Maternité

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Mary Cassat pour illustrer la Fête des mères !

Maternité est le tendre mot du jour.

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23 réflexions sur “Maternité

  1. Bonjour tous! Belle idée, chère Dominique, de mettre ainsi à l’honneur Mary Cassat, « peintre des enfants et des mères ».
    Je viens d’aller contempler les tableaux en ligne; certains ont une dominante bleue magnifique.
    A la naissance de mon fils aîné, j’avais reçu en cadeau un ouvrage sur elle , qui me l’avait fait découvrir.
    Je vois qu’un site lui est consacré http://www.mary-cassatt.net/, où l’on peut voir, entre autres, la rose qui a été créée à son nom. des vidéos, des poèmes inspirés par ses tableaux.

  2. Oh que c´est tendre et joli ! Merci pour ce tableau , bonjour Dominique et Mareria .
    On reconnait bien le geste du bébé qui attrape la bouche de Maman : )
    Et aussi celui de la Maman qui réchauffe les petits pieds . Je ne connaissais pas le nom de
    Mary Cassat ( la glace seulement : ) En regardant le lien , j´ai vu deux visages d´enfants ,
     »Enfants , pastel sur papier marouflé , à Indianapolis » , j´aime beaucoup ce genre de dessin , sans détails autour , juste des têtes . Je vais regarder tout le lien , merci Mareria .
    Une petite pensée pour Monique qui a dû finir son nettoyage avant d´accueillir sa famille …

      • Darie, pour les huiles , je crois que c’est plus facile de les regarder en allant directement sur les photos présentées par ggle pour Mary Cassatt; les gestes de la maman et du bébé sont tout à fait justes. Dominique, je crois que Monique s’incluait dans ces trois générations de mères, n’est-il pas?
        Ici le ciel est tellement gris qu’on ne distingue pas les nuages…

  3. Voici un poème assez naïf , mais l´auteur était très jeune , 14 ans …
    -A ma mère-
    Après un si joyeux festin,
    Zélés sectateurs de Grégoire,
    Mes amis, si, le verre en main
    Nous voulons chanter, rire et boire,
    Pourquoi s’adresser à Bacchus ?
    Dans une journée aussi belle
    Mes amis, chantons en  » chorus  »
    À la tendresse maternelle. (Bis.)

    Un don pour nous si précieux,
    Ce doux protecteur de l’enfance,
    Ah ! c’est une faveur des cieux
    Que Dieu donna dans sa clémence.
    D’un bien pour l’homme si charmant
    Nous avons ici le modèle ;
    Qui ne serait reconnaissant
    À la tendresse maternelle? (Bis.)

    Arrive-t-il quelque bonheur ?
    Vite, à sa mère on le raconte ;
    C’est dans son sein consolateur
    Qu’on cache ses pleurs ou sa honte.
    A-t-on quelques faibles succès,
    On ne triomphe que pour elle
    Et que pour répondre aux bienfaits
    De la tendresse maternelle. (Bis.)

    Ô toi, dont les soins prévoyants,
    Dans les sentiers de cette vie
    Dirigent mes pas nonchalants,
    Ma mère, à toi je me confie.
    Des écueils d’un monde trompeur
    Écarte ma faible nacelle.
    Je veux devoir tout mon bonheur
    À la tendresse maternelle. (Bis.)
    de Alfred de Musset . (1810-1857) . Le jeune Alfred l´a peut-être récité lui-même le jour de
    la Fête des Mères : )

  4. Il n’ y avait pas de fête des mères à proprement parler du temps de Musset, bien que l’origine en soit fort ancienne: « Les premières traces de célébration en l’honneur des mères sont présentes dans la Grèce antique lors des cérémonies printanières en l’honneur de Rhéa (ou Cybèle), la grande mère des dieux et notamment mère de Zeus. Ce culte est célébré aux Ides de mars dans toute l’Asie Mineure. Des fêtes religieuses romaines célèbrent les matrones le 1er mars lors des Matronalia (« matronales »), et Cybèle lors des Hilaria. Toutes ces célébrations ont lieu au printemps, mois de la fertilité.(…)
    Au xve siècle, les Anglais fêtent le Mothering Sunday, d’abord au début du carême puis le quatrième dimanche du carême. En 1908, les États-Unis développent la Fête des mères moderne telle qu’on la fête de nos jours, en instaurant le Mother’s Day, en souvenir de la mère de l’institutrice Anna Jarvis. Le Royaume-Uni adopte à son tour cette fête en 1914, puis l’Allemagne l’officialise en 1923. D’autres pays suivent comme la Belgique, le Danemark, la Finlande, l’Italie, la Turquie ou l’Australie.
    Le village d’Artas revendique être le « berceau de la Fête des mères ». En effet, le 10 juin 1906, à l’initiative de Prosper Roche, fondateur de l’Union fraternelle des pères de famille méritants d’Artas, une cérémonie en l’honneur de mères de familles nombreuses eut lieu.(…)
    En 1918, la ville de Lyon célèbre la journée des mères en hommage aux mères et aux épouses qui ont perdu leurs fils et leur mari pendant la Première Guerre mondiale. En 1920, est élaborée une fête des mères de familles nombreuses5 puis le gouvernement officialise une journée des mères en 1929, dans le cadre de la politique nataliste encouragée par la République.
    Ce n’est donc pas une création du maréchal Pétain mais sous son impulsion, elle devient selon Pascal Riché une célébration quasi-liturgique »(…)
    Après guerre, la loi du 24 mai 19508 dispose que « la République française rend officiellement hommage chaque année aux mères françaises au cours d’une journée consacrée à la célébration de la « Fête des mères » », organisée par le ministre chargé de la Santé avec le concours de l’UNAF « ; je découvre tout cela…

