On peut la prêter…

…tout en la gardant.

Le mot du jour est oreille.

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Georges Feydeau auteur de « La puce à l’ oreille ».

Percée, acupuncturisée, Van Gogh a tranché.

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69 réflexions sur “On peut la prêter…

  1. Bonjour la compagnie d’un matin gris en apparence, mais avec une aussi belle page, amusante et colorée, on ne peut pas s’ennuyer. L’oreille, un de nos cinq sens essentiels, est le seul à se parer d’un bijou, d’une boucle, d’un anneau pour l’exotisme, bien que depuis, on porte aussi une boucle dans le nez, parfois sur la langue histoire de la boucler ! si, si, et comme beaucoup contemplent leur nombril alors on a posé une boucle aussi! un petit poème

    Pierre de MARBEUF (1596-1645)

    Les oreilles d’Amaranthe

    Oreilles, la nature en coquillant qui gire
    Vos petits ronds voutés de long et de travers,
    Fait en vous un dédale, où bien souvent je perds
    Le langage amoureux que pour vous je soupire.

    Ô portes de l’esprit, par où le doux Zéphyre
    Fait entrer sur son aile et l’amour et mes vers,
    Chastes chemins du coeur qui toujours sont ouverts
    Pour ouïr les discours d’un pudique martyre,

    Oreilles l’abrégé de toutes les beautés,
    Petits croissants d’amour, accroissez les bontés
    De ma chère Amaranthe, afin qu’elle m’allège !

    Mais quoi par vos faveurs pourrais-je la toucher ?
    Ma voix qui n’est que feu n’ose vous approcher,
    Parce que vous avez la blancheur de la neige. »

    L’oreille fine c’est un cadeau, l’oreille dure est une rosserie, à chacun son oreille, celle que je préfère, c’est celle du lapin, la première à faire des câlins.

  2. J’aime beaucoup Feydeau, et aussi la pléiade de comédiens qui ont interprété ces vaudevilles avec bonheur et pour le nôtre. « La puce à l’oreille », même le descriptif du décor est charmant :

    « Le salon des Chandebise. Style anglais. Décor
    à pan droit à gauche; à pan coupé à droite. Au
    fond, une grande baie à fond plein et cintré au
    centre duquel est une porte à deux battants
    (ferrures et verrous extérieurs). A droite et à
    gauche de la baie, portes à un battant avec
    verrous extérieurs. A gauche, premier plan,
    une fenêtre. A droite, premier plan, une porte à
    un seul battant et également en acajou (serrure
    et verrou intérieurs). Au deuxième plan, en
    pan coupé, une cheminée un peu haute, avec sa
    garniture. Dans les boiseries, petits panneaux
    tendus en lampas bouton d’or; rideaux de la
    fenêtre et décor de la baie en même lampas;
    brise-bise à la fenêtre. Le mobilier général est
    en acajou et de style anglais. Au fond, dans le
    panneau qui sépare la baie de la porte de
    droite, chiffonnier étroit et assez haut. Lui
    faisant pendant, à gauche de la baie, petit
    meuble d’appui. A gauche, entre la fenêtre et le
    fond, petit meuble à trois tiroirs. Devant la
    fenêtre, dans l’embrasure, une banquette sans
    dossier. Contre la banquette, une de ces
    grandes papeteries anglaises, montées sur
    pieds en forme de X, qui, fermées, ne tiennent
    pas plus de place qu’un épais carton à dessin
    et, ouvertes, forment tables, avec, à l’intérieur,
    tout ce qu’il faut pour écrire. Au lever du
    rideau, ce meuble est fermé. Au milieu de la
    scène, à gauche, non loin de la banquette et au dessus
    d’elle, un petit canapé au dossier
    d’acajou ajouré, placé de biais et dos au public.
    Lui faisant vis-à-vis, au-dessus de la
    banquette, une petite table de fantaisie, avec,
    de chaque côté, une chaise. A droite de la
    scène, une grande table placée
    perpendiculairement à la scène. De chaque
    côté, une chaise. Glace au-dessus de la
    cheminée. Gravures anglaises encadrées dans
    les panneaux. Bibelots ad libitum. Dans le hall
    extérieur, face à la porte de la baie, une
    banquette d’antichambre. Au-dessus, au mur,
    un téléphone. Invisible au public, la porte
    d’entrée du grand escalier est censément à
    gauche du hall à la hauteur du panneau qui
    sépare la porte de gauche du salon de la porte
    de la baie.
    Scène première »

    C’est ce que l’on appelle planté le décor, à nous l’imagination ! à plus tard.

  3. Bonjour les z´oreilles , car à la Réunion , les  »z´oreilles » , ce sont les métropolitains , par opposition aux créoles . Donc , vous comme moi , sommes des  »z´oreilles » . C´est plus drôle et moins banal que de dire les  »métros » .
    On ne connait pas bien l´origine de cette appellation . Grandes oreilles ? Tendaient-ils l´oreille car ils ne comprenaient pas le langage fleuri créole ? On ne sait pas …
    Moins drôle , mais le terme est drôle , ce sont les  »grandes oreilles » de Big Brother comme on dit , l´espionnage et le contre-espionnage outre-Atlantique . Un avatar sur le journal a disparu ,
    il représentait GW Bush avec d´immenses oreilles : )) C´était le plus drôle !
    Monique , bonjour , hello Dominique , les oreilles de lapin sont aussi une plante aux feuilles duveteuses , et j´en cueillais parfois une dans le jardin de mon enfance , pour me faire un petit câlin sur ma joue : )) je n´avais que des poupées en celluloïde , il me manquait un nounours ,
    un petit doudou ! Cela m´a passé vite , mais c´était si doux .
    Grand et beau soleil d´été juilletiste , après l´ondée de rigueur ( arrosage … )

  4. J’ai une passion pour Vincent Van Gogh, l’homme à l’oreille coupée traversera les siècles voici ce qu’en dit Philippe Sollers lequel aurait pu planter aussi le décor de Feydeau :

