Vieux vent

Après la pluie le beau temps, dit-on, et après la chaleur les orages.

C’ est la perturbation atmosphérique du jour.

image(Isaac Levitan)

Orage vient de ore, le vent en vieux français, flanqué du suffixe age.
Ore viendrait lui-même du latin aura, le vent, l’air.

Il est associé à la présence de cumulonimbus.

Au sens figuré, ce mot exprime le tourment, la colère, un état émotionnel perturbé, une atmosphère électrique, le grain, l’eau dans le gaz, bref attention ça va bombarder.

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73 réflexions sur “Vieux vent

  1. Bonjour , avec une chaleur qui s´annonce lourde encore . Nous n´échapperons pas à l´orage après plusieurs journées chaudes . Et le granit environnant fait éclater des coups de tonnerre retentissants ! Je me méfie beaucoup des éclairs , depuis que j´ai vu dans la forêt , un large sillon calciné sur le sol de plusieurs mètres . La foudre était tombée sur un poteau électrique , en bois , mais le câble qui le maintenait a fait conduction ! C´était impressionnant .
    L´orage amoureux est , comme les effusions , source de poésie ( mais moins
    souvent , pourtant …. ) .
    -Et la mer et l’amour ont l’amer pour partage-
    Et la mer et l’amour ont l’amer pour partage,
    Et la mer est amère, et l’amour est amer,
    L’on s’abîme en l’amour aussi bien qu’en la mer,
    Car la mer et l’amour ne sont point sans orage.

    Celui qui craint les eaux qu’il demeure au rivage,
    Celui qui craint les maux qu’on souffre pour aimer,
    Qu’il ne se laisse pas à l’amour enflammer,
    Et tous deux ils seront sans hasard de naufrage.

    La mère de l’amour eut la mer pour berceau,
    Le feu sort de l’amour, sa mère sort de l’eau,
    Mais l’eau contre ce feu ne peut fournir des armes.

    Si l’eau pouvait éteindre un brasier amoureux,
    Ton amour qui me brûle est si fort douloureux,
    Que j’eusse éteint son feu de la mer de mes larmes.
    de Pierre de Marbœuf ( 1596-1645)
    Comme j´ai souvent entendu mon père :  » On se dispute un peu , mais on se réconcilie sur
    l´oreiller  » . J´ai attendu longtemps pour comprendre le sens de la phrase : )
    Je me prépare pour le telefon …

    • Bonjour Darie, encore une très jolie page de Dominique, avec un peintre qu’elle nous fait découvrir, que c’est beau……. Cette expression est très connue et encore utilisée mais toujours par les anciens, je ne crois pas que ce soit le langage des jeunes d’aujourd’hui. Le telefon, un cauchemar le matin quand on a tout à faire…. et HOP voilà le soleil timide mais il fait chaud et lourd au Nord, plus que dans le Sud !!!

  2. Bonjour à tous, ô rage, au désespoir, oui, on dirait que l’orage va venir aujourd’hui mais il fait si doux ! je suis allée dans la biographie de ce peintre magnifique mort à 39 ans (on ne dit pas pourquoi), je ne le connaissais pas, une promenade sur les horizons russes, on comprend bien l’amour des poètes russes pour leur mère patrie, que c’est beau.

    les textes sur l’orage ne manquent pas, je vais derechef chercher.

  3. Bonjour sous la pluie revenue,en attendant les orages annoncés..
    Ce passage de  » René » de Chateaubriand est resté célèbre par la dernière phrase ; il parle de ses.sentiments d’adolescent à Combourg :
     » Le jour, je m’égarais sur de grandes bruyères terminées par des forêts. Qu’il fallait peu de chose à ma rêverie ! une feuille séchée que le vent chassait devant moi, une cabane dont la fumée s’élevait dans la cime dépouillée des arbres, la mousse qui tremblait au souffle du Nord sur le tronc d’un chêne, une roche écartée, un étang désert où le jonc flétri murmurait ! Le clocher solitaire s’élevant au loin dans la vallée a souvent attiré mes regards ; souvent j’ai suivi des yeux les oiseaux de passage qui volaient au-dessus de ma tête. Je me figurais les bords ignorés, les climats lointains où ils se rendent ; j’aurais voulu être sur leurs ailes. Un secret instinct me tourmentait : je sentais que je n’étais moi-même qu’un voyageur, mais une voix du ciel semblait me dire : « Homme, la saison de ta migration n’est pas encore venue ; attends que le vent de la mort se lève, alors tu déploieras ton vol vers ces régions inconnues que ton cœur demande. »
    « Levez-vous vite, orages désirés qui devez emporter René dans les espaces d’une autre vie ! » Ainsi disant, je marchais à grands pas, le visage enflammé, le vent sifflant dans ma chevelure, ne sentant ni pluie, ni frimas, enchanté, tourmenté, et comme possédé par le démon de mon cœur. »

      • Bonjour Dominique, l’orage pour les peintres, c’est plus beau que pour les poètes… les ciels d’orage ne peuvent être mis en mots mais les mots peuvent déclencher des orages, c’est l’aphorisme du jour. Il ne pleuvra pas sur mes scabieuses et mes hélianthèmes, alors je file au jet d’eau. Bises.

  4. Merci Monique pour cette vidéo sur ce peintre que je découvre aussi.
    Un petit air d’orage avec Claude Nougaro – Le jazz et la java

    • Bonjour Mareria, et merci pour Claude Nougaro, je crois qu’il est un peu oublié de nos jours. Le jazz en ce matin léger, c’est bien. Voici un autre orage, Supervielle c’est bien aussi :

      L’orage

      Chaque arbre est immobile, attentif à tout bruit.
      Même le peuplier tremblant retient son souffle ;
      L’air pèse sur le dos des collines, il luit
      Comme un métal incandescent et l’heure essouffle.

      Les moineaux buissonniers se sont tous dispersés
      Avec le vol aigu et les cris d’hirondelles,
      Et les mouettes vont, traînant leurs larges ailes,
      Dans l’air lourd à gravir et lourd à traverser.

      L’éclair qui brille au loin semble une brusque entaille
      Et, tandis que hennit un cheval de labour,
      Les nuages vaillants qui vont à la bataille
      Escaladent l’azur âpre comme une tour.

      Mais soudain, l’arc-en-ciel luit comme une victoire !
      Chaque arbre est un archer qui lance des oiseaux,
      Et les nuages noirs qu’un soleil jeune moire,
      Enivrés, sont partis pour des combats nouveaux. »

  5. Place enfin à nos poétesses, voici venir l’orage avec Amable Tastu qui était une femme, entre nous le pseudo est mal choisi mais….

    Amable Tastu (1798-1885)

    Recueil : Poésies nouvelles (1835).

    L’éclair luit, le tonnerre gronde !
    Le voile d’une nuit profonde
    S’étend sur la face des cieux.
    D’où vient qu’en mon âme oppressée
    S’agite l’image effacée
    De jours déjà loin de nies yeux ?

    Ces jours, où la terre natale
    Aux mains d’une ligue fatale
    Livrait ses foyers envahis,
    Où la gloire, en fuyant nos armes,
    Vit couler mes premières larmes
    Sur les malheurs de mon pays !

    Où des combats l’écho sonore,
    De la peine endormie encore
    Hâta le funeste réveil ;
    Où, peuplant mes tranquilles rêves,
    Des fantômes armés de glaives
    Troublèrent mon jeune sommeil.

    Je croyais voir, des toits en flammes,
    S’enfuir les enfants et les femmes,
    Les époux tomber sous le fer,
    Et, penchée au bord de ma couche,
    Plus d’une fois d’un cri farouche
    Je crus entendre frémir l’air.

    Cependant mon âme alarmée
    Voyait encore l’Europe armée
    Prête à reculer devant nous :
    Unique vœu, grâce dernière,
    Que ma confiante prière,
    Du Ciel attendait à genoux.

    Peut-être ainsi durant l’orage
    La simple fille du village
    Allume le cierge sacré ;
    Et sa foi naïve et profonde
    Oppose à la foudre qui gronde
    L’eau sainte et le buis consacré.

