Anagramme

Ganté, agent, géant

Quoi je suis ?

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61 réflexions sur “Anagramme

  1. mesdames ..un anagramme lourd en gramme , un am , stram , gram , pic et pic et colégram , bour et bour et ratatam , am , stram , gram ……quoi je suis? bin ! je suis que moi ….chercher des mots pour avoir une file de mot qui ont un sens , comme la princesse ou le prine ???? , le roi la reine ?? ,c’est comme ce ci ou comme cela , mais comme le roi ne le veut pas ca ne sera pas moi ……j’ai une petite faim je vais prendre un casse-croûte et une petite chopinette de blanc ….a plOus …GO!GO!

  2. Bonjour! Dio mio, Dominique, serait-ce que vous êtes vous-même sur zone ? en tout cas, ce chat a bien de la chance d’être dans ce lieu-qui-parle, au milieu des coquelicots!

  3. Bonjour Dominique, Mareria, papy, et Darie quand elle viendra, ici le croque mitaine mais là je ne vois aucun rapport entre ces trois mots ! il faut donc chercher un vendredi 13 porte poisse, j’eai donc aucune chance sur ce coup là comme dirait Bob ! pourtant ils étaient tous là avec des gants :

    « Une main lui pressait le foie, comme le faucon vous crispe les serres sur le poing ganté (Montherl., Bestiaires,1926, p. 537)……..La main gantée de fer du chef franc (Grousset, Croisades,1939, p. 58)…..Ganté de qqc. Recouvert, enveloppé de quelque chose. Une main velue et gantée de joyaux barbares (Milosz, Amour. initiation,1910,) …..Mains gantées de hâle : Élevant au-dessus de sa tête ses deux battoirs gantés de hâle, il vociféra : − Vive la classe! (Courteline, Train de 8 h 47,1888)…..Ses pieds gantés de babouches en cuir blanc posaient sur un coussin d’eau chaude (Gide, Caves,1914, )……..Deux horse-guards tiennent entre leurs genoux gantés de blanc, sous leur tapis de selle en mérinos, de belles juments gris pommelé (Morand, Londres,1933)……..
    J’ai encore dans les oreilles les bruits de la perceuse (…) maniée par un ouvrier ganté (Morand, New-York,1930)……Le roi, ayant eu de la peine à ôter ses gants pour prendre mes mains entre les siennes, m’avait dit en riant : « Chat ganté ne prend point de souris ». Chateaubriand., Mémoires.)……………… bon rien de tout cela mais avouez que j’ai cherché ! bon, l’heure est donc aux indices, je demande, dans la famille qui sait tout :

    Le Géant est-il dans le sens d’une personne ou d’un adjectif ?

    Agent une personne habilité ou bien un produit chimique comme Génie qui lavre plus blanc ?

    Ganté est bien la main recouverte, ou bien autre chose ?

    Si j’avais les réponses à ces questions simple, hum…. je pense que je ferais un grand pas !

  4. Bonjour à la ronde , 10h !?!! j´entendais bien que le chant des coqs était rôdé . J´ai supervisé le départ à l´aube , petit-déj , fermeture des portes et adieux sur le perron , alors j´ai replongé dans un sommeil profond . Maintenant , je réfléchis sur lanagram´ .
    J´ai pensé à la botte ( de sept lieues ) du géant , qui gante le pied , mais que fait l´agent ?
    Un thé sur la terrasse en compagnie des coqs , pour réfléchir …

  5. Je m’embarque sur l’étang avec Verlaine:
     » Promenade sentimentale »
    « Le couchant dardait ses rayons suprêmes
    Et le vent berçait les nénuphars blêmes.
    Les grands nénuphars entre les roseaux
    Tristement luisaient sur les calmes eaux.
    Moi j’errais tout seul promenant ma plaie
    Le long de l’étang, parmi la saulaie
    Où la brume vague évoquait un grand
    Fantôme laiteux, et désespérant,
    Et pleurant avec la voix des sarcelles
    Qui se rappelaient en battant des ailes
    Parmi la saulaie où j’errais tout seul
    Promenant ma plaie; et l’épais linceul
    Des ténèbres vint noyer les suprêmes
    Rayons du couchant en ses ondes blêmes
    Et des nénuphars parmi les roseaux,
    Des grands nénuphars sur les calmes eaux. »
    < "Paysages tristes " < Poèmes Saturniens.

  6. Je continue ma pêche….
    « Ah ! Le vieil étang
    Une grenouille y plonge
    Le bruit de l’eau. »
    BASHÔ, Cent onze haïku
    Et ce poème inédit de Saint-Exupéry, paru sur le fig 2007/08/30:
    « «L’étang semble dormir…»
    Villa Saint-Jean Fribourg, le 18-2-17
    À J(ean) Grisez, son ami de Saint-Exupéry

    « L’étang semble dormir, pas un roseau ne chante
    Les saules consternés se taisent sur le bord ;
    Pleurant ce qui leur fit souvent risquer la mort
    De fragiles iris penchent vers l’eau pesante…

    Car le dieu qui rendait la campagne vivante,
    Le vent n’est plus ici pour l’animer encor,
    Pour dire aux oisillons de prendre leur essor
    Ou plisser l’étang bleu d’une vague mourante…

    Mais les arbres pensifs attendent son retour.
    Et nous sommes ainsi quand, n’ayant plus d’amour,
    L’orage étant passé, rien chez nous ne frissonne,

