursuit, crac !
        Aux œufs je tends une embûche :
        Les poules font cotcodac
        Et pondent dans mon bissac.
        Puis dans une cave en fraude
        Je bois vin, cidre ou cognac.
        Je suis le bon gueux qui rôde.

        Quand j’ai sifflé litre ou cruche,
        Ma cervelle est en mic-mac ;
        Bourdonnant comme une ruche,
        Mon sang fait tic-tac tic-tac.
        Alors je descends au bac
        Où chante quelque faraude
        Qui me prend pour son verrac.
        Je suis le bon gueux qui rôde. »

        Bon appétit, si, si il vient en mangeant, mon grave problème à moi c’est d’avoir un petit estomac capricieux et de ne pouvoir digérer qu’au bout de 6 heures et encore pas n’importe quoi…. j’ai tout refusé de la gente en blanc, je reste avec mes indigestions…… ce midi poulet frites mais avec Parcimonie, ma copine.

  35. Bonjour tous; ici aussi , tout est blanc, couleur jasmin, mais c’est du provisoire.
    Ce n’est pas la Suède ni le Québec:
    « La neige
    L a neige nous met en rêve
    sur de vastes plaines,
    sans traces ni couleur

    Veille mon coeur,
    la neige nous met en selle
    sur des coursiers d’écume

    Sonne l’enfance couronnée,
    la neige nous sacre en haute-mer,
    plein songe,
    toutes voiles dehors

    La neige nous met en magie,
    blancheur étale,
    plumes gonflées
    où perce l’oeil rouge de cet oiseau.

    Mon coeur;
    trait de feu sous des palmes de gel
    file le sang qui s’émerveille. » Anne Hébert (1916-2000)

    • Mareria , le sang que j´ai vu dans la neige était impressionnant . Heureusement , il était bu peu à peu par la neige . Et j´ai vu que ma petite Jack Russell était une chasseuse dans ses gênes , car , même avec une couche de neige supplémentaire par-dessus , elle reniflait la piste nerveusement . J´en ai remis une couche du bout du pied , je n´aimais pas la voir ainsi ,
      avide de chasse , elle qui est si douce et si gentille : )

  36. me voila abasourdie par un reste d’amnésie et de maladie sur le mot chrestomathie , il ne m’est pas apathie sans l’avoir anoblie ce mot bénie de Dominique mais c’est juste par simple sympathie….pour vous une chanson que j’aime bien et oublier par beaucoups de la chanteuse séverine ..

    imaginez, la vie comme un désert
    les pas d’une âme, sur cette terre
    imagineeeeez le silence et la nuit
    tout l’espoir d’être aimé qui s’enfuit
    la sympathie, nous en avons besoin
    la sympathie, oh mon ami
    la sympathiiiiie d’un regard d’une main
    ce n’est rien et pourtant, ça suffit
    ce n’est rien et pourtant, ça suffit
    j’étais perdue ……….( pas moi celui de la chanson hi!hi! )
    dans un monde insensé, tu es venu
    tout a changé vers le soleil
    nous marcherons sans peur
    en prenant notre part de bonheuuuuuuuuheuheuheur
    le sympathie, c’est un pas vers l’amour
    la sympathie, oh mon ami
    la sympathiiiiie qui grandit chaque jour
    doucement, tendrement, nous unit…

    je vous l’envoie car un légionnaire dans le bureau ne fait que de la siffler , je le connais pas je sais juste vue son accent il est surement de mars ou de jupiter ou du fond de l’océan bleu au vagues écumantes , il est gentil ( il me donne des biscuits et des madeleines et du chocolat ) , il va me donner un duvet neuf et des chemises F1 et une paire de rangers et un survetement neuf , et je el conais que depuis ce matin 8 h00 je l’avais pas encore vu depuis mon arrivée , j’ai deja trois sacs F1 remplie d’affaire de ces camarades , j’ai des biscuits du pain d’épices des habits du rhum du cognac du chocolat ( mince encore du chocolat ) , ah ! oui je vais avoir une montre du foyer ( au insignes du régiment ) , bon je suis assez heureux quoi …c’est un peu comme mes enfants quand je les regardes , et pourtant ce sont des hommes …….a lundi en fin d’aprème …car demain je travaille un peu finition et rangement et après c’est la fiesta au foyer avec ces jeunes …..bises a toutes ..GO!GO!