    Mais l’orage dans sa furie
    Redouble ! Et j’ai vu ma patrie
    Plier enfin son front puissant ;
    Un jour j’entendis à nos portes
    Le pas des lointaines cohortes
    Sur le pavé retentissant.

    Et moi, près du foyer penchée,
    La tête dans mes mains cachée
    Fuyant même des yeux amis,
    J’essayais, dans ma triste veille,
    De dérober à mon oreille
    Le bruit des tambours ennemis !

    Ainsi de ces jours d’épouvante
    Dans mon sein l’image est vivante,
    Rien encore ne l’a pu bannir ;
    Et de mes plus belles années
    Les heures les plus fortunées
    Ont glissé de mon souvenir.

    La joie est une fleur légère ;
    Du présent l’aile passagère
    La fait naître et la voit mourir ;
    Mais une blessure guérie
    Au souffle du temps qui varie,
    Parfois nous fait encore souffrir.

    De nos plaisirs les ans avides
    N’épargnent sous leurs pieds rapides
    Que les vestiges des douleurs,
    Nos traits où le rire s’efface,
    Longtemps hélas gardent la trace
    Qu’en passant y creusent les pleurs ! »

    Ce n’est pas l’orage poétique, la guerre des cumulus et des nimbus et mais un orage tambour battant.

  6. Et Anna de Noailles:
    La vie profonde
    Être dans la nature ainsi qu’un arbre humain,
    Étendre ses désirs comme un profond feuillage,
    Et sentir, par la nuit paisible et par l’orage,
    La sève universelle affluer dans ses mains !

    Vivre, avoir les rayons du soleil sur la face,
    Boire le sel ardent des embruns et des pleurs,
    Et goûter chaudement la joie et la douleur
    Qui font une buée humaine dans l’espace !

    Sentir, dans son coeur vif, l’air, le feu et le sang
    Tourbillonner ainsi que le vent sur la terre.
    – S’élever au réel et pencher au mystère,
    Être le jour qui monte et l’ombre qui descend.

    Comme du pourpre soir aux couleurs de cerise,
    Laisser du coeur vermeil couler la flamme et l’eau,
    Et comme l’aube claire appuyée au coteau
    Avoir l’âme qui rêve, au bord du monde assise…

    • Hello Mareria, j’ai aligné la chanson de Brassens mais je n’avais pas vu le titre de votre vidéo, cela ne fait rien nous avons paroles et musique. C’est drôle, mais plus j’avance dans les années et moins j’aime Brassens…. bien sûr que c’est un grand poète mais le style et l’esprit de ses chansons sont bien décalés, je trouve que Ferré vieillit mieux.

      • Chère Monique, j’ ai laissé vidéo et texte, comme vous je trouve que les deux se complètent.
        De mon point de vue, tous ces artistes ont vieilli, ils appartiennent à une époque et nous, allons de l’ avant.

  7. Il arrive, cet orage, pas besoin de Georges Brassens, ça tonne déjà :

    L’orage de Brassens

    Parlez-moi de la pluie et non pas du beau temps
    Le beau temps me dégoute et m’fait grincer les dents
    Le bel azur me met en rage
    Car le plus grand amour qui m’fut donné sur terr’
    Je l’dois au mauvais temps, je l’dois à Jupiter
    Il me tomba d’un ciel d’orage

    Par un soir de novembre, à cheval sur les toits
    Un vrai tonnerr’ de Brest, avec des cris d’putois
    Allumait ses feux d’artifice
    Bondissant de sa couche en costume de nuit
    Ma voisine affolée vint cogner à mon huis
    En réclamant mes bons offices

     » Je suis seule et j’ai peur, ouvrez-moi, par pitié
    Mon époux vient d’partir faire son dur métier
    Pauvre malheureux mercenaire
    Contraint d’coucher dehors quand il fait mauvais temps
    Pour la bonne raison qu’il est représentant
    D’un’ maison de paratonnerres  »

    En bénissant le nom de Benjamin Franklin
    Je l’ai mise en lieu sûr entre mes bras câlins
    Et puis l’amour a fait le reste
    Toi qui sèmes des paratonnerr’s à foison
    Que n’en as-tu planté sur ta propre maison
    Erreur on ne peut plus funeste

    Quand Jupiter alla se faire entendre ailleurs
    La belle, ayant enfin conjuré sa frayeur
    Et recouvré tout son courage
    Rentra dans ses foyers fair’ sécher son mari
    En m’donnant rendez-vous les jours d’intempérie
    Rendez-vous au prochain orage

    A partir de ce jour j’n’ai plus baissé les yeux
    J’ai consacré mon temps à contempler les cieux
    A regarder passer les nues
    A guetter les stratus, à lorgner les nimbus
    A faire les yeux doux aux moindres cumulus
    Mais elle n’est pas revenue

    Son bonhomm’ de mari avait tant fait d’affair’s
    Tant vendu ce soir-là de petits bouts de fer
    Qu’il était dev’nu millionnaire
    Et l’avait emmenée vers des cieux toujours bleus
    Des pays imbécil’s où jamais il ne pleut
    Où l’on ne sait rien du tonnerre

    Dieu fass’ que ma complainte aille, tambour battant
    Lui parler de la pluie, lui parler du gros temps
    Auxquels on a t’nu tête ensemble
    Lui conter qu’un certain coup de foudre assassin
    Dans le mill’ de mon cœur a laissé le dessin
    D’un’ petit’ fleur qui lui ressemble »

  8. Quelle chaleur de bête ! Ma petite copine ne sait plus où se mettre . Elle longe les murs , se
    couche sous la brouette , cherche un pied de table … C´est que les feuilles sont très petites chez nous , et parfois , pas encore écloses ! Il y a les rhodos , largement étalés , mais je
    n´aime pas qu´elle soit hors de ma vue . Elle a détalé comme un lapin hier , devant une merlette en chasse de vers de terre , alors j´ai détalé à ses trousses ! et puis , au piquet !
    Nous allons faire la danse de la pluie si cela continue … Il fait sec comme au Sahara .
    J´ai calculé la hauteur des premiers arbres ( à vue de nez ) pour savoir jusqu´où ils tomberaient s´ils étaient en flammes … Les images du Canada sont terribles …
    Monsieur météo de la maison a prévu que l´orage suivra la canicule . Pour le moment , on apprécie … mais moi , moyennement . Je n´aime pas la chaleur au-dessus de 24° .
    A la fin de la semaine , le viking s´envole rejoindre les oiseaux de Bulgarie comme l´an dernier .
    Et là , 35° assurés . ( il n´aime pas non plus la chaleur à ce point-là … )
    Apéritif maintenant , jus de carotte … ( cela évite de les éplucher : )))

    • Darie, lourd et orageux, c’est en suspend ! on est lourd comme si on était mouillé, juste 26°, c’est le top du supportable chez moi…. nos amis à quatre pattes n’aiment pas la chaleur ni l’orage.
      Il doit pleuvoir sur le Canada, pas grand chose mais il semblerait que le feu avance moins vite…. les dégâts s’élèvent à plusieurs dizaines milliards mais pas de victime heureusement. Le viking fait un très beau métier, une citation dit : « aimer passionnément ce que l’on fait n’est plus travailler » mais 35°, ça c’est insupportable.

  9. Il n’a pas plu, c’est justement pour me déplaire mais la campagne se rit de l’orage, voici un dialogue que le vent m’apporte, c’est de l’ami de tous, Alphonse Allais :

    Le boeuf à la vache :

    D’où te vint
    L’air boulot ?
    L’herbe ou l’eau ?
    Doute vain

    Elle sort là ? bas des menthes,
    La belle Ève à l’âme hantée
    Et le sort l’abat démente
    L’abbé laid va lamenter.

    O Seigneur !
    Quelle panse!
    Qu’elle pense
    Au saigneur!

    Réponse de la vache :

    J’ai mi-saoule
    Gémi sous le
    Faix nouveau.
    Aide ! Grâce !
    Et de grasse
    Fais-nous veau ! »

    J’ai compris à la relecture, c’est dire si c’est ardu !