    Que réclamant ce qui nous fit pourtant souffrir
    Notre coeur est muet, vide, triste à mourir
    O mon ami… comme un paysage d’automne ! »
    collection particulière

  7. Et cette belle chanson de Ferré: « L’étang chimérique » interprétée par Jacques Bertin

    « Nos plus beaux souvenirs fleurissent sur l’étang
    Dans le lointain châteaux d’une lointaine Espagne
    Ils nous disent le temps perdu ô ma compagne
    Et ce blanc nénuphar c’est ton coeur de vingt ans

    Un jour nous nous embarquerons
    Sur l’étang de nos souvenirs
    Et referons pour le plaisir
    Le voyage doux de la vie
    Un jour nous nous embarquerons
    Mon doux Pierrot ma grande amie
    Pour ne plus jamais revenir

    Nos mauvais souvenirs se noieront dans l’étang
    De ce lointain château d’une lointaine Espagne
    Et nous ne garderons pour nous ô ma compagne
    Que ce blanc nénuphar et ton coeur de vingt ans

    Un jour nous nous embarquerons
    Sur l’étang de nos souvenirs
    Et referons pour le plaisir
    Le voyage doux de la vie
    Un jour nous nous embarquerons
    Mon doux Pierrot ma grande amie
    Pour ne plus jamais revenir

    Alors tout sera lumineux mon amie »

    • L’ étang est un mot propice à la méditation, rêverie et observation et donc à la création poétique.
      Prosaïquement, quand je choisis un mot de cette nature, je me dis « c’ est bon, voilà une page qui va nous faire trois jours ».
      Riiiire

  8. On n’entend pas grand chose: mieux vaut aller l’écouter chantée par Léo Ferré sur youtube.com/watch?v=bGAJPeF0jlw ou par Jacques Douai:youtube.com/watch?v=9dx-jsQGwlU

  9. Me revoilà , le soleil est étincelant mais le vent est frais , très frais .
    Les lacs et les étangs , cela nous connait . Les suédois disent que la Finlande est le « pays aux 50 000 lacs » , mais que la Suède en possède le double . Il y a une petite bagarre de chiffres entre les deux pays , chacun revendiquant le plus grand nombre . Mais si on compte aussi les petits étangs , la Suède surpasse largement tout autre pays , avec 500 000 ! On le voit d´avion et cela fait de beaux miroirs brillants avec le reflet du soleil . Et puis les deux plus grands lacs
    d´Europe sont en Suède , le lac Vänern , pas loin de chez moi , et le lac Vätern . Ce sont des lacs naturels , survenus à la fin de l´ère glaciaire , et il reste d´ailleurs les moraines par endroit ,
    de grosses pierres rondes polies . Certaines ont abouti dans le jardin pour délimiter un massif.
    Je ne les aime pas beaucoup , mais le viking y tient …
    Illustration :
    -Promenade à l´étang-
    Le calme des jardins profonds s’idéalise.
    L’âme du soir s’annonce à la tour de l’église ;
    Ecoute, l’heure est bleue et le ciel s’angélise.

    A voir ce lac mystique où l’azur s’est fondu,
    Dirait-on pas, ma soeur, qu’un grand coeur éperdu
    En longs ruisseaux d’amour, là-haut, s’est répandu ?

    L’ombre lente a noyé la vallée indistincte.
    La cloche, au loin, note par note, s’est éteinte,
    Emportant comme l’âme frêle d’une sainte.

    L’heure est à nous ; voici que, d’instant en instant,
    Sur les bois violets au mystère invitant
    Le grand manteau de la Solitude s’étend.

    L’étang moiré d’argent, sous la ramure brune,
    Comme un coeur affligé que le jour importune,
    Rêve à l’ascension suave de la lune…

    Je veux, enveloppé de tes yeux caressants,
    Je veux cueillir, parmi les roseaux frémissants,
    La grise fleur des crépuscules pâlissants.

    Je veux au bord de l’eau pensive, ô bien-aimée,
    A ta lèvre d’amour et d’ombre parfumée
    Boire un peu de ton âme, à tout soleil fermée.

    Les ténèbres sont comme un lourd tapis soyeux,
    Et nos deux coeurs, l’un près de l’autre, parlent mieux
    Dans un enchantement d’amour silencieux.

    Comme pour saluer les étoiles premières,
    Nos voix de confidence, au calme des clairières,
    Montent, pures dans l’ombre, ainsi que des prières.

    Et je baise ta chair angélique aux paupières.
    de Albert Samain (1858-1900)
    Hell´eau , Dominique , vous avez de l´imagination , et nous essayons de donner le change : ))

  10. Oui, tout baigne on essuie pluies torrentielles et rayons de soleil, tout ) l’heure 27° dehors, chaud et lourd…. que d’eau mais pour parler d’un étang, il en faut…. voici la légende des moines de l’étang du Lindre,