    « Regardez cet autoportrait de Van Gogh daté de janvier 1889, tête bandée à l’oreille coupée, bonnet de fourrure et pipe. Regardez bien ce regard. Il faut être aveugle comme un universitaire, qui plus est allemand, pour ne pas voir que Van Gogh célèbre ici une grande victoire sur tout le monde et lui-même. Vouloir que cet épisode sanglant soit le résultat d’une rixe avec Gauguin, lequel aurait blessé son camarade agité d’un coup de sabre, en dit long sur les fantasmes qui agitent les esprits lorsqu’il est question de Vincent. Cette toile sur fond rouge traverse le temps. Compte tenu de l’extravagant conformisme de notre époque, on devrait la retoucher, enlever la pipe, par exemple, et rajouter une oreille entière. Et surtout oublier que ce peintre, à jamais mémorable, est allé offrir son morceau de chair fraîche à une prostituée de bordel.
    «L’oeil écoute», disait Claudel. L’oreille voit, dit Van Gogh, avant de verser son sang dans les blés, par un coup de revolver tiré sur tous les corbeaux de mauvais augure. «Suicidé de la société», dit Artaud, dans son fulgurant petit livre. Otage du Spectacle généralisé, doit-on maintenant ajouter. Cette histoire d’oreille ou de lobe tranché, dit encore Artaud, c’est «de la logique directe». Mais la logique directe échappe au somnambulisme des spectateurs. Ils sont sourds, ils ne voient rien, ils jouent des rôles.
    Prenons donc Van Gogh en 1881, à 28 ans, en Hollande. Il a une amitié de cinq ans avec un peintre local, Van Rappard. Il lui écrit beaucoup, il veut le sortir de l’académisme ambiant, le convaincre que la peinture conduit les hommes vers le large, qu’elle doit pourtant rester proche de la réalité la plus populaire, se méfier des «femmes de marbre» ou des «vipères glacées», bref aller humblement, avec ténacité et amour, vers la seule maîtresse possible : la nature. Correspondance passionnante, malgré les obstacles d’époque, aussi intéressante que les célèbres lettres à Théo. «Les pasteurs disent que nous sommes des pécheurs, conçus et nés dans le péché. Bah ! je trouve que ce sont de sacrées bêtises.» Seulement voilà : la bêtise est un monstre qui pourrait conduire au découragement et à la résignation. La résignation, dit Vincent, est ma «bête noire». Le remède ? Aimer ce que l’on aime. «Un homme qui se soucie peu d’aimer ce qu’il aime se coule lui-même.» C’est très simple : vous n’aimez pas ce que vous aimez, donc vous coulez. Il y a d ailleurs deux sortes de morts : celle, lente et pénible, de l’académisme (qui aura raison de Van Rappard); et une autre, que l’on ne subit pas mais que l’on se donne, «en se pendant royalement à l’aide d’un noeud coulant». Vincent n’est pas commode, il a des colères violentes : «Je déteste le scepticisme autant que la sentimentalité.» Pourtant, il a une conviction : les peintres doivent se soutenir les uns les autres, former une sorte de détachement militaire pour éclairer le réel. Il y aurait une histoire à écrire des amitiés contrastées de guerre entre artistes : Van Gogh-Gauguin, bien sûr, mais aussi Monet- Cézanne ou Picasso-Braque. Ils sont seuls, les clichés règnent, le vrai est pourtant là, à portée de la main. Les ennemis, on les connaît : les marchands, d’abord, les mauvais artistes ensuite (ils sont légion). «Je préfère m’absorber dans la nature que dans le calcul des prix.» «Evidemment, les riches marchands sont des gens braves, honnêtes, francs, loyaux et délicats, tandis que nous, pauvres bougres, qui dessinons à la campagne, dans la rue ou dans l’atelier, tantôt de grand matin, tantôt tard dans la nuit, tantôt sous le soleil brûlant, tantôt sous la neige, nous sommes des types sans délicatesse, sans bon sens pratique, sans bonnes manières.» Au passage, cette notation extraordinaire: «Ce qui subsistera en moi, c’est un peu de la poésie austère de la bruyère véritable.» Avis à la foire arrogante de l’art contemporain qui n’en finit pas de vouloir saborder Venise : «Dans une époque de décadence, pas d’ornementations, je vous prie; il vaut mieux alors rechercher la communion intime avec «les vieux de la vieille» et ignorer le présent.»

    Vincent suit sa route, Bacon l’a parfaitement compris en le peignant en chemin. Il le répète : il n’a pas la moindre envie d’exposer, il faut que les choses se fassent sans bruit, comme d’elles-mêmes. Il n’a plus de relations avec les artistes, il se compare à Robinson Crusoé. «Je passe pour un maniaque et un vilain drôle, à plus d’un point de vue.» «Aujourd’hui, les peintres se plient à des considérations d’honorabilité que, pour ma part, je ne comprends pas très bien.» Farouche, donc, comme Cézanne, mais avec une tendresse particulière pour l’une de ses modèles, Sien, prostituée qu’il recueille chez lui avec ses deux enfants. «Elle n’a rien d’extraordinaire, c’est une simple femme du peuple qui personnifie pour moi quelque chose de sublime; l’homme qui aime une femme tout à fait ordinaire et qui est aimé par elle est heureux, malgré le côté sombre de la vie» (Lettre à Théo). Quant à l’enfant qui vient de naître, il est «très agréable, on dirait un «rayon d’en haut» descendu dans ma maison». Ce n’est pas Van Gogh qui est inhumain ou fou, mais la société tout entière. Imagine-t-on Vincent, aujourd’hui, allant à l’inauguration d’un bazar d’art, se mêlant ainsi à une foule de banquiers et de faux artistes, accompagné d’une prostituée femme du peuple ?

    Vincent insiste, l’époque lui paraît «fade». «On ne fait plus grande attention à des objets de grande valeur, on les regarde dédaigneusement, du haut de sa grandeur, comme si c’était du fatras, des immondices, des papiers de rebut.» Cela me fait penser à Vivant Denon ramassant sur le trottoir le «Gilles» de Watteau après la Révolution, et le gardant précieusement chez lui, malgré l’avis négatif de David. Au fond, personne n’accorde la moindre importance à l’étrange peinture de monsieur Van Gogh. Il vaut très cher aujourd’hui mais, qui sait, il est peut-être «dépassé» ? Je ne peux m’empêcher encore de revoir cette puritaine éditrice américaine, à Francfort, feuilletant mon livre sur Picasso : «Picasso ? Old fashion !» Vincent : «Ce n’est que chez les initiés superficiels comme les marchands (sans aucune exception) qu’on est sûr de ne trouver ni sentiment, ni foi, ni confiance, mais uniquement et éternellement des vieilles scies: jugements superficiels, généralités, critique conventionnelle.» Ainsi va le monde : refoulement, ignorance, indifférence, puis achat, sacralisation, rentabilisation, appropriation distraite. Vincent, dans ces années-là, aime beaucoup lire Dickens, ne sait pas que Baudelaire a eu lieu, trouve Manet «très fort», pense que Zola a des connaissances insuffisantes en matière de peinture et est plein de préjugés : «Zola a ceci de commun avec Balzac qu’il ne comprend pas grand-chose à la peinture.»
    C’est en 1947 qu’Antonin Artaud, dans «Van Gogh le suicidé de la société», met les choses au point. Contre «l’inertie bourgeoise» et la médiocrité toxique de la psychiatrie, il parle de la «force tournante» de la peinture de Vincent, de son «oreille ouverte», de sa force musicale, comme s’il était «l’organiste d’une tempête arrêtée». Van Gogh contre la société du «crime organisé» ? On l’a vue à l’oeuvre au XXe siècle, cette société, mais, sous de multiples travestissements falsificateurs, elle n’en continue pas moins d’exister.

    (Philippe SOLLERS – Lettres à Van Rappard, par Vincent Van Gogh, Grasset, les Cahiers rouges)

  5. Bonjour! Dominique, quelle concision si spirituelle …
    La minute étymologique: oreille < Du latin populaire auricula(« oreille », « bout de l’oreille » ; « anse de cruche », diminutif du latin classique auris, oreille.
    ausculter, auriculaire font partie de la famille.
    On peut aussi remonter à une racine commune avec le verbe audire , devenu ouïr; cf to ear, hören etc; en français, le verbe a donné le préfixe audio, et le sens de l’ouïe.
    Un court extrait d’un poème d’Yves Bonnefoy,  » Les Planches courbes », Mercure de France, 1999,
    « *Passant, ce sont des mots. Mais plutôt que lire
    Je veux que tu écoutes : cette frêle
    Voix comme en ont les lettres que l’herbe mange.
    Prête l’oreille, entends d’abord l’heureuse abeille
    Butiner dans nos noms presque effacés.
    […]Puis sache un bruit plus faible encore, et que ce soit
    Le murmure sans fin de toutes nos ombres.
    Il monte, celui-ci, de sous les pierres
    Pour ne faire qu’une chaleur avec l’aveugle
    Lumière que tu es encore, ayant regard. »

    • Et puis , bonjour Mareria , l´ouïe des instruments à cordes , ce sont les ouvertures découpées dans le  »corps » des instruments . Pour faire mieux résonner les sons .
      Le métier de luthier a tendance à se perdre , c´est dommage . Il faut de nombreuses années
      d´apprentissage pour faire un bon luthier . Et sur PANAME de dimanche dernier , on nous a justement présentés un réparateur d´instruments à corde à Belleville . Il passait par les ouïes pour aller chercher l´âme du violoncelle , c´est compliqué , mais poétique : )

      • Bonjour Darie, vous avez raison. J’ai toujours été fascinée par ce métier de luthier; un des plus célèbres a été en France Etienne Vatelot ; il y a quelques interviews de lui sur ytube.
        Voici un tango, avec au violoncelle Henri Demarquette, et à l’accordéon Richard Galliano: soyez tout ouïe !

