Le portent sans l’ avoir

imageBéguinage de Bruges (copyright)

« Originaire de Belgique, plus précisément de Liège, le mot « béguin » vient du premier couvent de béguines, au XIIe siècle, où les religieuses portaient cette coiffure faite d’une toile fine.

Ainsi, croisée avec l’expression « être coiffé de quelqu’un », qui signifie « être aveuglé par quelqu’un », « avoir le béguin » est rapidement devenue une formule courante pour affirmer l’amour ressenti par une personne. »

Béguin est le charmant mot du jour.

 

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80 réflexions sur “Le portent sans l’ avoir

    • Bon courage Klaus , et laissez un peu de travail aux jeunes . Vous avez un peu regardé les
      résultats hier soir ? Ils ne s´aimaient pas , maintenant , ils se font tous les yeux doux !
      C´est tordant de voir comment on peut d´abord se tirer dans les jambes durant des semaines , puis faire des assauts de charme un soir . C´est beau comme un roman de gare : ))

  1. Bonjour , la journée d´hier s´est achevée avec une Belle surprise ( j´ai ri beaucoup en voyant que c´était vraiment La « Belle » Alliance , j´avais cru qu´un journaliste s´était payé de mots enjoliveurs !
    Mais non , c´était exact ! Rire . « Elle » a un peu volé en miettes , mais c´est le jeu politique …
    Passons aux choses plus plaisantes , merci Dominique de nous proposer ce beau sujet .
    Le fils de l´ancêtre marin , parti de Hollande ( Hoorn ) a échoué quelques décennies dans cette région de Bruges , puis de Roulers , puis un descendant a échoué à Lille . J´aime beaucoup la généalogie , qui est l´Histoire des « petites gens » que nous sommes : )
    Il y a un béguinage aussi à Courtrai , et ces petites maisons sont tentantes , par leur calme et leur côté « maisons de poupée » , un peu comme un village dans la ville .
    -Béguinage flamand-
    Au loin, le béguinage avec ses clochers noirs,
    Avec son rouge enclos, ses toits d’ardoises bleues
    Reflétant tout le ciel comme de grands miroirs,
    S’étend dans la verdure et la paix des banlieues.

    Les pignons dentelés étagent leurs gradins
    Par où montent le Rêve aux lointains qui brunissent,
    Et des branches parfois, sur les murs des jardins,
    Ont le geste très doux des prêtres qui bénissent.

    En fines lettres d’or chaque nom des couvents
    Sur les portes s’enroule autour des banderoles,
    Noms charmants chuchotés par la lèvre des vents ;
    La maison de l’Amour, la maison des Corolles,

    Les fenêtres surtout sont comme des autels
    Où fleurissent toujours des géraniums roses,
    Qui mettent, combinant leurs couleurs de pastels,
    Comme un rêve de fleurs dans les fenêtres closes.

    Fenêtres des couvents ! attirantes le soir
    Avec leurs rideaux blancs, voiles de mariées,
    Qu’on voudrait soulever dans un bruit d’encensoir
    Pour goûter vos baisers, lèvres appariées !

    Mais ces femmes sont là, le coeur pacifié,
    La chair morte, cousant dans l’exil de leurs chambres ;
    Elles n’aiment que toi, pâle crucifié,
    Et regardent le Ciel par les trous de tes membres !

    Oh ! le silence heureux de l’ouvroir aux grands murs,
    Où l’on entend à peine un bruit de banc qui bouge,
    Tandis qu’elles sont là, suivant de leurs yeux purs
    Le sable en ruisseaux blonds sur le pavement rouge.

    Oh ! le bonheur muet des vierges s’assemblant,
    Et comme si leurs mains étaient de candeur telle
    Qu’elles ne peuvent plus manier que du blanc,
    Elles brodent du linge ou font de la dentelle.

    C’est un charme imprévu de leur dire  » ma sœur  »
    Et de voir la pâleur de leur teint diaphane
    Avec un pointillé de taches de rousseur
    Comme un camélia d’un blanc mat qui se fane.

    Rien d’impur n’a flétri leurs flancs immaculés,
    Car la source de vie est enfermée en elles
    Comme un vin rare et doux dans des vases scellés
    Qui veulent, pour s’ouvrir, des lèvres éternelles !
    …. la suite : http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/georges_rodenbach/beguinage_flamand.html de Georges Rodenbach ( 1855-1898 )
    Ce monsieur a écrit beaucoup sur sa région qu´il devait beaucoup apprécier . Il est mort jeune ,
    d´une appendicite ( péritonite ) , à 43 ans ( cela doit faire souffrir terriblement ) .
    Bonne journée .

  2. Bonjour à tous, frais et beau, merci à Dominique pour cette page intéressante et pleine d’embûches si on va du coté des poétesses néerlandaises, des Biguines, mais le béguin était aussi un bonnet de bébé, tout comme un bibi coquin pour la grisette.

    Voici un site à lire

    mistraletnoroit.free.fr/IMG/pdf/Le_Gand_de_Chateaubriand_et_de_Victor_Hugo.p

    « Nous voici à la Cour Saint-Georges. « La troupe avait pris demeure dans les hautes et belles chambres de l’hôtel Saint-Georges, qui reçoit des voyageurs depuis le XVe siècle, et qui est, avec la Posada de la Sangre de Tolède où descendit don Quichotte, une des plus anciennes hôtelleries d’Europe… » (Brasillach) C’est probablement là aussi que descend Victor Hugo en 1837 car il nous dit voir : « A mes pieds l’hôtel de ville avec ses deux façades, l’une du temps de Louis XIII, l’autre du temps de Charles VIII, l’une sévère, l’autre ravissante… »
    On peut regagner la place du Kouter pour prendre la voiture ou prolonger la promenade à pied pour se rendre au Petit Béguinage, le Klein Begijnhof.
    « Je me dérobais… le plus que je pouvais, à des intrigues antipathiques à mon caractère et misérables à mes yeux… Mon refuge contre les oisifs et les croquants était l’enclos du Béguinage : je parcourais ce petit univers de femmes voilées… consacrées aux diverses œuvres chrétienne… J’étais reçu gracieusement dans l’enclos comme l’auteur du Génie du Christianisme…» (Chateaubriand)
    C’est en continuant sur la route alors campagnarde qui longe le béguinage que le 18 juin 1815, vers midi, Chateaubriand sort de Gand par la porte de Bruxelles. L’événement qui suit lui a inspiré une des plus célèbres pages de ses Mémoires d’Outre-tombe : « J’allai seul achever ma promenade sur la grande route. J’avais emporté les Commentaires de César et je cheminais lentement, plongé dans ma lecture. J’étais déjà à plus d’une lieue de la ville, lorsque je crus ouïr un roulement sourd : je m’arrêtai, regardai le ciel assez chargé de nuées, délibérant en moi-même si je continuerais d’aller en avant, ou si je me rapprocherais de Gand dans la crainte d’un orage. Je prêtai l’oreille ; je n’entendis plus que le cri d’une poule d’eau dans des joncs et le son d’une horloge de village. Je poursuivis ma route : je n’avais pas fait trente pas que le roulement recommença, tantôt bref, tantôt long et à intervalles inégaux ; quelquefois il n’était sensible que par une trépidation de l’air, laquelle se communiquait à la terre sur ces plaines immenses, tant il était éloigné. Ces détonations moins vastes, moins onduleuses, moins liées ensemble que celles de la foudre, firent naître dans mon esprit l’idée d’un combat. Je me trouvais devant un peuplier planté à l’angle d’un champ de houblon. Je traversai le chemin et je m’appuyai debout contre le tronc de l’arbre, le visage tourné du côté de Bruxelles. Un vent du sud s’étant levé m’apporta plus distinctement le bruit de l’artillerie. Cette grande bataille, encore sans nom, dont j’écoutais les échos au pied d’un peuplier, et dont une horloge de village venait de sonner les funérailles inconnues, était la bataille de Waterloo !… »

    Les pages ne répondent pas dès le matin, à plus tard.