    « Ce « pays des étangs » est réputé pour ses légendes et autres histoires de forces mystérieuses.
    Cette légende parle d’un costaud bûcheron vivant dans le village antique de Tarquimpol.
    Pour aller couper son bois, notre homme passait chaque jour sur les bords de l’étang du Lindre (plan d’eau dont la création, généralement située à l’époque médiévale, serait liée à l’installation d’une communauté religieuse dans les environs). L’étang est censé posséder des carpes parmi les plus prisées.
    Un soir d’automne, alors qu’il rentrait chez lui, le bûcheron admirait un vieille croix en pierre au bord de cet étang, C’est alors qu’il entendit un son émaner des profondeurs de l’étang et devenir de plus en plus marqué : un groupe de voix humaines qui chantaient le Dies Irae (chant grégorien qui parle du jugement dernier).
    Il s’approcha un peu plus de l’étang, et , caché par les roseau et la brume, aperçut ainsi un , puis deux puis dix hommes en robe de bure. Tous portaient un capuchon, impossible de voir leur visage, ils tenaient des flambeaux et marchaient en procession en entonnant ce chant apocalyptique. Bien que le chant fut en latin, le bûcheron distingua quelques mots » nous sommes les moines de l’étang ».
    Puis ces spectres s’enfoncèrent dans la forêt et disparurent.
    Le bûcheron était partagé entre terreur et envie d’en savoir davantage.
    Avait-il rêvé ? était ce réel ? Le bûcheron était en plein doute, il raconta donc l’histoire à ses amis qui se mirent à en rire. Ne sachant qu’en penser, il décida de se rendre le lendemain soir à la même heure sur les bords de l’étang, afin de confirmer ou infirmer le caractère réel de ce qu’il pensait avoir vu.
    Il partit la nuit suivante, sans oublier sa hache afin de faire croire qu’il travaillait tard de nuit.

    Quand les gens du village le revirent, ce fut quelques semaines plus tard : des pécheurs venaient de retrouver par hasard dans leurs filets le cadavre du bûcheron qui entretemps était « porté disparu ».
    Il portait une robe de bure avec capuche, comme les moines qu’il pensait avoir vus, et , chose étrange ; son corps n’était pas gonflé par l’eau , alors même que les pêcheurs venaient de le prendre dans leur filet qui puisait dans les profondeurs de l’étang.
    Les gens du village entreprirent plusieurs battues nocturnes au bord du lac : les recherches furent vaines. L’étang étant vidé un hiver sur trois, même à ce moment là, ils n’obtinrent pas non plus d’explication : pas de ruine de monastère englouti ni la moindre trace de moine…..

    D’ou venaient ces moines fantômes ? Qui étaient –ils ? Quel était leur but ? Où se trouve leur monastère ? (un « monastère fantôme ? situé dans une autre dimension ou n’apparaissant qu’à certains moments ? caché au fin fond de la forêt ? )

    ( biblio « contes et légendes de lorraine » (N Lazzarini)

    L’étang c’est aussi la « Promenade sentimentale » de Verlaine

    Le couchant dardait ses rayons suprêmes
    Et le vent berçait les nénuphars blêmes ;
    Les grands nénuphars entre les roseaux
    Tristement luisaient sur les calmes eaux.
    Moi j’errais tout seul, promenant ma plaie
    Au long de l’étang, parmi la saulaie
    Où la brume vague évoquait un grand
    Fantôme laiteux se désespérant
    Et pleurant avec la voix des sarcelles
    Qui se rappelaient en battant des ailes
    Parmi la saulaie où j’errais tout seul
    Promenant ma plaie ; et l’épais linceul
    Des ténèbres vint noyer les suprêmes
    Rayons du couchant dans ses ondes blêmes
    Et les nénuphars, parmi les roseaux,
    Les grands nénuphars sur les calmes eaux.

    Paul Verlaine
    Poèmes saturniens

  11. L’étang a ses sortilèges, ses mystères, ses brumes, ses secrets, un étang c’est glauque !

    John Atkinson Grimshaw
    (1836-1893)

    Sur l’eau de l’étang noir flottent des feuilles rousses,
    Frêles barques bercées par la brise d’automne
    Et submergeant parfois la large face jaune
    Du reflet de la lune hoché par les secousses

    Des vaguelettes bleues sous le ciel lumineux.
    Car la nuit est très claire, et la lune très ronde
    Pose un dôme d’argent nitescent sur ce monde
    Aquatique et crissant de bruits mystérieux

    Qui jaillissent parfois en troublant le silence.
    Les feuilles en goguette oscillent sur l’étang ;
    Le reflet de la lune étincelle en bougeant
    Sous leur léger impact ; et sa luminescence

    Troublée quelques instants cliquète sur la mare.
    C’est un cercle dans l’eau, un rond phosphorescent
    Que bouscule la brise et dont les rayons blancs
    Illuminent gaiement le coeur d’un nénuphar ».

    Et Ophélie de Shakespeare, s’est-elle noyée dans un étang ?

    « Un saule pousse en travers du ruisseau
    Qui montre ses feuilles blanches dans le miroir de l’eau.
    C’est là qu’elle tressa d’ingénieuses guirlandes
    De boutons d’or, d’orties, de pâquerettes, et de longues fleurs pourpres[…]
    Là, aux rameaux inclinés se haussant pour suspendre
    Sa couronne de fleurs, une branche envieuse cassa,
    Et ses trophées herbeux comme elle
    Sont tombés dans le ruisseau en pleurs. Ses vêtements s’ouvrirent
    Et telle une sirène, un temps, ils l’ont portée ;
    Mais bientôt
    Ses habits, lourds de ce qu’ils avaient bu,
    Tirèrent l’infortunée de ses chants mélodieux
    Vers une mort boueuse. »

    • Oui Monique , il y a de quoi faire une bibliothèque avec les noyés au fond des lacs . J´ai lu
      « Le lac aux sortilèges » de Maeve Binchy , c´est ancien , mais il me souvient que c´était lugubre à souhait , mais très prenant , une petite fille qui cherchait sa mère disparue . C´était l´ambiance irlandaise qui était plaisante , si on peut dire . Il y a aussi les feux follets qui courent sur l´eau , mais là , y’a un truc ! C´est le méthane et c´est très scientifique : )

      • Darie, mais non, ce livre n’est pas si vieux il est paru en poche et nous l’avons. L’étang, le lac, l’onde en général réveillent des sortilèges, des êtres mystérieux, souvent teintés de religion, mais ce n’est jamais gai. C’est comme les feux follets du cimetière, il y a une explication scientifique facile à comprendre mais dans la paysannerie, on hésite à en parler, certains disent que c’est l’âme des morts….. le voisin, un marrant, pense qu’ils jouent aux osselets !