      • Bonsoir l’amie Dominique, quelle belle page attendrissante, qu’il est le court le temps des bébés, ils grandissent trop vite. J’aime beaucoup Mary Cassatt, il y a l’association des amis de Mary Cassatt, elle a pour objet d’honorer et de perpétuer la mémoire de ce peintre impressionniste américaine qui a passé ses trente dernières années dans l’Oise. Je ne sais pas qui habite le domaine aujourd’hui qui me parait avoir revêtu un caractère social, il appartient à la commune je crois. Beaucoup de domaines sont vendus à des Japonais ou des Chinois car les héritiers ne peuvent plus entretenir ces bâtisses. Bises.

    • Bonsoir Mareria, il semble que la Grèce antique ait pensé à tout même aux mamans…. qui est l’instigateur de cette fête « commerciale » qu’est cette fête des mères ??? on cite pourtant le maréchal Pétain bien que son nom soit tu et évité soigneusement et pour cause !!!! pour certains, c’est une idée des fleuristes …. là j’ai bien ri. Il y a les résolument contre cette fête avec l’idée qu’ il faut aimer et célébrer sa mère tous les jours de l’année évidemment c’est tentant mais il ne faut pas trop rêver ! j’aime bien la légende américaine ! bonne fin de soirée.

  5. Et moi de même , j´étais restée sur l´idée que c´étaient les américains , habitués à changer de
    lieu de résidence facilement , qui avaient inauguré cette fête . Un politicien aurait demandé aux citoyens de  »penser au moins une fois par an à sa mère » . J´ai remarqué là-bas que chacun(e) se présente très souvent en terminant par :  » Je suis né dans tel ou tel état » . Un peu comme si nous ajoutions :  »Je viens de France » . Je trouvais cela assez amusant , car leur ville natale semblait importante , alors que je considérais les E-U comme un tout : ))
    Victor Hugo a écrit un tout petit texte pour sa mère Sophie Trébuchet ; j´ai le livre de son histoire ,  »Le roman de Sophie Trébuchet » par Geneviève Dormann . C´était une femme de caractère .
    Oh ! l´amour d´une mère !
    Amour que nul n´oublie
    Chacun en a sa part
    Et tous l´ont en entier !
    de Victor Hugo .
    Malheureusement , il n´en est pas toujours ainsi , le dernier vers est un peu excessif …

    • Bonsoir Darie, j’ai lu ce livre de Geneviève Dormann et je m’étonnais de ne plus la voir en librairie et je découvre qu’elle est décédée en 2015 ! oui, nous devons cette fête des mères au général Pétain mais je croyais aussi à la légende de cette américaine richissime qui adorait sa mère et lorsqu’elle l’a perdue, elle a déclaré que ce jour serait la fête de toutes les mères du monde.

  6. Bonsoir les mamans joyeuses, comment ne pas l’être devant cette superbe toile de Mary Cassatt que j’aime particulièrement (avec Berthe Morisot) je suis passée plusieurs fois devant sa demeure dans le Vexin, au Mesnil Théribus, un tout petit bled où il y a souvent des inondations, une belle campagne riante. Ce bébé est mignon à croquer, on reconnaît tout, les petits pieds et la main qui veut saisir le visage familier et tendre de maman. Merci à Dominique pour ce mot lumineux de « maternité », mais il est beau toute l’année.
    Il a plu toute la journée, pas moyen de mettre un pied dehors et pour la mascotte, c’est l’étage qui l’a fascinée pour faire « coucou » d’en haut, de préférence en essayant de passer la tête entre les barreaux mais on a fait le guet…. on ne peut pas la quitter des yeux et elle n’aime pas la sieste, elle doit trouver que cela fait vieux !!! quand on parle du petit frère (qui n’était pas prévu avant deux ans !!!!) elle passe la main sur son front l’air de dire « quel souci je vais avoir ». Une journée c’est vite passé mais il y en aura d’autres, j’espère en août.