  10. De quoi rafraîchir ceux ou celles qui ont trop chaud ( ce qui n’est pas le cas ici), avec cette tempête ajoutée à l’orage que Poséidon ménage à Ulysse ( il est de ceux qui veulent sa « peau »!). Passage assez long,car le dieu fait durer le plaisir; Ulysse vient de quitter l’île de Calypso ( l’île mythique d’Ogygie, correspondant à la presqu’île de Ceuta en face de Gibraltar); direction le pays des Phéaciens, sans doute l’actuelle Corfou.
     » Le divin Ulysse, joyeux, ouvre les voiles de, son radeau à ce vent favorable ; assis près du gouvernail, il se dirige avec habileté, et le sommeil ne ferme point ses paupières. Sans cesse il contemple les Pléiades, le Bouvier qui se couche lentement, la Grande-Ourse qu’on appelle aussi le Chariot, et qui tourne sur elle-même en regardant Orion, et la seule de toutes les constellations qui ne se baigne point dans les flots de l’Océan. — L’auguste Calypso lui avait recommandé de naviguer en laissant toujours les étoiles à sa gauche. — Pendant dix-sept jours il vogue sur les flots de la mer, et le dix-huitième jour il aperçoit les montagnes ombragées d’arbres du pays des Phéaciens. Ces montagnes, qui étaient les plus voisines de l’île de Calypso, lui apparaissent comme un bouclier sur la mer ténébreuse.
    Le puissant Poséidon, revenant d’Éthiopie, aperçoit au loin, du haut des collines, Ulysse qui naviguait sur la mer. Aussitôt le dieu des eaux est enflammé de colère, et agitant sa tête il dit en son âme :« Certes, les immortels ont changé le sort d’Ulysse pendant que j’étais au milieu du peuple d’Éthiopie. Déjà il touche à la terre des Phéaciens, qui doit être pour lui le terme de ses souffrances. Mais avant qu’il ait abordé je saurai bien lui susciter de nouveaux malheurs. »

    V 291 En parlant ainsi, il rassemble les nuages, bouleverse les mers, et, prenant en main son trident redoutable, il déchaîne les tempêtes, qui naissent de tous les vents opposés, la nuit et l’orage ; sous d’épais nuages il enveloppe à la fois et la terre et les eaux, et la nuit sombre descend des vastes régions célestes. Au même instant se précipitent avec fureur l’Eurus, le Notus, le violent Zéphyr, et le Borée glacial, soulevant et roulant des flots immenses. Alors Ulysse sent ses genoux s’affaisser et son cœur défaillir ; il pousse des gémissements et s’écrie
    « Infortuné que je suis ! que vais-je encore devenir ? (…)
    V 313 Comme il parlait encore, une vague immense fond sur lui, et, se précipitant avec fureur, elle fait tourner le faible esquif. Tout à coup Ulysse est lancé loin de son radeau, et le gouvernail s’échappe de ses mains. Alors tous les vents forment un tourbillon qui brise le mât du radeau par le milieu : la voile et les antennes sont emportées avec violence dans la mer. Ulysse reste longtemps enseveli sous les eaux ; il cherche vainement à remonter au-dessus des vagues impétueuses : les lourds vêtements que lui avait donnés Calypso le retiennent au fond de l’Océan. Enfin il surgit, et rejette de sa bouche l’onde amère qui coule aussi à longs flots de sa tête. Malgré toutes ces peines, Ulysse n’oublie point son radeau : luttant contre les vagues mugissantes, bientôt il le saisit. Le héros s’assied au milieu de ce frôle esquif pour éviter le trépas, et son radeau est poussé de tous côtés au gré des vagues. De même que le Borée emporte à travers les campagnes des chardons liés les uns aux autres en épais faisceaux : de même les vents enlèvent ça et là sur la mer le radeau d’Ulysse. Tantôt le Notus le livre au Borée qui le rejette au loin ; tantôt l’Eurus l’abandonne au Zéphyr qui le chasse à son tour.(..)
    Odyssée. Chant V.
    Et ce n’est pas fini; son radeau se disloque; il va gagner à la nage la terre ferme, en ayant beaucoup de mal à aborder à cause des rochers: et c’est là que Nausicaa va le découvrir.

  11. Bonjour …..
    voici le bon vieux vent de l’avant qui souffle par l’arrière pour mettre le bonhomme sur le côté pour être de flanc en bas de la face du vent , avoir ces quatre bras faire des mouvements rotatif avec l’aide de mes manches de chemises qui font paires d’ailes , , mafois vous allez vous dire le voila fou le papy il se prend pour hidalgo don quichotte de la méditerranée, et pourquoi pas mesdames que je pourrais pas faire ce que je veux avec mes quatre bras , si j’ai envie de faire l’éolienne et de me servir de l’energie cinétique dans sa pratique pour moudre mes propres céréales mon blé et faire ma bouteille d ‘huile d’olive pour mes salades et tomates , après la pluie le beau temps, un bon vieux dicton , au domaine ce matin trois larmichettes du ciel se sont égarées sur nos terres avant que le soleil les fasses disparaître ou que la terre assoiffée s’en soit abreuvée ..nos sillons …., c’est notre perturbation atmosphérique du jour, sauf que chez nous la grenouille dans son bocal de verre est en mini-bikini sexy a se faire la bronzette sur son echelle ,notre grenouille parle que le portuguais c’est une brésilienne est championne de la barre verticale de night club branché , un bar et boite de nuit pour les lutins noctambules , bon voilou me voila bien fatigué en ce jour ….donc douche et repos en terrasse pour un prélasse devant une mousse rousse ..bises a demain toutes ..GO!GO!

    • Hello papy, ici non plus, j’ai mis des arrosoirs bien en vue du ciel, il ne les a pas repérés et pas une goutte n’est tombée, alors demain je peins les arrosoirs pour que le ciel se décide enfin à comprendre qu’il faut une bonne petite ondée sur les plantations de vivaces ! je tire une flemme terrible de printemps, fatiguée de courser les grosses mouches dans la maison, mais quand j’en tiens une !!! bonne fin de soirée avec la rousse, mais demain tu peux passer de la brune à la blonde, histoire de te faire mousser…bises.

      • Bonjour Monique …des arrosoirs bien en vue du ciel, il ne les a pas repérés et pas une goutte n’est tombée,….tu les peins de qu’elle couleur …euh! anis ..la goutte de pluie va dire sur le nuage ohé! les copines Monique a modelé du pastis en arrosoir …cela est vrais que la terre est aride et dure , j’arrose mon gazon moi ….l’eau est gratis ..forage …je voulais le faire a l’arrosoir avec l’eau du puits , mais j’ai pas trouver la brouette pour acheminer l’arrosoir …surtout qu’avec le jet d’eau c’est plus facile c’est une buse rotative poser au sol…acheter a brico- dépot pour une somme modique ..j’aime mon gazon ….l’été le soir tu arrose et paf une légère fraîcheur bio …et surtout je veux pas que des nains un peu PD arrive de la forêt pour taquiner mes nains de gazon …j’ai pas envie de me retrouver avec une vingtaine de petits nain en platre en plus …tu me vois le matin dire bonjour nain numéro 1, bonjour nain numéro 2 , bonjour nain numéro 3 ….surtout qu’il faut les repeindre tout les deux ans ( le bonnet et le gilet sans manche ) …bon j’ai soif une bière hop! la …une blonde ….de belgique …de chez les moines en terrasse …bises a demain je file …(beaucoup de travail demain ..levé a 4h30 hi!hi!….grrrrrrrr..) GO!GO!

