Piliers de bar

(Copyright)

Le mot de la page est l’ estaminet.

Il s’ agit d’ un établissement qui servait café, bière et tabac dans le Nord de la France et les pays flamands.

Ce lieu était fréquenté par les classes populaires.

L origine de ce mot est discutée, il s’ agit peut-être de « stamon » qui signifie « pilier » en wallon, se référant ainsi à l’ architecture de ces tavernes, des piliers de bar.

 

Publicités

49 réflexions sur “Piliers de bar

  1. Une superbe idée, j’adore, alors juste un prélude à demain avec Victor Hugo

    « Nous sommes deux drôles,
    Aux larges épaules,
    De joyeux bandits,
    Sachant rire et battre,
    Mangeant comme quatre,
    Buvant comme dix.
    Quand, vidant les litres,
    Nous cognons aux vitres
    De l’estaminet,
    Le bourgeois difforme
    Tremble en uniforme
    Sous son gros bonnet.
    Nous vivons. En somme,
    On est honnête homme,
    On n’est pas mouchard.
    On va le dimanche
    Avec Lise ou Blanche
    Dîner chez Richard.
    On les mène à Pâques,
    Barrière Saint-Jacques,
    Souper au Chat Vert,
    On dévore, on aime,
    On boit, on a même
    Un plat de dessert !
    Nous vivons sans gîte,
    Goulûment et vite,
    Comme le moineau,
    Haussant nos caprices
    Jusqu’aux cantatrices
    De chez Bobino.
    La vie est diverse.
    Nous bravons l’averse
    Qui mouille nos peaux ;
    Toujours en ribotes
    Ayant peu de bottes
    Et point de chapeaux.
    Nous avons l’ivresse,
    L’amour, la jeunesse,
    L’éclair dans les yeux,
    Des poings effroyables ;
    Nous sommes des diables,
    Nous sommes des dieux !
    Nos deux seigneuries
    Vont aux Tuileries
    Flâner volontiers,
    Et dire des choses
    Aux servantes roses
    Sous les marronniers.
    Sous les ombres vertes
    Des rampes désertes
    Nous errons le soir,
    L’eau fuit, les toits fument,
    Les lustres s’allument,
    Dans le château noir.
    Notre âme recueille
    Ce que dit la feuille
    À la fin du jour,
    L’air que chante un gnome.
    Et, place Vendôme,
    Le bruit du tambour.
    Les blanches statues
    Assez peu vêtues,
    Découvrent leur sein,
    Et nous font des signes
    Dont rêvent les cygnes
    Sur le grand bassin.
    Ô Rome ! ô la Ville !
    Annibal, tranquille,
    Sur nous, écoliers,
    Fixant ses yeux vagues,
    Nous montre les bagues
    De ses chevaliers !
    La terrasse est brune.
    Pendant que la lune
    L’emplit de clarté,
    D’ombres et de mensonges,
    Nous faisons des songes
    Pour la liberté. »

    Les tuileries,Victor Hugo  » Chansons des rues et des bois », 1847

    …… et que serait le poème sans la chanson, Colette Magny

    Merci chère Dominique et bise de bonne nuit.

  2. bonjour vous ..
    pilier de bar , parfois on dirait que pour certain c’est un métier , ils arrivent toujours a faire des heures supplémentaires , et en plus ils passent leurs jours de RTT au bar pour changer , le meilleur moment de faire le pilier de bar , le plus souvent , est après les arrivées des allocations familiales ou chômage, certain je pense font du bénévolat pour pouvoir exercer ce métier …bises ….GO!GO!

    • Bonjour Papy , bonjour à tous,
      Pourquoi un bar on appelle « bistrot » aussi ?
      Je suis tombe par hasard sur une fausse explication :
      « Au début des années 1900, beaucoup de russes avaient immigré en France, et un certain nombre sur Paris.
      Une partie de ces derniers s’installèrent comme taxi. Entre deux clients, il leur arrivait très souvent d’aller dans les cafés français pour prendre un verre, et comme ils étaient toujours préssés, ils demandaient  »un verre de rouge svp, bistro, bistro…. »
      Bistro en russe veut dire  »vite » ou  »rapidement ».
      Ce mot ayant  »envahi » ces lieux populaires, les français qui les fréquentaient, ironiquement, disaient entre eux  »allez, on va au bistrot ».
      Avec le temps, le langage populaire fit le reste….

