Jamais spontané

Il est commun l’été.

On met en garde de ne pas le provoquer.

Le mot du jour est incendie.

Feu, flamme, embrasement.

image(Copyright, incendie en Corse)

Ce sont les JO de Rio, un peu de samba incendiaire :

Au sens figuré, exprime la passion dévastatrice qui laisse un goût de cendre.
Le coeur s’ embrase, on est tout feu tout flamme.

« Garder le feu » chante Roch Voisine !

On apprend aux enfants à ne pas jouer avec les allumettes , mais ils aiment jouer avec les voitures de pompiers.

Au feu les pompiers !

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135 réflexions sur “Jamais spontané

  1. J’ai trouvé ce très beau texte de Jean Tardieu lié au feu, un triste feu qui n’a pas suffit puisque une autre forme de nazisme nous a déclaré une autre guerre :

    « Oradour », par Jean Tardieu

    Oradour n’a plus de femmes
    Oradour n’a plus un homme
    Oradour n’a plus de feuilles
    Oradour n’a plus de pierres
    Oradour n’a plus d’église
    Oradour n’a plus d’enfants
    Plus de fumée plus de rires
    Plus de toits plus de greniers
    Plus de meules plus d’amour
    Plus de vin plus de chansons.
    Oradour, j’ai peur d’entendre
    Oradour, je n’ose pas
    Approcher de tes blessures
    De ton sang de tes ruines,
    je ne peux je ne peux pas
    Voir ni entendre ton nom.
    Oradour je crie et hurle
    Chaque fois qu’un coeur éclate
    Sous les coups des assassins
    Une tête épouvantée
    Deux yeux larges deux yeux rouges
    Deux yeux graves deux yeux grands
    Comme la nuit la folie
    Deux yeux de petits enfants:
    Ils ne me quitteront pas.
    Oradour je n’ose plus
    Lire ou prononcer ton nom.
    Oradour honte des hommes
    Oradour honte éternelle
    Nos coeurs ne s’apaiseront
    Que par la pire vengeance
    Haine et honte pour toujours.
    Oradour n’a plus de forme
    Oradour, femmes ni hommes
    Oradour n’a plus d’enfants
    Oradour n’a plus de feuilles
    Oradour n’a plus d’église
    Plus de fumées plus de filles
    Plus de soirs ni de matins
    Plus de pleurs ni de chansons.
    Oradour n’est plus qu’un cri
    Et c’est bien la pire offense
    Au village qui vivait
    Et c’est bien la pire honte
    Que de n’être plus qu’un cri,
    Nom de la haine des hommes
    Nom de la honte des hommes
    Le nom de notre vengeance
    Qu’à travers toutes nos terres
    On écoute en frissonnant,
    Une bouche sans personne,
    Qui hurle pour tous les temps. »

    • Durant le tour de France, on a vu du ciel Oradour , et le commentateur suédois a juste précisé ce qu´était ce lieu de sinistre mémoire, puis il s´est tu le temps de voir le village en ruines.
      J´ai trouvé beaucoup mieux ainsi , et c´était impressionnant à voir, et certainement aussi pour les Suédois ,qui ignorent parfois les circonstances des deux guerres. Ils répètent qu´ils étaient « neutres ». C´est ce qu´on leur dit en classe : la Suède n´a pas connu la guerre pendant plus de 200ans . Un peu facile … J´ai rectifié les choses avec chaque enfant.

  2. Bonne fin de soirée les amis avec un autre prince de la poésie, Louis Aragon. et Alain Souchon poète de la chanson :

    Que la vie en vaut la peine

    C’est une chose étrange à la fin que le monde
    Un jour je m’en irai sans en avoir tout dit
    Ces moments de bonheur ces midis d’incendie
    La nuit immense et noire aux déchirures blondes.

    Rien n’est si précieux peut-être qu’on le croit
    D’autres viennent. Ils ont le cœur que j’ai moi-même
    Ils savent toucher l’herbe et dire je vous aime
    Et rêver dans le soir où s’éteignent des voix.

    D’autres qui referont comme moi le voyage
    D’autres qui souriront d’un enfant rencontré
    Qui se retourneront pour leur nom murmuré
    D’autres qui lèveront les yeux vers les nuages.

    II y aura toujours un couple frémissant
    Pour qui ce matin-là sera l’aube première
    II y aura toujours l’eau le vent la lumière
    Rien ne passe après tout si ce n’est le passant.

    C’est une chose au fond, que je ne puis comprendre
    Cette peur de mourir que les gens ont en eux
    Comme si ce n’était pas assez merveilleux
    Que le ciel un moment nous ait paru si tendre.

    Oui je sais cela peut sembler court un moment
    Nous sommes ainsi faits que la joie et la peine
    Fuient comme un vin menteur de la coupe trop pleine
    Et la mer à nos soifs n’est qu’un commencement.

    Mais pourtant malgré tout malgré les temps farouches
    Le sac lourd à l’échine et le cœur dévasté
    Cet impossible choix d’être et d’avoir été
    Et la douleur qui laisse une ride à la bouche.

    Malgré la guerre et l’injustice et l’insomnie
    Où l’on porte rongeant votre cœur ce renard
    L’amertume et Dieu sait si je l’ai pour ma part
    Porté comme un enfant volé toute ma vie.

    Malgré la méchanceté des gens et les rires
    Quand on trébuche et les monstrueuses raisons
    Qu’on vous oppose pour vous faire une prison
    De ce qu’on aime et de ce qu’on croit un martyre.

    Malgré les jours maudits qui sont des puits sans fond
    Malgré ces nuits sans fin à regarder la haine
    Malgré les ennemis les compagnons de chaînes
    Mon Dieu mon Dieu qui ne savent pas ce qu’ils font.

    Malgré l’âge et lorsque, soudain le cœur vous flanche
    L’entourage prêt à tout croire à donner tort
    Indifférent à cette chose qui vous mord
    Simple histoire de prendre sur vous sa revanche.

    La cruauté générale et les saloperies
    Qu’on vous jette on ne sait trop qui faisant école
    Malgré ce qu’on a pensé souffert les idées folles
    Sans pouvoir soulager d’une injure ou d’un cri.

    Cet enfer Malgré tout cauchemars et blessures
    Les séparations les deuils les camouflets
    Et tout ce qu’on voulait pourtant ce qu’on voulait
    De toute sa croyance imbécile à l’azur.