  12. Quand il y a un lac , il y a souvent des cygnes … Il y a trois espèces de cygnes en Europe , un qui siffle , un qui est muet , et un qui chante ( qui chante mal , car il fait un bruit de trompette dissonant : ))
    je n´ai pas mon conseiller es oiseaux à portée de voix , mais j´ai appris .
    Voici néanmoins :
    -Le Chant du cygne-
    Cygnes au blanc plumage, au port majestueux,
    Est-il vrai, dites-moi, qu’un chant harmonieux,
    De vos jours écoulés rompant le long silence,
    Lorsque va se briser votre frêle existence,
    Comme un cri de bonheur s’élève vers les cieux ?

    Quand sous votre aile, un soir, votre long col se ploie
    Pour le dernier sommeil… d’où vous vient cette joie ?
    De vos jours rien ne rompt l’indolente douceur :
    Lorsque tout va finir, cet hymne de bonheur,
    Comme à des cœurs brisés, quel penser vous l’envoie ?

    Ô cygnes de nos lacs ! votre destin est doux ;
    De votre sort heureux chacun serait jaloux.
    Vous voguez lentement de l’une à l’autre rive,
    Vous suivez les détours de l’onde fugitive :
    Que ne puis-je en ces flots m’élancer avec vous !

    Moi, sous l’ardent soleil, je demeure au rivage…
    Pour vous, l’onde s’entr’ouvre et vous livre passage ;
    Votre col gracieux, dans les eaux se plongeant,
    Fait jaillir sur le lac mille perles d’argent
    Qui laissent leur rosée à votre blanc plumage ;

    Et les saules pleureurs, ondoyants, agités,
    — Alors que vous passez, par le flot emportés —
    D’un rameau caressant, doucement vous effleurent
    Sur votre aile qui fuit quelques feuilles demeurent,
    Ainsi qu’un souvenir d’amis qu’on a quittés.

    Puis le soir, abordant à la rive odorante
    Où fleurit à l’écart le muguet ou la menthe,
    Sur un lit de gazon vous reposez, bercés
    Par la brise des nuits, par les bruits cadencés
    Des saules, des roseaux , de l’onde murmurante.

    Oh ! pourquoi donc chanter un chant mélodieux
    Quand s’arrête le cours de vos jours trop heureux ?
    Pleurez plutôt, pleurez vos nuits au doux silence,
    Les étoiles, les fleurs, votre fraîche existence ;
    Pourquoi fêter la mort ?… vous êtes toujours deux !

    C’est à nous de chanter quand vient l’heure suprême,
    Nous, tristes pèlerins, dont la jeunesse même
    Ne sait pas découvrir un verdoyant sentier,
    Dont le bonheur s’effeuille ainsi que l’églantier ;
    Nous, si tôt oubliés de l’ami qui nous aime !

    C’est à nous de garder pour un jour à venir,
    Tristes comme un adieu, doux comme un souvenir,
    Des trésors d’harmonie inconnus à la terre,
    Qui ne s’exhaleront qu’à notre heure dernière.
    Pour qui souffre ici-bas, il est doux de mourir !

    Ô cygnes ! laissez donc ce cri de délivrance
    À nos cœurs oppressés de muette souffrance ;
    La vie est un chemin où l’on cache ses pleurs…
    Celui qui les comprend est plus loin, est ailleurs.
    À nous les chants !… la mort, n’est-ce pas l’espérance ?
    de Sophie d´Arbouville ( 1810-1850)

  13. Hello Dominique, il est très beau ce chat assis sur les pierres grecques je crois avoir vu le même dans le village ! le chat doit s’intéresser à la Grèce antique, normal il a souvent été vénéré.
    Voilà une poétesse que j’admire beaucoup même si son nom ne dit rien dans les mémoires, quelle ingratitude car franchement, elle écrit aussi bien que… que…. Verlaine par exemple, et quel étang elle nous offre :

    Anne Osmont (1872-1953)

    Le sûr refuge

    Les étoiles en fleur et la lune candide
    Mirent leur froid regard dans le bassin des eaux
    Et font luire, parmi les joncs et les roseaux.
    L’étang plein de clarté que nul souffle ne ride.

    Par les sentiers couverts, la chanson des amants
    S’éteint. Leur double pas s’attarde sur la mousse.
    Seule, j’entends rôder, dans l’ombre vague et douce,
    Le nocturne troupeau des épouvantements.

    La lune a peur d’errer toujours dans les ciels sombres,
    Elle est pâle de voir toujours trembler les pins
    Et d’entendre, mêlée à des soupirs humains.
    L’eau gémir, prisonnière au lacis noir des ombres.