      Non rien à voir avec les chauffeurs de taxi. Cela date de l’invasion de la France qui a suivi la bataille de Waterloo. Les troupes russes allaient dans les cafés et demandaient à être servies vite, vite. .
      Et dans ma cave nul besoin d’aller bistro bistro !!!
      Gentilhomme Vieille Canaille !

  3. avant a rome on disait pas pilier de bar , mais colos de colonne , rappelez vous la légende de celui qui avait sa force dans ces cheveux , qui tomba amoureux , fut trahit perdit la vue et ce fit couper les cheveux , le plus souvent , ils préfèrent tenir le pilier de leur bar , un verre a la main que de remplir le frigo pour les enfants , quand je vois cela j’ai toujours eu envie de donner des grosses claques , je comprend pas ceux qui laisse , leur salaires , les allocs et autres au bar , tiercé et j’en passe et alcool , pour se sentir bien dans ce genre de monde faux et incrédule , c’est un peu comme ceux qui gagne par mois , en tout 1600 euros , et font un crédit de 300 euros par mois pour un suv neuf pour épater les voisins a payer sur cinq années ,en plus les services sociaux leurs donnent des aides pour la nourriture et autres, il ferait mieux de donner des bons de bar ,voila ….je vais aller a nimes la journée , qui sait croisé un romain , ou mieux une romaine …..bises a vous toutes ..il va faire top chaud ..voir trop …..GO!GO!

  4. Hola amigo . Je ne connais pas l´espagnol , sauf une poignée de mots .
    J´ai souvent entendu que « esta minetta » , ( ici il y a des filles) , avait donné « estaminet » .
    C´est une deuxième explication , chacun(e) peut donner la sienne : )
    Brasser la bière était fréquent dans le Nord , et les brasseurs avaient parfois des estaminets pour la distribution de leur bière . Ça , c´est une personne de ma famille qui me l´a dit un jour , arrière-petite-fille de brasseur . Sa mère avait transformé la taverne en restaurant .
    Chaque brasseur avait son secret de fabrication , en y ajoutant des épices savamment dosées.
    J´achète de temps en temps , une boisson au houblon sans alcool ( pas d´alcool dans les supérettes suédoises) . Le stock n´est pas renouvelé en continu , car la matière première est rare . C´est très bon , mais d´après le Viking, cela ne vaut pas une vraie bière …
    Klaus dirait que c´est de la bibine , il lui faut du costaud : ))
    Voici maintenant un poème en prose que j´aime bien :
    -Enivrez-vous-
    « Il faut être toujours ivre, tout est là ; c’est l’unique question. Pour ne pas sentir l’horrible fardeau du temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve.
    Mais de quoi? De vin, de poésie, ou de vertu à votre guise, mais enivrez-vous!
    Et si quelquefois, sur les marches d’un palais, sur l’herbe verte d’un fossé, vous vous réveillez, l’ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au vent, à la vague, à l’étoile, à l’oiseau, à l’horloge; à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle heure il est. Et le vent, la vague, l’étoile, l’oiseau, l’horloge, vous répondront, il est l’heure de s’enivrer ; pour ne pas être les esclaves martyrisés du temps, enivrez-vous, enivrez-vous sans cesse de vin, de poésie, de vertu, à votre guise. »
    de Charles Baudelaire (1821-1867) .
    Il avait opté pour la poésie et l´absinthe , pas pour la vertu , mais il faut bien choisir …
    ( bien choisir , ou bien choisir . C´est amusant , car le mot « bien » donne deux sens au bout de phrase : ) Bonne journée . Soleil magnifique présentement ! Les deux coqs apprécient aussi !

  5. un bonjour matinal et ensoleillé mais il n’y a rien de trop côté température … on respire ! j’aime ce mot estaminet, voici un extrait d’un site ch’ti :