    Malgré tout je vous dis que cette vie fut telle
    Qu’à qui voudra m’entendre à qui je parle ici
    N’ayant plus sur la lèvre un seul mot que merci
    Je dirai malgré tout que cette vie fut belle. »

    Louis ARAGON
    Les yeux et la mémoire – Chant II – 1954 –

  3. Bonjour la compagnie du samedi 13, une brume épaisse baigne la campagne, c’est surréaliste mais cet AM il fera très chaud.
    Quand on parle d’incendie (le mot sous entend une catastrophe !) je reviens toujours à celui du Bazar de la Charité le 4 mai 1897, et si vous voulez lire les derniers instants de l’étrange duchesse d’Alençon, je vous recommande ce site, « La duchesse d’Alençon et le bazar de la Charité » fort bien écrit par Marguerite Bourcet « Un couple de tragédie le duc et la duchesse d’Alençon, 1939.
    Paru dans La Revue universelle en juin 1939.

    http://www.biblisem.net/etudes/bourduch.htm

    …… et c’est parti pour la matinée…

    • Bonjour Monique, je me souviens surtout de celui de Bruxelles , L´Innovation, qui a été aussi dramatique, en 1967. On parlait à l´époque de personnes qui étaient arrivées à se sauver dans des conditions périlleuses et inexplicables.
      L´air est redevenu doux, c´est l´été indien qui s´annonce. Un peu de rab n´est pas de refus.
      je suis fâchée ce matin, depuis que j´ai vu que la Tour de Pise l´a échappé belle…
      Les techniciens s´ingénient à trouver les moyens de la redresser , de la préserver , et un pauvre type veut la faire dégringoler pour d´obscures raisons ( si on peut dire « raison »…)
      Je retourne y voir … Il faut être efficace pour sauvegarder notre civilisation, espérons que les gouvernements l´aient bien compris. Bonne journée, un magnifique soleil brille chez nous !

  4. Nous sommes sur des charbons ardents, sur notre petite Terre, et les volcans sont les soupapes de sécurité … J´étais un peu affolée quand j´ai appris , toute jeune, que ça brûlait sous nos pieds !
    -Fleurs de feu-
    Bien des siècles depuis les siècles du Chaos,
    La flamme par torrents jaillit de ce cratère,
    Et le panache igné du volcan solitaire
    Flamba plus haut encor que les Chimborazos.

    Nul bruit n’éveille plus la cime sans échos.
    Où la cendre pleuvait l’oiseau se désaltère ;
    Le sol est immobile et le sang de la Terre,
    La lave, en se figeant, lui laissa le repos.

    Pourtant, suprême effort de l’antique incendie,
    A l’orle de la gueule à jamais refroidie,
    Éclatant à travers les rocs pulvérisés,

    Comme un coup de tonnerre au milieu du silence,
    Dans le poudroîment d’or du pollen qu’elle lance
    S’épanouit la fleur des cactus embrasés.
    de Jose-Maria de Heredia (1842-1905)
    Ls volcans sont passionnants en fait , et maintenant à La Réunion, il y a un observatoire , avec tous les appareils nécessaires pour l´étudier. Les vulcanologues prennent parfois de gros risques , et le couple allemand Katia et Maurice Kraft, professionnels chevronnés, ont quand même péri au Japon , sous les nuées ardentes du Mont Unzen en 1991.

  5. Hello Darie, nous sommes deux rescapées et il fait très chaud, ouah 27° ! j’aime bien José Maria de Heredia, des poètes qui parlaient si bien de jolies choses avec élégance…. les poétesses de cette époque ont fait honneur à leur siècle, elles ont eu tant de mal à se faire éditer. Voici Jean Giono, en espérant qu’il n’a pas été donné extrait de son premier roman, « La Colline », a été publié en 1929 aux éditions Grasset.
    « Dans ce livre, Giono raconte l’histoire d’un hameau, les Bastides blanches, situé au pied de la montagne de Lure Les habitants vivent dans quelques masures amassées autour de la fontaine du village. Cette fontaine, qui avait alimenté les habitants depuis si longtemps, va se tarir et tout commence à aller de pire en pire. C’est alors que l »aîné du village, Janet, paralysé et alité, commence à parler de manière peu compréhensible. Il ne faudra pas longtemps pour que les autres habitants pensent que Janet est à l’origine de tous leurs malheurs. En effet, en plus de la fontaine asséchée, une petite fille va tomber malade, et un incendie menace de raser le petit village. Giono décrit ce début d’incendie « La colline »

    « La bête souple du feu a bondi d’entre les bruyères comme sonnaient les coups de trois heures du matin. Elle était à ce moment-là dans les pinèdes à faire le diable à quatre. Sur l’instant, on a cru pouvoir la maîtriser sans trop de dégâts ; mais elle a rué si dru, tout le jour et une partie de la nuit suivante, qu’elle a rompu les bras et fatigué les cervelles de tous les gars. Comme l’aube pointait, ils l’ont vue, plus robuste et plus joyeuse que jamais, qui tordait parmi les collines son large corps pareil à un torrent. C’était trop tard.
    Depuis qu’elle a poussé sa tête rouge à travers les bois et les landes, son ventre de flammes suit ; sa queue, derrière elle, bat les braises et les cendres. Elle rampe, elle saute, elle avance. Un coup de griffe à droite, un à gauche ; ici elle éventre une chênaie, là elle dévore d’un seul claquement de gueule vingt chênes blancs et trois pompons de pins ; le dard de sa langue tâte le vent pour prendre la direction. On dirait qu’elle sait où elle va.
    Les buissons se sont défendus un moment en jurant, puis la flamme s’est dressée sur eux, et elle les a écrasés sous ses pieds bleus. Elle a dansé en criant de joie ; mais en dansant, la rusée, elle est allée à petits pas jusqu’aux genévriers, là-bas, qui ne se sont pas seulement défendus. En moins de rien; ils ont été couchés ; et ils criaient encore qu’elle, en terrain plat et libre, bondissait à travers l’herbe…
    Ses muscles roux se tordent; sa grande haleine creuse un trou brûlant dans le ciel. La flamme saute comme si elle voulait quitter la terre pour toujours; à travers son corps aminci on peut voir toute la colline brûlée.  »

    Je vais continuer le lessivage de mes volets, depuis le temps que je dois le faire, un travail pénible mais que c’est beau quand c’est propre….. après les moissons, une poussière jaune s’est infiltrée partout, quel boulot et heureusement ce n’est qu’une fois par an…… une libellule passe, un papillon fait des abdominaux, c’est Rio !

    • Bonjour les filles!
      Monique, qui écrit encore ainsi ?
      C’ est magnifique, sans effets, précis, imagé, puissant , quelle maîtrise !!!
      Un texte sensationnel pour le mot du jour.
      Il fait chaud ici aussi, petite paresse, on sieste ou semblant…
      Bises girls.

      • Bonjour Dominique, c’est l’ami Giono, nous n’avons pas la relève malheureusement…..de là à affirmer que tout était mieux hier, il n’y a qu’un pas que je franchis allègrement ! coup de chaleur, mais on ne faiblit pas….. enfin nous non mais « ailleurs », on ne peut pas dire la même chose.
        Bises et bonne fin de soirée.

    • Bonjour les filles !
      Il fait chaud ici aussi.
      Monique, qui écrit encore ainsi , c’ est un texte sensationnel pour illustrer le mot du jour.
      On paresse, petite sieste ou semblant, rien ne presse.
      Bises, girls.

