Le jour d’ après…

… le 14 juillet, les flonflons des bals populaires sont déjà un souvenir .

Une onomatopée pour exprimer les accords de musique festive.

Un flonflon, cela ne ressemble à rien, il les faut au pluriel, cela doit faire du bruit ; on dit les flonflons, c’ est bien plus amusant,  cela sonne.

Le 15 juillet, flonflon est le mot de la page.

Et voici la chanson anti-flonflons.

La fille de l’ air

Mes amis, ne cherchez pas, c’ est moi !

Je pars prendre l’ air, tous les ans l’ été me fait cet effet là.

Alors, je vous dis à bientôt, on se revoit et d’ ici là, quartier libre, les vues de
l’ esprit sont vôtres et la bonne humeur au pouvoir !!!

Bises

Riens ?

Cette interview a paru essentiellement pendant la campagne électorale française et librement accessible sur internet.

Ces propos n’ engagent bien sûr que celui qui les prononce.

 

Extrait du discours d’ inauguration de la Station F par monsieur Macron , Président de la République française. (Juin 2017)

Les textes qui accompagnent cette vidéo n’ engagent que leur auteur.

Etre réduit à « rien » forcément n’ est pas flatteur mais Raymond Devos savait « parler pour ne rien dire » et en faire quelque chose.

(Copyright)

« Parler Pour Ne Rien Dire

Mesdames et messieurs… je vous signale tout de suite
que je vais Parler Pour Ne Rien Dire.

Oh! je sais!
Vous pensez:
« S’il n’a rien a dire… Il ferait mieux de se taire! »
Évidemment. Mais c’est trop facile! … mais c’est trop
facile!

Vous voudriez que je fasse comme ceux qui n’ont rien a dire
et qui le gardent pour eux?
Et bien, non! Mesdames et messieurs. moi quand je n’ai rien
a dire
je veux qu’on le sache!
Je veux en faire profiter les autres!
Et si vous mêmes, mesdames et messieurs, vous n’avez rien a
dire,
eh bien, on en parle, on en discute!
Je ne suis pas ennemi du colloque.
Mais, me direz-vous, si on parle pour ne rien dire,
de quoi allons nous parler?

Eh bien, de rien! … De rien!
Car rien, ce n’est pas rien!
La preuve, c’est que l’on peut le soustraire …

Exemple:
Rien moins rien = moins que rien!
Si l’on peut trouver moins que rien,
c’est que rien vaut deja quelque chose!
On peut acheter quelque chose avec rien!

En le multipliant!
Une fois rien… C’est rien!
Deux fois rien… Ce n’est pas beaucoup!
Mais trois fois rien,. Pour trois fois rien, on peut deja
acheter
quelque chose… et pour pas cher!

Maintenant, si vous multipliez trois fois rien par trois
fois rien:
Rien multiplié par rien = Rien.
Trois multiplié par trois = neuf.
Cela fait: rien de neuf!
Oui… Ce n’est pas de la peine d’en parler!

Bon. Parlons d’autres choses!
Parlons de la situation, tenez! Sans préciser laquelle!

Si vous le permettez, je vais faire brièvement l’historique
de la situation Quelle qu’elle soit!
Il y a quelque mois, souvenez-vous, la situation,
pour n’être pas pire que celle d’aujourd’hui.
n’en était pas meilleur non plus!
Déja, nous allions vers la catastrophe et nous le
savions…
Nous en étions conscient!

Car il ne faudrait pas croire que les responsables d’hier
étaient plus ignorants de la situation que ne le sont ceux
d’aujourd’hui!

Oui! la catastrophe, nous le pensions, était pour demain!
C’est-a dire qu’en fait elle devrait être pour aujourd’hui!

Si mes calculs sont justes!
Or, que voyons nous aujourd’hui?
Quelle est toujours pour demain!

Alors, je vous pose la question, mesdames et messieurs:
Est-ce en remettant toujours au lendemain la catastrophe
que nous pourrions faire le jour même que nous
l’éviteront?
D’ailleurs, je vous signale entre parenthèses que
si le gouvernement actuel n’est pas capable d’assurer la
catastrophe.
il est possible que l’opposition s’en empare! »

Un peu de douceur…

…dans un monde amer.

Le mot du jour est édulcorer.

On peut édulcorer en remplaçant le sucre par une substance douce moins calorique.
On peut aussi bien édulcorer des propos en les rendant plus doux pour ceux auxquels ils s’ adressent et ainsi il passent mieux.

Car comme le dit une de mes sources
d’ inspiration, Mary Poppins,
« c’ est le sucre qui aide la médecine … »

À l’ oreille

(Wat Phumin, temple bouddhique, province Nan, Thaïlande)

Il est des verbes que l’ on fait souvent suivre de « à l’ oreille », ainsi chuchoter, murmurer, susurrer.

Il s’ agit de parler si bas que plutôt que d’ avoir à tendre l’ oreille, on vient y déposer les quelques paroles à voix basse.

Un secret, un propos intime, un doux acte de séduction quand le souffle des mots caresse une zone sensible ou bien le désir de ne pas déranger autour de soi en parlant haut.

« Pas de messe basse sans curé » disent ceux qui voudraient entendre.

Susurrer et surdité ont, dit-on, origine commune.

Oreille est le mot de la page.