    • Papy ne pas confondre avec la chiropractie mais je me souviens de la petite Séverine « un arbre un banc et une rue » et depuis elle a pris 50 kg mais elle reste la petite fée de l’Eurovision… bon dimanche et bises.

  37. C´est l´heure des agapes . Souhaiter « bon appétit  » à Klaus , c´est le pousser à l´indigestion : ))
    Monique ,  » Richepain  » , cela me rappelle une histoire très drôle . Mon père dans une boulangerie me demandait ( en riant dans la boutique ) pourquoi il y avait une variété de pain suédois , qui était appelée  » pain de riche  » . En fait , c´est « pain riche  » ( écrit en français ) ,
    et c´est du pain blanc , sans aucun ajout . En Suède , on ajoute souvent du glucose ( je n´aime pas du tout ) , et des fibres , des épices . Je préfère de beaucoup le pain français . J´ai fait très longtemps du pain moi-même , mais c´est une corvée . Il était pourtant mille fois meilleur que ceux des magasins , boulangerie ou supérettes .
    -FAIM-
    Si j’ai du goût, ce n’est guère
    Que pour la terre et les pierres.
    Je déjeune toujours d’air,
    De roc, de charbons, de fer.

    Mes faims, tournez. Paissez, faims,
    Le pré des sons.
    Attirez le gai venin
    Des liserons.

    Mangez les cailloux qu’on brise,
    Les vieilles pierres d’églises ;
    Les galets des vieux déluges,
    Pains semés dans les vallées grises.
    ***
    Le loup criait sous les feuilles
    En crachant les belles plumes
    De son repas de volailles :
    Comme lui je me consume.

    Les salades, les fruits
    N’attendent que la cueillette ;
    Mais l’araignée de la haie
    Ne mange que des violettes.

    Que je dorme ! que je bouille
    Aux autels de Salomon.
    Le bouillon court sur la rouille,
    Et se mêle au Cédron.
    de Arthur Rimbaud . Bon appétit à toutes et tous , et à moi aussi : )

  38. Hello, je reviens du marché, il fait beau mais comme ils ont salé les routes la voiture est sale de sel alors qu’elle était toute propre ! …. j’ai trouvé plein de bonnes choses et devinez ? j’ai acheté des oranges sanguines en promotion…. ça va saigner dans les assiettes, je dis ça pour embêter Darie ! non, elle est gentille alors j’ai retrouvé une chanson de Richard Gotainer qui ne m’a pas laissé de souvenir particulier, le pauvre, mais sa chanson est marrante et puis c’est samedi soir… toute chanson qui pourrait lui ressembler de près ou de loin serait purement fortuite… euh ….bon, d’accord, elle n’est pas des plus fines mais le saindoux est-il particulier d’une bouche à une autre ! et le bon lard, dans la porcelaine ou la terre cuite, c’est succulent, ajoutez un petit chou nouveau, quelques jeunes carottes et des petites grenailles primeurs et c’est le festin :

    Allons enfants de la Ripaille
    La charcutaille est avancée
    Gloire à l’oignon, honneur à l’ail
    L’heure de la graille est arrivée

    A table les goulus
    Approchez vos bedaines
    Venez poser vos culs
    A table les baleines

    On va pas chipoter c’est à la bonne franquette
    Mettez vos épluchures sur le bord de l’assiette
    Faut finir le museau j’vous amène le boudin
    Reprenez du saindoux j’vais vous chercher du pain

    Dans la barrique et le tonneau
    Y a tout c’qui faut pour se rincer
    Allons enfants du picolo
    Le pichtegru s’en va couler

    A table les goulus
    Approchez vos bedaines
    Venez poser vos culs
    A table les baleines

    Servez-vous bien en choux c’est bon sa fait péter
    Laissez pas les rognon sinon ça va sécher
    Un pied en crépinette, une tête aux haricots
    Rien de tel pour remettre les compteurs à zéro