      • Moi aussi , Mareria , d´un morceau d´épicéa , la main de l´homme en fait un Stradivarius ! et en tire les plus beaux sons du monde . C´est de l´artisanat qui s´apparente à l´Art . Mais il y en a beaucoup d´autres dans d´autres catégories . J´aimais par-dessus tout l´émission présentée par Marie-Ange Horlaville , NecPlusUltra , sur l´artisanat ( de luxe , ou pas de luxe ) , mais je voyais ces artisans travailler tels des artistes , dans le vrai sens du terme .
         »Mains & Merveilles » était aussi une émission pour promouvoir les métiers d´art , et j´ai vu aussi les luthiers . On voyait d´ailleurs une jeune fille qui apprenait le métier .

  6. Et Apollinaire:
    « Un oiseau chante

    Un oiseau chante ne sais où
    C’est je crois ton âme qui veille
    Parmi tous les soldats d’un sou
    Et l’oiseau charme mon oreille

    Écoute il chante tendrement
    Je ne sais pas sur quelle branche
    Et partout il va me charmant
    Nuit et jour semaine et dimanche

    Mais que dire de cet oiseau
    Que dire des métamorphoses
    De l’âme en chant dans l’arbrisseau
    Du cœur en ciel du ciel en roses

    L’oiseau des soldats c’est l’amour
    Et mon amour c’est une fille
    La rose est moins parfaite et pour
    Moi seul l’oiseau bleu s’égosille

    Oiseau bleu comme le cœur bleu
    De mon amour au cœur céleste
    Ton chant si doux répète-le
    À la mitrailleuse funeste

    Qui chaque à l’horizon et puis
    Sont-ce les astres que l’on sème
    Ainsi vont les jours et les nuits
    Amour bleu comme est le cœur même »

  7. « Un secret a toujours la forme d’une oreille », a dit de Jean Cocteau, même si cela entre par une oreille et sort par l’autre ! Céline Arnaud (1885-1952) que nous connaissons déjà :

    Paupières

    La margelle ouvre sa fenêtre

    aux moissonneurs du ciel

    et les guinguettes tendent l’oreille

    à la musique des branches ensoleillèes

    Par le chemin que le soleil défend

    sans pensées ni regrets

    le printemps entre en sifflant

    dans le parc parasol

    où des enfants sous le poids des sabots

    étouffent le chuchotement des routes

    Le lilas s’ouvre et raconte sa peine

    à tous les passants

    La fille du notaire a mis son chapeau rose

    et la lune en bonnet

    descend vers la vallée

    Alors les chicorées ont éclaté de rire

    et toutes les banques ont fermé

    leur crédit à l’amour

    Mais le puits s’est enivré

    de ruisseaux-passions

    Et la margelle s’est enclose

    sur tant de souvenirs.

    Poèmes à claires-voies, 1920

  8. Le symbole des grandes oreilles , c´est l´equus asinus , ou sumeru .
    Doux , mais réputé têtu , c´est sans doute parce qu´il a plus de caractère qu´on ne le croit …
    -Le bonnet d’âne-
    Une belle et grande mule, parée
    Tout comme ses congénères
    Sur le haut de son crane, d’une paire,
    Juchée tel un trophée,
    D’oreilles, droites dressées
    Dominant le sommet
    D’une tête,incapable de porter bonnet.
    Seule, au milieu de son pré
    Notre belle esseulée
    S’ennuyait, à longueur de journée
    Et rêvait sans arrêt
    En pensant au mulet
    Qu’elle aimait en secret
    Vint alors un beau jour
    Où, quoique l’heureux élu
    N’eut idée de la cour
    Que la belle, à son insu
    Se promettait de faire
    Vint voir la coquine
    Sans autres pensées arrières
    Que de voir sa voisine
    Sans même chercher à plaire
    Vue sa mauvaise mine.
    L’affaire, dès le début
    Prit un tour fâcheux
    Sans aucune retenue,
    La belle dévoila son jeu
    Au baudet bien têtu,
    Qui,d’un air grincheux
    La fort mal reçut.
    Regarde toi un peu
    Grogna le malotru
    Ta paire d’oreille,c’est affreux !
    A croire que tu ne t’es jamais vu
    Vois tu,tu ferais mieux…
    Lors,
    Sans autre retenue,
    La coquette vexée
    Se mit à rigoler.
    Je n’saurais trop vois-tu,
    Ballot, te conseiller
    De cesser d’te moquer
    De ma paire d’oreilles
    Tu en portes de pareilles
    Et de son pas agile,
    Partit, vers l’enclos voisin,
    Oubliant sa rancune,
    Pour chercher fortune,
    Qu’elle trouva fort bien
    Chez un cheval plus fin,
    Qu’un aussi beau trophée
    Ne sut dissuader
    D’une façon aucune,
    Heureux de partager
    Cette nouvelle idylle…
    de Jean-Louis Anselot .
    Petite pensée pour Juju au passage , en attendant Klaus qui dort dans la cavacombe …

  9. Bonjour Darie et Mareria, on se dira tout sur l’oreille, mais celle qui écoute, attentive ! voici une poétesse attachante et engagée, née en 1933 à Alger, disparue trop tôt en 1966, son père était instituteur dans les Aurès, elle même fut professeur…..parfois il faut prêter aussi l’oreille à ceux qui sont de l’autre côté de nos opinions.

    JUSTE AU-DESSUS DU SILENCE

    Je parle bas tout juste au-dessus du silence
    Pour que même l’autre oreille n »entende pas

    La terre dort à ciel ouvert et dans ma tête
    se prolonge avec des rigueurs d’asphodèles

    J’ai repeuplé quelques déserts beaucoup marché
    Alors je gis dans ma fatigue et dans ma joie
    Ces varechs jetés par les lames des étés

    Dans des pays des morceaux de moi font semence
    et donnent-surgeons de ma tendresse-de tels
    Oasis que les jours sont des vergers en fête
    Ou l’homme boit une vigueur amniotique

    Le bonheur tombe dans le domaine public »

  10. bonjour ,
    par une journée splendide , me voila de retour de la ville, je me prépare a repartir pour le 2 REG , c’est pas une puce qui me la dite a l’oreille non plus une puce électronique d’un appareil auditif caché dans le creux de l’oreille , mafois une puce travailleuse et bavardeuse qui me donne l’environnement sonore des bruits et paroles , il fait une journée splendide de chez splendide , un soleil parfait , comme souvent en été quoi , que demandais de plus a la nature , ah! oui vous vous rappelez ma mésaventure avec la belle fiat punto young , j’avais avec mes mains d’artiste fait une belle peinture armée sur son beau blanc immaculé , cela était legérement voyant mon camouflé de vert camouflage , mais la on voit plus rien , ce matin deux camarades on un peu perdu le devant de l’automobile , ils ont perdu le par-choc de la fiat , ils ont voulu se garer en ville , une place privé d’un laboratoire et le sabot interdisant le stationnement était levé , bon un gros tube jaune et rouge cela se voit de loin , eux ils l’ont pas vus , mafois ils devez regarder ailleurs , nous avons tous bien rigoler dans le bus , derrière , ont la vu braquer et paf craque , le par-choc en plastoc ..hi!hi!….bon je revient lundi en fin de journée du 2 REG …passez une bonne journée toutes ….bises ..GO!GO!