  3. Bonjour! cette page avec les béguines et béguinages peut être un havre de paix; je ne connais que le béguinage de Bruges; c’est amusant d’imaginer François-René se réfugiant dans l’enclos du béguinage de Gand; le béguinage Sainte-Élisabeth de Courtrai a l’air bien paisible et charmant. Ce mode de vie revient à la mode, dirait-on:  » Le « béguinage » moderne existe aussi en France, particulièrement dans le Nord, ou c’est un mode de vie collectif où les retraités vivent dans une certaine communauté, en alternative à la maison de retraites »
    Mais le béguinage religieux semble terminé: « La dernière béguine au monde, Marcella Pattyn , meurt en 2013 à Courtrai à l’âge de 92 ans. Son décès représente la fin de cette tradition religieuse huit fois centenaire »

  4. Molière aimait bien le mot « embéguiner »: avoir le béguin…
    « Est-il possible que vous serez toujours embéguiné de vos apothicaires et de vos médecins?» Malade. imaginaire Acte III, Scène 3 , scène très savoureuse entre Argan et son frère, que voici: -http://clicnet.swarthmore.edu/litterature/classique/moliere/mi/mi.III.3.html
    Et aussi dans  » Le Bourgeois gentilhomme « , III, 3  » Ce beau monsieur le comte dont vous vous êtes embéguiné »…

  5. Vivre aujourd’hui en béguinage, c’est vivre ensemble et il s’agit tout bonnement de maisons de retraite. Au XVIIIe siècle, quand on entrait chez les Béguines on en ressortait pas, avant de franchir la porte, il fallait réfléchir ! Hadewijch d’Anvers (ou Hadewych1) était une mystique et poétesse flamande du XIIIe siècle impossible de donner un extrait, la page ne répond pas ! je me demande s’il y a encore des travaux aux alentours !!!

  6. « Avoir le béguin  » , c´est une expression un peu désuète , et j´imagine mal les djeuns
    d´aujourd´hui l´employer ! Mais la remplacer par quoi ? Ah… je sais … : « Je kiffe grave .  »
    C´est bien pour les sketchs : ))
    Les petits béguins innocents au jardin d´enfants sont pourtant très mignons .
    Monique , je suis passée au béguinage de Courtrai l´an dernier , et les maisons étaient
    occupées et soignées . Elles sont si exiguës qu´il n´est pas possible d´y habiter en famille .
    Mais pour un couple , un(e) célibataire , cela doit être plaisant . Le sol était aménagé , de sorte qu´on puisse marcher sans problème entre les pavés . Rouler en vélo , manœuvrer un
    caddy ou une poussette serait impossible !
    J´aurais aimée un coup d´œil dans une des maisons … Mais d´après le pifomètre , il ne faut pas mesurer plus de cinq pieds et demi : )

  7. « Béguines et béguinages (extrait du blog de Patrick Krémer écrivain belge )

    pkremer.over-blog.com/article-la-fureur-d-aimer-d-hadewijch-d-anvers-54694224.html

    « L’origine du terme « béguine » est encore floue. Certains pensent qu’il dérive du vieil allemand beggen qui signifie « prier, mendier » ; d’autres émettent l’hypothèse qu’il serait une déviation du nom d’un prêtre liégeois, Lambert-le-Bègue (mort en 1177), premier défenseur des béguines ; d’autres enfin y voient un lien avec la coiffe portée par ces femmes pieuses en lieu et place du voile des religieuses, le béguin, ou encore avec la couleur beige des habits portés par les ascètes errants. À ce jour, aucune de ces hypothèses n’est tout à fait convaincante.
    Les mêmes incertitudes planent sur l’apparition des premiers béguinages. On mentionne généralement celui d’Alost en 1226, mais certains historiens situent plutôt cet événement en 1242. Par ailleurs, d’autres sources affirment que la première communauté béguinale a vu le jour vers 1180 à Liège. Ce qu’il y a de certain, c’est que ce mouvement s’est constitué en plusieurs étapes, et que les premiers béguinages ne sont apparus que dans un deuxième temps. À partir de ce moment, la progression sera très rapide puisque, sur le seul territoire de l’actuelle Belgique, on dénombrait 38 béguinages en 1260. »

    « Une noble clarté brille doucement en nous
    Et veut être accueillie dans le loisir fidèle.
    la pure étincelle,
    Vie de la vie de notre âme,
    qui reste unie à la Source divine, –
    où Dieu fait briller sa lumière éternelle.

    Révélation au plus secret de nous-mêmes,
    que ni raison ni sens ne peuvent comprendre,
    sinon dans l’amour nu.
    Ils sont transformés, ceux qui la reçoivent,
    surnaturellement, de l’étincelle intime,
    en une connaissance divine simple.

    L’accident et le multiple
    nous enlèvent notre simplicité.
    Comme le dit saint Jean l’Evangéliste,
    cette lumière luit dans les ténèbres
    et sa clarté n’est point comprise
    par l’obscurité.

    Si nous étions venus à cette clarté devant sa face, vacants et libres
    de tout mode, de toute chose
    qui s’apprend, se conte ou se compose,
    au sein de l’abîme sans fond
    nous verrions la lumière dans sa lumière.

    Rougissez d’avoir tenu si longtemps
    votre âme en souci de l’accident,
    au ras de terre et privée de l’essence.
    Si la simplicité vous eut accoutumée à elle-même,
    cachée dans sa lumière,
    vous seriez franche de forme et d’images.

    Vous devez être en grande erreur
    de chercher au dehors la lumière en parties,
    alors qu’elle est toute en vous et vous libère totalement.
    Si vous voulez devenir maitre
    en cette philosophie, ne vous affirmez pas :
    laissez toute chose, avec vous-même.

    Ah ! Dieu, quelle noblesse
    Que cette libre vacuité,
    où l’amour abandonne amoureusement tout le reste
    et ne cherche rien hors de Lui-même,
    puisque dans sa pure Unité,
    il enclôt l’éternité bienheureuse. »

    poèmes de Hadewijch d’Anvers (ou Hadewych) était une mystique et poétesse flamande du XIIIe siècle.
    Mengeldichten, traduction Marie-Anne Vanier dans : Le Livre des Sagesse ».

    ..

  8. Merci Monique et Mareria pour ces précisions . Je crois que des femmes devenues veuves se réfugiaient aussi dans cette vie communautaire , tout en étant individuelle malgré tout .
    Je ne sais pas si le patronyme Béghin ( le sucre ) a un rapport avec le mot « béguin » , mais
    c´est un nom assez courant dans le nord .
    Bruges est un but de visite des écoliers du Nord , je m´en souviens encore . J´écrivais parfois avec la plume d´un cygne de Bruges , avec une plume Sergent-Major collée dessus : ))
    La calligraphie par excellence ! Rire .
    -Bruges-
    Je n’ai pas oublié non plus les petites maisons
    De briques nettes, ni les jardinets à demi fous
    Sur les canaux, ni la patience morte des femmes
    Qui voudraient crier sous l’éclat du verre, des faïences
    Et des meubles cirés jusqu’à l’usure de leur rêve
    (Et le voici qui va tout seul dans l’épaisseur du chêne
    Avec ces deux mains en avant qu’on ne reconnaît pas,
    Ce corsage plus sombre où bat le cœur qui se dédouble),
    Ni les ponceaux très bas, les pavés comme des genoux
    Enfantins, le balancement de robe des allées
    Sous le ciel énorme et trempé qui flotte, retenu
    Par l’averse de soie et les attelages de cygnes.
    Tant d’impasses où la mémoire ou le ciel de nouveau
    Descend comme un regard lavé par les premières larmes,
    Et l’herbe folle dénouée ainsi que des cheveux
    S’écarte ô genoux bleus, linges que l’air soulève à peine
    À l’appel étranglé dans la gorge contre le mur
    Qui refait le compte avec soin de ses petites briques,
    Les ressuie avec soin d’un peu de sang ou de salive.
    Borne des cœurs cloués quand battent les ailes du rire
    Le plus secret, l’écartelé, quand le temps marche d’or
    Et d’ombre entre les ponts et se rue en silence au fond
    Des chambres d’ombre et d’or et sans déchirer la dentelle.
    de Jacques Reda .

  9. Bonjour Darie, Bruges et sa petite Venise est superbe, il y a de très belles choses à visiter au Nord et pourtant tout le monde descend dans le Sud. J’ai beaucoup de mal à comprendre ces mystiques et c’est vrai qu’autrefois, il était de bon ton d’avoir une fille au service de Dieu pour ne pas dire au couvent dans une famille noble ou bourgeoise, elle ne pouvait pas revenir sur ses vœux, c’était une prison terrible et combien de filles de bonne famille y ont été envoyées contre leur volonté. Ce n’était pas des jeunes filles sans moyens, elles apportaient un pécule… Qu’en est-il aujourd’hui ? peut-on revenir sur ses vœux ?
    Je n’ai jamais employé ce mot de « béguin » je ne sais pas pourquoi… on dit aussi « une coiffe » ou « un bonnet »… c’est original. Il y a une vieille chanson d’Alibert « on a l’béguin pour Célestin » je ne sais pas qui a créé cette chanson, elle doit dater et je vous épargne les paroles un peu mièvres, sans doute y avait -il un public à cette époque. …. Vos deux poèmes sont très beaux.