  6. Bises aussi Dominique, et bonne sieste. Ces JO sont fatigants … à écouter! Ces commentaires monocordes et permanents sont comme un bruit de fond saoulant.
    Monique, ce feu de forêt de Giono est … voir ce qu´écrit Dominique. On ne peut mieux dire.
    On devine le combat entre la « bête » et la forêt. J´ai cherché quelque chose sur les cendres , le paysage de désolation qui s´ensuit, mais je n´ai trouvé que Cendrillon : ))

    • Darie, le feu est un serpent mortel, il ravage tout en ondulant au figuratif, il me fait penser à un énorme dragon qui dodeline de la tête en crachant du feu ! nous avons aussi le « dragon doux » un peu comme le piment !!!! ça c’est du Queneau :

      dragon doux

      Un serpent de mer arrive à bon port
      Il rencontre des journalistes
      Il leur explique quel est son sort
      Et pourquoi il se sent si triste
      Et d’où vient le fait qu’il existe

      Au bout de peu de temps on se familiarise
      On l’appelle par son petit nom
      Les femmes veulent lui faire des bises
      Un chasseur prépare du petit plomb

      Quand il parle maintenant on ricane
      Plus question de lui à la télévision
      On lui reproche d’obstruer la porte océane
      Ce qui amène de nombreuses protestations

      Alors il retourne vers sa solitude marine
      Avant qu’on ne lui fasse un mauvais sort
      S’il avait soufflé un peu de feu par ses narines
      Peut-être aurait-il trouvé un plus accueillant port »

      … dans le fond, ici c’est l’histoire d’un dragon d’eau, c’est ce qu’il faudrait pour éteindre l’incendie. On a vu un mini reportage sur les requins pèlerins, ils sont inoffensifs et très mignons, il faut compter quand même dans les 15 mètres !

  7. Hello, chaud chaud! Ce bel extrait de Giono servait souvent en dictée, ou tout simplement figurait dans le bouquet de textes sur le feu.
    Et à propos des volcans, voici un extrait de la lettre de Pline le jeune sur les 1ères observations de son oncle, le savant Pline l’Ancien, lors de l’éruption du Vésuve en 79, et sa mort à Stabies ( càd Castellammare di Stabia); j’en avais donné une autre partie. Je ne me lasse jamais de le relire!  » LETTRE XVI. PLINE A TACITE.
    « Il ( mon oncle) était à Misène, où il commandait la flotte. Le 23e d’août, environ une heure après midi, ma mère l’avertit qu’il paraissait un nuage d’une grandeur et d’une figure extraordinaire. Après avoir été quelque temps couché au soleil, selon sa coutume, et avoir pris un bain d’eau froide, il s’était jeté sur un lit, où il étudiait.
    Il se lève, et monte en un lieu d’où il pouvait aisément observer ce prodige. Il était difficile de discerner de loin de quelle montagne ce nuage sortait. L’événement a découvert depuis que c’était du mont Vésuve. Sa figure approchait de celle d’un arbre, et d’un pin plus que d’aucun autre; car, après s’être élevé fort haut en forme de tronc, il étendait une espèce de branche. Je m’imagine qu’un vent souterrain le poussait d’abord avec impétuosité, et le soutenait. Mais, soit que l’impression diminuât peu à peu, soit que ce nuage fût affaissé par son propre poids, on le voyait se dilater et se répandre. Il paraissait tantôt blanc, tantôt noirâtre, et tantôt de diverses couleurs, selon qu’il était plus chargé ou de cendre ou de terre. Ce prodige surprit mon oncle, qui était très savant; et il le crut digne d’être examiné de plus près.
    Il commande que l’on appareille sa frégate légère, et me laisse la liberté de le suivre. Je lui répondis que j’aimais mieux étudier; et par hasard il m’avait lui-même donné quelque chose à écrire. Il sortait de chez lui, ses tablettes à la main, lorsque les troupes de la flotte qui étaient à Rétines, effrayées par la grandeur du danger (car ce bourg est précisément à Misène, et on ne s’en pouvait sauver que par la mer), vinrent le conjurer de vouloir bien les garantir d’un si affreux péril. Il ne changea pas de dessein, et poursuivit avec un courage héroïque ce qu’il n’avait d’abord entrepris que par simple curiosité. Il fait venir des galères, monte lui-même dessus, et part dans le dessein de voir quel secours on pouvait donner non seulement à Rétines, mais à tous les autres bourgs de cette côte, qui sont en grand nombre à cause de sa beauté. Il se presse d’arriver au lieu d’où tout le monde fuit, et où le péril paraissait plus grand; mais avec une telle liberté d’esprit, qu’à mesure qu’il apercevait quelque mouvement ou quelque figure extraordinaire dans ce prodige, il faisait ses observations et les dictait.
    Déjà sur ces vaisseaux volait la cendre plus épaisse et plus chaude, à mesure qu’ils approchaient ; déjà tombaient autour d’eux des pierres calcinées et des cailloux tout noirs, tout brûlés, tout pulvérisés par la violence du feu; déjà la mer semblait refluer, et le rivage devenir inaccessible par des morceaux entiers de montagnes dont il était couvert ; lorsque, après s’être arrêté quelques moments, incertain s’il retournerait, il dit à son pilote, qui lui conseillait de gagner la pleine mer: « La fortune favorise le courage. Tournez du côté de Pomponianus. »
    Pomponianus était à Stabies, en un endroit séparé par un petit golfe que forme insensiblement la mer sur ces rivages qui se courbent. (….)
    Après s’être baigné, il se met à table, et soupe avec toute sa gaieté, ou (ce qui n’est pas moins grand) avec toutes les apparences de sa gaieté ordinaire. Cependant on voyait luire, de plusieurs endroits du mont Vésuve, de grandes flammes et des embrasements dont les ténèbres augmentaient l’éclat. Mon oncle, pour rassurer ceux qui l’accompagnaient, leur dit que ce qu’ils voyaient brûler, c’étaient des villages que les paysans alarmés avaient abandonnés, et qui étaient demeurés sans secours. Ensuite il se coucha, et dormit d’un profond sommeil; car, comme il était puissant, on l’entendait ronfler de l’antichambre. Mais enfin la cour par où l’on entrait dans son appartement commençait à se remplir si fort de cendres, que, pour peu qu’il eût resté plus longtemps, il ne lui aurait plus été libre de sortir. On l’éveille; il sort, et va rejoindre Pomponianus et les autres qui avaient veillé. Ils tiennent conseil, et délibèrent s’ils se renfermeront dans la maison, ou s’ils tiendront la campagne : car les maisons étaient tellement ébranlées par les fréquents tremblements de terre, que l’on aurait dit qu’elles étaient arrachées de leurs fondements, et jetées tantôt d’un côté, tantôt de l’autre, et puis remises à leurs places. Hors de la ville, la chute des pierres, quoique légères et desséchées par le feu, était à craindre. Entre ces périls, on choisit la rase campagne. Chez ceux de sa suite, une crainte surmonta l’autre : chez lui, la raison la plus forte l’emporta sur la plus faible. Ils sortent donc, et se couvrent la tète d’oreillers attachés avec des mouchoirs; ce fut toute la précaution qu’ils prirent contre ce qui tombait d’en haut. Le jour recommençait ailleurs; mais dans le lieu où ils étaient continuait une nuit la plus sombre et la plus affreuse de toutes les nuits, et qui n’était un peu dissipée que par la lueur d’un grand nombre de flambeaux et d’autres lumières. On trouva bon de s’approcher du rivage, et d’examiner de près ce que la mer permettait de tenter; mais on la trouva encore fort grosse, et fort agitée d’un vent contraire. Là, mon oncle ayant demandé de l’eau et bu deux fois, se coucha sur un drap qu’il fit étendre. Ensuite des flammes qui parurent plus grandes, et une odeur de soufre qui annonçait leur approche, mirent tout le monde en fuite. Il se lève, appuyé sur deux valets, et dans le moment tombe mort. Je m’imagine qu’une fumée trop épaisse le suffoqua d’autant plus aisément, qu’il avait la poitrine faible, et souvent la respiration embarrassée. Lorsque l’on commença à revoir la lumière (ce qui n’arriva que trois jours après), on retrouva au même endroit son corps entier, couvert de la même robe qu’il portait quand il mourut, et dans la posture plutôt d’un homme qui repose que d’un homme qui est mort. » (…)
    C’est un document d’une importance rare. http://remacle.org/bloodwolf/philosophes/plinejeune/six.htm

