Le coup de l’ étrier

Le mot de la page est étrier.

Deux substantifs à partir de ce mot :

– estafilade, à l’ origine une entaille par la courroie de l’ étrier

– estafette, courrier à cheval

Quant au coup de l’ étrier, en tant qu’ expression, signifie le dernier verre avant le départ, celui pour la route.
En même temps, ce n’ est pas en le faisant boire qu’ on met à quelqu’ un le pied à
l’ étrier.

Un homophone qui concerne aussi le cheval, étriller.

Piliers de bar

(Copyright)

Le mot de la page est l’ estaminet.

Il s’ agit d’ un établissement qui servait café, bière et tabac dans le Nord de la France et les pays flamands.

Ce lieu était fréquenté par les classes populaires.

L origine de ce mot est discutée, il s’ agit peut-être de « stamon » qui signifie « pilier » en wallon, se référant ainsi à l’ architecture de ces tavernes, des piliers de bar.

 

Le défi du jour

Le mot du jour n’ a qu’ une vingtaine
d’ années d’ existence.

Votre mission, si vous l’ acceptez, est de
l’ introduire dans un poème, haïku.

Cette page ne s’ autodétruira pas dans
5 minutes, selon la catch phrase de « Mission impossible ».

Vous avez donc tout votre temps pour mettre en valeur le mot de la page, métrosexuel*.

*  » Métrosexuel est un néologisme inventé en 1994 par Mark Simpson, journaliste britannique à The Independent, s’appliquant à des citadins fortement soucieux de leur apparence. »
Entretien du corps, massages, épilations, musculation, vie culturelle urbaine, expositions, goût pour les créations contemporaines, un narcissique-snob , une gravure de mode, un dandy métropolitain.

Le bourgeois-bourrin dit boubour serait son contraire, la veste à carreaux en flanelle,
le muscle gras, l’ apparence sans référence.
Le gars de la ville , pas vraiment soigné.

Envoie la musique !

Colette Renard, superbe chanteuse, interprète pour nous aujourd’ hui « L’ orphéon« ,
le mot de la page.

Écoute-moi bien, je n’ suis qu’une fille
Faut pas m’ la faire aux sentiments
Et malgré que j’ sois bien gentille
Je n’ suis pas plus riche pour autant

On perd son temps et c’est trop bête
À cavaler les galvaudeux
Je sais qu’ pour vous les femmes sont faites
Pour vous distraire une heure ou deux

Il est un fait incontestable
C’est qu’y faut pas nous fréquenter
Tu le savais, c’est regrettable
Alors maintenant il faut t’ barrer

Non mais des fois !
De quoi ? De quoi ?
À la prochaine ? On n’ sait jamais

Il y aura l’orphéon et la clique
À l’ouverture du bal de mon quartier
On y dansera la polka des bourriques
Et, si tu veux, tu seras mon cavalier

Au coin des rues, en embuscade
Les rois de la chaussette à clous
Dans leur costume de parade
N’ont qu’un seul mot « D’où venez-vous ? »

Moi ? Mais je viens du patronage
Où je jouais à « Vole pigeon »
Au civilisé, au sauvage
À la « J’ t’ai vu, t’es cuit, t’es bon »

Mon mec ? Il joue de la musique
On sait ce que c’est qu’un violon
Le chant des portes métalliques
Et l’ grand air du « Filons, filons ! »

Non mais des fois !
De quoi ? De quoi ?
À la prochaine ? Eh bien, c’est ça, on n’ sait jamais

Il y aura l’orphéon et la clique
À l’ouverture du bal de mon quartier
On y dansera la polka des bourriques
Et, si tu veux, tu seras mon cavalier

Hein ?
J’ai dit « Si tu veux, tu seras mon cavalier »
(Paroles de la chanson qui figure sur le disque « Envoie la musique »,1958)

L’ orphéon, dont le nom vient de celui d’ Orphée, est une société musicale chorale mais aussi une fanfare.
Orphée était un musicien, héros de la mythologie grecque.
Il faisait partie des argonautes.

C’ est Wilhem qui invente une méthode d’ apprentissage du chant pour la jeunesse et est l’ initiateur des sociétés chorales qu’ il baptise d’ Orphéon en s’ inspirant du nom d’ Orphée.

« Vers 1830, Wilhem commence à prendre l’habitude de rassembler les élèves les plus doués des différentes écoles où il intervient, pour les faire chanter ensemble. Après quelques années de cette pratique, le 7 octobre 1833, dans une école située 7 impasse Pecquay à Paris, il tient la première réunion mensuelle d’une société chorale déclarée qu’il baptise en hommage au poète et musicien de la mythologie grecque Orphée : l’Orphéon. Cette initiative remporte un grand succès. »

La gainée ne fait pas ceinture !

Boulogne est le plus grand port de pêche français.
Les chalutiers qui y rentraient, accordaient aux marins une part de salaire en poissons,
la gainée.
On dit que ce mot viendrait du sac que le pêcheur emportait avec lui à bord , la gaine, et qu’ il remplissait ainsi pour son propre compte.
Mais on suppose également qu’ il y aurait un lien avec un salaire en guinée, la monnaie anglaise.
Pourquoi ne pas considérer simplement que la gainée est un gain.

Les marins en faisant un circuit de vente parallèle et concurrençant les marchands, on mit un terme à cette pratique.
En revanche la gainée est devenue l’ intitulé
d’ une ligne sur la feuille de paye.

(Copyright)

Ce week-end, à Boulogne, se tenait la 10 ème gainée populaire, poissons côtiers, légumes épluchés sur place, immense chaudron, vin blanc et crème fraîche.
5€ la barquette pour les œuvres caritatives.
Des milliers de visiteurs sur le port se sont abondamment régalés et amusés et reviendront l’ année prochaine pour banqueter.

Le mot de la page est banquet.