    Les peupliers blafards grelottent avec bruit.
    Les grillons, les crapauds poussent de longues plaintes;
    Troublant les vieux remords et ravivant les craintes,
    Des morts mal éveillés trébuchent dans la nuit.

    Un hibou monstrueux à la face hagarde
    Frappe de son vol mou, nos vitres. Que veut-il?…
    Il passe : A l’Orient où vibre un feu subtil,
    Le visage du ciel est tout changé. Regarde.

    Sur des brumes couleur de perle, frais coussin.
    Le soleil nouveau-né s’éveille du mystère ;
    Telle on voit se gonfler sur l’étang solitaire
    La fleur du nymphéa, ronde comme un beau sein.

    Voici le jour. Les nids le chantent, dans le saule.
    Les fantômes vont fuir devant le dieu vainqueur,
    Cache-moi dans tes bras et tout près de ton cœur,
    Je veux dormir longtemps, le front sur ton épaule.
    (extrait de Nocturnes)

      • Oui Dominique, les précieux coquelicots qui poussent sans terre entre les pierres et les murs ! ici plus de coquelicots dans les champs, mais des bouquets dans les ornières, ils poussent même devant nos murs puisqu’ils ont été éradiqués des champs, avec un produit je suppose. C’est Monet qui serait en colère, et moi je ne m’en remets pas non plus. Le coquelicot est un symbole indestructible, alors je plante les pavots qui leur ressemblent.

  14. Je regarde le journal en fronçant les sourcils . Retour au bord du lac , reposant et serein .
    Je n´aime pas beaucoup les baignades dans certains lacs , même si l´eau st assez bonne , car il y a des sangsues au fond de l´eau . L´eau de mer est plus fraiche , mais plus saine , car
    salée . Il y a eu aussi des gastro.entérites sévères , à cause d´une forme de prion , une bactérie proche de celle qui provoque le choléra : (( Et toujours une très bonne douche bien savonneuse après les bains dans les lacs . Et pas de pique-nique sur les plages au bord des lacs , sauf
    exception , si nous étions loin . Au bord de la mer , c´est différent avec l´eau salée .
    J´ai vu aussi le chat en pleine méditation ! Un vrai décor pour chat .
    Bonne soirée , à tous , et paisible .

  15. Bonjour! Cette journée va voir encore le saccage du centre de Rennes…
    Je me tourne vers un célèbre breton, Chateaubriand: le château de Combourg est indissociable de son étang:  » Mémoires d’outre-tombe »/Première partie/Livre III
    « Je voyais avec un plaisir indicible le retour de la saison des tempêtes, le passage des cygnes et des ramiers, le rassemblement des corneilles dans la prairie de l’étang, et leur perchée à l’entrée de la nuit sur les plus hauts chênes du grand Mail. Lorsque le soir élevait une vapeur bleuâtre au carrefour des forêts, que les complaintes ou les lais du vent gémissaient dans les mousses flétries, j’entrais en pleine possession des sympathies de ma nature. (…)

    Le soir, je m’embarquais sur l’étang, conduisant seul mon bateau au milieu des joncs et des larges feuilles flottantes du nénuphar. Là se réunissaient les hirondelles prêtes à quitter nos climats. Je ne perdais pas un seul de leur gazouillis : Tavernier enfant était moins attentif au récit d’un voyageur. Elles se jouaient sur l’eau au tomber du soleil, poursuivaient les insectes, s’élançaient ensemble dans les airs, comme pour éprouver leurs ailes, se rabattaient à la surface du lac, puis se venaient suspendre aux roseaux que leur poids courbait à peine, et qu’elles remplissaient de leur ramage confus.
    La nuit descendait ; les roseaux agitaient leurs champs de quenouilles et de glaives, parmi lesquels la caravane emplumée, poules d’eaux, sarcelles, martins-pêcheurs, bécassines, se taisait ; le lac battait ses bords ; les grandes voix de l’automne sortaient des marais et des bois : j’échouais mon bateau au rivage et retournais au château. Dix heures sonnaient. À peine retiré dans ma chambre, ouvrant mes fenêtres, fixant mes regards au ciel, je commençais une incantation. (…) »
    https://fr.wikisource.org/wiki/M%C3%A9moires_d%E2%80%99outre-tombe/Premi%C3%A8re_partie/Livre_III: texte intégral

  16. Et cette chanson très connue « autrefois »: « Mon père m’a donné un étang »
    « Mon père a fait faire un étang,
    C’est l’vent qui vole qui frivole,
    Trois canards blancs s’y vont baignant,
    Dedans mon coeur y’a un amant,
    C’est l’vent qui vole qui frivole,
    C’est l’vent qui va frivolant.

    Le fils du roi les va chassant,
    C’est l’vent qui vole qui frivole,
    Visa le noir tua le blanc,
    Dedans mon coeur y’a un amant,
    C’est l’vent qui vole qui frivole,
    C’est l’vent qui va frivolant.

    Oh fils du roi, tu es méchant,
    C’est l’vent qui vole qui frivole,
    D’avoir tué mon canard blanc,
    Dedans mon coeur y’a un amant,
    C’est l’vent qui vole qui frivole,
    C’est l’vent qui va frivolant.

    Après la plume va le sang,
    C’est l’vent qui vole qui frivole,
    Après le sang, l’or et l’argent,
    Dedans mon coeur y’a un amant,
    C’est l’vent qui vole qui frivole,
    C’est l’vent qui va frivolant.