    • Vos deux camarati vont se faire tirer les oreilles , Klaus ! les pare-chocs sont maintenant moulés au carré : ) Moi aussi , si je ne vais pas préparer le repas ….
      Bonne journée chez les jeunes du 2 REG .

  11. La Fontaine et « Les Oreilles du Lièvre », 4, V.
    « Un animal cornu blessa de quelques coups
    Le Lion, qui plein de courroux,
    Pour ne plus tomber en la peine,
    Bannit des lieux de son domaine
    Toute bête portant des cornes à son front.
    Chèvres, Béliers, Taureaux aussitôt délogèrent,
    Daims, et Cerfs de climat changèrent ;
    Chacun à s’en aller fut prompt.
    Un Lièvre, apercevant l’ombre de ses oreilles,
    Craignit que quelque Inquisiteur
    N’allât interpréter à cornes leur longueur,
    Ne les soutînt en tout à des cornes pareilles.
    Adieu, voisin Grillon, dit-il, je pars d’ici ;
    Mes oreilles enfin seraient cornes aussi ;
    Et quand je les aurais plus courtes qu’une Autruche,
    Je craindrais même encor. Le Grillon repartit :
    Cornes cela ? Vous me prenez pour cruche ;
    Ce sont oreilles que Dieu fit.
    – On les fera passer pour cornes,
    Dit l’animal craintif, et cornes de Licornes.
    J’aurai beau protester ; mon dire et mes raisons
    Iront aux Petites-Maisons. « 

  12. Quel déluge en Normandie ! Je crois que les oreilles des cyclistes vont siffler … , c´est ce que
    l´on dit de quelqu´un qui est n´est pas là : ) nous connaissons tous l´expression .
    Et c´est Irvin-aux-oreilles-de-feu ( couleur ) qui doit avoir un tinnitus régulièrement : ))
    Mareria , la fable du Lièvre aux grandes oreilles me fait penser au grand-duc , qui a deux petites aigrettes de plume sur la tête , qu´on appelle  »oreilles » quelquefois , à tort . Et même wiki précise qu´elles n´ont aucune fonction auditive . Evidemment , ce sont des plumes !… ha-ha .
    Il y a un hibou moyen-duc empaillé chez nous qui date d´un accident de la route il y a 40-45 ans et justement , la semaine dernière , j´ai demandé de le reléguer au garage .
    C´est plein de puces et de poussière . Il reste un geai , dans la véranda , qui a un sursis : ))

    • Darie, on dit qu’un grand duc survole les ruines des chateaux cathares, c’est une espèce qui a pratiquement disparu en France sauf en pays cathare !! au zoo du Parc de Beauval il y en a un, on devrait le faire se reproduire comme on le fait avec les nounours pandas ! euh….. nous sommes tous des condamnés en sursis !!!!! en voyant partir nos étoiles nous voyons pâlir la nôtre, restons gais avec une petit merveille, parfois il faut tendre l’oreille :

      •  »…condamnés en sursis… » , en effet Monique , le Pont des Soupirs est maintenant celui des amoureux , mais à l´origine , c´était le pont des condamnés en sursis justement . Mais je ne l´ai pas vu sur la video . Et mi , je suis condamnée à ne voir Venise qu´en images …
        Mais Merci Monique , j´ai apprécié la musique et les images , bien sûr : )

      • Monique, cette vidéo est particulièrement réussie :promenade dans la Venise actuelle et celle des grands peintres; et cette musique de Mahler est celle choisie par Visconti pour « Mort à Venise ».: magnifique!

    • : )) Dominique , j´ai essayé de lui trouver une place au garage , mais le viking a fait la sourde oreille … C´est son truc infaillible pour ignorer mes requêtes , hi-hi …

    • Hello Dominique, je suis d’accord avec vous, il vaut mieux être un condamné en sursis ! 15° sur le tour de France, ici il pleut mais j’ai pu faire un tour de jardin en courant, le cotinus avait des larmes façon diamant sur ses petites feuilles pourpres, quel éclat !
      Chez nous c’est un martin pêcheur empaillé que nous avons depuis des lustres, un oiseau superbe peut aussi en voie de disparition.

  13. Encore Yves Bonnefoy :
    « ici, toujours ici
    Ici, dans le lieu clair. Ce n’est plus l’aube,
    C’est déjà la journée aux dicibles désirs.
    Des mirages d’un chant dans ton rêve il ne reste
    Que ce scintillement de pierres à venir.

    Ici, et jusqu’au soir. La rose d’ombres
    Tournera sur les murs. La rose d’heures
    Défleurira sans bruit. Les dalles claires
    Mèneront à leur gré ces pas épris du jour.

    Ici, toujours ici. Pierres sur pierres
    Ont bâti le pays dit par le souvenir.
    A peine si le bruit de fruits simples qui tombent
    Enfièvre encore en toi le temps qui va guérir. »

    • C´est joli et tout simple . Je viens de lire que Yves Bonnefoy vient de décéder avant-hier , à 93ans . On peut prêter l´oreille au silence , le bruit n´est pas nécessaire .
      D´ailleurs , ne dit-on pas  »un silence assourdissant » ?
      -Silence de vie »
      Je ne veux rien apprendre
      Je ne veux rien comprendre ni retenir
      de morte voix
      Je ne veux plus entendre
      ce vacarme sourd et muet de phrases et de chiffres de nombres et d’idées
      Depuis longtemps déjà et même en se taisant la vie chante avec moi quelque chose de beau
      Je n’entends pas votre langage
      Je refuse un autre cerveau dit l’enfant
      L’enfant sauvage.
      de Jacques Prévert (1900-1977)
      J´ai regardé ces jours-ci des vidéos sur les enfants sauvages , recueillis et élevés par des animaux ( loups , chiens , singes , chats ) ou parfois laissés enfermés , par maltraitante, avec des poules , des oiseaux . Et ils/elles s´expriment comme eux (animaux ) . Un petit garçon gazouillait , et battait aussi des bras ( imitant les battements d´ailes ) .

    • Mareria, j’ai un recueil de poèmes d’Yves Bonnefoy (Poèmes du mouvement et de l’immobilité de Douve, Hier régnant désert, Pierre écrite Dans le leurre du seuil) poésies/Gallimard 1978, j’ai toujours eu quelques difficultés avec ce poète….. j’aime bien son poème « A la voix de Katheleen Ferrier » ….. Elle est née le 22 avril 1912 à Preston (Lancashire) en Angleterre et morte à Londres le 8 octobre 1953, à 41 ans, c’est une contralto anglaise… le voici et on peut aussi le lire et écouter sur ytbe cette cantatrice.

      « À LA VOIX DE KATHLEEN FERRIER

      Toute douceur toute ironie se rassemblaient
      Pour un adieu de cristal et de brume,
      Les coups profonds du fer faisaient presque silence,
      La lumière du glaive s’était voilée.