    • Monique , une cousine de mon père ( plus jeune ) a quitté le couvent à 38ans, après une quinzaine d´années au couvent . Elle a ensuite épousé le frère d´une autre religieuse , et elle/il
      ont eu deux enfants . Mais je sais que sa famille avait été très hostile à cette décision .
      Mes parents l´invitaient , les autres , je ne sais pas . C´est curieux de juger les gens ainsi ,
      alors qu´on ne peut qu´être malheureux de rester enfermé(e) toute sa vie !
      C´était une jolie personne , très gaie .
      Comme dit mon père ( un grand blagueur , et même un peu gaulois sur les bords ) : cette personne ferait le bonheur d´un homme , et même de deux . Et alors ma mère proteste avec véhémence pour garder un peu de tenue : ))))

      • Darie, je n’en reviens pas on peut donc quitter le couvent mais quelles raisons invoquer ? ici, c’est l’amour mais comment a-t-elle rencontré l’amour enfermée dans un couvent ? l’exemple d’un prêtre défroqué c’était déjà pas facile quand on lit l’histoire de Jean Claude Barreau, à l’époque ce fut un tollé je m’en souviens.
        Votre papa a l’air d’un bon vivant, c’est un franc parler et puis finalement il a raison et puis les messieurs peuvent être gaulois, les dames beaucoup moins…..
        Je viens de piquer une crise d’hilarité, je ne m’en remets pas, je suis allée chez le pharmacien et devant moi une dame très âgée a demandé une boîte de 100 suppositoires à la « nitroglycérine », et puis cela m’a rappelé un moment mémorable entre tous, un article dans notre journal (c’était un temps où la modé était sympa) sur « les explosifs en suppositoires, nouvelle arme des islamistes » c’était en 2009, une soirée à pleurer de rire et des centaines de commentaires tordants, quel souvenir !

  10. devoir c’est un peu comme au revoir sans jamais voir , ce n’est pourtant pas difficile de vivre facile le jour comme la nuit seule avec personne entourer de nul ombre qui suit partout , c’est le silence du béguin de quelqu’un dans une chambre solitaire d’un vieux célibataire non grabataire d’ulcère qui trafic dans des hurlements de solitude dans une vie qui arrive en amie méconnue sans bienfaits a milles regrets , aimé n’est qu’une luminosité qui brille dans le noir en fumant les chandelles par les deux bouts au seuil d’une porte que personne ne passe , une attente perdue définitivement profonde et si calme qui peut émouvoir et faire pleuvoir parfois quelques larmes , d’une eau des yeux limpide d’un désir unique nommée l’envie d’aimer ….bon j’écrit un peu n’importe quoi , ma journée fut longue et harassante ….a la légion on dit souvent ..légionnaire soit laborieux pour connaître la fatigue, mais tu ne connaîtra jamais l’ennui…..a demain matin ..bises ..GO!GO!

    • Bonsoir Klaus , vous avez beaucoup de petits béguins (en tout bien tout honneur : )) autour du château . A commencer par mademoiselle la factrice , et puis la dame qui fait des tartes , et puis aussi la demoiselle de la pâtisserie . Vous leur faites des yeux de velours pour avoir une portion de tarte en plus , ou un supplément de crème fouettée ? hi-hi …
      J´ai lu un jour qu´autrefois ( maintenant , c´est fini tout cela ) une demoiselle qui faisait la cuisine pour un jeune homme , cela signifiait qu´elle acceptait qu´on lui fasse la cour , pour la bonne cause , bien sûr , le mariage à la clef ! Peut-être que Jonas connait cette tradition d´autrefois .
      Bonne soirée , et j´espère que la cuisine de ce soir sera bonne : )

      • C´était ( j´ai oublié de le préciser ) une tradition suédoise . Accepter de faire la cuisine une fois , c´étai accepter de cuisiner pour la vie .

  11. Plusieurs chansons sur les béguins, comme cet extrait de »L’ Auberge du Cheval Blanc »:
    « On a l’béguin, on a l’béguin pour ma silhouette
    Mon élégance, ma souplesse et mon maintien
    On a l’béguin pour la couleur de mes chaussettes
    Mon frais sourire et mon profil athénien
    On a l’béguin pour mon esprit, mes belles manières
    Ma taille de guêpe, mon teint de lis, ma peau de satin
    Je n’y peux rien et j’aime autant me laisser faire
    On a l’béguin, on a l’béguin pour Célestin »…
    //www.youtube.com/watch?v=u5KF-92Opy4

    • Ha-ha , Mareria , je me souviens bien de cette chanson de Maurice Chevalier , autant des paroles que de la mélodie . J´ai mis des années à comprendre  » le profil athénien » , j´étais trop jeune pour comprendre , et j´entendais seulement « philatenien » sans saisir la partie qui précédait.
      Le texte de Clément Marot est amusant . Jehan Serre était le fou du roi , avec un chapeau
      à grelots ? hi-hi .

  12. De Clément MAROT (1497-1544):
    Épitaphe de Jehan Serre, excellent joueur de farces
    « Ci-dessous gît et loge en serre,
    Ce très gentil fallot Jean Serre,
    Qui tout plaisir allait suivant ;
    Et grand joueur de son vivant,
    Non pas joueur de dés, ni quilles,
    Mais de belles farces gentilles,
    Auquel jeu jamais ne perdit,
    Mais y gagna bruit et crédit,
    Amour et populaire estime,
    Plus que d’écus, comme j’estime.

    Il fut en son jeu si adestre
    Qu’à le voir on le pensait être
    Ivrogne quand il se y prenait,
    Ou badin, s’il l’entreprenait ;
    Et n’eût su faire en sa puissance
    Le sage ; car à sa naissance
    Nature ne lui fit la trogne
    Que d’un badin ou d’un ivrogne.
    Toutefois je crois fermement
    Qu’il ne fit onc si vivement
    Le badin qui se rit ou mord
    Comme il fait maintenant le mort.

    Sa science n’était point vile,
    Mais bonne ; car en cette ville
    Des tristes tristeur détournait
    Et l’homme aise en aise tenait.

    Or bref, quand il entrait en salle,
    Avec une chemise sale,
    Le front, la joue et la narine
    Toute couverte de farine,
    Et coiffé d’un béguin d’enfant
    Et d’un haut bonnet triomphant
    Garni de plumes de chapons,
    Avec tout cela je réponds
    Qu’en voyant sa grâce niaise,
    On n’était pas moins gai ni aise
    Qu’on est aux Champs Elysiens.

    Ô vous, humains Parisiens !
    De le pleurer, pour récompense,
    Impossible est ; car, quand on pense
    A ce qu’il soulait* faire et dire,
    On ne peut se tenir de rire.

    Que dis-je, on ne le pleure point ?
    Si fait-on ; et voici le point :
    On en rit si fort, en maints lieux,
    Que les larmes viennent aux yeux ;
    Ainsi en riant on le pleure,
    Et en pleurant on rit à l’heure.

    Or pleurez, riez votre soûl,
    Tout cela ne lui sert d’un sou ;
    Vous feriez beaucoup mieux en somme
    De prier Dieu pour le pauvre homme. »
    (*) avait coutume

    • Mareria, ce que j’aime les épitaphes souvent elles ne sont pas tristes et d’autres sont de petits chefs d’oeuvre de poésie.
      Voici, extrait de « St-Julien l’Hospitalier » par Gustave Flaubert » quelques lignes qui donnent envie de lire :
      « Le bon châtelain regarda de droite et de gauche, appela tant qu’il put. Personne. Le vent sifflait, les brumes du matin s’envolaient.
      Il attribua cette vision à la fatigue de sa tête pour avoir trop peu dormi. « Si j’en parle, on se moquera de moi, » se dit-il. Cependant les splendeurs destinées à son fils l’éblouissaient, bien que la promesse n’en fût pas claire et qu’il doutât même de l’avoir entendue.
      Les époux se cachèrent leur secret. Mais tous deux chérissaient l’enfant d’un pareil amour; et, le respectant comme marqué de Dieu, ils eurent pour sa personne des égards infinis. Sa couchette était rembourrée du plus fin duvet; une lampe en forme de colombe brûlait dessus, continuellement; trois nourrices le berçaient; et, bien serré dans ses langes, la mine rose et les yeux bleus, avec son manteau de brocart et son béguin chargé de perles, il ressemblait à un petit Jésus. Les dents lui poussèrent sans qu’il pleurât une seule fois.
      Quand il eut sept ans, sa mère lui apprit à chanter. Pour le rendre courageux, son père le hissa sur un gros cheval. L’enfant souriait d’aise, et ne tarda pas à savoir tout ce qui concerne les destriers.
      Un vieux moine très savant lui enseigna l’Ecriture sainte, la numération des Arabes, les lettres latines, et à faire sur le vélin des peintures mignonnes. Ils travaillaient ensemble, tout en haut d’une tourelle, à l’écart du bruit.
      La leçon terminée, ils descendaient dans le jardin, où, se promenant pas à pas, ils étudiaient les fleurs….. »

      litgloss.buffalo.edu/flaubert-julien/text.shtml

  13. C’est un passage charmant, Monique: je mets le style de Flaubert ( pour la prose) au-dessus de tous; il faut dire qu’il le travaillait beaucoup.
    Ma fille avait eu un béguin tout blanc, en piqué de coton, pour son baptême.

