À l’ oreille

(Wat Phumin, temple bouddhique, province Nan, Thaïlande)

Il est des verbes que l’ on fait souvent suivre de « à l’ oreille », ainsi chuchoter, murmurer, susurrer.

Il s’ agit de parler si bas que plutôt que d’ avoir à tendre l’ oreille, on vient y déposer les quelques paroles à voix basse.

Un secret, un propos intime, un doux acte de séduction quand le souffle des mots caresse une zone sensible ou bien le désir de ne pas déranger autour de soi en parlant haut.

« Pas de messe basse sans curé » disent ceux qui voudraient entendre.

Susurrer et surdité ont, dit-on, origine commune.

Oreille est le mot de la page.

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202 réflexions sur “À l’ oreille

  1. Bonjour ,ce matin ,n’écrit avec la tablette ,j’ai les jambes en coton ,des rhumatismes dut a mon très jeune âge ,hier soir je le savais déjà que ce matin ,s’allait coincer au lever,j’avais les deux jambes aussi lourdes que des bras d’une pelleteuse poclain avec un godet d’une tonne ,je vais me mettre au soleil pour réchauffer la carcasse ,offrir ce corps au bien fait du soleil ,pas de pommade ni d’argile ,si se soir j’ai encore cette gène ,je prend des entrevues en catimini avec un masseur ,ou une du sec opposer a l’homme ,c’est plus gentils ,et surtout ,avec ne jeune demoiselle ou jeune femme ,je peux avoir des conversations très constructives ,avec un homme cela tourne toujours sur l’armée ,et surtout a vouloir tirer les vers du nez sur les périodes délicates ,dont j’ai était présent ,j’aime mieux parler de bulbe de fleurs ,de mode ,de tout et de rien ,que de parler des souvenirs en sommeil enfermer sous le képi blanc ,en plus une femme ,c’est beau ,c’est doux et sa sent bon ,mieux vaut des mains d’une blonde ,d’une brune ,d’une rousse ,ou d’un panache de toutes couleurs ,qu’un masseur roumain détacher en France …..je vouys souhaites ,une bonne matinée ,je vais revenir ,comme toujours ,mais vite au soleil ,face au magicien de tout temps ….avec un livre (sur une moto )Yamaha de 1977 ),un paquet de pain d’épices ,un orangina avec une paille ,est mon chapeau blanc de Provence ..…non de Venise …Ringo et shella m’ont dit laisse les consoles a Venise …..on est bien ici…….un long commentaire ….je suis bavard ,j’ai mal aux jambes pas a la langue ……bises…GO!GO!…..🐝🐜🐝🐜

  2. God dag allihopa , joli poème d´été Mareria .
    Klaus , vous préférez vous faire dorloter par une femme que par un homme ….
    Je l´aurais juré ! rire . Mon père a vu arriver son kiné hier , accompagné d´une jeune stagiaire , il était aussi très content . Il a fait des efforts dans ses exercices , pour se montrer « sous son meilleur jour » , a-t-il dit .
    Klaus , vous devez aussi être un grand charmeur . Bonne lecture au soleil avec les cigales .
    Voici un haïku qui parle de votre chapeau :
    « Chapeaux d´été…
    Reflétant le soleil
    Rivage. »
    de Kato Shuson ( 1905-1993)
    13° au soleil de chez moi , et j´ai regardé le montant de la dette française ce matin, qui court comme si elle avait le feu aux trousses . Deux chiffres contrariants , mais un moins que l´autre , car il va s´améliorer vers midi .
    Bonne journée à tous.

  3. Bonjour la compagnie ici 20°, il fait gris il a plu un peu cette nuit et on est bien ! ah, qu’on est bien… bon, ce matin je cours, encore des légumes à éplucher, du repassage aussi, vite pendant qu’il fait frais.
    Le bel été, c’est un poème d’Yves Bonnefoy :

    « Le feu hantait nos jours et les accomplissait.
    Son fer blessait le temps à chaque aube plus grise.
    Le vent heurtait la mort sur le toit de nos chambres,
    Le froid ne cessait pas d’environner nos coeurs.