    Que ferons-nous de tant d’argents,
    C’est l’vent qui vole qui frivole,
    Nous mettrons nos filles au couvent,
    Dedant mon coeur y’a un amant,
    C’est l’vent qui vole qui frivole,
    C’est l’vent qui va frivolant.

    Nous mettrons nos filles au couvent,
    C’est l’vent qui vole qui frivole,
    Et nos garçons au régiment,
    Dedans mon coeur y’a un amant,
    C’est l’vent qui vole qui frivole,
    C’est l’vent qui va frivolant.

  17. Bonjour Dominique , Mareria , & Cie . Je me souviens de cette chanson , surtout du refrain .
    Ma mère jouait le morceau au piano en chantant , c´est ainsi que nous avons appris plusieurs chansons « d´époque » , dont  » Le fiacre » , très drôle . Le contraste entre la fin  » Ciel , mon mari écrabouillé « ( quelque chose comme ça ) , et ma mère qui chantait gaiement était saisissant : )))
    On dit que les enfants se « construisent » , et je me disais dans ma p´tite tête ,  » Ce n´est qu´une chanson  » . Tout cela est gravée dans ma mémoire après tant d´années , et avec le recul , c´est très drôle .
    Les balades en canot sur les lacs ont bien inspiré les peintres impressionnistes , comme
    Manet et Monet , et sûrement d´autres . Les bords de la Marne aussi étaient propices à
    l´inspiration . Mais il ne fallait pas tomber à l´eau … On ne savait pas nager à cette époque , et puis avec ces grandes robes , ce n´était pas possible . De toutes façons , il n´y avait pas de vague . Le WE s´annonce tout mouillé … C´est bon pour les fleurs et les rhodos …

      • Hello Dominique , et il a même appris la tragédie par le journal , il me semble .
        Lors des cours de natation en Suède , les dernières leçons consistent à ne pas paniquer si on tombe à l´eau par mégarde , et à nager avec un pantalon et un T-shirt . C´est un peu succinct , mais on ne sait jamais . Les premiers cours consistent à mettre la tête dans l´eau et fermer les écoutilles ! puis faire la planche .

  18. Il y a le lac , puis l´étang , puis la mare … Il reste encore la flaque pour disserter , ou la piscine pour oiseaux . Vous voyez , Dominique , nous avons de quoi dire : ))
    -La Mare, en fin d’été-
    (vers le milieu de l’après-midi)
    Huit jours avant l’automne, la mare.
    L’air tiède, même chaud, n’est pas pour crier gare.
    La nappe d’un vert prairie
    S’étale, toute couverte de lentilles, en tapis.

    Il appelle les pas, tente presque l’unique promeneur
    Que séduit ici la belle douceur de l’heure.
    Là-bas pourtant deux colverts s’ébrouent,
    Trouant le plan,
    Tout danger rappelant :
    La mare ronde
    A l’eau profonde.

    Des feuilles jaunes se posent lentement, c’est doux ;
    Elles reposent à présent sur ce vert étonnant
    Auquel le cygne noir seul demeure indifférent.
    Lui aussi perce l’eau de son bec rouge,
    Fouillant, chassant, happant tout ce qui bouge.

    Pour nous – et c’est là le flou –
    Le grand mystère reste en dessous.
    de Claude Colson , un monsieur du Nord ( en haut de la France : )
    Ah… , ils n´ont pas fini d´entendre nos railleries sur cette trouvaille récente !

  19. Bonjour Dominique, Darie, Mareria, les ondines, que de noyades !!! mais non, il ne sera pas dit que l’étang est triste… j’aime beaucoup Maurice Rollinat (lire sa biographie !!!)

    LE PETIT RENARDEAU

    Au bord de l’étang, le petit renardeau
    Suit à pas de loup sa mère la renarde,
    Qui s’en va guettant, sournoise et goguenarde,
    Le canard sauvage ou bien la poule d’eau.

    – Des nuages bruns couvrent d’un noir bandeau
    Le soleil sanglant que l’âpre nuit poignarde.
    Au bord de l’étang, le petit renardeau
    Suit à pas de loup sa mère la renarde.

    Sur un bois flottant qui lui sert de radeau,
    Soudain la rôdeuse en tremblant se hasarde ;
    Et moi, curieux et ravi, je regarde,
    Caché par les joncs comme par un rideau,
    Au bord de l’étang le petit renardeau. »
    (Dans les Brandes)

    Mais j’aime aussi le poème sur l’âne, mon préféré des têtus charmeurs, rien à voir avec la mule !
    toujours Maurice Rollinat pour le bonheur :

    BALLADE DU VIEUX BAUDET

    En automne, à cette heure où le soir triomphant
    Inonde à flots muets la campagne amaigrie,
    Rien ne m’amusait plus, lorsque j’étais enfant,
    Que d’aller chercher l’âne au fond de la prairie
    Et de le ramener jusqu’à son écurie.
    En vain le vieux baudet sentait ses dents jaunir,
    Ses sabots s’écailler, sa peau se racornir :
    A ma vue il songeait aux galops de la veille,
    Et parmi les chardons commençant à brunir,
    Il se mettait à braire et redressait l’oreille.