    • Mareria, pour votre question plus haut, oui il s’agit bien de cet article, j’y suis allée mais il a été purgé (si j’ose dire !) et en plus c’est devenu illisible, dommage. Trois ou quatre de ces internautes que je connaissais bien sont « partis » ils avaient dit être malades, je pense à eux de temps en temps.
      Le béguin des bébés, ma grand mère disait qu’il fallait le porter toute la journée pour que les oreilles restent bien collées, j’ai donc dû en porter un certain temps mais je ne me le rappelle pas !
      je trouve que bébé porte bien son béguin !!!

  14. Un dernier petit tour avec Léo Marjane , la biguine était une danse, chanson de 1941 avec l’orchestre de Raymond Legrand et puis un petit hommage à nos parents avec cette vidéo, car 1941, c’était aussi cela même si l’on chantait :

    Qu’elle est divine la biguine!
    De ses doux accents mon coeur se fascine
    Elle va chantant perverse et câline
    Mêlant jusqu’au jour la danse et l’amour!

    Nos soirs d’autrefois sous les tropiques
    Au son de sa voix s’évoquent magiques
    Et je les revois plus magnifiques
    Qu’elle est divine la biguine

    Sur ses heureux bords, je l’avais connu
    Et l’amour alors était venu…
    Ah! les beaux jours! ah! les chères caresses
    La douce promesse d’aimer toujours!

    Qu’elle était divine la folle biguine!…
    Mais soudain l’azur s’obscurcit de sombres nuages
    Et notre amour fût englouti dans un brusque orage!
    Et tout fut fini, bien fini!

    Ah ne jouez plus pour moi la biguine!
    Car de ce qui fut, autrefois, tout n’est que ruines
    Ce qui fut un beau feu si tendre n’est plus que cendres
    Jouez, en sourdine, la biguine!

    Et pourtant peut-être qu’aux accents si touchants
    De cet air de jadis de nos regrets se grisent
    Tu te sentiras tout à coup l’âme reprise
    Chantant dans un frisson, l’ancienne chanson
    Qu’elle est divine la biguine
    Qu’elle est divine la biguine
    Qu’elle est divine la biguine! »

    … sur ces accents langoureux, bonne fin de soirée

  15. La biguine ? Monique , vous trichez d´une lettre ! mais c´est une jolie danse entrainante .
    Je me rappelle que la cousine religieuse de mon père était entrée au couvent très jeune , vers 23-24ans . Je sais qu´elle n´en est pas sortie pour quelqu´un , elle s´est mariée après .
    Une autre religieuse lui a présentée ensuite son frère célibataire . Je trouve que c´est très bien .
    Il ne faut pas s´obliger à rester dans un couvent par obligation . Elle était Petite Sœur des Pauvres , une congrégation très méritante . La sœur de ma grand-mère s´était ainsi usée à la tâche, toujours en solex pour soigner à domicile et par tous les temps !
    Une époque particulière , où leur dévouement était illimité . Je ne sais pas si cela existe encore,
    mais il faut quand même des facilités pour soigner , car les « vocations » se font rares , et on use les bonnes volontés … Bonne soirée , à tous .

    • ah, Darie, j’ai juste fait une entorse à béguine, une toute petite voyelle !!!! c’est la vidéo qui m’a parlé !
      Il y a donc une vocation d’infirmière dans la famille ! j’imagine cette tante allant soigner les malades en solex, par tous les temps, c’est un métier très dur et vous le savez mieux que moi. Les infirmières d’aujourd’hui ne sont plus les mêmes, si elles aiment leur métier (je l’espère) il y a aussi la notion de rentabilité et aussi de liberté pour soi, dans le dévouement il y a la notion de sacrifice et c’est rarissime.
      …… on peut donc sortir d’un couvent et rompre ses vœux simplement sur une simple demande sans avoir à donner d’explication ! les quelques sœurs que j’ai rencontrées dans la vie (quelques-unes quand même !) respiraient la Joie avec une majuscule, le don de soi et se vouer aux autres va bien au delà de la vocation, c’est un pur renoncement mais ce n’est pas pour autant qu’elles quittent la vie. Bonne nuit et à demain

  16. bonjour les dames du matin , sous le soleil, au loin, brillant comme le diamant , une froidure qui rôdent qui descend en quête de trouver un ou deux anciens aux portes du domaine a faire le guet a attendre qu’une dernière feuille morte meurt comme une pauvre de faim , mes pensées se baladent au grès du moment , habillé de songe d’ange et parfumée de sueur de fée qui me rend fou de joie sur un chemin qui ne me paraît a jamais long a se perdre dans l’horizon, je sais pas ou je vais….mais j’aime cette liberté de rêvé ..bises a toutes ..GO!GO!

  17. beaucoup de travail ..inventaire ici et au REG ….bonne journée ……….merci le salvador …qui sait pris pour un zorro lui qui a toujours dit que le travail était la santé lui qui roucouler dans la soie comme le roi a narguer les pauvres des trottoirs de son hôtel particulier place vendôme …..GO!GO!

  18. Bonjour , dans un épais brouillard , je ne vois même pas les cimes des pins de la forêt , à 200m de chez moi . C´est rare . Mais j´ai connu bien pire autrefois dans la vallée de la Lys , où parfois , on ne voit pas à 2mètres ! On ne voit pas au-delà de son capot de voiture !
    La formule du logement d´un béguinage rejoint le familistère . Celui de Guise est réputé .
    C´est particulier comme logement , tout le monde sait ce qu´il se passe chez les voisins , mais
    si on est bien élevé , c´est sans doute agréable .
    Les appartements en Suède ne sont pas aussi beaux et « historiques » , mais ils ont tous des parties collectives , ce qui est extrêmement pratique . Tous les sous-sols sont aménagés en laverie , salle de séchage , salle de repassage (abc fer à repasser !), parking à vélos , caves personnelles , et parfois salle de bricolage et salle pour prendre des repas collectifs .
    C´est bien pour les gens seuls , ou âgés , qui aiment se rencontrer sans devoir accueillir tout
    l´immeuble . Mais dans les grandes villes , où les gens sont moins « bien élevés » , je sais que cela pose des problèmes. Certains abusent des laveries , les monopolisant et en faisant payer leurs services !… La collectivité , c´est bien , mais c´est avant tout du respect mutuel .
    C´était la « leçon de morale » : ) ; il parait d´après ma mère , que cela existait dans sa jeunesse , avec une phrase sur le tableau noir .

  19. Bonjour sous un soleil tellement éclatant, que je m’attendrais à entendre chanter les cigales ….Bon inventaire, Klaus.
    Encore une promenade à Bruges, cette fois avec Rilke:
    « Dans Neue Gedichte de Rainer Maria Rilke (1875-1926), on peut lire un poème intitulé Béguinage Sainte-Élisabeth, Bruges, traduit par Lorand Gaspar », extrait de  » Nouveaux poèmes 1907″; en fait, il s’agit du début; tout n’est oas traduit comme le montrent les textes allemand et même italien cf : http://users.belgacom.net/rodenbach/itibru2.htm
    « La porte haute ne semble retenir personne,
    le pont est ouvert à tous vents,
    mais toutes se tiennent en sécurité
    dans la vieille cour aux ormes et ne sortent jamais plus
    de leurs maisons, si ce n’est pour prendre le bout de chemin vers l’église
    afin de mieux comprendre pourquoi
    il y eut en elles tant d’amour.

    Là elles sont à genoux, couvertes de toile pur fil
    toutes se ressemblent, comme si l’image d’une seule
    était mille fois reprise dans le plain-chant qui profond
    et clair
    devient miroir contre la brisure des piliers;
    et leurs voix montent le long du chant
    de plus en plus escarpé et se jettent d’en haut
    du dernier mot vers les anges
    qui ne les rendent plus. »

  20. Et encore ceci de Rilke: <https://enkidoublog.com/2013/11/16/poemes-sur-linfortunee-ville-de-bruges-plus-desiree-morte-que-vivante/, site très riche
    "Quai du Rosaire à Bruges

    Les rues s’en vont d’un pas prudent ;
    (ainsi, parfois, convalescents,
    des hommes, marchant, se demandent:
    qu’y avait-il autrefois ici?)
    Celles qui s’ouvrent sur des places
    longtemps attendent qu’une autre rue
    franchisse d’un élan l’eau claire
    du soir où, plus les choses se modèrent,
    plus réel deviendra ce monde inclus
    de mirages plus vrais qu’aucun de ces espaces.