    « L’estaminet était le lieu de sociabilité par excellence des ouvriers du Nord. A mi-chemin entre bar et restaurant, on y buvait, on y fumait, avant même de penser à manger. Sur les tables de bois s’entrechoquent les verres de bière brassée dans la région. Les pots à braises vierpots étaient mis sur les tables pour que les consommateurs puissent y allumer leurs pipes.
    Les estaminets étaient souvent le siège d’une société festive ou d’un syndicat voire d’un parti politique.
    L’internationale a été écrite dans un estaminet lillois du quartier Saint Sauveur en juin 1871, et n’a jamais été publié avant 1887.
    Le mot « estaminet  » date du XVIIe siècle.
    Plusieurs origines annoncées :
    – d’origine wallonne « staminê » cela signifie « salle à poteaux »
    – de l’espagnol « esta un minuto », un endroit où l’on passe en hâte boire un verre.
    – d’un dialecte d’Ostende désignant la famille
    – du lieu où l’on fumait la pipe autour du vierpot, le pot à braises
    – du bégaiement à force de boisson.
    – de stamen, un terme lié à l’industrie textile qui prouverait que des affaires s’y traitaient ou que l’on pouvait y trouver de la main d’oeuvre….. »

    http://www.aupaysdeschtis.com/les-estaminets/

    quelle chance que nous ayons ces cartes postales d’autrefois qui montrent, mieux que des mots, la vie d’avant et surtout dans ce Nord si riche en patrimoine et en histoire.

  6. Un joli texte, extrait de Mme Bovary, je vous emène dans l’estaminet de Flaubert :

    « La mairie se trouvait à une demi-lieue de la ferme, on s’y rendit à pied, et l’on revint de même, une fois la cérémonie faite à l’église. Le cortège, d’abord uni comme une seule écharpe de couleurs, qui ondulait dans la campagne, le long de l’étroit sentier serpentant entre les blés verts, s’allongea bientôt et se coupa en groupes différents, qui s’attardaient à causer. Le ménétrier allait en tête, avec son violon empanaché de rubans à la coquille, les mariés ensuite, les parents, les amis tout au hasard ; et les enfants restaient derrière, s’amusant à arracher les clochettes des brins d’avoine, ou à se jouer entre eux, sans qu’on les vît. La robe d’Emma, trop longue, traînait un peu par le bas ; de temps à autre elle s’arrêtait pour la tirer, et alors, délicatement, de ses doigts gantés, elle enlevait les herbes rudes avec les petits dards des chardons, pendant que Charles, les mains vides, attendait qu’elle eût fini. Le père Rouault, un chapeau de soie neuf sur la tête et les parements de son habit noir lui couvrant les mains jusqu’aux ongles, donnait le bras à Mme Bovary mère. Quant à M. Bovary père, qui, méprisant au fond tout ce monde-là, était venu simplement avec une redingote à un rang de boutons, d’une coupe militaire, il débitait des galanteries d’estaminet à une jeune paysanne blonde. Elle saluait, rougissait, ne savait que répondre. Les autres gens de la noce causaient de leurs affaires ou se faisaient des niches dans le dos, s’excitant d’avance à la gaieté ; et, en y prêtant l’oreille, on entendait toujours le crincrin du ménétrier qui continuait à jouer dans la campagne. Quand il s’apercevait que l’on était loin derrière lui, il s’arrêtait à reprendre haleine, cirait longuement de colophane son archet, afin que les cordes grinçassent mieux ; et puis il se remettait à marcher, abaissant et levant tour à tour le manche de son violon, pour se bien marquer la mesure à lui-même. Le bruit de l’instrument faisait partir de loin les petits oiseaux.
    C’était sous le hangar de la charreterie que la table était dressée. Il y avait dessus quatre aloyaux, six fricassées de poulet, du veau à la casserole, trois gigots et, au milieu, un joli cochon de lait rôti, flanqué de quatre andouilles à l’oseille. Aux angles, se dressait l’eau-de-vie dans des carafes. Le cidre doux en bouteilles poussait sa mousse épaisse alentour des bouchons ; et tous les verres, d’avance, avaient été remplis de vin jusqu’au bord. De grands plats de crème jaune, qui flottaient d’eux-mêmes au moindre choc de la table, présentaient, dessinés sur leur surface unie, les chiffres des nouveaux époux en arabesques de nonpareille(16). On avait été chercher un pâtissier à Yvetot, pour les tourtes et les nougats. Comme il débutait dans le pays, il avait soigné les choses, et il apporta lui-même, au dessert, une pièce montée qui fit pousser des cris. A la base d’abord, c’était un carré de carton bleu figurant un temple, avec portiques, colonnades et statuettes de stuc tout autour, dans des niches constellées d’étoiles en papier doré ; puis se tenait au second étage un donjon en gâteau de Savoie, entouré de menues fortifications en angéliques, amandes, raisins secs, quartiers d’orange, et enfin, sur la plateforme supérieure, qui était une prairie verte où il y avait des rochers avec des lacs de confiture et des bateaux en écales de noisettes, on voyait un petit Amour, se balançant à une escarpolette de chocolat, dont les deux poteaux étaient terminés par deux boutons de rose naturelle, en guise de boules, au sommet… »