    J’aime l’ail
    J’aime l’oignon
    J’aimons bien taper la bedaine
    J’aimons bien taper le bidon

    Allons enfants de la Ripaille
    La charcutaille est avancée
    Gloire à l’oignon honneur à l’ail
    Vive le boire et le manger  »

    Je découvre le pichtegru, jamais entendu ce mot d’argot, mais l’un s’en rapproche, « du jaja, du jinjin, du pitchegorne, du picolo, du picrate, du picton, du pif, du pive, du pivois, du rouquin, du pinard » (c’est dans le dictionnaire)…. on a fait le tour des millésimés réputés, tous les châteaux ont été démolis… ou alors vendus aux Chinois ou aux Japonais qui aiment nos châteaux. Je lisais un article où il est question de Japonais devenus franchement alcooliques (avec photos !!!)

    • Monique , et le gros-rouge-qui-tâche ? là je comprends bien . Il n´y avait que le « pinard » que
      je connaissais . Comme dit la fameuse tantine bonne vivante , mieux vaut un grand cru rarement qu´une piquette infecte . Elle est épicurienne , pas pour philosopher : )) mais pour donner l´exemple . Mon père adorait l´aider pour sa déclaration d´impôts , il et elle allaient ensuite à deux au restaurant , et mangeaient tout ce qu´ils ne pouvaient pas .

  39. Je ne vous ai pas tout dit, j’ai acheté du gingembre confit, carrément unsac, peu importe le poids, j’en ai grignoté au moins dix morceaux et déjà j’ai mal au cœur ! mais c’est un antioxydant, un anti inflammatoire, il est bon pour la digestion, je n’ai pas lu les effets secondaires en cas d’abus mais je sens que je les ai tous ! j’ai le palais emporté et une soif d’enfer, le Vésuve n’est pas loin mais il faudrait plutôt l’extincteur. Que la fête commence et à la place de « ripaille » pour retrouver une once de culture à cette jolie page, je dirai que nous allons faire bombance ! bonne fièvre du samedi soir, je me contenterai de vous regarder danser…. mais pas devant le buffet, autre expression haute en couleur …. et que dit l’expression :

     »
    Il s’agit en fait ici du buffet qu’on peut trouver dans une cuisine qui, lorsqu’il est malheureusement vide et quelle qu’en soit la cause, ne permet pas de manger.
    Mais, alors que le moral devrait être plutôt bas devant une telle situation, qu’est-ce qui justifie de danser devant ce buffet ?

    Eh bien cela vient simplement d’un calembour datant probablement de la fin du XVIIIe siècle.
    En effet, au XVIe siècle et encore longtemps après[1], le verbe ‘fringaler’ signifiait ‘danser’. Il était une combinaison de ‘fringuer’ pour ‘sauter’ ou ‘gambader’ et de ‘galer’ pour ‘se réjouir’. Et chacun sait que la ‘fringale’, ce n’est pas une nouvelle danse, mais la faim ou l’appétit.
    Alors « d’avoir faim devant le buffet vide » à ‘fringaler’ donc ‘danser’ devant lui, il n’y eut qu’un pas (de deux).

    [Au XIXe siècle, il avait pris le sens de ‘marcher ou aller de travers’. Il n’est plus vraiment utilisé de nos jours

      • Dominique, cela fait quelque temps que j’essaie le gingembre mais pour le moment je ne vois pas de changement…. le mieux c’est encore la diète du soir avec juste une pomme ou un yaourt ! je ne connais pas la vraie fringale, j’ai déjà eu faim mais sans plus.

      • Monique , le vrai remède pour faciliter la digestion , c´est l´angélique . On sent la digestion se remettre en route dans les 5 minutes . J´avais toujours un petit flacon ( Docteur Vögel ) , mais cela ne se fabrique plus , dans les 2 boutiques diététiques de Lille que je connais . Peut-être peut-on en trouver dans d´autres villes . Sinon , en pharmacie , au rayon herboristerie peut-être
        En tous cas , c´est très efficace .