    Depuis longtemps la ville est-elle évanouie?
    Cependant la voici, (docile à quelle loi?)
    dans l’image à rebours se réveiller, lucide,
    comme si la vie était moins rare là-bas.
    Les jardins renversés sont là, entiers et vrais,
    et là, soudain, tournoie à la clarté rapide
    des fenêtres la danse des estaminets.

    Que reste-t-il en haut? Seul le silence:
    il goûte lentement, grain après grain
    – car rien ne presse, – le doux raisin
    du carillon qui dans les cieux se balance."
    Nouvelles Poésies [1905-1908])– trad. Maurice Betz. Rilke

  21. Merci Mareria , je mets ces liens très intéressants en réserve , pour les lire un peu à la fois . Quand on est frontalier dans le Nord, on a toujours un pied en France et un pied en Belgique.
    D´ailleurs , la côte belge est plus proche que la côte française .
    J´ai appris récemment que « belgique » était » à l´origine , un adjectif . On disait la « province belgique » . Puis , c´est devenu La Belgique , et désormais , l´adjectif est « belge » . Amusant !… Avec TV5monde , chaine francophone , les émissions culturelles belges sont fréquentes , et je les apprécie .
    En regardant la photo donnée par Dominique , je me suis demandée pourquoi les maisons en Belgique sont couverts de chaux ( au Danemark aussi ) , et j´ai lu que les murs sont chaulés pour les protéger de l´humidité . Maintenant , je comprend ! sourire .

  22. Darie, c’est aussi sans doute pour cette raison que les maisons des îles bretonnes, ou de certaines côtes sont blanches; en Grèce, on dit que la chaux assainit et éloigne les insectes.
    Pour en revenir aux Belges, voici ce que Jules César en écrit dans ses « Commentaires sur la guerre des Gaules »  » De Bello gallico »:
    « Toute la Gaule est divisée en trois parties, dont l’une est habitée par les Belges, l’autre par les Aquitains, la troisième par ceux qui, dans leur langue, se nomment Celtes, et dans la nôtre, Gaulois. Ces nations diffèrent entre elles par le langage, les institutions et les lois. Les Gaulois sont séparés des Aquitains par la Garonne, des Belges par la Marne et la Seine. Les Belges sont les plus braves de tous ces peuples (Horum omnium fortissimi sunt Belgae), parce qu’ils restent tout à fait étrangers à la politesse et à la civilisation de la province romaine, et que les marchands, allant rarement chez eux, ne leur portent point ce qui contribue à énerver le courage : d’ailleurs, voisins des Germains qui habitent au-delà du Rhin, ils sont continuellement en guerre avec eux. »: c’est moyennement flatteur…
    VVV: les premiers perce-neige sont en fleurs!

  23. ne plus croire en l’amour pur sucre au chaud dans un coeur de pâte d’amande, a regarder un beau sourire illuminé comme un soleil rouge cerise parfumée a la vanille chocolat , je ne savais pas que je pouvais aimer comme ça et d’être aussi gourmand me sentant fondant comme une douce amande , pour cela je serais toujours présent en dessous de ce ciel parsemer de milliers d’étoiles qui brilles comme des bonbons d’un rêve de candy, regardais mes dames au alentours voler ces anges aux ailes légère comme de la barbe a papa blanche de coco aux veines rose a la fraise , voila tout ce que j’ai besoin , plus serait mendié , et comment demandais a une étoile brillante de luire encore plus , que voulez vous , j’ai un coeur si sucré , tendre a souhait que demandais a la vie , un bécot ….et maintenant que vais-je faire, de tout ce temps que sera ma vie, de tous ces gens qui m’indiffèrent….non de moi la fin de gilbert ….bises a demain matin ..GO!GO!

    • Bonsoir Klaus , j´ai goûté une seule fois de la barbe-à-papa quand j´étais jeune , en piochant un petit bout sur le bord de la machine , et bien la barbe s´évanouit sous le palais sans qu´on
      ait eu le temps de la mâcher !!… je n´ai plus jamais lorgné là-dessus . Mieux vaut avoir un vrai haribo ou un Werther original ( du caramel ) , au moins on n´est pas frustré : )
      Bonne soirée , et bonne douche aux senteurs des îles . Vlan ! Clac ! je ferme la porte ! Hi-hi …

  24. j’ai pris ma douche dans de l’eau limpide comme de l’eau , ptin comme un marin j’ai fait nager mes mains , de la a dire …oh , combien de marins, combien de capitaines , qui sont partis joyeux pour des courses lointaines,dans ce morne horizon se sont évanouis , mafois vous voyez victor hugo premier mousse sur le charles de gaulle a astiquer les cuivres en cuisine en lieu du pont pour ne finir en fond de cale comme un hardi pêcheur qui a baver sur sa vareuse par cause d’ un excès de rhum , je me suis pont dit tenant mon morceau de savon , tient , bientôt il ne sera plus qu’une vision cet horizon , mais que m’arrive t’il , c’est quoi ce bins , un poisson blanc sous mon pied , voila moby dick qui fait la carpette harponner a mon dessous de pied , hola ! cette baleine va couler mon bac de douche comme un navire , elle a crue que quoi que c’est l’essex , je suis en plaine de provence et non sur les côtes de l’amérique du sud , je vai l’ éperonné comme le capitaine achab et en faire un kebab , mafois je suis pas marin moi comme le grand melville ….bon cela est vrai qu’il m’arrive que mon faible esprit se noie dans les abîmes …avec mes pensées infimes pas toujours fines ….au foyer j’ai faim et soif …..GO!GO!

    • Hello Darie, qui a dit : « le ciel est pardessus le toit .. » impossible d’avoir l’hébergeur WordPress, je ne peux pas lire vos liens mais ce sera pour demain. Bécassine pas si bête que cela et puis c’est aussi un oiseau. 111 ans, plus jeune que la doyenne de l’humanité qui en a 112 il me semble mais je ne peux pas vérifier. De bonne humeur, c’est vite dit, on voit qu’elle ne s’est jamais battue avec l’informatique, surtout dans un bled perdu. Il faut rester zen, je me demande si je ne vais pas prendre des cours de relaxation ou alors, mieux et plus rapide, la camomille. Bonne fin de soirée à tous.

  25. 5e essai ….. OUPS désolé la page ne peut s’afficher… pas de réseau aujourd’hui, conditions atmosphériques déplorables, mais je retente ma malchance avec Maurice Carême :

    J’habite ici au quatrième
    Un confortable appartement.
    C’est l’appartement de Wolvens
    Où la mer naturellement,
    Sur ses marines, fait des siennes.
    EXTRAIT DU POÈME « RÉSIDENCE À COXYDE »
    JE SAIS…
    Je sais, mer du Nord, tu es là
    Si grande, si nue devant moi.

    Pour enlever ta robe d’aube,
    Le ciel entier ne suffit pas.

    Et pourtant, mer, je te prendrai,
    Tu te traîneras à mes pieds.

    D’un mot plus fascinant qu’un charme,
    Je réveillerai tes vacarmes.

    Je te donnerai la couleur,
    La courbe heureuse de mon cœur.

    Et tu te coucheras sans voir
    Que tu tiens toute dans mes yeux

    Avec mon étoile du soir
    Piquée au bord de tes cheveux. »

    Et comme on dit à demain si le temps le permet !!! bonne fin de soirée à tous.
     

  26. 6e essai, probablement infructueux :

    J’habite ici au quatrième
    Un confortable appartement.
    C’est l’appartement de Wolvens
    Où la mer naturellement,
    Sur ses marines, fait des siennes.
    EXTRAIT DU POÈME « RÉSIDENCE À COXYDE »
    JE SAIS…
    Je sais, mer du Nord, tu es là
    Si grande, si nue devant moi.

    Pour enlever ta robe d’aube,
    Le ciel entier ne suffit pas.

    Et pourtant, mer, je te prendrai,
    Tu te traîneras à mes pieds.

    D’un mot plus fascinant qu’un charme,
    Je réveillerai tes vacarmes.

    Je te donnerai la couleur,
    La courbe heureuse de mon cœur.

    Et tu te coucheras sans voir
    Que tu tiens toute dans mes yeux

    Avec mon étoile du soir
    Piquée au bord de tes cheveux.
     (Maurice Carême)

    • Non, pas possible, j’ai réussi ! ici, c’est calamité, pas de réseau, pas de ggle, pas de WordPress, l’affichette éternelle « oups, désolé la page ne peut s’afficher », tonnerre de Brest, qui c’est oups ! non mais ! à demain j’espère si les conditions atmosphériques le permettent. Bonne fin de soirée à tous.. et hop, c’est parti ?