  7. Je ne sais pas où a été tiré la photo ci-dessus , dénichée par Dominique , mais en cliquant , on peut l´agrandir , et elle vaut le coup d´œil !
    Sur le Mont Noir , une mini colline qui émerge du Plat Pays , il y a moult estaminets ,( on les appelle ainsi ), donc le Rabbit . J´y suis allée naguère avec mon père , très content d´aller écouter du jazz et manger une spécialité du coin .
    Je ne reconnais pas bien les lieux sur la photo , le restaurant a dû modifier l´intérieur .
    Il était naguère plus rustique , sans nappes et autres fioritures .
    Ces fermes-auberges ont du succès , des plats traditionnels (on se régale) et les décors
    ont beaucoup d´allure si on garde les structures d´origine ( pas à la cuisine ! là , il vaut mieux
    du pratique , du neuf et du soigné : ))
    J´en ai vu un , Monique , qui s´appelle De Vierpot ; je sais désormais ce qu´est un vierpot : )

  8. Bonjour les compagnons de l’estaminet: titre doublement justifié, Dominique. Cette origine du mot « stamon », pilier, a l’air de l’emporter sur toutes celles qui sont proposées par ailleurs; et c’est logique: en wallon, on a aussi » le staminê, littéralement « salle à poteaux », le « stamonêye », la mangeoire à vache, les animaux étant séparés par des poteaux.
    On peut évoquer une parenté de « stamon » avec le flamand « stam », poteau, ou encore l’allemand « Stamm » ou l’anglais « stem », le tronc d’arbre. » cf en particulier le forum babel.
    Et on y reconnaît la racine -στα, sta, e, grec et en latin =  » se tenir debout » ( d’où par exemple stable.
    Dans l’estaminet, on pouvait boire et fumer; à ce propose, j’ai vu hier un paquet « neutre »; comment la grande duduche qui a été à l’instigation de cela a-t-elle pu autoriser qu’il n’y ait plus la composition exacte des cigarettes: teneur en nicotine, goudron, etc etc? c ‘est un recul complet!

  9. Un poème de René Char , extrait de « Fureur et mystère »:
    Tu as bien fait de partir, Arthur Rimbaud !

    « Tes dix-huit ans réfractaires à l’amitié, à la malveillance, à la sottise des poètes de Paris ainsi qu’au ronronnement d’abeille stérile de ta famille arden­naise un peu folle, tu as bien fait de les éparpiller aux vents du large, de les jeter sous le couteau de leur précoce guillotine. Tu as eu raison d’abandon­ner le boulevard des paresseux, les estaminets des pisse-lyres, pour l’enfer des bêtes, pour le commerce des rusés et le bonjour des simples.

    Cet élan absurde du corps et de l’âme, ce boulet de canon qui atteint sa cible en la faisant éclater, oui, c’est bien là la vie d’un homme ! On ne peut pas, au sortir de l’enfance, indéfiniment étrangler son prochain. Si les volcans changent peu de place, leur lave parcourt le grand vide du monde et lui apporte des vertus qui chantent dans ses plaies.

    Tu as bien fait de partir, Arthur Rimbaud ! Nous sommes quelques-uns à croire sans preuve le bonheur possible avec toi. »

  10. Bonjour les beaux amis !
    Je viens de vous lire tous, que c’ est plaisant d’ avoir le sourire aux lèvres et d’ apprendre en même temps.
    J’ ai privilégié la piste du « poteau » aux autres hypothèses, et puis fallait bien jouer avec les piliers de bar …cela m’ arrangeait…^^
    Bisou