      Je célèbre la voix mêlée de couleur grise
      Qui hésite aux lointains du chant qui s’est perdu
      Comme si au delà de toute forme pure
      Tremblât un autre chant et le seul absolu.

      Ô lumière et néant de la lumière, ô larmes
      Souriantes plus haut que l’angoisse ou l’espoir,
      Ô cygne, lieu réel dans l’irréelle eau sombre,
      Ô source, quand ce fut profondément le soir !

      Il semble que tu connaisses les deux rives,
      L’extrême joie et l’extrême douleur.
      Là-bas, parmi ces roseaux gris dans la lumière,
      Il semble que tu puises de l’éternel. »

      Bonne fin de soirée.

      • Merci , Monique , de donner la traduction , c´est comme un chant du cygne , dédié á la
        cantatrice , qui est dcd très jeune …
        Bonne soirée aussi .
        (J´ai lu votre réponse sur le journal , certaines infos nous laissent sans voix ! )

  14. Darie, l’info est à peine croyable mais je la lis sur d’autres sites, j’espère qu’il y aura des retombées…. ce traitement plus que de faveur vient d’un ordre venu d’en haut et je me mets à la place des familles des victimes ! il n’y a pas de qualificatif, c’est une aberration !
    La voix qui m’a transportée c’est celle de la Callas !!!! une diva, une vie et un destin.
    J’ai vu la fin du match de foot, quel beau spectacle que celui des supporters Islandais en hommage à leur équipe, un champ de bras levés, tous ensemble et les joueurs ont répondu…magnifique, un langage fraternel ! bonne fin de soirée.

  15. Bonjour , frais et venteux . Ce n´est pas le pire sur la terre , mais tout de même !… ce n´est pas ce qu´on nous avait promis ! Encore une promesse non tenue …
    Il y a le bruit , et son pendant , le silence … C´est mon lot , près de la forêt ( quand les deux coqs sont encore endormis … : )
    -Le Silence-
    Le silence est l’âme des choses
    Qui veulent garder leur secret.
    Il s’en va quand le jour paraît,
    Et revient dans les couchants roses.

    Il guérit des longues névroses,
    De la rancune et du regret.
    Le silence est l’âme des choses
    Qui veulent garder leur secret.

    À tous les parterres de roses
    Il préfère un coin de forêt
    Où la lune au rayon discret
    Frémit dans les arbres moroses :
    Le silence est l’âme des choses.
    de Maurice Rollinat (1846-1903) .
    Je surveille mon telefon … ( qui me fait toujours sursauter ! ) Bonne journée .

  16. Bonjour à tous, hello Darie, ici très nuageux, un soleil timide mais le beau temps revient, c’est promis, mercredi et jeudi… nous sommes toujours à l’écoute de l’oreille, je me souviens d’une émission de chansonniers « l’oreille en coin » avec Anne-Marie Carrière, Jean Amadou, Jacques Mailhot, Maurice Horgues. L’émission quittera France Inter pour rejoindre Europe 1 sous le nom de Persona… gratter en octobre 1990 et jusqu’en 1994. Qui se souvient ? ils sont tous partis sauf Jacques Mailhot que j’aime beaucoup. Il nous reste l’oreille aux aguets, on retrouve l’expression dans Anna Karénine, le Grand Meaulnes, Belphégor, Arsène Lupin, Shakespeare… le chien aux aguets dresse l’oreille, c’est à lui qu’il faut se fier. Je file aux tâches !

  17. Bonjour!
    Je viens de découvrir le bel extrait d’Elie Wiesel que vous avez donné avant-hier soir , Monique!
    J’ai toujours été impressionnée par Yves Bonnefoy, mais c’est l’occasion de découvrir la grand simplicité de beaucoup de ses poèmes, comme « « À LA VOIX DE KATHLEEN FERRIER ».
    Je viens de trouver un article ancien sur lui: http://www.lefigaro.fr/livres/2009/05/28/03005-20090528ARTFIG00413-n-ayez-pas-peur-d-yves-bonnefoy-.php

    • Bonjour Mareria et merci pour ce lien très intéressant, en unissant nos liens comme on dit…..!!!!!!
      Elie Wiesel un homme exceptionnel comme on en compte peu dans un siècle, plus peut être…. j’ai quelques-uns de ses livres, ils sont vieux, les pages sont jaunes mais je ne me décide pas à les jeter. J’ai aimé aussi « l’Aube », qui est une oeuvre de fiction, rien à voir avec La Nuit qui est son témoignage sur la Shoah.

      • Bonjour Monique, un hommage de Gille William Goldnadel dans le Figaro
        d’ aujourd’ hui , fait allusion à ces romans et il dit, à peu près, que Wiesel vient de sortir de la nuit pour aller dans l’aube.

    • Darie, ce tableau de Munch a atteint son but, car il provoque l’anxiété que le peintre décrit dans le lien que vous donnez: « je sentais un cri infini qui se passait à travers l’univers et qui déchirait la nature. »
      En fait il a peint 5 versions de ce « Cri », dont une lithographie.
      Je l’ai découvert dans un manuel de français de 3ème, et fait étudier aux élèves; il est vrai qu’il met « mal à l’aise ».

      • Oui Mareria , la petite vidéo explique succinctement la composition du tableau . Et les deux personnages au fond à gauche semblent le  »suivre » . Il était sans doute traumatisé par les décès et maladies de ses proches , et exprimé ainsi ses angoisses . Ses tableaux ne sont jamais gais , sauf de rares exceptions . Il faudrait que j´aille au Musée d´Oslo les voir . Nous y allons toujours pour rendre visite à la famille du Viking , mais jamais pour visiter …

  18. Hello, je reviens de chez Villa Verde où j’aime me promener à côté des oiseaux, des Hamsters, des lapins, j’ai repéré un lapin bélier, un amour de lapin, juste pour le plaisir des yeux mais en fait j’ai acheté un chèvrefeuille (il meurt où il s’attache !!!) pour remplacer un poirier mort de vieillesse qui va me servir de tuteur… le chèvrefeuille, ça ne vaut pas grand chose en jardinerie mais j’espère qu’il va masquer le fantôme du poirier et surtout faire de la végétation, c’est le but.
    Pour Le Cri de Edvard Munch , c’est une horreur… c’est un Norvégien, alors il a pris un coup de chaud ! je préfère Jenny Eugenia Nyström, née là Kalmar, morte le 17 janvier 1946 à Stockholm, est une peintre et illustratrice de livres pour enfants, cela me rappelle les cartes postales de mon enfance ! ou encore Louis Sparre peintre suédois qui vécu 101 ans, ou encore John Bauer peintre suédois , il meurt à 36 ans avec toute sa famille dans le naufrage d’un bateau, à 500 mètres des côtes. Un petit tour dans sa galerie, j’aime beaucoup.
    Je ne connais aucun de ces peintres, mais en deux clics me voilà un puits de science !

    • Monique , je ne connaissais pas Louis Sparre . Mais je connais bien John Bauer , on voit souvent des cartes postales , des livres avec ses illustrations . C´est le style typique des sagas scandinaves . J´ai lu l´histoire du naufrage sur le lac Vättern . je vais demander au Viking s´il connait cet accident ( il ne me raconte rien sur son pays , je vais donc inverser les rôles : ))

  19. Bonjour Dominique, je viens de lire l’hommage de Gille Goldnadel à Elie Wiesel, quel talent, c’est un article qui nous fait comprendre le message d’Elie Wiesel qui n’a jamais cessé d’aimer les hommes et croire en leur bonté tout en gardant la foi en dieu (même s’il a douté quelquefois) Je suis étonnée de savoir qu’il a été inhumé très simplement dans le carré juif d’un cimetière situé au nord de la ville de New York, où il résidait, une cérémonie d’une heure, nous dit-on, pour un si grand homme !!!….. je pensais qu’il irait rejoindre les Justes de ce monde en Israël.