      • Cela marche Monique , plutôt deux fois qu´une : )) Demain , je regarde où se situe Wolvens ,
        une ville de loup sûrement ( wolf ) . Bonne soirée , à tous .

  27. bonjour….
    nous allons partir en campagne direction la montagne comme les sept nains de blanche neige nos pelles sur l’épaule , la misse météo a quitter son bikini pour son passe montagne , elle voie arriver la neige sur notre plaine et des flocons volant se perdant sur nos visages , la provence va devenir la sibérie pour une après-midi , je vais passer a l’atelier bois pour me faire dans une cagette de fruit sec des skis chantant rossignol pour que mes jambes se tordent comme une chignole sur un talus enneigé , chercher un vieux vêtement pour faire a la main un bonhomme épouvantail en neige pour faire peur aux pies de passage venues déguster le saint-doux déposés , je vais pas prendre le six coups et faire le tueur sur ces pies qui chante , la menthe ,en claire , ils sont royal les petits pimousse ….y’a une pie dans le poirier,j’entends la pie qui chante, y’a une pie dans le poirier, j’entend la pie chanter. j’entends , j’entends,j’entends la pie qui me chante …. je vous ai apporté des bonbons , parce que les fleurs c’est périssable , puis les bonbons c’est tellement bon , bien que les fleurs soient plus présentables , surtout quand elles sont en boutons …..mais je vous parle des bonbons….voila une brèle pas encore les pieds dans la neige ….bises a toutes ..bonne journée a toutes …a se soir ..GO!GO!

    • Bonjour Klaus , la chignole , c´est pour faire un trou dans la glace et pêcher des poissons .
      Les Canadiens mettent une sorte de tipi aménagé au-dessus du trou , ils sont protégés du vent, et peuvent pique-niquer en attendant d´attraper une sardine , une baleine , cela dépend de la chance . C´est peut-être amusant , il faut essayer … Bonne journée et bon courage .

  28. Bonjour: grand froid brouillardeux!
    Wolvens ,est un peintre (1896-1977), cf l’article du Soir , qui semble fort embéguiné de ce cet artiste http://www.lesoir.be/937151/article/culture/arts-plastiques/2015-07-15/regard-gourmand-d-henri-victor-wolvens
    « Combinant sensualité et force de la construction, Henri Victor Wolvens (1896-1977) fut pourtant l’un de ceux qui incarnèrent le mieux le rêve de modernité de la peinture belge. Son écriture aventureuse et son amour de la matière portèrent à incandescence l’iconographie la plus simple, transformant en plaisir gourmand le moindre portrait, nu, intérieur ou paysage de ville et de plage. »

    • Bonjour à tous , Mareria , je suis plus « aware » ce matin , et je comprends mieux que Wolvens est une personne , et non pas un lieu-dit : )) J´aime bien son style .
      Le tableau donné , la petite rue qui donne sur une digue , représente une vue très courante
      sur le littoral belge . Les front de mer n´est pas accessible aux voitures comme en France .
      C´est une large digue pour promeneurs , vélos , patineurs à roulettes le plus souvent .
      Je ne connais pas toutes les villes du littoral , mais plusieurs . Ce qui est dommage , ce sont toutes les belles villas anciennes qui ont été démolies pour faire des immeubles .
      A Saint-Malo , elles sont préservées , et cela fait un bel ensemble typique . Evidemment , il y a moins de personnes qui profitent de la vue , assis d´un balcon …
      Bonne journée , nous avançons vers le printemps , doucement mais sûrement : )

  29. Bonjour dans la grisaille et le brouillard du Nord, le joli Nord à ne pas perdre…le plat pays de Brel, un superbe poème mais pour ma fille qui l’a fait en vélo, il n’est pas si plat que ça !!!!
    Peut-on avoir un béguin à tout âge ? non, quand on a la tête près du bonnet (c’est du premier degré !!) et puis les bonnets de coton de nos grands-pères n’étaient pas forcément des bonnets de nuit. Ce matin j’ai le réseau, le tout est de savoir si ce petit bonjour arrive à bon port :

    INTIMITÉS EXTÉRIEURES
    Pour André Jacquemin.

    Bonnets de coton du grand-père
    Gonflés comme une montgolfière
    Et s’effilant en deux pompons.

    La grand-mère tient sur son ventre
    Son grugeoir rongé par l’usage
    Et puise dans la boîte à sel
    Venue de ses aïeux sans âge.

    Le matou trône dans la cendre,
    Lèche ses cuisses de velours.
    Par la porte entrouverte affleure
    L’odeur du cellier mitoyen
    Où goutte à goutte chante et pleure
    La chantepleure au fond de l’ombre
    Le képi du garde champêtre
    Glisse entre les jardins mouillés.

    Rats, sarabandes des greniers
    Où sèchent les pommes reinettes,
    Où se cachaient les faux saulniers,
    Où la vie se met en veilleuse.

    — Trois oies découvrent le village
    Et nous trompettent leur bonheur —

    Maurice FOMBEURE, Arentelles. (Gallimard)
    poète français, 1906- 1981)……. et HOP !

    • Ça marche du tonnerre , Monique ! ( expression qui n´existe plus, je pense ) .
      Il me semble que dans le poème , l´auteur parle soit de cidre , soit de distillation (  » Où goutte à goutte chante et pleure La chantepleure au fond de l´ombre » )
      Les alambics ne fonctionnent plus ( peut-être dans les arrières-cours ?…) , c´est un peu dommage . Mais j´ai vu un bouilleur de cru ambulant en Bretagne , il y a très longtemps , avec sa belle machine en cuivre , tirée par un cheval . Comme ce n´est plus autorisé , ou si peu , elles vont partir dans les musées , ou chez les marchands de métaux .
      Vous qui avez une belle collection d´outils , je me rappelle , vous pourriez faire le musée de votre village . Avec un alambic , ce serait formidable (à visiter aux Journées du Patrimoine : )

  30. Le béguin est un peu léger comme couvre-chef, par ces froidures de saison; voici un site( anglais, je crois!) qui recense moult citations avec les deux sens du mot; on peut y voir aussi des photos des béguins de Guéret dans la Creuse, qui firent sûrement la fortune du chapelier qui en offrit un à Mâme Poincaré! « Un peu plus tard, lors de la réception à la préfecture, Auguste Savard remet une aumônière et le chapelier L. Quelet un béguin creusois à Mme Poincaré.  » cf .lepopulaire.fr/gueret/
    « Hugo, Notre-Dame de Paris (1831): « elle fit des layettes, béguins et baverolles, des brassières de dentelle et des petits bonnets de satin. » (baverolles – bibs )
    Balzac, Béatrix (1839): « ce froid mais calme visage était encadré par un petit béguin d’indienne brune, piqué comme une courte-pointe. »
    Sue, Les Mystères de Paris (1842): « Il était de couleur cerise et en velours, je crois ; une espèce de béguin comme en ont les vendeuses de petits balais. »
    Balzac, Petites Misères de la vie conjugale (1846): « A quarante-deux ans, elle fait la jeune femme, achète des petits bas, se promène suivie d’une bonne, brode des bonnets, garnit des béguins. »
    Goncourt, Germinie Lacerteux (1865): « elle tirait de la malle placée au pied de son lit le béguin et la brassière de sa pauvre chérie. »
    Flaubert, La Légende de saint Julien l’Hospitalier (1877): « bien serré dans ses langes, la mine rose et les yeux bleus, avec son manteau de brocart et son béguin chargé de perles, il ressemblait à un petit Jésus. »
    Zola, Germinal (1886): « Elle enfila sa culotte de mineur, passa la veste de toile, noua le béguin bleu autour de son chignon. »
    Sens 2.Zola, L’Assommoir (1879): « Tout le monde disait en riant que Goujet avait un béguin pour elle. Elle le savait bien, »
    Zola, Nana (1881): »Vous vous rappelez, Jonquier, qui était avec Rose et qui avait un béguin pour la grande Laure… »
    Feydeau, La Dame de chez Maxim (1899): « Ah ! ce coquin de Corgnon ! Vrai ! Ca me redonne un béguin pour lui ! »
    http://frvocabulary.blogspot.fr/2012_11_01_archive.html

    • Très drôle , Mareria , ce lien sur les expressions . J´aime beaucoup la souris futée qui met un casque pour affronter la tapette et le petit bout de fromage ! Fallait y penser : ))
      Je vais lire tous les autres , c´est tordant !