  11. Qui se souvient de Henri Barbusse ??? une petite page de cet auteur qui a eu ses rues, ses avenues, ses lycées… peu de gens ont lu « Le feu » et « L’enfer ».
    « ….Fouillade a posé son menton sur ses poings et regarde sans le voir un angle de l’estaminet où les poilus s’entassent, se coudoient, se pressent et se bousculent pour passer.
    C’était assez bon, évidemment, ce petit blanc, mais que peuvent ces quelques gouttes dans le désert de Fouillade ? Le cafard n’a pas beaucoup reculé, et il est revenu.
    Le méridional se lève, s’en va, avec ses deux verres de vin dans le ventre et un sou dans son porte-monnaie. Il a le courage de visiter encore un estaminet, de le sonder des yeux et de quitter l’endroit en marmottant pour s’excuser : « Hildepute ! I’ n’est jamais là, c’t’animau-là ! »
    Puis il rentre au cantonnement. Celui-ci est toujours aussi bruissant de rafales et de gouttes. Fouillade allume sa chandelle, et, à la lueur de la flamme qui s’agite désespérément comme si elle voulait s’envoler, il va voir Labri.
    Il s’accroupit, le lumignon à la main devant le pauvre chien qui mourra peut-être avant lui. Labri dort, mais faiblement, car il ouvre aussitôt un œil et remue la queue.
    Le Cettois le caresse et lui dit tout bas :
    — Y a rienn à faire. Rienn…
    Il ne veut pas en dire davantage à Labri pour ne pas l’attrister ; mais le chien approuve en hochant la tête avant de refermer les yeux.
    Fouillade se lève un peu péniblement à cause de ses articulations rouillées, et va se coucher. Il n’espère plus qu’une chose maintenant : dormir, pour que meure ce jour lugubre, ce jour de néant, ce jour comme il y en aura encore tant à subir héroïquement, à franchir, avant d’arriver au dernier de la guerre ou de sa vie. » (Le Feu, journal d’uns escouade)

      • Dominique, je ne compte plus les rues Henri Barbusse de mon enfance mais je me demande si la plupart n’ont pas été débaptisées ???

  12. Poutant … esta mineta … Il y avait un peu de la logique dans cette étymologie .
    Allons-y pour le « stamon » , le poteau wallon . En suédois , stamen est une souche d´arbre .
    Cela ressemble . C´est vrai que sur la photo ci-dessus, on voit surtout des potes et des poteaux et pas beaucoup de filles . Les chaises ont un air connu pour moi , elles étaient courantes autrefois ; maintenant , elles ont le design moderne made in china …

    • Des auberges espagnoles alors : )) Où on amène ses tapas avec soi . Par contre , à Munich ,
      pas la peine , on vous sert la Kronenbourg par pintes d´un litre ! sourire .
      Klaus est endormi dans la cavacombe ? Il aurait pu nous dire tout ce qu´il connaissait sur la fabrication de la p´tite mousse . En fait , maintenant , il connait mieux les vendanges et la vinification du cru de la Légion du château .

    • Oui, mais il y a des bodegas, on pouvait goûter un tas de nectars tous divins, comme le Moscatel. (vin cuit d’apéritif)… je crois que cela n’existe plus !

  13. Darie,vous avez raison: point de minette sur la photo, mais muchos potos, peut-être potomanes!
    Ce sont les chaises bistrots; j’en eus une, achetée chez Emmaüs, je crois.

  14. Yé, Dominique, mais pas ronds ??
    J’aime bien ce poème d’Aloysius Bertrand (1807-1841); achtung, je respecte son orthographe, mais c’est de Haarlem , aux Pays- Bas, qu’il s’agit:
    Harlem
    « Harlem, cette admirable bambochade qui résume l’école
    flamande, Harlem peint par Jean-Breughel, Peeter-Neef,
    David-Téniers et Paul Rembrandt.

    Et le canal où l’eau bleue tremble, et l’église où le
    vitrage d’or flamboie, et le stoël* où sèche le linge
    au soleil, et les toits, verts de houblon.

    Et les cigognes qui battent des ailes autour de l’horloge
    de la ville, tendant le col du haut des airs et recevant
    dans leur bec les gouttes de pluie.

    Et l’insouciant bourguemestre qui caresse de la main
    son double menton, et l’amoureux fleuriste qui maigrit,
    l’oeil attaché à une tulipe.

    Et la bohémienne qui se pâme sur sa mandoline, et le
    vieillard qui joue du Rommelpot**, et l’enfant qui enfle
    une vessie.