    Ce fut un bel été, fade, brisant et sombre,
    Tu aimas la douceur de la pluie en été
    Et tu aimas la mort qui dominait l’été
    Du pavillon tremblant de ses ailes de cendre.

    Cette année-là, tu vins à presque distinguer
    Un signe toujours noir devant tes yeux porté
    Par les pierres, les vents, les eaux et les feuillages,

    Ainsi le soc déjà mordait la terre meuble
    Et ton orgueil aima cette lumière neuve.
    L’ivresse d’avoir peur sur la terre d’été.

    Souvent dans le silence d’un ravin
    J’entends (ou je désire entendre, je ne sais)
    Un corps tomber parmi des branches.
    Longue et lente
    Est cette chute aveugle ; que nul cri
    Ne vient jamais interrompre ou finir.
    Je pense alors aux processions de la lumière
    Dans le pays sans naître ni mourir. »

    Je ne sais dans quelles conditions il a écrit ce poème sombre !

  4. Menfin un beug internet ,mon troisième commentaire qui fout le camp ,dieu je sais ou ,je ne dit jamais cette expression,si je le sais pas ,comment il le saurait lui ,il porte des jumelles sur les yeux ,il l’espionne ,il joue a hercule Poirot ,en plus il se mêlerait de mes affaires ,sans me demandais ma permission ,dieu ou pas ,il a vu la taille de mes rangers , celui la ,il est toujours présent ,il aime pas quand je dis ,qu’il a fait une exelente journée ,un temps magnifique ,dieu viens te reposer ici ,car le paradis et le jardin d’eden est au domaine ,bon je vais me rendre a la douche ,moi je me lave ,avec de l’eau propre ,j’ai rarement vue de l’eau impropre sortir du robinet ,a moins ,qu’un lutin aurait fait le plombier ,je vous souhaites ,a tous ,une bonne fin de soirée ,et les rêves ,les plus doux…..bises….GO!GO!….🐳

    • Klaus , je lisais justement la « guerre des étoiles » d´aujourd´hui , la cyber-attaque sur quelques sociétés . Pas très rassurant … Il y a déjà eu des aéroports qui ont été touchés (London , je crois) .
      L´été , le moment de faire le lézard au soleil provençal … Klaus , c´est vous le lézard : )
      -Far-niente-
      Quand je n’ai rien à faire, et qu’à peine un nuage
      Dans les champs bleus du ciel, flocon de laine, nage,
      J’aime à m’écouter vivre, et, libre de soucis,
      Loin des chemins poudreux, à demeurer assis
      Sur un moelleux tapis de fougère et de mousse,
      Au bord des bois touffus où la chaleur s’émousse.
      Là, pour tuer le temps, j’observe la fourmi
      Qui, pensant au retour de l’hiver ennemi,
      Pour son grenier dérobe un grain d’orge à la gerbe,
      Le puceron qui grimpe et se pende au brin d’herbe,
      La chenille traînant ses anneaux veloutés,
      La limace baveuse aux sillons argentés,
      Et le frais papillon qui de fleurs en fleurs vole.
      Ensuite je regarde, amusement frivole,
      La lumière brisant dans chacun de mes cils,
      Palissade opposée à ses rayons subtils,
      Les sept couleurs du prisme, ou le duvet qui flotte
      En l’air, comme sur l’onde un vaisseau sans pilote ;
      Et lorsque je suis las je me laisse endormir,
      Au murmure de l’eau qu’un caillou fait gémir,
      Ou j’écoute chanter près de moi la fauvette,
      Et là-haut dans l’azur gazouiller l’alouette.
      de Théophile Gautier ( 1811-1872) .
      J´ai trouvé un petit rouge-gorge , au milieu de mes fraises des bois , il se cachait sous les feuilles : )) C´était peut-être un jeunot de l´année , car il ne s´est pas envolé , mais a voleté
      plus loin dans le massif . En suédois , il y a deux mots distincts pour la fraise normale et la fraise
      des bois ( jordgubb & smultron ) .