  12. Comme disait Monique , et aussi Corneille … , « Ô rage , ô désespoir …. »
    Je suis revenue quasiment à cloche-pied de notre balade , sur le chemin caillouteux : ((
    Une de mes chaussures ( déjà très vieille et très moche , et je pensais la « terminer » bientôt…)
    a rendu l´âme , la semelle pour être précise . Et j´ai refait les 300 mètres à rebours , sur un pied chaussé et un pied non chaussé … cela fait mal . Heureusement , personne ne nous a croisées et surtout , heureusement que ce n´est pas arrivé en ville .
    L´Orage est un morceau de piano ( de Bürgmüller ) , et quand j´avais 9-10 ans , la jeune sœur de mon père ( 9 ans de plus ) s´était mise en tête de le jouer , lors d´une réunion de famille .
    Elle m´avait obligée à rester à côté d´elle pour tourner les pages , bien ouvrir le cahier , et moi , je voulais aller jouer avec les cousines . J´en avais gardé une dent contre elle durant des mois !
    Et elle avait voulu le jouer 2 , 3 ou 4 fois . Vous voulez l´écouter ? Le voici : )) https://www.youtube.com/watch?v=slzl17ljtNo

    • Ah ! darie les classiques…. et nos repères d’école : « racine boit l’eau de la fontaine molière », « Racine, Boileau, La fontaine, Molière »…. pas un mot sur notre Corneille ? injuste !!
      C’est dans les vieilles chaussures qu’on est le mieux, rien de pire que de marcher avec un mal au pied, peu importe lequel…. dans le sac, j’ai toujours des pansements, au cas où ! il m’est arrivé d’avoir si mal aux pieds dans des escarpins que je suis revenue pieds nus…. mais je ne suis pas comtesse.
      On se souvient de la Lettre à Elise, c’était la partition qu’il fallait jouer juste après Au clair de la lune, de préférence en fin de repas et il y avait toujours une vieille cousine qui donnait de la voix… chez le chef aussi une bonne âme tournait les pages mais il faut dire que sa maman était prof de piano et quand elle jouait du Chopin j’en aurais pleuré tant c’était émouvant et beau, quelle virtuosité et quelle légèreté.

  13. Monique, il existe aussi cette phrase qui inclut Corneille: « Une corneille perchée sur la racine de la bruyère boit l’eau de la fontaine Molière » ( le mot perchée est gênant, mais…)
    Une journée de pluie, pas d’orage pour l’instant, sinon dans cette chanson de Marie Laforêt:
    « J’entends ce soir l’orage
    Me parler de ce temps
    Qui, tout comme un nuage,
    S’est enfui dans le vent
    Près de moi, tu disais
    Sous la pluie qui m’inondait
    « N’oublie pas que je t’aime
    Quoi qu’il puisse arriver »etc

    • Mareria, celle qu’on a appelée la fille aux yeux d’or, nous a donnés de belles chansons, celle-ci n’est pas très connue. Ses textes sont toujours soignés, poétiques et souvent émouvants voire poignants comme « viens, viens »…. avec l’âge, le personnage a bien changé…… et qui a dit que c’était un naufrage ???? c’est tout à fait vrai !

  14. Vous connaissez la comptine :

    Il pleut, il pleut bergère
    Rentre tes blancs moutons
    Allons sous ma chaumière
    Bergère, vite allons
    J’entends sous le feuillage
    L’eau qui tombe à grand bruit.
    Voici, venir l’orage,
    Voici l’éclair qui luit…. »

    mais quand je pense que c’est une chanson pour enfant il est certain que personne n’est allé lire le dernier couplet….. tout cela pour vous dire qu’il pleut enfin. J’ai assisté à un spectacle charmant, le couple de chardonnerets s’est baigné devant moi, j’étais cachée derrière la vitre mais j’ai tout vu et la femelle est aussi jolie que le mâle… ensuite deux mésanges charbonnières ont suivi et ce fut un spectacle enchanteur, à faire de jolis rêves. Bonne fin de soirée (god kväll, guten abend, enjoy the rest of the evening, buonasera, que pases una feliz noche, bona sera..) j’espère n’avoir oublié personne et surtout j’espère que le traducteur est à la hauteur.

      • Mareria, si l’on devait examiner de près toutes les comptines d’autrefois, ce sont nos parents et grands parents qui seraient étonnés. Bonne fin de soirée aussi.

  15. Les ciels du Nord ( en Haut-de-la-France : )) sont souvent de beaux spectacles de nuages , dans toutes les nuances du gris . Il y a peu d´orages , mais plutôt des pluies persistantes .
    C´était ainsi avant le réchauffement de la planète . Maintenant , il fait souvent beau et chaud ,
    c´est le temps que j´ai à chaque fois que je rentre au pays ! Incroyable .
    Il parait que les pluies d´orage sont très bonnes pour les cultures , les plantes poussent mieux.
    Je ne sais plus pourquoi . L´ozone ?… Mais pourquoi cela pousse mieux , mystère …
    -L’orage-
    Parmi les pommes d’or que frôle un vent léger
    Tu m’apparais là-haut, glissant de branche en branche,
    Lorsque soudain l’orage accourt en avalanche
    Et lacère le front ramu du vieux verger.

    Tu fuis craintive et preste et descends de l’échelle
    Et t’abrites sous l’appentis dont le mur clair
    Devient livide et blanc aux lueurs de l’éclair
    Et dont sonne le toit sous la pluie et la grêle.

    Mais voici tout le ciel redevenu vermeil.
    Alors, dans l’herbe en fleur qui de nouveau t’accueille,
    Tu t’avances et tends, pour qu’il rie au soleil,
    Le fruit mouillé que tu cueillis, parmi les feuilles.
    de Emile Verhaeren ( 1855-1916)
    En tous cas , ce dont je suis sûre , c´est qu´il faut rester dans son auto quand l´orage est proche . La foudre n´atteint pas les passagers , l´auto étant isolée du sol , c´est le phénomène de Farfadet , euh… Farfaday plutôt . Bonne soirée .

  16. Cela ne pouvait pas durer , le grand beau temps est parti . Pussel aussi . Elle n´a pas reconnu sa maitresse et restait dans le sofa en la regardant à la porte … Au bout de deux minutes , elle a compris qu´elle rentrait à la maison . Plusieurs fois . hier après-midi , elle s´était installait dans son panier , comme pour dire qu´elle était prête à partir . Elle n´hurle pas à la lune , heureusement : )) Les retrouvailles avec son maitre aujourd´hui , vont être hystériques !
    presque orageuses ! L´avoir abandonnée deux semaines entières !!!
    -L´orage-
    La fenêtre
    un trou vivant où l’éclair bat
    Plein d’impatience
    Le bruit a percé le silence
    On ne sait plus si c’est la nuit
    La maison tremble
    Quel mystère
    La voix qui chante va se taire
    Nous étions plus près
    Au-dessous
    Celui qui cherche
    Plus grand que ce qu’il cherche
    Et c’est tout
    Soi
    Sous le ciel ouvert
    Fendu
    Un éclair où le souffle est resté
    Suspendu.
    de Pierre Reverdy ( 1889-1960) . En lisant sa biographie , on peut voir son portrait peint par Modigliani . Et il me semble qu´il est à l´exposition de Villeneuve-d´Ascq en ce moment .
    Il y a plusieurs tableaux (portraits ) de ses amis , relations .
    Bonne journée ( plus fraiche aussi chez vous ? )

      • Bonjour Dominique , sa maitresse a dû se dire que Pussel était soignée comme un coq en pâte ici . Mais chez vous aussi , les trois zouaves sont pourris gâtés : ))
        Je regarde le ciel avec circonspection … J´avais préparé tous les accessoires d´hiver , gants , bonnets , écharpes pour la machine , et surtout pour les sécher au grand air chaud et sec .
        J´enverrais bien tout ça chez Klaus … Il ne serais pas contre : ))

  17. Bonjour les cavaliers de l’orage, ouah ! un matin très doux et ciel chargé d’un camaïeu de gris… le nuage finalement n’est qu’une condensation de vapeur d’eau en suspend et les nuages ont de jolis noms, on peut les lire sur « nuages » wkpedia !! et pour cette condensation d’eau, nous avons Louise Ackermann :

    « Le Nuage

    Levez les yeux ! C’est moi qui passe sur vos têtes,
    Diaphane et léger, libre dans le ciel pur ;
    L’aile ouverte, attendant le souffle des tempêtes,
    Je plonge et nage en plein azur.

    Comme un mirage errant, je flotte et je voyage.
    Coloré par l’aurore et le soir tour à tour,
    Miroir aérien, je reflète au passage
    Les sourires changeants du jour.

    Le soleil me rencontre au bout de sa carrière
    Couché sur l’horizon dont j’enflamme le bord ;
    Dans mes flancs transparents le roi de la lumière
    Lance en fuyant ses flèches d’or.