    Cécile Sauvage et Colette Séghers sont des poétesses de la maternité heureuse :

    « la lune rose venait…
    Recueil : « L’âme en bourgeon » (1908)

    Si la lune rose venait
    En robe de petite fille
    Danser sur le foin nouveau-né
    Devant la source qui frétille,
    Elle aurait tes deux mollets ronds
    Et tes yeux argentés d’eau brune,
    Mon fils, poupée en court jupon,
    Au visage de clair de lune.
    (Cécile Sauvage)
    ………………………………….

    « Berceuse pour Virginie »

    Dors, ma fille, ma gazelle,
    ma rose du d’Oued et de la Laponie,
    mon fruit d’Asie, ma tourterelle,
    la nuit chantonne « Virginie… »
    Dors mon jasmin, mon Bagatelle,
    mon poisson d’or, ma symphonie,
    une étoile ouvre son ombrelle
    sur le berceau de Virginie.

    Dors mon oiseau, ma belle abeille
    mon bébé de songe et de vie,
    j’entends les chevaux du sommeil
    attelés de rêve et de bruit.
    Mon opéra, mon arabesque,
    mon air de fable et d’infini
    j’entends chanter au vent de sable
    un air de fées pour Virginie.

    Colette Seghers

      • Dominique, Ambre ne me situe pas bien au niveau de la famille, peut être dans quelques années…. elle me reconnaît bien mais elle est perdue dans toutes ces mamies, elle ne fait pas de différence et tous les autres membres sont des « tontons » et les chiens (il y en a trois) des titous. Je crois qu’elle a le don de la simplification ! bises.

  7. Mirabeau était laid mais il écrivait de jolies choses :

    « « Fussé-je beau comme Adonis, j’aimerai que notre petite fille ressemble à sa maman uniquement. Sais-tu ce qu’elle fera, notre petite (car elle aura tout plein d’esprit ) ? Elle prendra en nous ce qu’il y a de meilleur : chez toi, ton joli teint, ton esprit et ton caractère, ton charme inouï, tes grâces et ta beauté ; chez moi, l’immortel amour qui brûle pour toi dans mon cœur depuis toujours ; chez tous deux, le courage, la candeur, la générosité, la sensibilité, et la fidélité de notre amour : en un mot, la petite Sophie-Gabriel prendra de sa mère tout ce qui est aimable et bon, ses qualités et ses charmes, et de son père elle lui empruntera seulement ce qui a plu à sa maman. » Lettres à Sophie Ruffey (1777-1780)
    C’était juste pour donner la parole à un homme, et quel homme !
    La pluie d’aujourd’hui a lavé la boue d’hier mais il y a encore du nettoyage. Bonne soirée à tous.

  8. Je relirais attentivement les commentaires demain .
    Bonsoir Monique , belle journée de rires et gazouillis avec la poupée-qui-parle et qui court
    partout ! Ce sont de bons souvenirs. Bonne soirée à tous .

  9. Le poème de Colette Seghers, les lignes de Mirabeau sont émouvants, comme cette chanson d’Anne Sylvestre: le bébé est devenu grande fille….
    « – Va, ne retiens pas tes ailes
    Ma chérie
    – Mais tu en as de si belles
    Toi aussi
    – Ne cherche pas à comprendre
    Moi, je sais depuis longtemps
    Qu’un jour se défait le tendre
    Que l’amour change de camp
    – Mais tu t’es trompée de page
    Le tendre n’a pas changé
    Il n’a pris qu’un peu de large
    Il a voulu voyager

    – Va, déplie-les bien tes ailes
    Ma chérie
    – Il faudrait que tu essaies
    Toi aussi
    – Que sais-tu donc de mes ailes
    De qui me les a coupées ?
    Qui a piégé l’hirondelle
    Pour la mettre au poulailler ?
    – Moi, la vie, tu peux me croire
    Je ne l’ai pas demandée
    – C’était ma plus belle histoire
    Ne va pas me l’abîmer
    Moi, je t’ai lissé les ailes
    Ma chérie
    – Mais je peux lisser les tiennes
    Moi aussi
    – Ça ne se fait pas si vite
    Déjà tu ne comprends plus
    Tu as l’âge de la fuite
    Moi, celui du déjà-vu
    – Mais tu restes à ras de terre !
    – Celle où je t’ai fait marcher
    – Mais pourquoi toujours te taire ?
    – Il le faut pour t’écouter

    Mais oui, j’ai toujours mes ailes
    Ma chérie
    Mais tu as ouvert les tiennes
    Sur ma vie
    Et s’il faut que je revole
    Laisse-moi m’habituer
    – Ne dis pas de choses folles
    Tu as toujours su voler
    – Mais tu fais de la voltige !
    – Tu pourras voler plus bas
    – Et si je prends le vertige ?
    – Je volerai avec toi
    {Ensemble:}
    Et nous garderons nos ailes
    Ma chérie »

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