    Alors, je l’enfourchais, et ma blouse en bouffant
    Claquait comme un drapeau dans la bise en furie
    Qui, par les chemins creux, tantôt m’ébouriffant,
    Tantôt me suffoquant sous la nue assombrie,
    Déchaînait contre moi toute sa soufflerie.
    Quel train ! Parfois ayant grand’ peine à me tenir,
    J’aurais voulu descendre ou pouvoir aplanir
    Ses reins coupants et d’une âpreté sans pareille ;
    Mais lui, fier d’un jarret qui semblait rajeunir,
    Il se mettait à braire et redressait l’oreille.

    Nous allions ventre à terre, et l’églantier griffant,
    Les ajoncs, les genêts, la hutte rabougrie,
    Les mètres de cailloux, le chêne qui se fend,
    La ruine, le roc, la barrière pourrie
    Passaient et s’enfuyaient comme une songerie.
    Et puis nous approchions : plus qu’un trot à fournir !
    Dans l’ombre où tout venait se confondre et s’unir,
    L’âne flairait l’étable avec son mur à treille,
    Et sachant que sa course allait bientôt finir,
    Il se mettait à braire et redressait l’oreille.

    ENVOI

    Du fond de ma tristesse entends-moi te bénir,
    O mon passé ! – Je t’aime, et tout mon souvenir
    Revoit le vieux baudet dans la brume vermeille,
    Tel qu’autrefois, lorsqu’en me regardant venir
    Il se mettait à braire et redressait l’oreille.

    (Les Névroses)

      • Bonjour Dominique, oui c’est un titre étrange pour un si joli texte ! allez donc comprendre les poètes -;))) j’irai jeter un œil pour essayer de comprendre ! un peu de soleil soudain et le grand vent picard.

  20. Surtout que les deux poèmes sont très vivants , pas du tout névrotiques ou mélancoliques .
    On devine l´allant du baudet , qui a fourni l´effort et qui sent l´écurie toute proche .
    J´aime bien Le petit renardeau . C´est très drôle , dans les films animaliers , de voir comment les petits observent leurs mères , pour prendre une leçon de chasse . Après , ils tentent leur chance avec une souris , un mulot , une sauterelle … Les petits renards prennent leur élan et bondissent en l´air pour retomber sur leur petites proies , les quatre pattes en même temps : ))
    Je vais finir ma lecture  » Sans la miséricorde du Christ » de H. Bianciotti , qui ne me passionne pas , mais je l´ai acheté un demi € à la bibliothèque , alors je le lis . Rire . Il m´intéresse quand même , mais il n´y a aucun suspense , c´est un peu monocorde , monotone , monochrome …

    • Darie, un demi euro d’ennui c’est encore trop cher, non pas le prix mais le temps perdu et la fatigue visuelle pour un livre qui ne nous emballe pas. Nous avons mis une pancarte dans la bibliothèque « on a le droit d’emprunter un livre et de ne pas l’aimer ni le lire, ce n’est pas un manque d’ouverture mais du temps gagné pour s’ouvrir à un autre ».
      J’ai acheté il y a quelques semaines le Prix des lecteurs sélection 2015, « L’enfant étranger » meilleur livre étranger, de Alan Hollinghurst, l’auteur est comparé à Jane Austen, impossible d’entrer dans ce bouquin mais comme je l’ai acheté au prix normal, alors je me suis jurée de le lire malgré deus essais infructueux, cet été peut être !. Un autre à découvrir en poche « La couleur du lait », un petit bijou de Nell Leyshon, l’action se passe en 1831 dans la campagne de Dorset….l’histoire d’une vie à la fois implacable et lyrique. Je n’ai pas lu votre livre en question et je vâis l’éviter !!!!

  21. Ah, je n’arrive pas à m’abstraire des actualités, avec Rennes,et tout ce qui a été détruit hier, les propos des préposés à la Kultur; ceux de Mme Labarraque, en particulier ( c’est son nom de dame), la grand-messe du Bourget etc…!
    Une référence à la grande guerre, et à Combourg avec cet extrait du Journal de l’Abbé Mugnier, qui avait eu beaucoup de succès à sa sortie:
    « Eté revoir la comtesse de Durfort, née Sibylle de Chateaubriand, qui m’a longuement entretenu de ce qu’elle vient de faire à Combourg. Le château transformé en ambulance, le drapeau blanc flottant sur la plus haute tour. Le grand salon, la salle à manger où le père de Chateaubriand allait et venait, terrible, occupé par des lits de blessés à poux; la chapelle devenue une petite salle à manger pour les châtelains (…) elle a eu 34 blessés dans le château (…) le préfet a décidé d’envoyer 150 prisonniers allemands pour nettoyer l’étang, qui ne l’a pas été depuis 300 ans. Du coup, ô mon cher grand Chateaubriand, c’en est fait des derniers vestiges de la sylphide ! (…) Les blessés français, les prisonniers germaniques abolirent de concert tout ce qui pouvait subsister de cette époque lointaine. Déjà la restauration du château était une première atteinte à tant de souvenirs. »— Abbé Arthur Mugnier, Journal, 13 février 1915 (Mercure de France, 1985, p. 282 et 283).