    Quand la lune, écartant son cortège d’étoiles,
    Jette un regard pensif sur le monde endormi,
    Devant son front glacé je fais courir mes voiles,
    Ou je les soulève à demi.

    On croirait voir au loin une flotte qui sombre,
    Quand, d’un bond furieux fendant l’air ébranlé,
    L’ouragan sur ma proue inaccessible et sombre
    S’assied comme un pilote ailé.

    Dans les champs de l’éther je livre des batailles ;
    La ruine et la mort ne sont pour moi qu’un jeu.
    Je me charge de grêle, et porte en mes entrailles
    La foudre et ses hydres de feu.

    Sur le sol altéré je m’épanche en ondées.
    La terre rit ; je tiens sa vie entre mes mains.
    C’est moi qui gonfle, au sein des terres fécondées,
    L’épi qui nourrit les humains.

    Où j’ai passé, soudain tout verdit, tout pullule ;
    Le sillon que j’enivre enfante avec ardeur.
    Je suis onde et je cours, je suis sève et circule,
    Caché dans la source ou la fleur.

    Un fleuve me recueille, il m’emporte, et je coule
    Comme une veine au coeur des continents profonds.
    Sur les longs pays plats ma nappe se déroule,
    Ou s’engouffre à travers les monts.

    Rien ne m’arrête plus ; dans mon élan rapide
    J’obéis au courant, par le désir poussé,
    Et je vole à mon but comme un grand trait liquide
    Qu’un bras invisible a lancé.

    Océan, ô mon père ! Ouvre ton sein, j’arrive !
    Tes flots tumultueux m’ont déjà répondu ;
    Ils accourent ; mon onde a reculé, craintive,
    Devant leur accueil éperdu.

    En ton lit mugissant ton amour nous rassemble.
    Autour des noirs écueils ou sur le sable fin
    Nous allons, confondus, recommencer ensemble
    Nos fureurs et nos jeux sans fin.

    Mais le soleil, baissant vers toi son oeil splendide,
    M’a découvert bientôt dans tes gouffres amers.
    Son rayon tout puissant baise mon front limpide :
    J’ai repris le chemin des airs !

    Ainsi, jamais d’arrêt. L’immortelle matière
    Un seul instant encor n’a pu se reposer.
    La Nature ne fait, patiente ouvrière,
    Que dissoudre et recomposer.

    Tout se métamorphose entre ses mains actives ;
    Partout le mouvement incessant et divers,
    Dans le cercle éternel des formes fugitives,
    Agitant l’immense univers.

    Nice, 1871
    Louise Ackermann, Poésies Philosophiques

  18. Bonjour tardif; j’ai regardé fort tard un documentaire sur Jean Hallade, « Un héros ordinaire », sur France 3 Picardie…J’en reparlerai.
    Fraîcheur revenue, et sans orage, voici une chanson de Barbara, que j’ai sur un 33 Tours la qualité de l’enregistrement est meilleure sur cette vidéo-ci: « Pierre » (Radio 1964).

  19. J´ai essayé de trouver un poème sur Thor , et son grand marteau Mjöllnir , mais ce n´est pas un romantique qui s´attarde à la Poésie . Il préfère les combats virils . Mais , chemin faisant ,
    j´ai trouvé un poème sur le coup de foudre . Car quand il y a orage , il y a foudre : )
    -Jouissance-
    Aujourd’hui dans tes bras j’ai demeuré pâmée,
    Aujourd’hui, cher Tirsis, ton amoureuse ardeur
    Triomphe impunément de toute ma pudeur
    Et je cède aux transports dont mon âme est charmée.

    Ta flamme et ton respect m’ont enfin désarmée ;
    Dans nos embrassements, je mets tout mon bonheur
    Et je ne connais plus de vertu ni d’honneur
    Puisque j’aime Tirsis et que j’en suis aimée.

    ô vous, faibles esprits, qui ne connaissez pas
    Les plaisirs les plus doux que l’on goûte ici-bas,
    Apprenez les transports dont mon âme est ravie !

    Une douce langueur m’ôte le sentiment,
    Je meurs entre les bras de mon fidèle Amant,
    Et c’est dans cette mort que je trouve la vie.
    de Marie-Catherine de Villedieu ( 1632-1683) , une personne très libre et audacieuse pour son époque . Ecrivain , poétesse , dramaturge et romancière , tout cela au XVII ième siècle .

  20. « le vieux vent » dans les mots croisés, c’est éole plus que le zéphyr ! Homère, quel Odyssée qui réunit tous les vents

    « Éole a douze enfants, six filles et six fils dans la fleur de leur âge ; ce roi voulut que ses filles devinssent les épouses de ses fils ; ils sont autour de leur père chéri et de leur auguste mère, se livrant aux festins : devant eux sont déposés des mets en abondance. Pendant le jour les demeures d’Éole exhalent les plus doux parfums et retentissent des sons les plus harmonieux. Durant la nuit les fils du dieu des vents dorment sur des lits superbes et sur des tapis moelleux auprès de leurs chastes épouses. C’est dans cette ville et dans ce palais que nous arrivons. — Pendant un mois Éole nous prodigue les soins de l’hospitalité ; il m’interroge avec détail sur le siège d’Ilion, sur la flotte des Grecs et sur le voyage des Achéens ; moi je lui raconte avec soin toutes mes aventures, et, quand je le supplie de me renvoyer dans ma patrie, il ne s’y oppose point et prépare tout pour mon départ. Éole me donne une outre faite avec la peau d’un bœuf de neuf années : dans cette outre sont renfermés les vents ; car le fils de Saturne l’en a rendu maître, afin qu’il les apaise ou les excite à son gré. Ce dieu attache l’outre avec une chaîne d’argent ; puis il la place dans mon vaisseau pour qu’aucun de ces vents ne puisse sortir ; il abandonne seulement en notre faveur le souffle du zéphyr, afin qu’il pousse nos vaisseaux vers les rivages de la patrie. Mais cela ne devait point encore s’accomplir ! L’imprudence de mes compagnons causa notre perte ! »

    • Monique , les éoliennes actuelles sont laides , et bruyantes aussi . C´est une pollution visuelle et acoustique . Et puis les oiseaux doivent éviter les pales , qui sont mortelles .
      Mais il existe de belles éoliennes , en Crète . C´est lointain dans ma mémoire , mais je me souviens de ces « moulins » immaculés sur les collines . Comme de grandes mouettes .
      Mais je ne sais pas , et je n´ai pas eu la réponse avec wiki , à quoi ils servaient . A moudre la farine ? Mais il n´y a pas de champs de blé en Crète … A brasser du vent peut-être : )

      • Darie, quand je traverse la plaine de Beauce, je ne vois que des éoliennes à perte de vue, j’ai très bien connu cette région pour y avoir habité quelques années, le paysage était alors magnifique avec la cathédrale qui dominait au loin, comme dans le poème de Charles Péguy. Triste spectacle aujourd’hui ! ….. je lis que la Crète est menacée par une invasion d’éoliennes, c’était en 2013 et moi j’ai vu la Crète bien avant…….. c’est triste de toujours dire « avant » ! pour brasser du vent, nous avons nos politiques et je préfère les moulins !

      • Nous nous y sommes peut-être croisées , Monique , c´était en mai 1978 pour moi . Nous rentrions de la Réunion , mais j´y suis allée seule ; la copine m´a lâchée au Pirée . On l´attendait en France pour un baptême , et elle était la marraine du bébé . Je trouvais cette île magnifique et très conviviale . On m´invitait partout , et j´aidais à trier des lentilles ici , là-bas à rassembler des chèvres dans les collines ( quelle rigolade ! ) , à nettoyer aussi des escargots . On me les a servis à midi , dans une sauce tomate ! J´étais horrifiée de voir ces bestioles dans mon assiette.
        Finalement , à force de me forcer , j´ai trouvé que c´était bon : )) Avec le rosé de la vigne familiale de mes hôtes , ils sont passés (les escargots ) , doucement mais sûrement . Rire .
        Bonne soirée , à tous .