  40. Le marché en plein après-midi ? Un marché sous les Halles alors ?
    Moi aussi j´en reviens , ou plutôt de la supérette , et je regrette les marchés bretons .
    C´était un peu la foule , chose que je déteste plus que tout , mais j´avais envie de tout acheter .
    Le gingembre dans la marmelade d´orange est très bon , Monique .
    Les cuisiniers chinois de La Réunion en mettent dans tous leurs plats , c´est délicieux .
    Mais ce n´était pas du vrai bœuf , c´était de la viande de zébu , qui est plus tendre .
    Il était importé bien sûr , de Madagascar sans doute .

  41. Darie, ici une petite ville tente d’installer un marché le samedi, c’est le jour où il y a le plus de monde… c’est donc en plein air mais il y a l’essentiel avec des produits du coin aussi, mais évidemment on ne trouve pas tout. Il y a même des stands où l’on trouve le plat du jour à emporter, aujourd’hui c’était la choucroute, ah, de quoi saliver…. J’ai un peu plus loin un grand cours des halles, très cher, mais on trouve absolument tout …. d’où des oranges sanguines en promo à 1,49 € le kg et des mange-tout très gros en promo. Il y a aussi des produits de luxe comme des têtes d’asperge, intouchables, et des haricots verts extra fins, aïe le prix !!! c’est la profusion des endivettes, des carottes, des navets alors profitons-en. Je mets du gingembre dans tout ou presque mais le chef a dit qu’il ne le digérait pas ! il y avait aussi du cresson, son régal à lui (moi non !) mais je n’ai pas acheté car il parait que cru, il peut contenir un parasite qui détruit le foie ! …… je n’ai jamais mangé de zébu…

    • La douve du foie ! Très dangereux . Ma mère lave toutes ses salades , cresson , mâche ,
      trois fois avec un peu de vinaigre blanc . Je raffole du cresson , de la mâche aussi , et les
      mange-tout , tous les légumes en fait . Nous n´avons pas tout cela ici , sinon , c´est cher .
      Peut-être à l´hypermarché , mais j´y vais rarement , trop de monde , trop grand …
      Les plats-à-emporter faits maison sont tentants pour le WE , c´est une aubaine parfois !
      Je serais une bonne cliente : ))

      • Oui Darie, le cresson a mauvaise réputation (sauf cuit !)…… je ne comprends pas pourquoi vous n’avez pas ces légumes en Suéde ? la mâche, j’en ai mangé un peu ce soir, j’aime beaucoup mais que de travail pour rincer, et encore, après trois fois le sable croque encore sous la dent et c’est désagréable. Hélas, les salades vertes et surtout crues sont déconseillées pour les estomacs fragiles, on m’a expliqué que cela fait « comme la bourre de la tondeuse « …. hurlement de rire ! le généraliste est lui aussi un gars de la cambrousse, il a les comparaisons adéquates !
        Vous avez « peur » du monde ? oui, les grandes surfaces sont éreintantes, il faut cibler les allées et les produits pour éviter de marcher inutilement mais il doit y avoir des « heures creuses » où il n’y a que peu de monde ? elles ne livrent pas à la maison chez vous … vous savez le style « drive », c’est la grande mode ici… on commande en un clic et ensuite on va chercher son caddie prêt et rempli, il n’y a plus qu’à mettre la marchandise dans le coffre ! je n’ai pas encore opté pour cette formule préférant privilégier les petits commerces locaux quand je peux.
        J’ai goûté à ces plats préparés sur le marché, je connais un peu les commerçants, c’est toujours très bon et pas trop salé, c’est très important…. il y a les semaines cassoulet ou couscous, ou paella ou choucroute, ou bœuf carottes ou langue de bœuf sauce piquante et pommes duchesse et toujours le poulet tout rôti à toute heure…c’est un éventail assez varié. Cela fait « petite sortie » quand on n’a rien à faire dans la cuisine et qu’on n’est que deux et même seul. Comme ma fille n°1 (rire !) je ne cuis jamais de poulet dans mon four, trop de nettoyage !