    Et les buveurs qui fument dans l’estaminet borgne, et
    la servante de l’hôtellerie qui accroche à la fenêtre un
    faisan mort. »
    (*) balcon de pierre
    (**) instrument de musique

  15. Les amis, je traque les oxalis avec ma sulfateuse, c’est épouvantable, tout est colonisé…
    Si un livre m’a ennuyée il y a quelques décennies c’est bien Flaubert et son Education sentimentale, un très gros livre indigeste :

    « Il eut recours à la Préfecture de police. Il erra d’escalier en escalier, de bureau en bureau. Celui des renseignements se fermait. On lui dit de repasser le lendemain.
    Puis il entra chez tous les marchands de tableaux qu’il put découvrir, pour savoir si l’on ne connaissait point Arnoux. M. Arnoux ne faisait plus le commerce.
    Enfin, découragé, harassé, malade, il s’en revint à son hôtel et se coucha. Au moment où il s’allongeait entre ses draps, une idée le fit bondir de joie :
    — « Regimbart ! quel imbécile je suis de n’y avoir pas songé ! »
    Le lendemain, dès sept heures, il arriva rue Notre-Dame-des-Victoires devant la boutique d’un rogommiste, où Regimbart avait coutume de prendre le vin blanc. Elle n’était pas encore ouverte ; il fit un tour de promenade aux environs, et, au bout d’une demi-heure, s’y présenta de nouveau. Regimbart en sortait. Frédéric s’élança dans la rue. Il crut même apercevoir au loin son chapeau ; un corbillard et des voitures de deuil s’interposèrent. L’embarras passé, la vision avait disparu.
    Heureusement, il se rappela que le Citoyen déjeunait tous les jours à onze heures précises chez un petit restaurateur de la place Gaillon. Il s’agissait de patienter ; et, après une interminable flânerie de la Bourse à la Madeleine, et de la Madeleine au Gymnase, Frédéric, à onze heures précises, entra dans le restaurant de la place Gaillon, sûr d’y trouver son Regimbart.
    — « Connais pas ! » dit le gargotier d’un ton rogue.
    Frédéric insistait ; il reprit :
    — « Je ne le connais plus, monsieur ! » avec un haussement de sourcils majestueux et des oscillations de la tête, qui décelaient un mystère.
    Mais, dans leur dernière entrevue, le Citoyen avait parlé de l’estaminet Alexandre. Frédéric avala une brioche….. » et là que fit Frédéric ??…….. autant vous donner la suite, Frédéric part à la recherche de l’estaminet Alexandre et après un périple de rues le voilà qui entre dans l’établissement et commence sur le zinc par avaler un verre de rhum, puis un de kirsch, puis un de curaçao et des grogs tant froids que chauds mais je n’irai pas jusqu’à la fin pour savoir s’il rencontre celui qu’il recherche, un vrai thriller.

  16. L’ oxalis, n’ est-ce pas cette petite plante rampante de rocailles ?
    L’ éducation sentimentale, nous avons dû passer un trimestre en classe de seconde à l’ étudier et j’ avais trouvé cela d’ un profond ennui mais défense de le dire, fallait avoir l’ air intéressé. ^^

  17. La petite oxalis est une plante comestible , Monique ! Au lieu de la sulfater , vous pouvez la manger en accompagnement de salade . C´est plus simple : )
    On peut manger les feuilles et les fleurs , me répond le Viking . Cela a un goût ressemblant aux pétales de souci et aux pétales de capucine (très bons) .
    Nous avons zappé dans mon pensionnat , L´éducation sentimentale. Par contre , nous avons beaucoup peiné sur Madame Bovary …

    • Darie, oui il parait qu’elle est comestible mais pour le jardin elle est indigeste, c’est un tapis qui envahit tout…. les racines sont difficiles à retirer et comme elle se repique à l’infini on n’en sort pas… j’étais externe dans une institution catho mais je me souviens des livres qu’il fallait ingurgiter, d’ailleurs notre bibliothèque nous rendait moroses ! je me souviens d’un livre de Balzac que mon père m’avait interdit de lire « La rabouilleuse »… mais quelle époque !

  18. C’est que le ou la professeur était rasant !! Et quelle idée de passer un trimestre sur une oeuvre. Je préfère Mâme Bovary, que j’ai eu à étudier à fond, et me rappelle un devoir de concours: 7 heures pour traiter ( sans livres ni doc): « L’Ironie dans « Madame Bovary », ha, ha…

  19. Effectivement mareria, je suis peut-être passée à côté, à cause d’ une enseignante …et j’ étais la meilleure de ma classe en français !
    Dites, je suis impressionnée par votre concours de
    7 heures ( l’ agrégation ?) et le sujet .