  5. Hello, enfin une pluie torrentielle, le bonheur ! j’aime l’été quand il est gris et que les toits ruissellent, ô le doux chant de la pluie…. bon, on ne va pas réveiller Verlaine !
    J’espère que le petit rouge gorge de Darie ne va pas se faire bouloter par un gros minet, ici il n’aurait aucune espérance de vie ! c’est bien triste de se faire manger par les autres alors qu’on serait si heureux avec presque rien… bon, c’est mal parti, c’est une histoire triste !
    J’ai décroché sur les infos, de voir toute cette jeune volaille au perchoir, beaucoup de femmes, un vrai harem politique, mais enfin où sont les hommes….. vous avez remarqué que tout le monde pleure sur le forum, tout le monde critique, il est trop tard les potes il fallait y penser avant, il faut acheter de quoi tenir cinq ans de mouchoirs.
    C’est l’heure des effluves du hareng sur le grill, c’est risqué car il va pleuvoir sur les charbons ardents et ils finiront à la poêle !
    Dans les champs on moissonne déjà et c’est rassurant et immuable, on en oublie les pesticides :

    L’âme du blé.
    Jean Aicard (1848-1921)
    ( Les Poèmes de Provence (1874).

    En juin, on voit sortir de terre, germe obscur,
    Une larve bizarre et qu’étonne l’azur,
    Ayant l’aspect d’un ver et des rudiments d’ailes.
    Telles sont tout d’abord les cigales nouvelles.

    Mais bientôt, s’enfantant soi-même avec effort,
    De sa légère peau morte l’insecte sort,
    Frais, humide, étalant ses quatre ailes ouvertes,
    Tout vert comme les blés aux belles tiges vertes.
    Il ne sait pas chanter ni s’envoler encore :
    Le chant divin viendra plus tard, avec l’essor.
    En attendant, sous l’herbe et parmi les feuillées,
    La cigale, buvant au creux des fleurs mouillées,
    Rampe, évitant le bec du moineau trop hardi,
    Et se chauffe immobile au soleil de midi.

    Le blé ne grandit plus, mais il est vert encore ;
    Il boit l’éclat du jour torride, et s’en colore :
    Tel l’insecte devient jaune et blond, puis pareil
    Aux épis roux et chauds pénétrés de soleil ;
    Le feu vivifiant affermit son corps frêle,
    Et, donnant leur vigueur aux nervures de l’aile
    Qui deviennent d’un noir intense de velours,
    Tend la membrane molle et fine des tambours
    Qui trembleront bientôt de notes musicales,
    Et que nos bruns enfants, tourmenteurs de cigales,
    Sous les écailles d’or du ventre, savent voir
    Luire en elles, polis comme un double miroir.

    Ô mystère charmant surpris sous vos écailles !
    Nul n’a vu votre sang en vous ni vos entrailles,
    Cigales ; vous n’avez rien en vous de caché,
    Rien que votre instrument à vous-même attaché !
    Vous n’êtes qu’une voix, qu’une chanson vivante ;
    Et lorsque la moisson, par le mistral mouvante,
    Comme notre mer blonde ondule sous l’azur,
    Alors, mûres aussi, vous, âmes du blé mûr,
    Pareilles aux épis, brûlantes et dorées,
    Vous chantez la lumière et les moissons sacrées !
    Silence ! près de nous la cigale a chanté ;
    Elle est là, sur ce pin jaunissant de l’été ;
    Voyez : Elle s’écoute, heureuse ; elle travaille,
    Puisque de ses longs cris tout son être tressaille ;
    En extase, attentive, elle ne nous voit pas,
    Mais tout à coup, ayant entendu notre pas,
    Elle nous a compris, et, par instants muette,
    A s’enfuir brusquement, furtive, elle s’apprête.
    Nous la gênons ; elle aime à chanter sans témoin ;
    Et, — quand elle se tait, — on peut ouïr au loin,
    Bruit qui monte et s’abaisse en strophes inégales,
    Le tronc rugueux des pins résonner de cigales.

    C’est la maturité des blés qui chante ainsi !