  21. bonjour mesdames …entre un peu d epluie un léger vent et un beau soleil je vous envoies a vous toutes une petite comptine de ma tendre enfance , une comptine qui me faisait partir dans les songes entre bruit de bottes et de fureur …Blase den Wind, bläst den Wind, den atemberaubenden Wind, unter der Sonne unter dem Mond ..euh! patati et patata..cela sera lus facile pour vous ..la voici la voila en son état …..

    souffle le vent , souffle le vent , un vent soufflant ,
    par-dessous le soleil par-dessous la lune par-dessous les étoiles,
    elle me brûle la lumière du soleil ,elle me brûle et je hurle ,
    fermer la porte du ciel entre deux nuages que ce vent s’endort ,
    je peux en attendre à la maison qu’il parte au levant ,
    je veux du soleil de la lune et étoiles en lumière lumineuse ,
    je veux de tout cela pour que mon jour et ma nuit me rayonne ,

    souffle le vent …de je sais pas qui de ma mère ?????

    • Bonjour Klaus , c´est incroyable de se souvenir aussi bien d´une comptine de votre enfance . Avec tout ce que vous avez vécu , on aurait pensé qu´elle était partie aux oubliettes .
      C´était une petite bulle de bonheur et de calme au milieu de la tourmente .
      Il soufflait fort ce matin à 7h ( j´ai été réquisitionnée très tôt pour faire le café : )) , mais je vois que les branches ne bougent plus …Un pigeon roucoulant m´a empêché de dormir , dès l´aube.
      Je vais lui jeter un mauvais sort s´il continue . Je n´ai pas de rosalie , et je ne suis pas en colère comme vous après le perroquet . Vous m´avez fait rire avec cette histoire .
      Pauvre perroquet quand même : )) Il chantait pour vous ? Il n´aurait pas dû …
      C´est comme le pigeon , il doit arrêter , sinon …. Bonjour tout le monde !

      • Bonjour Darie et mareria…ma mère me la raconter comme d’autres les soirs de gris d’orage et des morceaux de ferraille qui tombés du ciel pour que mes nuits reste plus douce …elle était plus longue mais le reste ne me revient plus en mémoire …il y avait des lutins et fée et lucioles et autres dans cette comptine ..des sauveurs de jour et de nuit pour les enfants ..voila …j’ai un peu faim et soif ..je suis de comptabilité depuis hier ….des stocks non finances …..GO!GO!

    • Bonjour Klaus, se réveiller le matin avec une comptine de son pays, une berceuse que chantait notre maman, voilà du bonheur pour la journée ! la chanson que j’ai entendue le plus souvent, c’est « Ne pleure pas Jeannette » celle qui ne veut pas d’un prince mais seulement son ami Pierre, celui qui est en prison etc….mais aussi « vive le vent d’hiver »….aujourd’hui pas de vent dans la ramure, des nuages un peu coléreux, mais la nature pousse en flèche. Bises.

      • Bonjour Monique ..je connais cette comptine (ne pleure pas jeannette ) , je l’ai entendu chanter il y a des années et années comme d’autres , moi jeune ma mère me raconter une histoire un poème avant que je dorme , avec ces histoires je voyais les images dans ma chambre car ma mère était une bonne conteuse ..GO!GO!

    • Merci Mareria , ce sont de belles chèvres à long poil . Elles doivent transpirer à grosses gouttes sous leur pelage ! Les moutons n´en peuvent plus …
      J´ai cherché la deuxième chèvre , sur l´image « cherchez les deux chèvres , mais je ne vois que celle au milieu à droite . J´ai beau scruter la photo , je ne la vois pas .
      J´avais aussi été cueillir des petits artichauts poivrades violets , sur le bord des fossés , qu´on peut manger crus , il me souvient … C´étaient vraiment deux belles semaines .
      Et les gens si sympathiques .

      • Coucou Darie, je viens de chercher, croyant qu’elle faisait FOMEC…mais je crois quelle est à gauche assez bas, grise comme la rocaille.
        Je viens de prendre des catalogues de voyage, ( pour rêver)…

      • Je l´ai peut-être vue : ) mais je ne le jurerais pas . Ça , c´est du vrai camouflage de pro !
        Quand je repense à « mes » chèvres en Crète , je leur barrais le chemin , et les hommes et les jeunes garçons courraient partout avec le chien en criant . Il faisait si chaud , et l´endroit si escarpé , que je les trouvais bien courageux et alertes . Moi j´étais KO dés le début à cause de la chaleur : )) Les vaches corses sont mieux dressées , nous a dit youtoupou , elles rentrent
        d´elles-mêmes à l´étable . C´est quand même mieux ! hi-hi . Et celle qui ne rentre pas , c´est
        qu´elle a été foudroyée ( les orages sont terribles , il parait )

  22. Et une chanson, trouvée sur ce blog inépuisable, de Manos Hadjidakis( l’auteur de la musique de Jamais le dimanche); elle a été ensuite reprise avec des paroles modifiées par un nombre incroyable de chanteurs. A l’origine, c’est  » N’en parle pas au ciel »

  23. Bonjour Darie, Mareria sans oublier Dominique, des chansons dès le matin voilà qui nous met en train. Je file provisoirement mais je reviendrai chargée des ces merveilleux nuages ou mieux, qui sait, avec un peu de soleil de Crète ou de Grèce.

  24. J´ai envoyé un beau poème d´amour de Victor Hugo aux mariés de l´An 2016 , c´est comme cela que je réponds aux invitations , auxquelles je ne peux me rendre malheureusement .
    C´est « Aimons toujours ! Aimons encore ! » Eh oui , le coup de foudre doit durer si possible .
    Les aléas de la vie font que …. , mais autant leur dire tout de suite qu´il faut faire …euh…. du mieux qu´on peut . Pas d´autre conseil à donner , sourire . La mariée est russe , moscovite .
    Ce n´est pas banal . Je trouve qu´elle me ressemble …
    Je vais demander à sa mère (la copine de la Réunion ) s´ils vont casser toute la vaisselle aux toasts , en l´honneur des mariés . Je suis sûre qu´elle n´y a pas pensé , elle qui faisait très attention à ses affaires : )))

  25. j’ai écrit des commentaires sur le dit journal , la futur action que ce veut le juppé me fait peur , lui qui n’a jamais rien fait de sa vie avec ses mains , la retraite a 65 ans et supprimer les impots des riches , travailler a 65 ans c’est fou je trouve , je vais avoir 84 ans , j’ai l’esprit et vivacité d’un jeune de moins de 2 mois hi!hi! , en vérité depuis mes genoux neuf je pète le feu ( sauf le sucre et autres ) que mon régime je le fait hi!hi!, négatrif jamais , je m’en tape de cela je suis le chef de ma vie et de ma souffrance , bon a 65 ans on est crevé je crois du travail , moi j’ai pris la retraite a 44 ans , sachant que la retraite chez nous c’est 15 ans de service ou au-delà, en fonction du grade détenu et de la manière de servir( un caporal/chef peut faire 30 ans ou plus de légion ) , j’aurais pu prendre ma retraite a 32 ans ) et finir ma vie ici ou la au travail ou au domaine ou je suis , un contrat de légionnaire et de 5 ans , avec des contrats après de six mois , 1 an, 2 ans , 3 ans successifs , j’aurais pu prendre ma retraite est partir ( la pension de retrait est octroyée et payable a l’étranger) amis bon ( dans mon pays impossible ) en 1965 euh! …non merci ….de nos jours oui (oublier ) …66 années sont passées …plus personne ne se rappele de ceci ou de cela sauf dans les archives de police ( qui ont du se perdre depuis ) ….bon cela pour dire que j’étais pas fatiguer a 44 ans , mais je n’étais pas un légionnaire de parade a faire la courbette devant des imbéciles médailles sur le ventre , j’étais un guerrier sans avoir l’esprit viking je savais rien faire autre , mais je sais bien que a 65 ans j’avais plus la meme vie ….malgré que chez moi cela ne porte pas grand chose car j’ai toujours était une force de la nature plus rocher et montagne que grain de sable …je trouve l’age de la retraite entre 55 ou 60 ans bien …cela donne du travail pour les jeunes ..ce qui faut interdire ( exemple un militaire gendarmes policier avec une retraite de 2000 euros environ ou bien plus de retravailler dans le civil ) au policier pompier gendarmes fonctionnaire , un voisin ( exemple ) retraité militaire pilote armée de l’air , retraite de pilote dans la gendarmerie puis retraite comme pilote hélicopter pompier ) , de nos jours il a je crois 67 ans , il a une maison ici pas loin de chez nous ( 1200 m carré avec piscine intérieur et extérieur et tout le confort ) pour le samedi ou jour férriè , il réside comme concierge avec son épouse dans une maison médicalisé pour handicapé , il ferme son portail ( et fait le plein de carburant aux bus de l’hopital , tout gratuite la pitance tout quoi avec une belle voiture de fonction ( une peugeot 3008 sans rien d’écrit il a tout enlever ) , je connais son salaire en lus pour lui est sa femme ( 3200 euros par mois pour le couple ) je connais un responsable de cet endroit , j’ai calculer une fois pour rire ce monsieur se fait environ par mois ( 15 000 euros de retraite par moi sans son salaire et ses avantages …il ne paie pas d’impots rien il est président de toutes les assos du coin ….alors je rage pour vous et pour les autres qui trimes et qui en fin de mois ne peuvent pas s’acheter pour 2000 euros d’haribo …voila ….ce que j’ai a dire sur ma politique ..a plus …GO!GO!