    • Vivi, icelui. Et je me rappelle très bien que j’avais commencé en parlant de « l’ironie socratique », qui signifie  » remise en question » ( c’est le sens premier de ce mot en grec: demander); cela aidait bien pour la suite….

  20. Tandis que je répondais à Dominique sur ce fléau du jardin appelé oxalis ( minuscules petits trèfles bruns avec de petites fleurs jaunes en étoile), paf, plus rien, travaux sur le réseau.
    Dominique, la lecture de ce livre était obligatoire, donc nous sommes au moins deux à partager notre ennui, pourtant à cette époque j’avais l’esprit très élastique… peut être faudrait-il une relecture ? une citation me revient en mémoire, celle de Mark Twain « un classique est un livre que tout le monde désire avoir lu mais que personne ne désire lire »… franchement, c’est un peu cela.

  21. Puisque nous sommes dans l’estaminet, une promenade à La Halle dans Les Nuits d’octobre de Nerval …. un vrai guide touristique (en goguette)

    LA HALLE
       « Quelle belle nuit ! » dis-je en voyant scintiller les étoiles au-dessus du vaste emplacement où se dessinent, à gauche, la coupole de la Halle aux Blés avec la colonne cabalistique qui faisait partie de l’hôtel de Soissons, et qu’on appelait l’Observatoire de Catherine de Médicis, puis le marché à la volaille; à droite, le marché au beurre, et, plus loin, la construction inachevée du marché à la viande. – La silhouette grisâtre de Saint-Eustache ferme le tableau. Cet admirable édifice, où le style fleuri du moyen s’allie si bien aux dessins corrects de la Renaissance, s’éclaire encore magnifiquement aux rayons de la lune, avec son armature gothique, ses arcs-boutants multipliés comme les côtes d’un cétacé prodigieux, et les cintres romains de ses portes et de ses fenêtres, dont les ornements semblent appartenir à la coupe ogivale. Quel malheur qu’un si rare vaisseau soit déshonoré, à droite par une porte de sacristie à colonnes d’ordre ionique, et à gauche par un portail dans le goût de Vignole !
      Le petit carreau des halles commençait à s’animer. Les charrettes des maraîchers, des mareyeurs, des beurriers, des verduriers, se croisaient sans interruption. Les charretiers arrivés au port se rafraîchissaient dans les cafés et dans les cabarets, ouverts sur cette place pour toute la nuit. Dans la rue Mauconseil, ces établissements s’étendent jusqu’à la halle aux huîtres; dans la rue Montmartre, de la pointe Saint-Eustache à la rue du jour.
      On trouve là, à droite, des marchands de sangsues; l’autre côté est occupé par les pharmaciens-Raspail et les débitants de cidre, – chez lesquels on peut se régaler d’huîtres et de tripes à la mode de Caen. Les pharmacies ne sont pas inutiles, à cause des accidents; mais, pour des gens sains qui se promènent, il est bon de boire un verre de cidre ou de poiré. C’est rafraîchissant.
      Nous demandâmes du cidre nouveau, car il n’y a que des Normands ou des Bretons qui puissent se plaire au cidre dur. – On nous répondit que les cidres nouveaux n’arriveraient que dans huit jours, et qu’encore la récolte était mauvaise. Quant aux poirés, ajouta-t-on, ils sont arrivés depuis hier; ils avaient manqué l’année passée.
      La ville de Domfront (ville de malheur) est cette fois très heureuse. Cette liqueur blanche et écumante comme le champagne rappelle beaucoup la blanquette de Limoux. Conservée en bouteille, elle grise très bien son homme. Il existe de plus une certaine eau-de-vie de cidre de la même localité, dont le prix varie selon la grandeur des petits verres. Voici ce que nous lûmes sur une pancarte attachée au flacon :
    Le monsieur …………………………………….    4 sous
    La demoiselle ………………………………….    2 sous
    Le misérable ……………………………………   1 sou
      Cette eau-de-vie, dont les diverses mesures sont ainsi qualifiées, n’est point mauvaise et peut servir d’absinthe.
      Elle est inconnue sur les grandes tables. »

    • Mareria, lisez ci-dessous ce que boit la reine Elisabeth d’Angleterre, je n’en reviens pas…. la modération n’a pas l’air d’être une directive britannique, c’est assez stupéfiant !