    L’épi, sous les rayons incandescents roussi,
    Froissant l’épi voisin, craque, et la moisson mûre,
    Ne pouvant pas chanter sa gaîté, la murmure,
    Et ravive, adoucit et renfle tour à tour
    Son bruit que la cigale imite tout le jour,
    Surtout à l’heure ardente où l’ombre bleue est tiède,
    Où la mouche revient au dormeur qu’elle obsède,
    Où le silence enfin plane avec le sommeil
    Dans un vent doux et lourd tout chargé de soleil.

    Un jour les blés criants tombent sous les faucilles :
    Les cigales encore font éclater leurs trilles,
    Et leurs cris déchirants répètent un adieu
    A la chaleur du ciel étincelant et bleu…
    Les faucheurs ennuyés maudissent ces pleureuses.
    Et plus tard, quand les champs sont livrés aux glaneuses
    Et quand sur l’aire on voit, du soleil dans les crins,
    Les chevaux piétiner l’épi gonflé de grains,
    La cigale confie, avant que de se taire,
    Blé vivant, sa semence immortelle à la terre.

    Près de l’aire parfois un tas de gerbes d’or
    Sous les souffles errants frissonne et parle encore,
    Mais déjà l’on n’entend qu’à de longs intervalles
    L’hymne d’été, le bruit des blés et des cigales ;
    Et quand la paille est vide et qu’un vent assoupi
    Chasse en fins tourbillons les restes de l’épi,
    Quand gisent les blés morts au fond des granges pleines,
    La cigale aussi meurt, jusqu’aux moissons prochaines… »*…………Bonne fin de soirée à tous.

    • Monique , certains vont déchanter , c´est inévitable . Ce sont les vacances , et la rentrée ne va
      pas se passer sans heurt…
      Le jeune rouge-gorge est parti en sautillant , c´est un oiseau timide ou peureux . J´ai été très étonnée de le voir dans mes plants de fraise .
      Un maudit couple de pigeons est venu pousser de drôles de roucoulades , enrouées et rauques ( des RRrrrrrr , RRRrrrrr, RRRrrrrrr ) …., juste dans mon arbre ! J´ai envoyé quelques menus cailloux pour les effrayer , mais il faut de la force. Mes cailloux atteignaient les basses branches. Et les deux casse-pieds continuaient leur rrrrromance rrrridicule . le fils n´a pas voulu m´aider ,
      Et le Viking est parti deux jours avec des « copains d´oiseaux » . C´est la première fois que des
      pigeons sortent de la forêt et viennent dans MON arbre !
      J´ai soufflé dans deux sachets en papier , et PAN ! PAN ! mais cela n´a pas marché : ))
      Bonne soirée aussi , à tous ; je lis Le têtard de Jacques Lanzman , il a bien tourné malgré son enfance pas facile .

      • Darie, le rouge gorge est toujours tout seul, une seule fois j’en ai vu deux en même temps, il vient dans les jardins et les maisons dès les premier froids, en novembre, il est là tout l’hiver, toujours seul, très indépendant et ne cherche pas la bagarre avec d’autres pour se nourrir et puis fin mars il part dans les bois, on ne le revoit pas. Il est très courageux, comme le pinson, ce sont les deux seuls petits oiseaux qui cherchent encore de la nourriture quand tous les autres sont déjà couchés. Les pigeons, on n’en peut plus, ils sont sous nos fenêtres avec quatre couples de tourterelles, mais en octobre, on fait élaguer les marronniers jusqu’aux moignons, il n’y aura pas beaucoup de feuille au printemps prochain donc pas d’oiseaux mais pas d’ombrage non plus tant pis, c’est un choix.
        Pour votre arbre, pendez une poupée de chiffon par exemple et ils se méfieront avec un peu de chance. Quand ce sont des habitués des lieux, on peut faire tout le tapage du monde, rien ne les effraie, même un coup de carabine en l’air ça ne les impressionne pas. Le chef dit, la prochaine fois, je vise mais il ne le fait pas.
        Je suis dans la littérature anglaise, après beaucoup de lectures d’auteurs suédois, je commence un pavé « Pied-de-mouche » de Adam Mars-Jones… j’ai lu le Tétard de Lanzman c’est vivant et tendre, c’est déjà ancien. Je le relirai peut être ! bonne fin de soirée.

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