  8. bonjour…
    je suis un spontané aussi que le thé et doux comme le lait , mais après une journée longue de travail avec une chaleur par la faute d’un soleil de feu qui c’est échapper des mains d’un zeus , il me faut une bonne douche pour renaître de mes cendres comme le phénix , ne craignait rien mes dames je ne vais pas me mettre a vous chanter la poésie de phénix …l’oiseau de feu qui renaît de ses cendres…tatata…tatatiti ….bon après la douche je dois faire un peu ceci et un cela ….je vous écrirais un texte de feu et du ciel et du tonnerre engendré de misère et de larmes …bon de mon mieux …mais moi la douche …cela libère mon esprit …qui après vagabonde dans les mots ..a l’eau ..GO!GO!

  9. par un jour d’orage de feu , le ciel c’est fendu en deux , un jeune légionnaire gagnant de son ardeur de blessure en victoire , un jour de l’année 1950 il sait fais parachutiste légionnaire pour bousculer sa chance , la légion ne se laisse séduire, l’esprit du légionnaire parachutistes, et le plus droit et le moins humain , dans l’épreuve ils reste calme et serein, avec fierté il fait la guerre les mains tâchées du sang qui embellit les âmes de ses morts , ne cherchant pas la la prestance qui parfois le conquérir , a chaque assaut furieux dans des larmes de feu il revient serein comme le souverain de tout chemin , toi jeune légionnaire au 2 BEP en ton sillage tu t’est couronné d’honneur , de ton sang versé d’une rivière silencieuse en ton sein de briscard du tonkin , tu était amoureux du panache et tu crier le mépris au danger , le bruit sourd de ta mitrailleuse de Ke Sat a Nghia Lo résonnée d’épopée , un jour en pleine journée sous un rude soleil , Điện Biên Phủ voulu devenir ta dernière demeure , plusieurs fois touché ta viande a terre tu crier sans relâche , je ne reculerais pas , je tiendrais a la mort ,a l’heure de l’adieu un légionnaire de passage me dit , camarade je te remet ta viande ici et la , de la morphine et du bandage te voila comme neuf , tiens encore 15 minutes , après tu pourras partir si tu veux au royaume des cieux , ce qui en ressort de cette terrible journée , c’est que je devais pas être un enfant gentil ni un bon chrétien , j’ai pas vue arriver les ailes d’argent des oies sauvages , non plus un ange me tenir la main , on laisse le diable vivre pour que le reste de sa vie ….un jour il devient un sage ….a demain les filles …..j’ai soif …GO!GO!

    • Bonne soirée Klaus, avec une sortie du côté des voisins et des voisines bonnes cuisinières ?
      C´est la saison des figues, il doit certainement y avoir une tarte aux figues qui cuit en ce moment. Les figues de Solliès , un petit bourg qui ne doit pas être très loin de chez vous , il me semble. J´ai un petit pot ( très petit ) de confiture de figues, que je vais bientôt entamer.
      J´aime bien la confiture de figues , mais pas tellement les figues séchées.
      Je vous laisse , l´eau de la douche est chaude encore, bientôt elle sera froide , et on sait comment vous aimez l´eau chaude , hi-hi…

  10. Le cœur qui s´enflamme est une constante éternelle. On dit d´ailleurs un cœur d´amadou , ce qui est plus élégant qu´un cœur d´artichaut : )
    -Le feu bruslant, ou la torche allumée-
    Le feu bruslant, ou la torche allumée
    Perd sa lueur aus rayons du Soleil :
    Et mon amour qui n’a point de pareil,
    Tout autre amour fait couler en fumée.

    Voyla pourquoi mon ame accoustumée
    A ressentir les esclairs d’un bel oeil,
    Vit au milieu d’un brasier nompareil :
    Opiniastre à se voir consumée.

    Ni la rigueur des moys plus froidureus,
    Ni la saison des moys plus verdureus,
    Ni leur frecheur, ne me sçauroient esprandre.

    Tel que je suis, je dure en mon ardeur :
    Ou pour mieux dire, estouffant ma froideur,
    Amour me change en une Salemandre.
    de Jean de La GESSEE ( 1551-1596) .
    La salamandre avait la réputation de ne pas craindre les flammes. L´animal symbolique de François 1er, et on voit plusieurs belles salamandres sculptées au château de Chambord.
    Les plus spectaculaires , sont la salamandre du Japon , et la salamandre de Chine, des bestioles de 2 mètres environ… Heureusement , elles sont loin de chez nous, mais avec la mondialisation, on ne sait jamais. On a bien trouvé des vers de terre géants en Bourgogne…

  11. Klaus nous parlait de l’oiseau de feu; voici des images de « L’ Oiseau de feu » de Stravinsky, dans une mise en scène de Maurice Béjart :

  12. « Lullaby » est le titre d’ une des pièces de  » L’Oiseau de feu » de Stravinsky, comme de films, courts-métrages, nouvelles et chansons dont  » Lullaby of Birdland », dont voici l’interprétation par Sarah Vaughan ( une de mes préférées); oui, c’est tiré par les cheveux….

  13. du feu de dieu ,par la foudre est le feu du ciel et de tout les saints , l’âtre du diable chauffe la terrasse , un grand feu créateur de zeus et dévastateur pour la cochonnaille et entrailles qui finira sur le dessus de table , apprêté avec amour et son tout , les portes de l’enfer sont au domaine , le brasier du barbecue a les couleurs d’un feu boisé , je sort les andouillettes du plat , je rigole une me fait l’andouille elle ressemble a dark vador , que la force soit avec moi , nous mangeons barbecue se soir , andouille , cotes de porc , lard , cotes d’agneau , oignons , pomme de terre , poivron , piment pour la douceur …cela pour 130 gros mangeurs , il fait 60°C en terrasse , menfin il est grandiose notre barbecue il fait tout le coté du mur ( il peut rôtir deux moutons , un cochon , un ou deux humains et deux ou trois chiens , et un chat ….tiens voila le vin ……on fête, le saint du jour , le saint-repas , ici point d’hippolyte,….

    bon comme je suis un peu con et bête….je sais que les saints ne sont que des femmes , avec leurs défauts, leurs faiblesses…..cela dépend du bonnet…..hi!hi!….chapeau klaus …a demain matin ….GO!GO!