    • J´attends 20h30 pour les informations ( JT d´A2 ) Mareria , c´est la surprise …
      En attendant la visite de Pussel et de son maitre , rentré de son voyage il y a une semaine , voici « Reçois le Baïkal » de Baîkala , nom littéraire de Daria Gorenko ( petite-fille de Anna Akhmatova , poétesse russe de renom ) .
      Ô homme de Sibérie
      mon frère en ivrognerie
      que nous arrive-t-il ?
      Sommes-nous destinés
      à ce déclin ?
      Nous, de la taïga
      nous, des plaines
      nous, de la toundra
      quel mal nous frappe-t-il ?
      La vie nous est-elle plus dure
      qu’autrefois ?
      Pourquoi noyons-nous
      la vie en nous
      dans les verres de vodka ?
      Ne savons-nous plus donner sens
      à nos vies ?
      Ô femme de Sibérie
      ma sœur en ivrognerie
      que nous arrive-t-il ?
      Devenues stériles
      sommes-nous destinées
      à ce déclin ?
      Notre population décroît
      notre durée de vie s’affaisse
      quel mal nous frappe-t-il ?
      La vie nous est-elle moins généreuse
      qu’autrefois ?
      Pourquoi noyons-nous
      la vie en nous
      dans les verres de vodka ?
      Ne savons-nous plus donner sens
      à nos vies ?

      Mes frères et sœurs en ivrognerie
      je prends aujourd’hui
      une sage ferme définitive résolution
      noyer la vodka mortelle révolution
      Je plonge
      nue
      dans le Baïkal
      vieux sage
      dans le Baïkal
      vieux mage
      dans l’eau glacée
      du très vieux lac
      sacrifiant au très ancien
      rite chamanique
      Мать-моржиха дай нам солнца
      Immergée sous l’eau
      jusqu’à asphyxie
      soudain
      je remonte
      bois la vie nouvelle
      Deux gorgées d’eau
      Je reçois le Baïkal
      bolée de sperme universel
      goulée de germe éternel
      au fond de ma gorge
      au fond de l’origine du monde
      L’eau pure du très vieux lac
      nettoie mes vaisseaux et boyaux
      lave les mots de mes maux
      dissout mes chers démons tentaculaires
      Mes jeunes muscles se dilatent
      mon cœur se gonfle sous bargouzine
      des ailes me poussent
      Au-dessus du lac je vois
      la profondeur de notre malheur
      Baïkal peut nous accueillir
      nous les chéris de la vodka
      mes frères et sœurs en ivrognerie insensée
      Au-dessus du lac je vois
      le miroir bleu de notre bonheur
      Baïkal peut nous accueillir
      nous les guéris de la vodka
      mes frères et sœurs en projets de vie sensés

      à suivre ….

      • Ô homme de Sibérie
        reçois le Baïkal
        dans ta gorge
        eau pure
        purificatrice de tes cicatrices
        Ô femme de Sibérie
        reçois le Baïkal
        dans ta gorge profonde
        eau pure
        purificatrice de ta matrice
        A nos projets de vie !

        Le lac Baïkal est réputé pour être d´un bleu profond , nous verrons peut-être des photos …
        Le viking voulait quels oiseaux rares peuplaient le lac Baïkal .
        J´ai feuilleté le livre qui répertorie tous les oiseaux en Russie , Sibérie et environs , et il y a des espèces étonnantes qui n´existent nulle part ailleurs .

    • Non Mareria , sourire . Je parlais du journal télévisé , sur la journée à Rennes : )
      Le viking n´a pas donné de ses nouvelles , nous attendons sagement … Quand il est parti aux Galapagos , il n´a écrit qu´à la grande fille 1 pour son anniversaire , et il a ajouté de  » dire bonjour aux autres  » , moi comprise ! Quel scandale . Il a été reçu au retour ! non mais !

  22. Sur le site d’Ouest France, on a pas mal de photos; j’y vais demain…
    Donner des nouvelles est devenu plus facile, mais pas dans les coins « isolés », et le portable est un gouffre à l’étranger. Ah, les attentes aux téléphones publics pour donner des nouvelles aux parents!

    • J´ai vu ce qu´il se passe aux informations ce soir , Mareria . C´est encore limité , peut-on dire , mais il ne faudrait pas que les saccages s´étendent .
      Ce sont les enfants qui recevront les messages et me les transmettront , car je n´ai pas de portable ( je n´en ai pas besoin ). Le groupe est le même que l´an dernier , 5 hommes d´âge mûr , 60-75 ans , et une femme seulement , mûre aussi et sans mari . Cette personne a été autrefois jardinière d´enfants et elle a gardé la manie de parler d´une façon puérile : )))
      Et elle parle tout le temps ! Il parait qu´elle est absolument exaspérante , mais que personne
      n´ose lui dire de se taire ( ou parler moins ) . Ils vont la semer peut-être : ))

      • J´ai oublié ce que je voulais dire , et très à propos : )) J´attends les nouvelles sans impatience , car le viking n´est jamais pressé .
        Avec lui , c´est comme disent les Suisses : « Ya pas l´feu au lac  » hi-hi .

  23. Les nouvelles sont nauséabondes, il est dit que nos poilus de la grande guerre, après avoir donné leur vie, sont pris en otages par une campagne électorale nauséabonde, et chacun arrive de la gauche avec sa petite composition, sont petit tweeter, sa petite face de bouc pour crier à l’intolérance et à la dérive nationaliste. Voyons, mais nos pauvres ères de 14-18, on le sait, sont morts en râpant, oui, mais dans les barbelés.
    Quant aux évènements classiques et nocturnes, spécial casseur, tout cela ne me dit rien qui vaille, mais nous aurons toujours l’étang pour noyer notre révolte. On oublie trop qu’il fut un temps récent où d’autres ont choisi le maquis plutôt que la force liquide de nos élites laxistes volontaires. Bonne fin de soirée à tous, voilà que chanson ne rime plus avec gaieté ce soir.

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