      • Monique , cela dépend des arrivages . Je n´ai pas vu de mâche depuis plusieurs années dans ma supérette . Des navets , jamais . Epinards frais non plus . Mais je ne cours pas après , je prends ce qui a , toujours dans mes deux petits magasins tranquilles .
        J´espère que demain nous verrons le petit Oskar de la princesse Viktoria . On nous en parle tous les jours , mais on ne nous le présente pas ! Bonne soirée .

  42. Darie, je vais essayer l’angélique cela existe peut être en gélules ? je vais voir dans les boutiques genre La Ruche ou bio nature, si je demande au pharmacien il me donnera un truc cher et inefficace, je n’ai plus confiance, se sont des vendeurs de boîtes, ils croulent derrière des murs de flacons, de tubes et de boîtes et les prix ne sont jamais indiqués, il parait qu’ils ne sont pas tenus d’afficher les prix ce qui est incroyable alors que la ministre nous dit de faire marcher la concurrence ! tous les commerces affichent prix et tarifs alors pourquoi pas les pharmaciens ?

    • C´est bizarre , en effet , et pas normal . Je ne connais l´angélique qu´en gouttes du Dr Vögel .
      Peut-être en herboristerie , mais est-ce que cela existe encore ?…
      Nous avons  » Guerre et paix  » ce soir à la TV . Cela colle avec mon livre « Serge Roubaïev  » ,
      quelle chance . Cela va décoiffer …

      • Darie, je viens de fureter sur internet, l’angélique existe en gouttes et en flacon de 30 cp, dans des boutiques de Bien être. Je n’ai pas beaucoup de ce genre de magasins bio, je n’en vois que deux et dès mardi je vais me renseigner et merci pour le tuyau.
        Guerre et Paix avec Audrey Hepburn et Mel Ferrer ? c’est superbe et quels costumes. Bonne soirée ciné.

      • Monique , c´est la version récente de 2007 , et c´est un épisode chaque semaine . J´aurais préféré en une fois . j´ai vu très jeune la première version , et j´ai eu très peur . Mon frère m´a rappelée que notre grand-mère avait décidé que c´était trop violent , et que nous avions quitté la salle au milieu du film . Suite samedi prochain … ( je n´aime pas les feuilletons )
        Bonne chance pour trouver l´angélique . Par expérience , je sais que c´est très efficace .
        Bonne soirée , à tous .

  43. Darie, Guerre et Paix trop violent ? bon, je veux bien mais franchement :)))) moi non plus je n’aime pas les épisodes car il faut s’y tenir, on en manque un une fois et on perd le fil de l’histoire pourtant notre TV noir et blanc a commencé par des séries en plusieurs épisodes, on tenait les spectateurs en haleine ainsi mais on n’avait pas beaucoup de choix alors nous étions fidèles… ce qui m’a le plus excédée, c’est Belphégor à la fin c’était lassant et je ne sais même plus si j’ai regardé la dernière.
    Les feuilletons récents sont violents comme l’époque, ceux d’antan étaient très édulcorés, on ne montrait que le bon côté, le mauvais n’était que sous entendu…. ainsi dans un policier on ne voyait jamais ni sang ni cadavre. Bonne fin de soirée…on nous annonce de la neige, rien à voir avec la vôtre, la nôtre est sale….. tiens cela me rappelle un film noir « La neige était sale » avec Daniel Gélin dans un très mauvais rôle.

    • Bonjour Monique , effectivement , hier , l´épisode était très soft : )) Mais quand j´ai vu la première version à 7-8 ans , ces batailles de grenadiers , fantassins m´avaient terrorisée , et le
      souvenir m´est resté . J´avais le même âge avec le film avec Ingrid Bergman qui traverse la jungle indochinoise avec des enfants . J´étais déçue et fâchée contre le camp de vacances ,
      qui m´avait gâchée ma séquence de cinéma . Je m´en faisais une fête à chaque fois .
      J´ai encore certaines images dans les yeux ! le passage de la rivière , le rocher qui déboule , les soldats à l´affût … Voilà comment on m´a rendue peureuse : )) Je tourne la page , et vais voir maintenant ce qui nous attend ????????? sourire !!!!!!!!!!!

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