    • Bon courage Klaus , pour tourner la manivelle du tourne-broche. J´espère que quelqu´un va prendre le relais pour vous laisser manger une p´tite côte de mouton.
      Et attention au chien du château. Ne mettez pas les saucisses et côtelettes par terre , il va croire que c´est pour lui. C´est ce qu´on avait fait à La Réunion , quand on avait fait un BBQ, avec deux grosses entrecôtes . Suzanne ( la chienne ) a cru que c´était pour elle : ))) Alors nous deux et notre toubib coloc , nous sommes allés nous faire cuire un œuf chacun et chacunes : ))

  14. Pour finir la soirée en musique, il me reste la musique originale du film « Les chariots de feu » par Vangelis….puisque nous sommes dans les JO… bonne fin de soirée à tous.

    • Monique , quelle surprise! quand j’ai entendu parler de ce film, lors du dc de la princesse Diana et de son ami Dodi al Fayed , ce dernier tant le producteur, je croyais que c´était un péplum !
      Avec google , je continue d´en apprendre de toutes sortes. On ne saurait plus s´en passer !
      La musique , par contre, je la connaissais très bien.
      Le scénario du film me tente, je vais solliciter encore le fils . Il sait comment faire.
      Merci de nous rappeler la touchante légende du colibri.
      Bonne soirée , à tous.

      • C’est vrai, Darie que tout ce que nous écrivons ici vient de ggle ou de wkpdia, même si nous avons beaucoup lu et étudié, notre mémoire ne peut pas tout retenir sur un demi siècle de lecture ! je ne m’intéresse pas du tout au sport et c’est vrai que les Chariots de feu me parlent plutôt de pionniers et d’aventures. Une très belle musique, Vangelis est passé maître de ce genre. Bonne soirée aussi avec un extrait du Feu de Gabriele d’Annunzio

        « .Un après-midi de novembre, il revenait du Lido sur le bateau à vapeur, accompagné de Daniele Glàuro. Ils avaient laissé derrière eux l’Adriatique en tempête, l’entrechoquement des lames glauques et blanches sur les sables déserts, les arbres de San-Niccolò dépouillés par un vent de proie, les tourbillons des feuilles mortes, les fantômes héroïques des départs et des arrivages, le souvenir des arbalétriers joutant pour l’écarlate, et des galops de lord Byron dévoré par le désir de surpasser son destin.
        Moi aussi, j’aurais aujourd’hui donné un royaume pour un cheval ! — dit Effrena en se raillant lui-même, irrité par la médiocrité de la vie. — Ni une arbalète ni un cheval à San-Niccolò, et pas même le courage d’un rameur ! Perge audacter… Nous voilà sur cette ignoble carcasse grise qui fume et gargouille comme une marmite. Regarde Venise qui danse, là-bas !
        Le courroux de la mer se propageait sur la lagune. Les eaux étaient agitées par un frissonnement rude, et il semblait que cette agitation se communiquât aux assises de la ville. On voyait les palais, les coupoles, les campaniles tanguer comme des navires. Les algues arrachées des fonds flottaient avec toutes leurs racines blanchâtres. Des troupes de mouettes tournoyaient dans le vent ; et, de temps à autre, on entendait leur étrange rire suspendu aux mille crêtes de la bourrasque.

        Wagner ! — dit à voix basse Daniele Glàuro, saisi d’une émotion brusque, en indiquant un vieillard appuyé au bordage de la proue. — Là, avec Franz Liszt et avec Donna Cosima, le vois-tu?
        Le cœur de Stelio palpita plus fort ; pour lui aussi disparurent soudain toutes les figures environnantes, s’interrompit l’ennui amer, cessa l’oppression de l’inertie ; et le seul sentiment qui subsista fut celui de surhumaine puissance éveillé par ce nom ; et la seule réalité qui plana sur tous ces fantômes indistincts fut le monde idéal évoqué par ce nom autour du petit vieillard penché vers le tumulte des eaux. »

  15. Pour ceux qui aiment, comme moi, les légendes amérindiennes, voici celle du « colibri », elle est très connue :

    « La parabole du colibri :

    Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! »
    Et le colibri lui répondit : « Je le sais, mais je fais ma part. »

  16. salut ..
    pourquoi ne jamais être spontané, je le suis toujours suivant le son du troubadour toujours prêt a faire un tour , ce matin j’ai vue de mes yeux vues trois bon sacristains , des douceurs du bon-dieu acompagné de multiple apôtres enrobé de crème pâtissière , c’est bien devant une vitrine de patisserie et viennoiseries que ton estomac danse la valse , depuis ce dimanche matin a trois pas de la maison de zeus je sais que la genèse n’est point parole d’évangile , le petit amaigri beatnik n’avait donc bien plus de douze apôtres , je sais sa fouette la vérité , ptin tin-toin , cela est vrai quand on voit la tristesse des beatniks, on comprend pourquoi c’est interdit le christianisme , et vi c’est ainsi soit ‘il que cela se passe avec klaus du domaine et non de nazareth , c’est pas de colucci ce nouveau testament de la tradition chrétienne abrahamique et monothéiste de solitude tous ensemble , tous ensemble , tous ensemble , c’est écrit sont d’un grand prophète non-violent de temps en temps , qui professe les fesses comme les messes , basée sur la croyance et la voyance de la belle patissière , ces bon sacristains ont finit comme l’atlantide engloutis par toutatis , ces trois bon athénien, athénienir disparus non a la suite d’un déclin fatal , mais pour un festin dut a une forte dalle….ces trois bon sacristains disparu au milieu de l’océan et du néant estomacale non banal , loin de santorin mais d’un village voisin ….etc cela n’est point mythique ni historique du triangle des bermudes a faire briller les cristaux de la pré-antiquite dans sa simple pratique ….amen …je taquine la religion …juste cela …GO!GO!

  17. Bonjour! C’est vrai que le clergé a fourni beaucoup de noms de pâtisseries, et Klaus en connaît un rayon.
    Les infos corses, et la manière dont elles sont traitées par BC mettent en colère; confondre commune et communauté….
    Un petit tour en Terre de feu pour se rafraîchir un peu?
    « Avant l’arrivée des Européens, la région était habitée par des Amérindiens depuis près de 12 000 ans. Les Selknams étaient essentiellement des chasseurs-cueilleurs, alors que les Yagans et Alakalufs étaient des pêcheurs nomades vivant dans les nombreux canaux. C’est d’ailleurs les feux allumés par ceux-ci, et qui étaient visibles depuis l’océan, qui donnèrent son nom à l’archipel. Ce nom fut choisi par Fernand de Magellan, premier Européen à atteindre les îles et à traverser le détroit qui porte son nom, en 1520.
    Les navigateurs supposèrent que la Terre de Feu était un continent jusqu’en 1578, quand Sir Francis Drake remonta suffisamment au sud pour être convaincu qu’elle était entourée d’eau mais la première circumnavigation de la Terre de Feu fut effectuée par l’expédition Garcia de Nodal en 1619. » etc sur wk.