  31. Pour s’amuser un peu, on pourrait dire que la passion racinienne est le plus grand des béguins: Titus et Bérénice en sont un bel exemple, dont l’amour doit être moins fort que la raison d’état, ou supposée telle:  » Bérénice », acte V, scène 7
    « J’aimais, Seigneur, j’aimais : je voulais être aimée.
    Ce jour, je l’avouerai, je me suis alarmée :
    J’ai cru que votre amour allait finir son cours.
    Je connais mon erreur, et vous m’aimez toujours. (…)
    Prince, après cet adieu, vous jugez bien vous-même
    Que je ne consens pas de quitter ce que j’aime,
    Pour aller loin de Rome écouter d’autres voeux.
    Vivez, et faites-vous un effort généreux.
    Sur Titus et sur moi réglez votre conduite.
    Je l’aime, je le fuis : Titus m’aime, il me quitte. »
    Il existe une version en « langage de banlieue » de I, 1 et 2, ce qui donne ce genre:
    « Et puis je crève en chien, et elle, elle le sait pas ?
    J’vais pas chouiner seultout, faut qu’tu lui dises, zyva »(…)
    cf http://ceciestuntest.over-blog.com/article-4681211.html; je ne comprends qu’avec le texte de Racine en comparaison…

    • C´est de l´argot du 9.3 je suppose ? rire . De temps en temps , j´écoute les sketchs de L. Gerra sur RTL , et quelquefois , il imite un djeun qui parle à « madame RTL » , c´est très drôle .
      C´est exactement le dialogue du lien : )
      A propos de ce quartier , ce matin , à L´invité de TV5monde , on a présenté l´acteur du film
      L´Ascension , Ahmed Sylam,qui en vient , et qui semble fort sympathique , il faut le reconnaitre . De plus c´est une histoire vraie ! Et le film a été tourné en décor naturel au Népal.

      • Mareria , il va parfois très loin , cela dépend qui il imite , mais quand il imite E. Macron et Mme,
        c´est vraiment très drôle . Je connais aussi le sketch du rapeur , il voit juste et sans indulgence !
        Il est doué pour imiter et n´épargne personne : )
        Je regarde un programme sur le règne et la fin du dernier tsar de Russie (avec films et photos
        d´époque ) . Je rève , depuis que je suis arrivée en Suède , de visiter Saint-Petersbourg …
        Si près pourtant à vol d´oiseau !

  32. un peu de repos que voila , du moins pour cette fin de journée , je vais me poser devant la haute cheminée pour lire un peu et voire si la bière est claire , que voulez vous que je fasse et dire autre , comme le socrate …puissé-je voir dans les sages les détenteurs des vraies richesses et dans ceux qui ont le moins de besoins les mortels les plus proches des dieux…..sacré socrate , je crois bien qu’il a dut abusé autant de la bière que de la sagesse , un pue de détente sans appuyer dessus fait du bien quand sa arrive mais pas quand sa part …je vais aller manger un flan au citron ….bin! , manger comme un oiseau quoi ….un chef qui déja , ah! oui …loiseau bernard a bien dit que la table, c’est l’endroit de détente et de convivialité par excellence , c’est pourquoi, il faut également utiliser son imagination pour venir compléter les efforts de la cuisine….a se soir …je file voir mon flanc citron et mon livre TEAM ….bonne après-midi …GO!GO!

  33. Enième fois !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    Une ruelle de Flandre
    Marceline Desbordes-Valmore (1786-1859)
    Recueil : Poésies inédites (1860).
    À Madame Desloges, née Leurs.

    Dans l’enclos d’un jardin gardé par l’innocence
    J’ai vu naître vos fleurs avant votre naissance,
    Beau jardin, si rempli d’oeillets et de lilas
    Que de le regarder on n’était jamais las.

    En me haussant au mur dans les bras de mon frère
    Que de fois j’ai passé mes bras par la barrière
    Pour atteindre un rameau de ces calmes séjours
    Qui souple s’avançait et s’enfuyait toujours !
    Que de fois, suspendus aux frêles palissades,
    Nous avons savouré leurs molles embrassades,
    Quand nous allions chercher pour le repos du soir
    Notre lait à la cense, et longtemps nous asseoir
    Sous ces rideaux mouvants qui bordaient la ruelle !
    Hélas ! qu’aux plaisirs purs la mémoire est fidèle !
    Errant dans les parfums de tous ces arbres verts,
    Plongeant nos fronts hardis sous leurs flancs entr’ouverts,
    Nous faisions les doux yeux aux roses embaumées
    Qui nous le rendaient bien, contentes d’être aimées !
    Nos longs chuchotements entendus sans nous voir,
    Nos rires étouffés pleins d’audace et d’espoir
    Attirèrent un jour le père de famille
    Dont l’aspect, tout d’un coup, surmonta la charmille,
    Tandis qu’un tronc noueux me barrant le chemin
    M’arrêta par la manche et fit saigner ma main.

    Votre père eut pitié… C’était bien votre père !
    On l’eût pris pour un roi dans la saison prospère…
    Et nous ne partions pas à sa voix sans courroux :
    Il nous chassait en vain, l’accent était si doux !
    En écoutant souffler nos rapides haleines,
    En voyant nos yeux clairs comme l’eau des fontaines,
    Il nous jeta des fleurs pour hâter notre essor ;
    Et nous d’oser crier : « Nous reviendrons encor ! »

    Quand on lavait du seuil la pierre large et lisse
    Où dans nos jeux flamands l’osselet roule et glisse,
    En rond, silencieux, penchés sur leurs genoux,
    D’autres enfants jouaient enhardis comme nous ;
    Puis, poussant à la fois leurs grands cris de cigales
    Ils jetaient pour adieux des clameurs sans égales,
    Si bien qu’apparaissant tout rouges de courroux
    De vieux fâchés criaient : « Serpents ! vous tairez-vous ! »
    Quelle peur ! … Jamais plus n’irai-je à cette porte
    Où je ne sais quel vent par force me remporte ?
    Quoi donc ! quoi ! jamais plus ne voudra-t-il de moi
    Ce pays qui m’appelle et qui s’enfuit ? … Pourquoi ?

    Alors les blonds essaims de jeunes Albertines,
    Qui hantent dans l’été nos fermes citadines,
    Venaient tourner leur danse et cadencer leurs pas
    Devant le beau jardin qui ne se fermait pas.
    C’était la seule porte incessamment ouverte,
    Inondant le pavé d’ombre ou de clarté verte,
    Selon que du soleil les rayons ruisselants
    Passaient ou s’arrêtaient aux feuillages tremblants.
    On eût dit qu’invisible une indulgente fée
    Dilatait d’un soupir la ruelle étouffée,
    Quand les autres jardins enfermés de hauts murs
    Gardaient sous les verroux leur ombre et leurs fruits mûrs.
    Tant pis pour le passant ! À moins qu’en cette allée,
    Élevant vers le ciel sa tête échevelée,
    Quelque arbre, de l’enclos habitant curieux,
    Ne franchît son rempart d’un front libre et joyeux.

    On ne saura jamais les milliers d’hirondelles
    Revenant sous nos toits chercher à tire d’ailes
    Les coins, les nids, les fleurs et le feu de l’été,
    Apportant en échange un goût de liberté.
    Entendra qui pourra sans songer aux voyages
    Ce qui faisait frémir nos ailes sans plumages,
    Ces fanfares dans l’air, ces rendez-vous épars
    Qui s’appelaient au loin : « Venez-vous ? Moi, je pars ! »

    C’est là que votre vie ayant été semée
    Vous alliez apparaître et charmante et charmée,
    C’est là que préparée à d’innocents liens
    J’accourais… Regardez comme je m’en souviens !

    Et les petits voisins amoureux d’ombre fraîche
    N’eurent pas sitôt vu, comme au fond d’une crèche,
    Un enfant rose et nu plus beau qu’un autre enfant,
    Qu’ils se dirent entre eux : « Est-ce un Jésus vivant ? »

    C’était vous ! D’aucuns noeuds vos mains n’étaient liées,
    Vos petits pieds dormaient sur les branches pliées,
    Toute libre dans l’air où coulait le soleil,
    Un rameau sous le ciel berçait votre sommeil,
    Puis, le soir, on voyait d’une femme étoilée
    L’abondante mamelle à vos lèvres collée,
    Et partout se lisait dans ce tableau charmant
    De vos jours couronnés le doux pressentiment.

    De parfums, d’air sonore incessamment baisée,
    Comment n’auriez-vous pas été poétisée ?
    Que l’on s’étonne donc de votre amour des fleurs !
    Vos moindres souvenirs nagent dans leurs couleurs,
    Vous en viviez, c’étaient vos rimes et vos proses :
    Nul enfant n’a jamais marché sur tant de roses !