  22. Et toujours dans le cadre de pilier de bar que lis-je sur la Reine d’Angleterre ? incroyable, mais je suis une bleue :

    « Selon « Business Insider », la monarque n’a pourtant pas levé le pied sur sa consommation d’alcool. Le site a d’ailleurs enquêté sur les habitudes de la reine quant à l’alcool, et vous risquez d’être surpris ! En effet, grande amatrice de gin, elle boit chaque jour, avant de déjeuner, un gin avec du Dubonnet, un vermouth, avec du citron et des glaçons. Puis à table, la reine s’offre un verre de vin. S’arrête-t-elle là ? Non, la journée n’est pas finie. « Business Insider » révèle que dans la soirée, la reine boit un Martini sec, et avant de se coucher, une coupe de champagne ! Ajoutez à ce cocktail les verres qu’on peut lui offrir lors de ses dîners de gala ou autres, et Elizabeth II monte rapidement à 42 unités d’alcool par semaine ! Une descente surprenante, mais qui ne représente que la moitié de celle de sa mère, la Reine mère, connue pour son amour du gin, et qui a vécu jusqu’à l’âge de 101 ans.  »
    je pensais qu’elle ne buvait que de l’eau en mangeant de la verdure ! pour peu nous allons apprendre qu’elle est une adepte des terrines faisandées ! elle a bien une santé de fer !

  23. C´est très surprenant de la part de Her Majesté . J´aurais pensé qu´elle ne s´accordait que deux doigts de Cherry , le samedi soir uniquement . Voilà que nous apprenons qu´elle lève le coude allègrement , et que sa forme n´en est que meilleure . Ben… faudrait s´y mettre aussi : )
    Voici quatre citations sur le champagne .
    « Je ne peux vivre sans champagne, en cas de victoire, je le mérite ; en cas de défaite, j’en ai besoin. » Napoléon Bonaparte …
    et Winston Churchill qui (re)formule sa citation dans le même esprit quelques décennies plus tard : « Le champagne est nécessaire en temps de défaite, et obligatoire en temps de victoire. »
    « Le champagne est le vin de la civilisation. » Talleyrand.
    « Le champagne aide à l’émerveillement. » George Sand.
    Nous avons remarqué aussi que lors des élections , tout le monde fête la victoire , ou noie son désespoir , dans le champagne .
    Tchin , votre Altesse ! ( chez les Anglais , je ne sais plus ce que l´on dit ) .

    • Alors là, les bras m’en tombent, on peut faire court, mais là j’ai gagné le cocotier… misère, mais que se passe-t-il ? je répondais à Darie pour le champagne symbole de la fête, c’était classe dans les coupes mais les bulles montent mieux dans une flute…. dans le fond, on peut dire sans se tromper que la reine est une alcoolique ! vite, je clique

      • Darie je disais aussi qu’autrefois avant que le champagne se soit vulgarisé, lors des fêtes les grands parents buvaient du mousseux, et de l’Asti spumante…. le champagne n’est pas ma tasse de thé mais la fête c’est la fête. Pour ceux qui aiment les vieilles affiches d’antan voici un site magnifique, on y trouve tous les spiritueux, et même quelques eaux pétillantes, et je remercie le blogueur Christian Legac pour ces quelques minutes de bonheur. mais aussi de culture, une affiche c’est aussi une œuvre d’art.

        MES VIEILLES AFFICHES D’ANTAN PREFEREES… LES BOISSONS

        Bonne fin de soirée à tous

      • Bien vu pour la bulle de champ’ …rire ! j’avais fait un commentaire, j’ai cliqué pour valider, et brusquement il s’est envolé sauf un « o » alors là, c’est très marrant ! Darie, on pourrait parler ainsi à l’économie , je dis souvent le dico, le ciné, la télé etc…

      • Monique , c´est drôle , je m applique toujours à dire télévision en toutes lettres , ordinateur aussi et parfois (pour rire ) je dis « mon automobile » : )
        Demain , je parlerai au fils de son vélocipède , pour voir sa réaction .
        Et en Suède , pour la moto , on dit toujours une « motocyckel » (ça m´a fait rire d´entendre cela , dit avec beaucoup de sérieux ) . Bonne soirée, à tous .

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s