  18. je vais vous écrire les premiers mots d’une œuvre que j’ai fait lecture comme d’autres de jiddu krishnamurti, je ne feuille pas toujours lui ou télé-magasine , il m’arrive parfois de lire du non mécréant ..la spontanéité….tout le monde cultive une pose. il y a la démarche et la pose du businessman prospère, le sourire de celui qui est arrivé; il y a la pose et les attitudes de l’artiste, il y a la pose de la discipline respectueuse et la pose de l’ascèse rigoureuse. il y a la pose de la jeune femme snob, empreinte de dignité, consciente de son corps, de ses regards et de l’impression qu’elle produit sur les autres….j’aime beaucoup une de ces citatons ….qui de nos jours prend tout son sens ..( il est bon de naître dans une religion mais pas d’y mourir…) GO!GO!

  19. Bonjour toutes et tous , grand beau soleil qui brille de tous ses feux présentement , tant mieux .
    On dit parfois « se brûler les ailes » , quand on s´est approché trop près de la gloire, et que le mental n´a pas pu l´affronter. Il y a beaucoup d´exemples dans le monde du showbizz d´artistes tombés très bas , et qui ne s´en sont pas relevés , ou mal .
    Maintenant, ils et elles sont plus alertés sur les dangers. Il faut quand même des nerfs solides pour accepter de retomber dans l´anonymat , ou pour persévérer quand le succès s´éloigne.
    En voyant la petite plaie de la petite Pussel , qui est repartie hier . Mon Dieu , quelle hystérie ! Elle faisait des bonds de 50cms , galopait de la voiture à l´entrée et vice-versa, comme une course-relais à gagner : )) et on ne s´entendait plus parler. J´ai donc pensé aux blessés des champs de bataille d´autrefois, qu´on cautérisait avec une lame chauffée à blanc. Klaus a eu aussi des soins de première urgence dans les jungles ou les maquis. Il faut un bon gros bout de tissu roulé pour serrer les dents, et sans les casser .
    Mais moi aussi , j´ai eu ma part , avec des fichus verrues qu´on m´a brûlées à l´azote liquide !
    J´en ai encore des cicatrices ici ou là. Je ne disais rien … ne disais rien… voyais le petit goupillon fumant s´approcher…. gardais mon calme jusqu´à la dernière seconde … et puis
    j´entendais PPpsssscchhh….. ça grillait la peau en profondeur : ((((
    Je ne sais pas si on a découvert d´autres méthodes plus soft , mais en tous cas, j´ai soigné
    les verrues plantaires de filles ( natation intensive durant plusieurs années, cela ne pardonne pas …) , avec de l´argile. En 10 jours , chaque nuit, sans interruption surtout !!! , cela disparait sans laisser de trace. Bonne journée tout le monde , plus de soleil déjà , zut …

  20. je n’ai jamais eu peur de ma vie , je n’ai jamais eu peur de mourir. cela n’a rien d’héroique, non plus de l’insouciance de la jeunesse , je n’avais rien a gagné ni a perdre même ma propre vie , dans ma vie j’ai eu du courage du dévouement , de la cruauté , du rire , du sourire , des larmes , je n’ai rien demandais a la France , rien depuis toujours , je lui dois rien elel me dois rien , dieu non plus , je lui dois rien , j’ai tout quitter tout perdu , ma dignité aussi et l’amour , je suis pardonner depuis longtemps , par moi-même et par mon ombre , je sais que cela est la vie mais je commence en avoir ras le képi depuis 54 ans on nous craches dessus , je sais on m’a raconter ,certains camarades légionnaires arrivant de l’algérie en 1962 se sont fait cracher dessus au nom d’assassin , les gens leurs jeter de stomates pourris des oeufs de la pisse quand ils arrivait par bateau , de marseille a toulon , moi je suis revenus en France en 1967 , pendant ces années la j’ai combattu ici et la , mais je crois bien que mon bol se trouve trop plein ( Respectez la langue française par pitié!!!, Pourriez-vous traduire en français?, Relisez-vous avant de valider!) , cela me rend légèrement méchant , en ville non chez nous , encore des étrangers qui arrivent manger le pain des français et autres , c’est comme cela tout les jours , les gens se foutent de nous , de ce que nous avons fait pour leur France , j’ai donner mon sang et de mes tripes pour elle , ils ont fait quoi eux pour leur patrie , l’algérie la guerre , pour moi non pour l’époux de Monique était des vacances une ballade au soleil a coté de l’indochine , j’ai rien demandais non jamais , mais un peu de respect , que cela soit sur internet ou dans la vie de tout les jours , oui j’ai un accent oui je suis un étranger , mais je demande rien a personne et ne doit rein a personne , vous comprenez la pourquoi après ma retraite en 1977 j’ai point voulu une vie de civil en plein milieu du monde , entre nous nous sommes qu’un sans couleurs ni religion ni accent , je vais encore tenir un peu car j’ai de la force d’esprit , mais je suis un vieux et fatigué de tout de vivre aussi , car le passé est la comme les rires et les larmes …je pense de plus en plus a fermer a jamais internet et faire autre comme lire au jouer aux petits chevaux ou a l’oie , ou peindre sur une toile pour passer le temps un nage blanc qui me dit ….père pardonne leur ils savent pas ce qu’il font ….hi!hi!…..je suis sans haine mais pas sans mémoire ..BOn dimanche a vous toutes a lundi matin ..bises ..GO!GO!

    • Bonjour Klaus , mais non , vous n´êtes pas fatigué de tout , vous avez des voisins très sympas dans les environs du château qui n´attendent que votre visite, et leurs petits enfants aussi.
      Le barbecue a été bon hier ? Avant de partir à La Réunion , j´ai organisé un grand barbecue avec un des deux moutons de mes parents. Ils tondaient la pelouse , et chez les cousins plus loin , c´était un âne. Celui-là avait dû partir, pour cause de nuisances sonores. HI-HAN !!!!
      Les moutons , c´est plus discret , et puis ça se mange . Nous étions plus malins , hi-hi…
      L´autre mouton a été découpé en côtelettes et gigots , par un boucher venu exprès chez nous.
      Quelle horreur de voir ça , je n´ai pas beaucoup regardé . Mais les côtelettes étaient délicieuses. Mon père a récidivé avec des colverts. Il y en avait une soixantaine , peut-être plus ou peut-être moins , c´était impossible de compter ce troupeau , qui bougeait tout le temps : )))
      Il y a des restes de saucisses grillées pour les tapas de l´apéro ? avec deux olives , toujours deux olives , pas plus , hi-hi..