  26. René Char a accordé une place importante à l’orage: < "A la santé du serpent" .1954, composé d'aphorismes:
    IV
    Dans la boucle de l'hirondelle un orage s'informe, un jardin se construit.
    XXIV
    Si nous habitons un éclair, il est le cœur de l'étemel.
    XXV
    Yeux qui, croyant inventer le jour, avez éveillé le vent, que puis-je pour vous ?
    Je suis l'oubli.
    XXVI
    La poésie est de toutes les eaux claires celle qui s'attarde le moins au reflet de ses ponts.
    Poésie, vie future à l'intérieur de l'homme requalifié.
    XXVII
    Une rose pour qu'il pleuve.
    Au terme d'innombrables années, c'est ton souhait.

  27. Le site http://www.larevuedesressources.org/parole-d-orage-a-propos-de-rene-char,217.html étudie d’une manière intéressante l’importance des éléments pour Char ( l’orage, c’est l’air et le feu associés), celle qu’il accorde aussi aux Grecs; j’extrais cette phrase qui introduit une réflexion de Char:  » Et je cite encore quelques lignes, car elles me paraissent dévoiler pleinement le sol du Vaucluse où se tient Char :  » L’aspect athlétique des Méridionaux, au milieu des vestiges de l’esprit antique, m’a familiarisé davantage avec la véritable nature des Grecs ; j’ai appris à connaître leur caractère et leur sagesse, leur corps, leur manière de grandir dans leur climat et la règle par laquelle ils préservaient le génie présomptueux de la violence de l’élément  »
    Et toujours de René Char, des vers tirés de plusieurs poèmes:
     » Sur la terre de la veille
    La foudre était pure au ruisseau.  » (Cet amour à tous retiré)
     » Je suis épris de ce morceau tendre de campagne, de son accoudoir de solitude au bord duquel les orages viennent se dénouer avec docilité.  » (Biens égaux)
    “Au plus fort de l’orage, il y a toujours un oiseau pour nous rassurer. C’est l’oiseau inconnu, il chante avant de s’envoler.” Les Matinaux (1950)

  28. « Si tu cries, le monde se tait : il s’éloigne avec ton propre monde.

    Donne toujours plus que tu ne peux reprendre. Et oublie. Telle est la voie sacrée.

    Qui convertit l’aiguillon en fleur arrondit l’éclair.

    La foudre n’a qu’une maison, elle a plusieurs sentiers. Maison qui s’exhausse, sentiers sans miettes.

    Petite pluie réjouit le feuillage et passe sans se nommer. Nous pourrions être des chiens commandés par des serpents, ou taire ce que nous sommes.

    Le soir se libère du marteau, l’homme reste enchaîné à son cœur.

    L’oiseau sous terre chante le deuil sur la terre.

    Vous seules, folles feuilles, remplissez votre vie.

    Un brin d’allumette suffit à enflammer la plage où vient mourir un livre. L’arbre de plein vent est solitaire. L’étreinte du vent l’est plus encore.

    Comme l’incurieuse vérité serait exsangue s’il n’y avait pas ce brisant de rougeur au loin où ne sont point gravés le doute et le dit du présent. Nous avançons, abandonnant toute parole en nous le promettant. »
    RENÉ CHAR (1907-1988) Le Nu perdu et autres poèmes 1964-1975

  29. mesdames je ne peux vous dire en poèsie ces mots , colchiques dans les prés fleurissent, fleurissent,colchiques dans les prés , car ce n’est pas la fin de l’été , au domaine notre terre notre ciel n’est pas sourd encore moins muet , la voix du vent s’entend a dix lieues a la ronde, les anciens du domaine se disent au petit matin comme si cela serait leur refrain ,c ’est le Souffle des ancêtres qui nous montres leur bien-être , le vent vie dans les arbres qui frémissent , le vent vie a fleur de l’eau qui fait des vagues , parfois il arrive qu’une personne te dise le vent c’est une larme d’amour qui te lèche le visage comme si tu serait un paysage , d’autre moins malin te dise , alors tu récoltes les grains de sable que le vent ta amener , il y a ceux qui ont l’innocense en eux et qui se dise , oh ! toi le vent promets-moi que si je me retourne, tu ne disparaîtras pas comme un songe venu d’ailleur , au domaine et loin dans nos terres ce n’est pas le simoom ce vent très chaud et violent qui souffle dans le désert. encore moins le khamsin venu e char d’égypte , notre vent n’apporte pas de jolie fille couleur peau de banane avec le mauka des iles hawaii, c’est un vent soufflant et souvent comme le bhoot indien , autour de nous c’est le turbulent le violent qui souffle du nord de la france a chez nous au sud près de la méditerranée , le grand mistral avec l’aide du tramontagne le frère jumeaux du tramontane, je sais je parle trop et parfois ce n’est que du vent …..a demain matin toutes …après mon retour de travail….levé 5h00 bises ..GO!GO!

    • Je n´aime pas beaucoup le vent , Klaus , cela étourdit , cela retourne les parapluies . J´ai une cousine dans le Sud ( Montpellier , ou Avignon , ou Nîmes , je ne sais pas , elle change tout le temps ) , et elle dit que le mistral est saoulant . Trop de chaleur et trop de vent , je ne pourrais pas être votre voisine dans votre région . Je vais au ravitaillement . A demain , 5h .

      • ravitaillement ???????…..au port a la vente à la criée pour t’acheter des harengs …tu va donc a göteborg …prend aussi des fruits de mer…….ou mafois cela est vrai c’est la ville oui il y a le fief de volvo ..t’aime bien conduire les volvo ….hi!hi!…sauf pour le frein a main …..la seule fille qui vie en suède qui ne sait pas conduire une volvo ..chercher pas c’est Darie ..bises je file au refecto ….GO!GO!

      • Négatif , Klaus . J´aimais bien ma Volvo , c´est la meilleure des voitures . On dirait un petit char d´assaut , mais qui se conduit comme une mob . Et ma mère a dit la même chose . Elle est partie mourir en bas de la rue , un soir , et je suis rentrée , chargée comme un baudet : ))
        Achetez des Volvo , vous ne serez pas déçus . GO-GO , tous chez le concessionnaire .
        Pub ! Gonggg … Vous vous souvenez de ce monsieur qui disait Pub , et tapez sur le gong ?
        Les crevettes sont hors de prix en ce moment . 200KR le kilo . J´attends ….
        Hej då , Klaus , je vais voir si je peux faire quelque chose pour Monique , qui lance des éclairs de colère … Bonne soupe , et bon repos après la belote , hi-hi .