    • Chère Monique, on mesure la différence avec le traitement du décès d’ un simple homme politique et du tralala post mortem voulu par le défunt et exploité à des fins politiciennes par les intéressés.

      • Chère Dominique, je suis tout aussi scandalisée que vous de cet hommage national rendu à un homme politique qui représente le passé, et qui n’a été qu’un ministre. La récupération fonctionne, tout est bon pour marquer les esprits.

      • Dominique, vous avez raison et je trouve tout cela indécent. Il faut chercher les articles sur Elie Wiesel dans ce quotidien; comme je ne suis pas zabonnée, j’ai acheté l’édition papier pour lire Goldnadel.

  20. Monique,longue vie à votre chèvrefeuille!
    Voici un extrait du Lai du chèvrefeuille de Marie de France, qui évoque Tristan et Iseut :
    « Ils étaient tous deux
    comme le chèvrefeuille
    70 qui s’enroule autour du noisetier:
    quand il s’y est enlacé
    et qu’il entoure la tige,
    ils peuvent ainsi continuer à vivre longtemps.
    Mais si l’on veut ensuite les séparer,
    75 le noisetier a tôt fait de mourir,
    tout comme le chèvrefeuille.
    <>
    ( et en ancien français:
    « D’euls deus fu il tut autresi,
    Cume del chevrefoil esteit,
    Ki à la codre se preneit :
    Quant il est si laciez et pris
    E tut entur le fust s’est mis,
    Ensemble poient bien durer.
    Mais ki puis les volt desevrer,
    Li codres muert hastivement
    Et chevrefoil ensemblement
    — Bele amie, si est de nus :
    Ne vus sanz mei, ne mei sanz vus »
    Le lai entier ( fort court: 115 vers), en traduction: http://fontenele.free.fr/marie/marie-de-france_chevrefeuille.htm

    • Merci Mareria, vous savez, je vais parler à mon petit chèvrefeuille, je vais lui réciter votre poème et si, avec cela, il ne me donne pas de fleurs, c’est qui est moins attachant que je ne le pensais. C’est encore un petit invendu (rire !!!) comme le petit cotinus, ils pourraient se raconter ensemble des histoires de soldes en branches ! j’espère qu’il ne prendra pas ombrage d’être un grimpant sur un arbre mort de vieillesse, mais la terre, c’est la vie et moi j’apporterai les soins (gare au mildiou !) et l’eau Pour le moment il est si chétif qu’il passe inaperçu derrière le tronc du poirier ! la nature a besoin de temps et moi je plante pour la postérité ce qui fait rire ma petite voisine, celle au poulailler ! pour le vieux françois, je crains que ce soit prématuré mais quand il sera bien enraciné, j’essaierai !

      • Quelle chance vous avez d´avoir un chèvrefeuille , j´espère qu´il fleurira . Ce serait dommage de n´avoir que des feuilles . Notre glycine a attendu 15 ans pour fleurir : ))

  21. Voici un petite texte de Colette, il a été proposé comme dictée à une classe CM2

    « La biche – La semaine passée, nous avons marché longtemps, sous un soleil matinal, dans le bois. Au détour d’une allée déserte, nous nous arrêtâmes, nez à museau, devant une biche toute jeune qui s’arrête au lieu de s’enfuir. Elle haletait d’émotion et ses jambes fines tremblaient ; mais ses longs yeux exprimaient plus d’embarras que de peur. J’aurais voulu toucher ses oreilles pelucheuses et son doux museau de velours cotonneux. Quand j’étendis la main, elle tourna le front d’un mouvement sauvage et disparut… »………………. je n’ai pas la suite et ne sais pas ce qu’il est advenu de cette biche, avec Colette je suis persuadée qu’elle a vécu heureuse entourée de faons. Bonne fin de soirée à tous.

  22. Une info pour Darie au sujet « de la salle de musculation »…. au JT de 13 h, le surveillant de la prison a été interrogé, question « pourquoi et qui a demandé un tel traitement de faveur »? réponse du surveillant : « le Garde des Sceaux veut absolument éviter un suicide, alors il fait en sorte que cela n’arrive pas ! » je suis encore stupéfaite de cette réponse !

      • Darie, on lui donne peut être des couverts de camping, en plastique !!! c’est drôle mais je ne pense pas que ce type ait des idées suicidaires, il dit que son « attirail » n’a pas fonctionné mais je crois qu’il ne l’a pas actionné parce qu’il a eu peur ! toute la classe politique, scandalisée, a dénoncé ce régime de faveur, j’espère que cela sera entendu !!

  23. J’ai vérifié, mon (petit) mirabellier 3 ans de plantation aura au moins une prune, une unique prune rescapée de la grêle et de la neige ! il a repris courageusement de la feuille, mais les fleurs ont pourri ! la confiture de mirabelle, ce sera pour une autre année…Amies des arbustes, des plantes et des fleurs, une bonne nuit.

  24. bonjour..
    si j’ai bien compris , si j’ai bien entendu de loin mon ombre qui se trouver proche de moi sa conversation avec moi-même , excuse-toi mon ombre d’avoir tendu l’oreille pour écouté ce que tu me disait a voix basse , ce n’est pas de la curiosité venant de moi , mais je me demandais juste ce que ton toi pouvais dire du matin a mon moi, en plus si tu avais quelque chose a dire ce qui est assez rare voire jamais tu aurais pu t’exprimé a voix haute , tu a parler a voix basse , comme si la présence d’une troisième personne serait venu a coté de nous deux sans notre permission pour entendre notre conversation , encore une personne de plus et du matin qui arrive pour se mêler de notre conversation et on peut se faire une belote a l’ombre d’un arbre sur une table de jardin , bon j’ai répondu a mon ombre j’ai pas le temps de jacasser et de m ’abandonner a des rêveries , j’ai du travail moi , je suis pas une ombre qui fait tout ce que je fais , les mains dans les poches …j’ai beaucoup de travail ..bises ..a toutes ..GO!GO!

    • Bonjour Klaus , toujours beaucoup de travail ? Bon courage , et laissez aux jeunes de quoi dépenser leurs forces . Pour la conversation à deux , il y a le fauteuil double , le  »confident » .
      Et pour la conversation à trois , il y a  »l´indiscret » . Cela donne trois fauteuils tournés et accrochés au centre , comme le symbole breton , le  »triskell » . C´est amusant , mais ce n´est pas pratique pour discuter . Il vaut mieux deux ou trois transats , bien calés dans une cavacombe , chacun avec sa cervoise tiède . ( et 3 olives et deux cacahuètes ) hi-hi …

  25. Bonjour papy, pas facile de parler à son ombre, le matin elle traîne derrière et le soir elle passe devant, je me demande à quelle heure elle est à côté ! il faut que je réfléchisse. Et puis se parler à soi même, c’est mieux quand on a un miroir, sinon tu parles aux murs. On dit les mains dans les fouilles pour un matin archéologique…. bonne journée