  21. Hello bonjour à tous, chaleur et torpeur les deux mamelles de l’été, on étire sa paresse (c’est mieux que tirer sa flemme..) ! ici silence total, calme plat, c’est la mer des champs sans vague. Toujours Giono, on trouve tous ses livres en collection de poche pour une somme dérisoire :

    « «Je ne connais pas la Provence…»

    Je ne connais pas la Provence. Quand j’entends parler de ce pays, je me promets bien de ne jamais y mettre les pieds. D’après ce qu’on m’en dit, il est fabriqué en carton blanc, en décors collés à la colle de pâte, des ténors et des barytons y roucoulent en promenant leur ventre enroulé de ceintures rouges; des poètes officiels armés de tambourins et de flûtes « bardent » périodiquement en manifestations lyriques qui tiennent moins de la poésie que d’une sorte de flux cholériforme.
    J’aime la noblesse et la grâce, et cette gravité muette des pays de grande valeur. Non, je n’irai jamais dans cette Provence qu’on me décrit.
    Pourtant j’habite les pentes d’une colline couverte d’oliviers et, devant ma terrasse, Manosque et ses trois clochers s’arrondit comme une ville orientale.
    La Durance qui coule au fond de notre petite vallée sent déjà s’approcher les grandes plaines du Comtat. Pendant les crues de cet hiver, les hautes barres d’eau qui traversaient notre vallée mettaient à peine sept heures pour aller à Avignon.
    Et la montagne de Lure nous abrite; or elle bouche le mont Ventoux, et ce pays-ci je ne le quitterai jamais; il m’a donné, il me donne encore chaque jour, tout ce que j’aime.
    On est d’abord touché par un silence qui repose sur toute l’étendue du pays. Sur les vastes plateaux recouverts d’amandiers à l’époque où les arbres sont en fleur, on entend à peine le bruit des abeilles. On peut marcher des journées entières seul avec soi-même, dans une joie, un ordre, un équilibre, une paix incomparables. Non pas tous à la fois, mais un à un, vous laissant toujours un ami végétal et fleuri qui vous accompagne un peu plus loin puis vous laisse, vous ayant confié à un autre, et ainsi la terre peu à peu monte et vous fait pénétrer dans le ciel à mesure que vous passez des bras de l’amandier aux mains des tilleuls, puis des châtaigniers, puis des trembles et alors l’ondulation des terres vierges toutes nues se compose devant vous avec les lentes harmonies d’une ivresse divine.
    Il faut alors quelques pas – et ils ont l’air de parcourir une distance magique – pour apercevoir la toiture du monde; les immenses montagnes avec leurs pentes glacées. Il a suffi d’un jour pour que ce pays vous ait fait comprendre l’organisation la plus noble de la terre. Sa simplicité pleine de sagesse vous a obligé à la plus paisible, à la plus durable des joies. Il vous a entouré d’une logique si éblouissante que vous êtes désormais habité par un dieu de lumière et de pureté.
    Mais il prépare votre retour par des chemins noués à des ruisseaux. Rien ne troublera plus votre sérénité. Le mariage de votre âme et de ce pays ne se défera plus. Pour retrouver les hommes, vous n’avez plus besoin de descendre. Vous les trouverez à cette hauteur: silencieux et sévères comme la terre, travaillant dans des champs qui entourent des temples, labourant des vergers d’oliviers au milieu de l’ordre des collines, reposant leurs regards par le spectacle de leurs villages agglomérés comme des nids de guêpes au milieu de la blanche odyssée des nuages.
    Vous aurez le désir d’être comme eux; vous entrerez sous la couverture de tuiles du village gris. On vous verra peut-être encore une fois au détour du chemin et puis vous pénétrerez sous la toiture du village et on ne vous verra plus: comme ces ruisseaux d’eau pure que personne ne voit, qui vivent sous la toiture des montagnes, dans la splendeur des roches profondes; comme tous ceux qui on disparu ici dont on n’entend jamais plus parler, et puis, un jour, à la croisée d’un chemin, on rencontre un homme, on se dit:
    « Mais je le connais. »
    Puis on se dit:
    « Mais non, voyons, il n’était pas si vert. »
    Ne l’ayant pas reconnu tel que la joie et la paix quotidiennes l’ont changé.
    Il paraît qu’il existe une Provence en félibres.
    Je ne la connais pas. »

    Autant dire que je n’irai jamais vivre dans cette superbe région où il fait beaucoup trop chaud et soumise, hélas, aux incendies criminels. Je pense à Nino Ferrer qui est parti un 13 août…. oui aujourd’hui on dirait le Sud pour toujours et le temps dure longtemps :

    • Beau texte Monique , mais il y a tant de poésie en la Provence. Je ne suis allée que trois fois dans le sud de la France , mais j´en ai un bon souvenir. Les cigales , la garrigue et les roches immaculées , c´est surtout cela que j´ai en mémoire. Mais comme vous, je ne pourrais jamais y habiter. Surtout à cause de cette chaleur que je ne supporte pas. Et puis je pense aussi qu´il y a trop de monde pour moi. Je déteste le trafic intense et la foule , même modeste.
      Je vous ai répondu sur le fameux « communiqué » … , un article que j´ai découvert ce jour. On lit de ces choses maintenant ! Je comprends pourquoi vous étiez fâchée hier. Il y de quoi.
      La grande fille 2 et son boy-friend ( très charmant garçon , bien élevé , calme , gai , tout les qualités que j´aime bien : )) sont partis avec les kayaks , le matériel de camping , et les gilets de sauvetage surtout. C´est la seconde virée , il et elle sont rentrés de Öland , une île sur la Baltique , que nous connaissons bien. Il/elle nous ont ramenés un pot de confiture artisanale de tomates ( délicious ! ) et un pot de miel parfumé au gingembre et fleurs de sureau, très bon aussi .

      • Hello Darie, il faut être un natif pour pouvoir vivre en Provence et dans le Sud en général, mais je suppose que les gens du Sud ont froid dans notre Nord et se demandent comment nous pouvons supporter les vents, les brumes et les pluies souvent cinglantes…. et puis je suis comme vous je n’aime pas la foule, le monde qui vous bouscule, le bruit, le trafic des voitures, les feux de signalisation où il faut courir, je vais en ville quand j’y suis obligée.
        Je vois qu’il y a de belles virées chez vous, je ne connais pas mais ce doit être une autre vie, j’aime bien le « boy-friend » peut être un prétendant à la place de « gendre » ??? les confitures de tomates vous allez rire mais je ne crois pas en avoir mangé mais je me souviens des petites tomates vertes de ma grand mère, façon cornichons, si fortement vinaigrées qu’il fallait s’accrocher à la table…. et surtout avoir de la magnésie pour les brûlures d’estomac qu’elle devait avoir en béton !
        Je viens de lire votre commentaire, je pense que nous allons en baver encore huit mois, ils seront terribles, pépère va se venger de ce qu’il est haï par bon nombre, pour que le prochain élu ait toutes les difficultés possibles…. il y a des personnages qui devraient être mis aux arrêts et je le dis souvent, je crois qu’un jour il y aura un autre Nuremberg,je ne suis pas la seule à le prédire.