  30. Hello, alerte, alerte, alerte !!!! c’est la fin du monde, des trombes d’eau, un rideau de pluie comme de l’acier, sur la route, on n’y voyait plus rien et dès ce matin, plus d’ordi, la panique quoi ! je ne suis pas certaine de garder la wifi qui clignote une fois sur deux,…. holà gens de mauvaise fois qui travaillez sur mon haut débit, alors quoi, vous avez peur de l’orage et de la foudre ? ne pas s’énerver, comme dit Klaus, moi aussi je pète le feu surtout après l’infiltration non pas d’eau mais de dos de chez le spécialiste bien aimé, si, si, celui qui donne un rendez-vous au bout de six mois, vous pensez bien qu’on ne laisse pas passer un tel rendez-vous. Il a dit que pour quelques temps, je pouvais marcher sur la lune ou bien sur un fil, le plus pratique pour moi, vu la taille du poulailler de la voisine, ce serait de marcher sur des œufs ! bref, nous serons coupés du monde d’ici ce soir, je vois les cumulus congestus, cumulonimbus, cirrus, nimbus, cumulostratus et autres nuages en « us » qui forment blocus à la voûte céleste, il tombe des hallebardes comme des obus et le jardin va devenir un vaste bourbier à bison, et à défaut on se contentera de vaches. Arrivée dans un patelin, il y avait deux oies en liberté pour que les voitures freinent, ce qu’elles étaient belles, plumage imperméable, les veinardes… je me demande pourquoi l’humain n’est pas imperméable…..je vais acheter un chapeau en peau d’anguille, d’ailleurs Eugène Sue en avait un ! je pense avoir bien défini l’orage ici, surtout que mes sandales crachaient de l’eau comme des baleines. Les fleurs dégorgent, tout baigne, le bonheur est à portée de main à défaut du pré. A bientôt, si la wifi le veut !

    • Bonne chance Monique . Gardez un aspirateur à eau à portée de main . Et le numéro des pompiers peut-être , pour la cave …
      Un chapeau en peau d´anguille ? C´est juste une petite calotte ? Parce que pour un large panama , il faut un double cageot d´anguilles ? Quel travail ! Il faut d´abord les attraper , et ça échappe des mains ! J´avais un porte-monnaie en patte d´autruche , mais on me l´a volé .
      Ce n´était pas une grosse perte . Pas de logement pour la monnaie , et un petit crochet pour tenir les billets ( qui ne tenaient pas ) . Et le tout à l´air libre , sans fermeture éclair : ))
      Je l´avais acheté par snobisme sûrement … « Mon pôôôrte-môôônaie est en patte d´autruche .
      Et le vôôôtre ? » Rire .

      • Hello Darie, j’avais déjà une pompe pour l’eau dans la cave et un jour elle a coulé, la pompe, on a entendu des battements poussifs genre « sos, je me noie » des glouglous suspects et puis plus rien…. on a tâté tous les fils de branchement, tout baignait( dans l’eau) mais c’était O.K a dit le chef….. alors il s’est décidé à appeler un plombier, misère….. une semaine à creuser avec la pelleteuse, en fait il y avait une énorme canalisation datant de la construction de la maison qui était pétée… et quelle taille (la canalisation !) sur ce, après une facture particulièrement salée comme l’eau de mer, nous n’avons plus jamais eu d’inondation dans la cave…. mais je me souviens d’une nuit mémorable où, à la suite d’un déluge de pluie, nous avons écopé l’eau passé minuit avec pelles et seaux et on allait ensuite jeter les seaux d’eau dans la rue, c’était il y a longtemps mais quand même, un travail de forçat…. même que les syndicats auraient eu pitié et nous auraient aidés -:))))……… Darie, les porte monnaie pour moi, c’est comme les pantoufles, j’en fait une surconsommation, ce sont deux choses qui ne tiennent pas longtemps. D’abord j’ai la flemme de compter la monnaie et je change donc des billets, ensuite je me trouve à la tête de menue monnaie à ne savoir qu’en faire et c’est lourd dans le sac ! alors j’ai mis toute cette ferraille dans les petits sacs en plastique et hop à la poste pour les pièces jaunes ! moralité Darie, pour qu’un porte monnaie passe inaperçu sans attirer la convoitise, l’acheter en imitation et noir de préférence, pas vu pas pris ! ….. la patte d’autruche ???? je n’ai jamais vu !

  31. Monique ….le feu dans le ciel ..coupure de courant dans la nuit ….sort la gégènedu garage et met ton époux au vélo hi!hi!…..je taquine un peu ….et n’oublie pas de lui mettre des semelles en plomb …il y a les montées non …a demain bises ..GO!GO!

    • Papy, tu as vu la carte de mes Hauts de France ? je te le dis, on va flotter et sûr que le niveau de la mer va monter, nous serons hauts pour de bon ! pour la gégène, euh ….euh….. quant au groupe électrogène appelé familièrement « gégène » (je ris bien !!!!) comme la guinguette, c’est qu’il l’a laissée dans l’arrière cour. Pour les semelles en plomb ce sera possible parce qu’il est allergique aux semelles de vent, les tatanes de Rimbaud ! bises aussi !

  32. Les amis, si je suis si bavarde, c’est que l’urgence est dans l’air, vous avez vu ce soir ? pas possible, à partir de 23 heures pile poil, ça descend, nous serons coupés du monde des vivants momentanément car on sait bien que les pannes du ciel ne durent jamais longtemps !! c’est pas comme les coupures de courant qui, elles, ont tendance à s’éterniser. A la dernière tempête, je ne sais plus laquelle, en plein hiver, nous sommes restés trois jours sans courant, j’ai dit au chef il y a des glaçons dehors et il m’a répondu – non, ils sont à l’intérieur…. toujours le mot pour rire….. évidemment, sans courant la chaudière ne fonctionnait plus et on s’éclairait à la bougie, c’est fou ce qu’une bougie peut se consumer à la vitesse grand V, en un rien de temps, ça fumait, et on ne pouvait pas ouvrir la fenêtre, il y avait 12° dans la maison. C’était d’un romantisme échevelé, on avait les yeux qui piquaient, on avait le teint blafard et jaune, quelle poésie ! bref, qu’on ne me parle plus du romantisme des chandelles, même avec un œillet à la boutonnière et une coupe de champagne, je préfère l’électricité ! voyez, même Ronsard n’y croyait pas et il broyait du noir :

    « Pierre de RONSARD (1524-1585)

    Quand vous serez bien vieille, au soir, à la chandelle

    Quand vous serez bien vieille, au soir, à la chandelle,
    Assise auprés du feu, dévidant et filant,
    Direz, chantant mes vers, en vous esmerveillant :
    Ronsard me célébroit du temps que j’estois belle.

    Lors, vous n’aurez servante oyant telle nouvelle,
    Desja sous le labeur à demy sommeillant,
    Qui au bruit de mon nom ne s’aille resveillant,
    Benissant vostre nom de louange immortelle.

    Je seray sous la terre et fantaume sans os :
    Par les ombres myrteux je prendray mon repos :
    Vous serez au fouyer une vieille accroupie,

    Regrettant mon amour et vostre fier desdain.
    Vivez, si m’en croyez, n’attendez à demain :
    Cueillez dés aujourd’huy les roses de la vie »

    Bonne fin de soirée, à demain si le courant passe…… entre nous !

    • Monique , trois jours sans courant en hiver , c´est la galère ! Il y a quelques années , par un froid sibérien , une région au nord de la Suède ont eu une panne de courant plusieurs jours .
      C´est rarissime . C´est pour cela que nos lignes sont toutes enterrées ; c´est plus sûr en cas de grosses chutes de neige et de gel intense . Bonne soirée , au chaud et au sec : )

      • Darie, je sais que la Suède est bien plus équipée que nous côté confort, elle est à la pointe des énergies mais le climat n’est pas le même…. ici, les fils ne sont pas enterrés (ils doivent l’être mais quand ??) et les petites boîtes électriques sont en haut des pylônes, souvent la grue de l’EDF répare ou remplace ! sans avoir des températures extrêmes comme vous, vivre trois jours dans une maison avec 12° c’est très inconfortable, heureusement que j’ai une cuisinière à gaz, cela permet de chauffer, de cuire, bref de se nourrir normalement tandis qu’avec le tout électrique on ne fait plus rien en cas de panne. Bonne nuit aussi et sous ce croissant de lune qui semble rire ce soir.

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