    Mon Dieu ! S’il n’en doit plus poindre au bord de mes jours,
    Que sur ma soeur de Flandre il en pleuve toujours !
    Marceline Desbordes-Valmore. »

    • Monique , j´ai regardé ce que signifiait « cense » , c´était une ferme dans le Nord et en Belgique , que l´on prononçait « cinse » . Et effectivement , c´est encore péjoratif ( mais assez peu courant
      maintenant ) d´appeler un fermier « un cinsier ou censier » . C´est surtout quand on suit une remorque de betteraves durant des heures , et que toute la terre tombe sur la chaussée : )
      C´est pas bien méchant , et on passe ses nerfs comme on peut . Rire .

  34. Je ne connaissais pas ce mot, sûrement très employé autrefois puisque, »en droit féodal, le censier recevait ou payait le cens », seul le picard a gardé le terme.

  35. jeune , qui sait peut-être beau gosse sentant la rose d’asie , il m’est arriver dans les quartiers ou le jupon vole dans la rosée du soir dans la douce odeur du jasmin a donner le béguin , de saïgon , de tan nhut minh , de kim long , de phu cam les dames d’un soir avait des rêves plein la tête du légionnaire , elle te glisser dans le creux de l’oreille accompagner d’un coup de langue , mon beau légionnaire , ma vie sans toi n’était rien , j’ai chercher sur toute la terre pour te trouver , j’ai mis du temps, mais maintenant que je t’ai trouvé plus jamais mon coeur te laissera repartir, tu seras mon beau légionnaire d’amour , depuis ce jour ou je t’ai rencontré, j’ai sue que tu seras l’homme de ma vie , l’élu de mon coeur, mon coeur ta choisi , tu occuper chacune de mes pensées,mes nuits,mes journées, te voila mon beau légionnaire , je ne sais rien de toi , je comprend pas ce que tu me dit , je sais pas ce que tu pense mais écoute mon coeur il te dit je t’aime , le légionnaire ne comprend mot de ce que dit cette belle jeune femme , il sait juste lui dire merci pour la douce nuit d’amour , il lui dit en allemand , princesse , tu sais , se soir je me rapellerais plus de ton visage , de ton odeur de tes soupirs , mais n’oublie jamais qu’un légionnaire parachutiste dans l’enfer de la bataille , il tombe du ciel, son pépin claque dans la lumière du ciel et la mitraille , parfois son pépin se met en torche san sle prévenir , mais belle jeune fille , tu sais un légionnaire parachutiste a son dernier soupirs , ne pas je t’aime , mais je vous aimes …GO!GO!

  36. Merci Mareria et Darie, j’en apprends grâce à vous car pour ce qui est de ggle, il ne répond pas et ici c’est très difficile ! comme quoi un simple poème fait boule de neige ou ricochet et c’est très bon pour la culture autre que celle de la ferme si j’en juge par « cense ». Je n’avais jamais lu ce terme là et pourtant j’ai les oeuvres de M. Desbordes-Valmore ! alors, par extension, d’où vient le nom de l’ex université de Censier, voilà qui serait intéressant de connaître l’origine du mot !

    • Monique, voici ce que je trouve, pour Censier sur wk; est-ce vrai? « Son nom actuel provient du nom originel, « rue sans chef », signifiant cul-de-sac, qui a ensuite dérivé en rue Sancée, Censée, Sensée ou Sancier, puis Censier. Il s’agissait initialement d’un cul-de-sac partant de la rue Mouffetard. « 

    • Voilà, voilà, je lis :  » rue Censier : son nom actuel provient du nom originel, « rue sans chef », signifiant cul-de-sac, qui a ensuite dérivé en rue Sancée, Censée, Sensée ou Sancier, puis Censie. Il s’agissait initialement d’un cul-de-sac partant de la rue Mouffetard. Elle a également porté les noms de rue Notre-Dame, rue Vieille-Notre-Dame, rue Saint-Jean et dérivés. Rien à voir avec notre « cense » et Censier semble être un patronyme répandu, c’est très intéressant aussi de remonter à l’origine d’un patronyme comme Le Roux ou Le Blond par exemple, c’est passionnant !

  37. une bonne douche , je vais souper en ville , avec trois camarades et six jeunes du 1 REC , des légionnaires de cavalerie , nous avons réserver au restaurant , mafois je vais prendre un bain et sortir mes habits de messe , je vais faire briller mes souliers , a demain matin les filles ….bises et bonne nuit ….GO!GO!

    • mareria….je file au restaurant …il y a l’apéro avant …mafois …euh! en camion du 1 REC , san s chauffage et la bâche ouverte sur les côtés ….euuuuuh! ….pas moi ..en bus …pas un peu fou , lui la l’italien ..il me dit grimpe avec nous …je suis vieux mais pas encore le Weihnachtsmann…..bises je file …GO!GO!

    • Astiquez bien vos souliers ,Klaus . Et selon les mots d´un bottier-chausseur de Paris , qui fait des chaussures sur mesure , « ça doit briller comme un miroir de bordel » . Ha-ha .
      Il disait cela sans rire , au présentateur de l´émission PANAME . Bonne soirée .

      • Le pluriel de b…en ancien françois estoit bordeaux, forme utilisée aussi au singulier. et pour l’étymologie, le mot vient « du germanique Bord, planche, dans le sens de étagère, cf anglais board..La borde signifiait la planche en ancien français. Un bordel était à l’origine une cabane en planches. Le bordel en tant que tel est apparu au moyen-âge, les prostituées n’ayant alors le droit d’exercer leur activité que dans ces cabanes, à l’écart des lieux habités. »
        Mais la ville de Bordeaux et ses vins viennent de l’occitan Bordèu dérivé du nom latin qu’elle portait « Burdigala ».

  38. SUPER…pour toutes les explications mais quand je vois la vidéo de papy je me dis que nous ne sommes pas dans la m….. » avec l’affaire de Pénélope, ce sera certainement l’affaire du siècle, AFFLIGEANT et révoltant. Comment peut-on penser aujourd’hui et à ce niveau, qu’une affaire comme celle-là ne peut pas être éventée et passée inaperçue ? non, ce n’est pas acceptable.

  39. Oui, nous y sommes…Mais c’est une pratique courante apparemment.
    Je me rappelle comment Le Canard a complètement anéanti Giscard avec l’affaire des diamants, dont on n’a su la vérité que bien plus tard.

    • Oui, Mareria, c’est de bonne guerre pour abattre un rival ou un concurrent et à ce niveau les places sont chères. C’est légal, on peu engager qui on veut comme assistant parlementaire, c’est un travail, mais le problème c’est qu’on ne trouve pas trace de la présence de la dame, comment alors justifier d’un vrai travail… quand même les sommes sont exorbitantes.
      Je me souviens aussi, comme si c’était hier, du couronnement de boka…. 1er, une tartufferie, une honte pour le président….. je ne sais pas où est la vérité car le pouvoir est tellement tentant, un seul homme décide, un seul homme commande et agit et les ministres finalement ne font qu’obéir et suivre… il y a quelque chose qui ne va plus, je n’ai pas connaissance de telles pratiques dans d’autres pays (à part l’Amérique)

      • Monique , j´ai entendu que madame PF a des fiches de paie pour prouver son salaire , mais
        il est vrai que les salaires sont bigrement élevés ! Et celui de « critique littéraire » semble , non seulement élevé mais même injustifié pour le travail fourni ( deux critiques , sous pseudonyme ).
        Comme dit le Viking , « Ce n´est pas en Suède qu´on verrait tout cela … » Il a raison .
        Il dit cela régulièrement d´ailleurs .

  40. Ils sont tous hors sol; je me demandais tout à l’heure combien d’années de travail de professeur par exemple, il faut pour atteindre la somme avancée.

    • Oui, Mareria, et combien d’années pour devenir professeur en regard de ce qu’ils sont payés ! même en travaillant jour et nui personne ne peut gagner de telles sommes. Je crois qu’il faut interdire ce genre d’associations familiales, c’est trop facile, à la limite, je dirais que c’est du vol.

  41. Darie, je me doute bien qu’en Suède il n’y a rien de semblable, on ne rit pas avec l’argent public. Tous ces politiques profitent honteusement du système, même si c’est légal chez nous, les salaires sont disproportionnés au travail effectif, si travail il y a. j’ai vu ce soir un reportage sur les salariés de l’entreprise Whirlpool d’Amiens (qui a fermé déjà l’usine fabriquant les pneus Goodyear ) ils se battent pour conserver leur emploi à 1300 euros net ! je me mets à leur place ! En plus quelle erreur d’avoir dit à plusieurs reprises qu’elle n’intervenait pas dans la politique de son mari, dans le fond elle suit sa carrière de loin… bizarre quand même… très désolant tout cela. Bonne fin de soirée.

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