  26. Ce matin, me levant, je me posais cette question culturelle : la puce entend-elle ? alors je suis allée voir la puce, j’ai appris plein de choses, mais la plus étonnante : « Utilisée dès le Moyen Âge en tant que vecteur d’épidémies dans les lieux assiégés, au moyen d’animaux infectés catapultés à l’intérieur des enceintes, la puce est de nouveau employée comme une arme à partir de 1935 à la suite des travaux du terrible bactériologiste et colonel Shiro Ishii et de son unité 731 sur au moins 3 000 cobayes humains, pour la plupart chinois, ainsi que sur les prisonniers de guerre occidentaux, parmi lesquels de nombreux pilotes américains. »…… je suis donc allée à la rencontre de ce Shirō Ishii : « Il poussa le Japon à adopter une stratégie de guerre bactériologique alors que le pays était signataire du Protocole de Genève de 1925 interdisant le recours aux armes chimiques. Il fut la clé de voûte de l’organisation de programmes massifs d’expérimentations biomédicales, sur des cobayes humains notamment1. Il fut à ce titre suspecté de crimes de guerre. » On le compare à Mengele ! c’est terrifiant et tout cela au départ d’une simple puce !
    De bon matin je file mais je reviens……

    • Bonjour tout le monde , Monique , la méchanceté de certains n´a d´égal ( en proportion ) que la grandeur d´âme de certains. Au milieu , il y a nous , qui essayons, à des degrés divers, d´être du bon côté , de maitriser nos gros défauts … Elie Wiesel était un exemple , mais en France ,
      on préfère agiter les drapeaux politiques respectifs.
      J´aurais voulu lire aussi l´hommage de G-W Goldnadel sur Elie Wiesel , mais mes parents me
      l´enverront . Habituellement , les articles de GW G. sont lisibles par tous.
      Un coup de telefon m´a sortie d´un affreux cauchemar , je  »vivais » la scène de l´aéroport de B.
      en direct ! Je vais profiter du soleil magnifique , de la brise et du chant des coqs en direct aussi . Ça , c´est bon pour moi et mon moral ! Et les deux trembles vont en frémir d´aise .
      Le pédoncule plat des tiges de feuilles , rappelez vous : )) Bonne journée à tous .

  27. Bonjour tous: il existe des puces à l’oreille très inoffensives, une sorte de boucles d’oreille.
    La page https://fr.wikipedia.org/wiki/Boucle_d%27oreille est très détaillée:  » C’est au cours d’une fouille dans la ville de Chifeng, en Mongolie, qu’ont été trouvées les plus vieilles boucles d’oreilles au monde. Ces boucles de jade auraient entre 7 500 et 8 000 ans. »
    C’est l’époque des cerises, et des boucles d’oreille doubles ou triples!
    « Viens, je te mettrai des boucles d’oreilles
    de cerises
    et je te montrerai les longues treilles
    où volent des merles bleus et des grives.
    Viens, c’est la saison des grandes chaleurs
    et des fleurs.
    Sur les fossés poudreux les carottes blanches
    poussent : il y a encor deux ou trois pervenches.
    Dans le fond des bois frais les oiseaux crient.
    Le ciel cuit.
    Dans les mares il y a des joncs longs,
    et les grenouilles grises font des bonds.
    Dans les endroits chauds et frais, vois les sources
    qui sont douces.
    Dans le terrain rouge, ou bien sur la mousse,
    elles coulent près des abeilles rousses. »
    Francis Jammes < "De l'Angélus de l'aube à l'Angélus du soir"

    • C´est agréable à lire le matin au saut du lit , Mareria. De la douceur bucolique pour commencer la journée .
      A La Réunion , il existe le merle blanc , rarissime . Les chiens qui sont arrivés avec les colons ont fait des ravages dans les nids . Le dronte , lui , a été mangé jusqu´au dernier ! Mais son chant a été enregistré , et la Radio de La Réunion débutait toujours par deux-trois minutes du do-do-do du dronte . Le Dodo est d´ailleurs le nom que les réunionnais donnent au dronte .
      Et il existe aussi le merle rose , et il y a une vielle masure de ferme dans les environs de chez nous , où le Viking dit , à chaque fois que nous passons devant :  » C´est là que j´ai vu un merle rose quand j´avais 18 ans. » Il n´a jamais su d´où il venait .

    • Bonjour Mareria, avec Francis Jammes, c’est le paradis, du sentiment, de la bonté à fleur de mots, que de jolis textes….. à lire certains poètes, on se dit que le monde peut être beau et que l’humanité n’est peut être pas totalement perdue ! mais où sont ces hommes d’hier ????

  28. Nous connaissons tous l´acupuncture , un procédé qui a fait ses preuves , avec moi , très bien , pour éviter les affres de l´accouchement (une fois seulement ) . Et sur le lobe de l´oreille , il y a des points précis pour activer certaines fonctions ( je ne sais plus lesquelles ) . Mais il ne faut pas se tromper de place ! Un cousin médecin et acupuncteur avait essayé ses premières connaissances en acupuncture sur sa femme , et au lieu de la relaxation , prévue dans le manuel du Parfait Petit Acupuncteur , elle a eu des nausées , des vomissements irrépressibles!
    Elle ne voulait plus faire le cobaye par la suite : ))

    • Bonjour Darie, ciel gris mais douceur !! l’acupuncture je connais, comme la mésothérapie….. très franchement je ne me souviens pas en avoir tiré quelque profit ou alors je suis récalcitrante à tout ! j’avais essayé pour le sommeil….
      Un merle blanc là je ferais des km pour en voir un seul…. ce doit être magnifique et je me demande s’il siffle aussi bien que le merle noir ?
      J’ai servi de cobaye volontairement pour ce qui s’est commercialisé ensuite en laboratoire sous l’appellation de Ventoline, très efficace, un produit qui a fait ses preuves. Au départ, à l’essai, cet aérosol ne portait qu’un numéro !

      • Monique , vous avez été courageuse de faire ses essais . Certains ont le vrai médicament ,
        d´autres le placebo . J´aurais demandé d´emblée le placebo : )
        Je me souviens , étant stagiaire , qu´un malade , avec des maladies plus psychosomatiques que réelles , recevait un placebo , et il se sentait nettement mieux ! sourire .

  29. deuxième acte ..

    toute la matinée j’ai errai avec un seul but , tel un fantôme, cacher entre moi et ma personne . a éviter coûte que coûte mon celle qui reste fidèle a elle-même mon ombre , elle me suit avec sa fantaisiste et colorée de sombre marchant a l’ombre de mon corps ,je sais fort bien qu’ il est essentiel de savoir se respecter soi-même avant de respecter l’autre , pourquoi je devrais avoir du respect pour une ombre qui agit comme moi et me colle aux semelles , une ombre sans valeur , il va falloir que je fasse des concessions avec elle sans que ni elle ni moi renie nos piliers fondamentaux de notre vie , j’ai bien envie en cet après-midi de rendre confuse , anxieuse cette sombre ombre qui marche debout et grandit contre un mur selon si je m’approche ou je m’éloigne , mafois aller au plus profond de son esprit intérieure et de son antérieur ou ailleur , hola! mesdames non je suis aps devenu fou a cause du soleil , je sais fort bien qu’entre la vie et le mystère, il y a un pied d’estale , sachant qu’un estale n’est pas un objet qui existe, et en plus l’estale n’est pas une personne connue en tout cas de moi , ‘je vais donc jeté un froid entre mon ombre et moi , qui sait après elle este figé comme une statue, une colonne décoratif et que son esprit reste de marbre et en porte-a-faux par rapport a soi-même…c’e’st cela sa propre liberté d’esprit sans psychologie, non plus une forte étude sur mes propres faits psychiques ou psychologique et son comportement sur mon propre comportement plus ou moins identique au sien et de ma liberté mental ….qui traîne au fond de nos sandales ..bises …GO!GO!