      • Si ce n´est que huit mois … Mais je crains que les problèmes ne soient trop difficiles à résoudre.
        J´ai regardé sur le site du journal Ri….. , des vidéos sur la Suède, et « on ne nous dit pas tout » , on peut le dire en riant , mais c´est inquiétant. L´ennui , c´est qu´il n´y a pas de débats animés comme en France. Même discuter en famille est difficile car il est « impoli » de contredire un interlocuteur ( je l´ai vu très vite). Même ma fille m´a dit un jour (j´avais voulu parler des évènements en Tunisie à leurs débuts avec ma voisine) que , « En Suède, on ne parle ni de politique , ni de religion. Comment tu as pu parler de cela à Untelle !? Cela ne se fait pas! »
        Et tout cela , parce que je lui avais dit mon étonnement que Untelle ne me répondait pas , que je discutais toute seule, et que finalement j´avais parlé de ses enfants.
        Cette personne me regardait avec un air de commisération, et je me sentais toute bête au bout de 10mn de monologue, à commenter les faits et craindre l´effet domino sur la région.
        Même à la maison, j´entendais que j´étais « obsédée » (sic) par ces pays ! Pourtant , mon flair ne m´a pas trompée, et il a fait amende honorable ensuite ( forcement !)

  22. J´avais toujours en tête que l´amadou était une poudre comme le salpêtre , mais j´ai sonné wiki, qui m´a répondu « Présent ! » Et donc l´amadou , nous connaissons tous ce que c´est. Ce sont les gros champignons parasites , comme des sabots et qui poussent sur les arbres, et les détruisent à terme. On en voit souvent sur les troncs d´arbres morts. Nos ancêtres préhistoriques , qui avaient trouvé comment allumer un feu, s´en servaient déjà. Et on en a même trouvé dans le sac de Ötzi , le chasseur pris dans les glaciers des Alpes. Avec la fonte des glaciers qui s´intensifie, nous allons voir apparaitre le reste de la famille … hé-hé…

    • Darie, j’ai un prunus qui n’en fini pas de mourir, il a ce » polypore à fructification coriace en forme de console plutôt massive, qui peut atteindre jusqu’à 40 cm de long  » mais à chaque fois, avec un burin nous cassons ces sabots dès qu’il se forment, voilà déjà cinq ans qu’il survit, il fait des fleurs, mais les bases des troncs énormes (deux parties) perdent leur écorce et sont rongés par les cloportes, il tombe en sciure, pour maintenir ces troncs nous avons installé une grosse chaîne, l’arbre continue de grossir et la chaîne, qui était souple, rentre maintenant dans les troncs, par moment « ça me fait mal » mais il vit encore. Sa sève s’échappe et il fait des gourmands tout autour, c’est un vrai boulot de couper constamment ces rejets… Le jardinier m’a dit qu’un arbre met parfois 6 ou 7 ans pour mourir, j’espère que je ne verrai pas cela. Le prunus est centenaire. .. pour le feu, c’est quand même « le coup des silex » ??? nos champs regorgent de gros silex, c’est la région, il y en a de toutes les couleurs et formes, j’ai tenté avec les enfants de frotter deux silex pour voir l’étincelle, nous n’avons jamais réussi !!! comme le dit mon petit fils : « mamie on n’est pas près de manger un gigot » ! c’est passionnant ce qui ressort des glaciers, on a retrouvé des personnes disparues depuis longtemps et les corps intacts ! cela me rappelle les histoires de trappeur s!!

      • Alphonse BEAUREGARD (1881-1924) poète québécois, il meurt asphyxié au gaz :

        L’arbre mort

        Je connais, au fond d’une anse
        Où sa maigre forme danse,
        Un érable mort,
        Mort nous raconte une histoire
        De s’être penché pour boire
        L’eau claire du bord.

        A le voir nu comme un marbre,
        L’été, parmi d’autres arbres
        Verts et vigoureux,
        On dirait que la nature
        L’a laissé sans sépulture
        Pour un crime affreux.

        Plus tard quand tombent les feuilles
        Quelquefois il les recueille
        Au bon gré du vent ;
        Supercherie enfantine
        Qui lui rend un peu la mine
        D’un arbre vivant.

        L’hiver est plus équitable :
        Comme lui, le misérable,
        Ses frères sont nus,
        Et l’homme qui passe ignore
        Lequel sera chauve encore,
        Le printemps venu. »

      • C´est vrai que le silex sert à faire du feu, nous descendons tous de la famille Pierrafeu , j´aurais dû y penser! J´aimais bien tomber sur cette série parfois , cela nous apprenait l´humilité : ))
        Certaines plages danoises regorgent de silex. J´avais été surprise de cela. C´est en attendant
        un ferry , que nous avions profité d´une petite baignade ( petite , car l´eau était glacée ).
        Mais l´eau , à deux pas du port et de l´embarquement , était propre comme l´eau du robinet.
        Cela aussi m´avait surprise . Bonne soirée , à tous.

    • Darie, je vous ai répondu sur un article, et vous avez raison si on ne peut pas s’exprimer sur le journal, « on en parle chez soi »…. et même en famille, entre voisins et personne n’imagine l’ampleur de nos « conversations ». Celui qui n’a pas encore compris qu’à terme nous étions sacrifiés sur l’autel de la soumission est vraiment un candide. Il y a une comparaison, par exemple, quand un portugais vient au monde il sait qu’un jour il construira sa maison, son emblème c’est une brique, toute sa vie il n’aura de cesse de construire sa maison…. de même pour le msl… la conquête est inscrite dans sa culture et c’est un devoir (à n’importe quel prix) nos faiblesses, notre lâcheté, sont exploitées et jamais, depuis des siècles, nous n’avons vu un tel nombre de migrants arriver chez nous…. c’est le suicide de l’Europe , c’est elle qui se saborde. Ce sera difficile en 2017 et je ne vais pas faire de prosélytisme ce n’est pas le lieu, mais je ne vois personne qui puisse nous sauver de ce qui se profile, il est trop tard ! nous ne pourrons que qu’instaurer quelques lois gagner du temps, mais nous céderons au nombre….. c’est une tactique que papy doit connaître comme dans Fort Alamo ! il a dû traverser ces moments là…. le nombre ! ……le breton a connu une telle situation, paumé dans le djebel, entouré de montagnes, sa compagnie tombe dans une ambuscade, ils ne sont qu’une poignée et ils vont se défendre jusqu’à la dernière munition mais il y a la radio, le SOS lancé est entendu, deux compagnies arriveront à temps pour les tirer de là, pas un seul blessé mais les autres ont trinqués si j’ose dire….. ce fut une chance qu’ils ont copieusement arrosée ce jour là en rentrant au camp…. dans dix mois, nous devrons peut être voter pour quelqu’un qu’on n’aime pas, nous ne pouvons nous offrir le luxe de voir cette politique réélue, ce serait pire qu’un tremblement de terre. Bonne fin de soirée à tous.

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