  30. menfin se voir suivit par un fantôme, sentir prés de soi une ombre qui marche , un bouquet de fleurs rouges de la jungle de bengala , c’est un peu une fable comme les oreilles du lièvre de la fontaine , cela coule de source , c en’est pas mon petit doigts qui me la dit , non plus la pointe d’une de mes oreilles ou un bras palmé d’un coté de ma tête, le jean de la fontaine n’est pas pour le cumul des mandats , le double emploi , il a trouver la source de sa fable les oreilles de lièvre d’une fable du XVIème siècle du pays des macaronis , il a copié a faerne et a remplacé le renard par son lièvre , mafois appelé sa fable les oreilles du lièvre ou le renard ayant la queue coupée , une paire d’oreilles c’est plus utile sur les cotés de la tête qu’une seule queue , surtout si elle est coupée , pour uriner le nez dans les wc public pour que le bout coupé n’éclabousse les chaussures en peau de daim , a paris on appelle cela le petit beurre , ou le biscuit des cabinets , vous connaissez pas cette sale maladie des wc public , bon les chiotes rien a voir avec les fables de la fontaine non plus avec les oreilles de mickey , Monique doit avoir entendu parler a paris de cela ( les petits biscuits des wc publics ) …comme elle t’a coûté combien, ta chiotte , bin le prix d’une mobylette ..a ce que je sais et de cela j’en suis sur ce n’est pas de mon imaginatio ou d’un delirium tremens , non plus d’une cause d’une conséquence neurologique très sévère dut au fort syndrome de sevrage d’un coup de soleil a un passage a l’ombre , ah! que oui qu’une fable ce n’est qu’un court récit en prose que l’on pose , en vers souvent en dévers , cela pour donner une bonne une leçon de vie de manière assez plaisante , fait d’une main de maître, comme une mise en scène , me voila conteur de fables , le troubadour du jour , je vous écrit en trainant en longueur un conte et fable avec comme souvent un brin de fantaisie , mafois me voila en ânier, un sceptre a la main, a me conduite moi l’empereur de la connerie a rome , sur mon char tiré par deux coursiers a longues oreilles , en bon empereur romain , tens pourquoi pas vous qui aimez le latin , avé imperator caesar vespasianus augustus interceptor, ( euh! le dernier sort de mad max , cette voiture n’est point vespasien non plus une opel imperator, non plus ascona ou oméga , mafois qui a déja vue écrit sur le capot d’une voiture comme publicité ces mots , le droit est dans l’abîme, car donne le sceptre au crime , ou encore moins ces phrases de couleur rose fluo , ce sont oreilles que dieu fit , on les fera passer pour cornes, dit l’animal craintif, et cornes de licornes, hola! me voila avec dieu et les licornes , je sais cela est un peu tiré le diable par la queue,….bon a demain matin …cela va vous donner de l’occupation a lire mes bêtises a Cambrai la tête , un peu d’anatomie du corps humain..négatif j’ai une fuite au cerveau du a un coup de chaud ..GO!GO!

    • Papy, t’es pas un fantôme, ah, ah ! c’est vite dit !!! par contre pour l’ombre finalement je ne sais plus si elle nous suit ou nous précède, j’ai fait une erreur dans les horaires de l’ombre…au prochain soleil, je vais vérifier mes infos et je me demande comment faisait l’homme qui tirait plus vite que son ombre, c’est Lucky Luke ? ! maintenant je comprends mieux le langage militaire quand on dit : attention à 5h ou alors attention à 11 h (c’est le bouillon !)……. la voilà notre fable de La Fontaine :

      Un ânier, son sceptre à la main,
      Menait, en empereur romain,
      Deux coursiers à longues oreilles.
      L’un, d’éponges chargé, marchait comme un courrier;
      Et l’autre, se faisant prier,
      Portait, comme on dit, les bouteilles
      Sa charge était de sel. Nos gaillards pèlerins
      Par monts, par vaux et par chemins,
      Au gué d’une rivière à la fin arrivèrent,
      Et fort empêchés se trouvèrent.
      L’ânier, qui tous les jours traversait ce gué là,
      Sur l’âne à l’éponge monta,
      Chassant devant lui l’autre bête,
      Qui, voulant en faire à sa tête,
      Dans un trou se précipita,
      Revint sur l’eau, puis échappa ;
      Car au bout de quelques nagées,
      Tout son sel se fondit si bien
      Que le baudet ne sentit rien
      Sur ses épaules soulagées.
      Camarade épongier prit exemple sur lui,
      Comme un mouton qui va dessus la foi d’autrui.
      Voilà mon âne à l’eau; jusqu’au col il se plonge,
      Lui, le conducteur, et l’éponge.
      Tous trois burent d’autant l’ânier et le grison
      Firent à l’éponge raison.
      Celle-ci devint si pesante,
      Et de tant d’eau s’emplit d’abord,
      Que l’âne succombant ne put gagner le bord.
      L’ânier l’embrassait, dans l’attente
      D’une prompte et certaine mort.
      Quelqu’un vint au secours qui ce fut, il n’importe;
      C’est assez qu’on ait vu par là qu’il ne faut point
      Agir chacun de même sorte.
      J’en voulais venir à ce point.  »

      Bon, le soir la fable est peut être indigeste !! certains subissent un lavage de cerveau, d’où une fuite possible si on ne resserre pas les boulons ! bonne soirée et à demain.

  31. Il reste aussi l’expression  » de bouche à oreille » ne pas confondre avec une bouche fendue jusqu’aux oreilles, mais attention il y a aussi de l’oreille à la bouche, car on peut répéter ce qu’on a entendu, sauf si cela tombe dans l’oreille d’un sourd. A l’école, cela s’appelle « cafter », dans un système politique cela s’appelle « renseigner » mais plus besoin d’oreille, de nos jours nous avons les écoutes et bientôt les drones ! ….. qui a connu Roger Nicolas (1919-1977) c’est un comique français, il avait un sketch « écoute, écoute » hélas la video ne fonctionne pas et je ne comprends pas pourquoi…..le voici dans un autre sketch :

    Bonne fin de soirée à tous.

    • Monique , ce sketch me rappelle une grosse gaffe de ma part . Dans un gîte , nous bavardions avec un allemand très aimable , en vacances avec son fils ( et aussi leur perroquet : ) , et qui parlait très bien le français . Voilà qu´il me prend l´idée de raconter cette histoire , et le monsieur rit du bout des lèvres . Au bout de 2-3 jours , il nous a raconté un peu sa vie en Allemagne , et nous a dit qu´il était ingénieur , en DDR . Il avait cherché à fuir , en prenant le train pour Berlin ,
      et la Polizei l´attendait à la frontière ! Bref , retour en DDR , et travail forcé durant plusieurs années . Il est parti ensuite à la chute du mur . J´étais verte de honte en repensant à ma blague sur la construction du mur ! J´avais bien vu que mes Danke schön et Bitte schön ne le faisaient pas rire : ) Bonne soirée , à tous .

      • Darie, voilà une anecdote savoureuse, mais vous ne pouviez pas savoir ! ce mur de la honte a été le terrain de tant de tragédies, de séparations, de drames, de victimes. Ils ont beaucoup souffert en RDA ! la guerre et le partage du vaincu, c’est comme la curée, affreux. Bonne nuit.

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